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Comprendre la philosophie

De
477 pages
Ce Comprendre la philosophie répond à une triple exigence : les mutations intervenues dans les programmes de philosophie en Terminale depuis la rentrée de 1998, les réformes en cours dans la didactique de la philosophie au Cameroun et, enfin, la tournure d'esprit des jeunes élèves qui parviennent en Terminale aujourd'hui, et qui, sollicités de toutes parts, exigent des documents pédagogiques accessibles, clairs et fidèles à leurs programmes. Sa conception, son plan et son contenu dérivent par conséquent d'une étude de « terrain » marquée par une longue pratique de classes de philosophie. Ce Comprendre la philosophie tourne consciemment le dos aux leçons et « cours traités » de philosophie qui, aux pians pédagogique et didactique, inhibent l'effort de construction personnelle d'un raisonnement logique original chez les apprenants dès qu'ils présentent, pour chaque notion, le problème et sa solution. C'est donc à dessein qu'il laisse de côté, pour chaque fiche, le souci d'élaborer une problématique et un plan, parce qu'il n'y est question ni de leçon ni de dissertation. Il s'agit plutôt de matériaux susceptibles de donner lieu à la construction de plusieurs fiches pédagogiques et d'autant de dissertations, à la lumière d'un questionnement plus étendu qu'une seule problématique. En présentant pour chaque notion la définition, des questions pour la méditation personnelle, des thèses et points de vue à comprendre, en annexant un lexique philosophique, la méthodologie de la dissertation et une histoire des philosophes au programme, nous faisons de ce Comprendre la philosophie un outil qui donne la possibilité à chaque apprenant de bâtir sur tout sujet une position personnelle et originale, ainsi que la démarche pour l'exprimer en forme philosophique. À cet égard, il constitue un précieux document pour s'initier à la philosophie ou pour préparer l'épreuve de philosophie au Baccalauréat.
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Extrait
I. Définitions



La conscience est la connaissance plus ou moins claire qu'un sujet qui pense a de soi, du monde ou de ses actes. Dans la langue courante, ce mot renvoie implicitement à la conscience morale, c'est- à- dire le souci pour le bien dans nos jugements et dans nos actes.



L'inconscient désigne :




1) ce qui est dépourvu de conscience soit au sens psychologique, soit au sens moral;



2) l'état d'une conscience qui ne perçoit plus;



3) chez Freud, une dimension dominante de l'appareil psychique régie par des lois particulières.



II. Questions pour la méditation personnelle



– Comment se découvre-t-on comme conscience, sujet ou moi ? Comment prend- on conscience de soi ?



– Que suis-je ? Qu'est-ce que le moi ?



– Quelle relation existe- t- il entre l'âme et le corps ?



– Que signifie la conscience morale, est- il possible de l'expliquer ?



– Sommes- nous toujours conscients ?



– Pour quelles raisons faudrait-il reconnaître l'existence d'un psychisme inconscient ? Une telle reconnaissance ne met- elle pas en question la liberté et la responsabilité du sujet ? Ne rend- elle pas toute morale impossible ?



– L'existence de l'inconscient permet-elle de douter de la conscience et de l'autonomie du sujet ?



III. Thèses et points de vue à comprendre



Socrate. « Connais- toi toi même et tu connaîtras l'univers et les dieux ».



René Descartes. Le Cogito (je pense, donc je suis) est la certitude indubitable et le fondement de toute la connaissance : « À cause que nos sens nous trompent quelquefois, je voulus supposer qu'il n'y avait aucune chose qui fût telle qu'ils nous la font imaginer (...) je rejetai comme fausses toutes les raisons que j'avais prises auparavant pour démonstrations (...). Mais, aussitôt après, je pris garde que, pendant que je voulais ainsi penser que tout était faux, il fallait nécessairement que moi, qui le pensais, fusse quelque chose. Et remarquant que cette vérité : je pense, donc je suis, était si ferme et si assurée, que toutes les plus extravagantes suppositions des sceptiques n'étaient pas capables de l'ébranler, je jugeai que je pouvais la recevoir, sans scrupule, pour le premier principe de la philosophie que je cherchais » (Discours de la méthode).




- L'âme ou le moi n'a besoin d'aucun lieu, d'aucune chose matérielle; substance pensante, elle est plus aisée à connaître que le corps : « Puis, examinant avec attention ce que j'étais, (...) je connus de là que j'étais une substance dont toute l'essence ou la nature n'est que de penser, et qui, pour être, n'a besoin d'aucun lieu, ni ne dépend d'aucune chose matérielle. En sorte que ce moi, c'est- à- dire l'âme par laquelle je suis ce que je suis, est entièrement distincte du corps, et même qu'elle est plus aisée à connaître que lui, et qu'encore qu'il ne fût point, elle ne laisserait pas d'être tout ce qu'elle est ».



(Discours de la méthode)
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