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Correspondance. Tome II, 1556-1558

De
286 pages

PRÉFACE; ABRÉVIATIONS BIBLIOGRAPHIQUES; 71. BÈZE A BULLINGER; 72. BÈZE A FRANÇOIS LISMANIN; 73. FAREL A VALIER ET BÈZE; 74. BÈZE A CALVIN; 75. BÈZE A HALLER; 76. BÈZE A CALVIN; 77. BÈZE A BULLINGER; 78. BÈZE A FAREL; 79. BÈZE A FAREL; 80. BÈZE A FAREL; 81. BÈZE A BULLINGER; 82. CALVIN A VIRET ET A BÈZE; 83. BÈZE A FAREL; 84. FELIX CRUCIGER A BÈZE; 85. ZANCHI A BÈZE; 86. BÈZE A ZANCHI; 87. VIRET ET BÈZE A CALVIN; 88. ZANCHI A BÈZE; 89. BÈZE A CALVIN; 90. BÈZE A BULLINGER; 91. RAPHAEL SEILER A BÈZE; 92. BÈZE ET FAREL A BULLINGER; 93. BÈZE A CALVIN; 94. BÈZE ET FAREL A JACOB ANDREAE; 95. BÈZE A BULLINGER; 96. BÈZE A CALVIN; 97. BÈZE A CALVIN; 98. BULLINGER A BÈZE; 99. BÈZE A CALVIN; 100. PIERRE MARTYR VERMIGLI A BÈZE; 101. BÈZE A CALVIN; 102. BÈZE A FAREL; 103. BÈZE A BULLINGER; 104. BÈZE A BULLINGER ET A P. MARTYR VERMIGLI; 105. BÈZE A FAREL; 106. BÈZE A BULLINGER; 107. BÈZE A BULLINGER; 108. BÈZE A FAREL; 109. CALVIN A BÈZE; 110. BÈZE A BULLINGER; 111. JACOB ANDREAE A BÈZE; 112. FAREL, BÈZE, BUDÉ ET CARMEL A MM. DE BERNE; 113. BONIFACE AMERBACH, JEROME FROBEN ET NICOLAS BISCHOFF A FAREL ET A BÈZE; 114. FAREL, BUDÉ, CARMEL ET BÈZE AUX THÉOLOGIENS ALLEMANDS; 115. FAREL, BÈZE, BUDÉ ET CARMEL AUX PRINCES OTTHEINRICH, ÉLECTEUR PALATIN, WOLFGANG, COMTE DES DEUX-PONTS CHRISTOPHE, DUC DE WURTEMBERG ET PHILIPPE, LANDGRAVE DE HESSE; 116. BÈZE A FAREL; 117. BÈZE A FAREL; 118. BÈZE A CALVIN; 119. BÈZE A WOLF; 120. BÈZE AUX PASTEURS DE ZURICH; 121. CALVIN A VIRET ET A BÈZE; 122. BÈZE A CALVIN; 123. CALVIN A BÈZE; 124. LES PASTEURS DE ZURICH A BÈZE; 125. BÈZE A BULLINGER; 126. BÈZE A GRATAROLI; 127. LES PASTEURS DE BERNE A BÈZE; 128. BÈZE A JOHANNES WOLF; 129. BÈZE A FAREL; 130. BÈZE A CALVIN; 131. BÈZE A CALVIN; 132. BÈZE A BULLINGER; 133. JEAN STURM A BÈZE; 134. BÈZE A JOH. OPORIN; 135. BÈZE, BUDÉ ET LUCAS DE BERTY AU CONSEIL DE STRASBOURG; 136. BÈZE A BULLINGER; 137. BÈZE A FAREL; 138. BÈZE A BULLINGER; 139. BÈZE A CALVIN; 140. BÈZE A CALVIN; 141. BULLINGER A BÈZE; 142. CASTELLION A BÈZE; 143. BÈZE A BULLINGER; 144. BÈZE A CALVIN; 