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Confidences d'un médecin

De
170 pages
Après avoir oeuvré pendant plus de 25 ans auprès des malades, le Dr Lamontagne, président du Collège des médecins du Québec, nous raconte, sous forme de courtes histoires, ses rencontres avec différents patients qu’il a eu à traiter au cours de sa carrière comme clinicien. Certaines de ses confidences sont humoristiques ou touchantes et d’autres nous portent à réfléchir comme elles l’ont fait pour lui. Ce livre vise à mieux faire comprendre ce que vivent les médecins et comment ils réussissent à traverser des périodes parfois difficiles.
Ayant quitté le milieu clinique depuis quatre ans, le Dr Lamontagne lève le voile sur une carrière bien remplie qui l’a amené à affronter toutes sortes de situations. Il a regroupé ses confidences en six périodes qui balisent le parcours singulier de sa pratique. Il raconte tout d’abord ses années d’études et ses débuts dans les services hospitaliers, où la dichotomie entre la théorie et la pratique s’est fait sentir. Il poursuit avec ses premières expériences en clinique privée, qui l’ont amené à faire des visites à domicile. De son séjour en Afrique, il garde un souvenir troublant et des histoires à donner des sueurs froides dans le dos. Par la suite, il aborde son passage en Angleterre, où il a pu perfectionner ses connaissances en psychiatrie, et finalement, il expose des cas particuliers qu’il a rencontrés dans les différents services psychiatriques où il a oeuvré. Jamais sensationnalistes, ses confidences sont placées sous le sceau de la sagesse et de l’humilité de celui qui a côtoyé de près la souffrance humaine autant physique que mentale.
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Excerpt of the full publicationConfidences
d’un médecin
Excerpt of the full publicationCatalogage avant publication de la Bibliothèque nationale du Canada
Lamontagne, Yves
Confidences d’un médecin
(Dossier documents)
Autobiographie.
ISBN 978-2-7644-0220-7 (Version imprimée)
ISBN 978-2-7644-1536-8 (PDF)
ISBN 978-2-7644-1907-6 (EPUB)
1. Lamontagne, Yves, 1941- . 2. Psychiatres - Québec (Province) - Biographies.
3. Médecins - Québec (Province) - Biographies I. Titre II. Collection : Collection
Littérature d’Amérique.
RC438.6.L35A3 2003 616.89’0092 C2003-940133-2
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du
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Téléphone : (514) 499-3000, télécopieur : (514) 499-3010
erDépôt légal : 1 trimestre 2003
Bibliothèque nationale du Québec
Bibliothèque nationale du Canada
Mise en pages : Andréa Joseph [PAGEXPRESS]
Révision linguistique : Diane Martin
Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés
© 2003 Éditions Québec Amérique inc.
www.quebec-amerique.com
Excerpt of the full publicationYVES LAMONTAGNE, M.D.
Confidences
d’un médecin
Q U É B E C A M É R I Q U EExcerpt of the full publicationà Céline, Simon et Miori
et à tous les patients que j’ai rencontré
au cours de ma carrière.
Excerpt of the full publicationExcerpt of the full publicationPrologue
Excerpt of the full publicationExcerpt of the full publicationEXTRAIT D’UNE CHANSON COMPOSÉE
EN PREMIÈRE ANNÉE DE MÉDECINE
O tu sais, les médecins
Ce sont des gens très fins
Ils pleurent aux enterrements
Et vivent les accouchements.
Tu auras la fortune
Dit-on avec rancune
Char neuf à tous les ans
Faut suivre les événements.
Tu voudras voyager
Tu te f’ras remplacer
Par un jeune naveau
Qui casse encore les pots.
On m’a même enseigné
Que lorsque je mourrai
Je prendrai par malheur
L’entrée des fournisseurs.
Excerpt of the full publicationOui mais en attendant
Il faut d’l’acharnement
Un jour sur mes papiers,
Je signerai M.D.
Je soignerai les enfants
Les petits et les grands.
Des comptes j’enverrai
Pour avoir quoi manger.
Et puisqu’il faut mourir,
On ne peut pas choisir,
J’essaierai d’attendrir
Saint-Pierre par les soupirs.
Je dirai : « Mon ami
Tu s’rais encore en vie
Si t’avais eu la main
D’choisir un bon médecin. »La médecine demeure la plus belle des professions, car
elle est un mélange de science et d’art, d’intelligence et de
sagesse, de calme et d’émotions. Par contre,
l’enseignement et la pratique de la médecine ont bien changé ces
dernières années. Avec le développement de la
technologie, la médecine est devenue davantage mécanisée. On se
demande si les nouveaux médecins ne sont pas parfois des
supertechniciens au lieu d’être d’abord et avant tout des
guérisseurs.
Après vingt-huit ans de pratique (trois ans en
médecine générale et vingt-cinq ans en psychiatrie), il m’est
venu à l’idée de partager certaines expériences vécues
autant lors de mon passage à l’université qu’au cours de
ces nombreuses années de contacts avec les malades.
Certaines histoires sont humoristiques, d’autres m’ont donné
des leçons de vie et d’autres enfin soulèvent encore en moi
des émotions très intenses. Ayant cessé mes activités
cliniques depuis quelques années, je crois avoir maintenant
la distance nécessaire pour pouvoir vous faire des
confidences. Les personnages de chaque histoire portent des
noms fictifs afin que soit préservé l’anonymat de tous ces
gens que j’ai rencontrés au cours de ma carrière, qui m’ont
Excerpt of the full publicationfait rire ou pleurer, mais surtout qui m’ont tellement
appris sur la vie.
Je tiens à remercier sincèrement Diane Iezzi et Lorraine
Alepin Dutil pour leurs commentaires et leur travail sur le
manuscrit.
Yves Lamontagne, M.D.
Décembre 2002

« Guérir parfois, soulager souvent,
consoler toujours. »
ANDRÉ SOUBIRAN

Excerpt of the full publicationChapitre 1
Les étudesExcerpt of the full publicationLE DOCTEUR COMEAU
En deuxième année de médecine, le docteur Comeau
nous enseigne la neurologie. Je crois que je suis allergique
à cette matière et encore plus à celui qui nous l’enseigne.
Bardé de diplômes, pédant à souhait, cet homme ne sait
pas transmettre sa matière de façon dynamique. Voilà
pourquoi, à tort, je me mets à faire le pitre pendant ses
cours. Me regardant du coin de l’œil, il ne m’avertit jamais
de cesser d’amuser mes camarades, mais il me le fera bien
payer. À la fin de l’année, même si j’ai étudié comme un
défoncé, j’obtiens cinquante-neuf pour cent à l’examen
final de neurologie. Quand je compare ma copie avec
celles de mes collègues, il me semble que mes réponses
sont pourtant aussi bonnes que les leurs.
À cette époque, les étudiants n’ont aucun droit;
aujourd’hui, ce sont les professeurs qui n’en n’ont plus. Je
reprends donc mon examen sans dire un mot. Résultat : la
même note, cinquante-neuf pour cent. Toujours selon
mes collègues, je ne mérite pas cette note. Je suis alors prêt
à monter aux barricades, car je me sens dans le pétrin : en
effet, même si j’ai une moyenne générale au-dessus de
quatre-vingts pour cent, je dois avoir soixante pour cent
Excerpt of the full publicationdans chacune des matières pour ne pas couler mon année.
Je m’informe de ce que je peux faire auprès du frère d’un
de mes amis, également professeur à la faculté de
médecine. Celui-ci me rapporte que le professeur Comeau veut
me donner une leçon et que, si je désire continuer mon
cours de médecine à l’Université de Montréal, je dois me
taire et recommencer mon année.
Les vacances d’été aidant à calmer ma colère et à
penser sérieusement à mon avenir, je décide donc de
recommencer ma deuxième année de médecine. Évidemment, je
démontre une sagesse exemplaire pendant les cours de
neurologie au point de ne faire aucun commentaire et de
ne poser aucune question au professeur. Ayant bien
compris la leçon, j’obtiens quatre-vingt-dix-huit pour cent à
l’examen final et je suis promu en troisième année.
Deux ans plus tard, à la collation des grades à
l’Université, dès que je reçois mon diplôme, je quitte
immédiatement le salon d’honneur et je me précipite au bureau du
docteur Comeau. Je frappe énergiquement à sa porte et,
dès qu’il ouvre, je lui livre sans équivoque le fond de ma
pensée. Après trois ans d’attente, je suis enfin soulagé.
Malgré tout, après toutes ces années, si je rencontrais
de nouveau le docteur Comeau, je le remercierais de
m’avoir donné deux bonnes leçons : premièrement, il ne
faut jamais braver un plus fort que soi et, deuxièmement,
il faut respecter l’autorité. J’estime néanmoins que j’ai
payé bien cher pour apprendre ces deux principes.

« Il y a un art de savoir et
un art d’enseigner. »
CICÉRON

Excerpt of the full publicationLA CONFRÉRIE
Les choses ont bien changé. Lorsque je suis interne à
l’Hôpital Notre-Dame de Montréal, à la fin des années
soixante, nous vivons à l’hôpital presque en permanence.
Étant de garde aux deux jours, nous avons peu de temps
pour retourner à la maison. Cela veut dire que nous
travaillons toute la journée, que notre garde commence à
seize heures pour se terminer à huit heures le lendemain
matin et que nous devons par la suite faire notre journée
régulière jusqu’à seize ou dix-sept heures avant d’aller
nous reposer chez nous. Selon les gardes, nous réussissons
parfois à dormir quelques heures, mais la plupart du
temps nous sommes complètement épuisés à la fin de la
deuxième journée. Point besoin de dire que, lorsque nous
retournons à la maison, nous n’avons ni le goût ni la force
de faire aucune autre activité que de nous mettre au lit,
puisque la même séquence recommence le jour suivant.
Malgré ce rythme de vie abrutissant, nous sommes jeunes
et avons un sens très marqué de la confrérie. Nous nous
soutenons donc tous les uns les autres. De leur côté, les
étudiantes infirmières ont relativement le même rythme de
Excerpt of the full publicationvie que nous et elles habitent dans un édifice connexe à la
résidence des internes. Il n’est donc pas étonnant que
plusieurs médecins de mon âge aient épousé des infirmières.
Peut-être penserez-vous que, en plus des tours
pendables que nous réussissons à jouer à nos confrères et
consœurs, il règne une grande promiscuité entre nous et
les étudiantes infirmières. Je me garderai bien d’entrer
dans les détails à ce sujet ; je m’attarderai toutefois sur
certains souvenirs loufoques de cette époque. Clophas
Jeanne
Louise et Paul
Les petits vieux de Notre-Dame
Yves
André
Claudette
Roger
Gaston
Luc
Charles
Docteur Abdallah
Euzèbe
Docteur Laurentides
ÉpilogueExcerpt of the full publication

Un pour Un
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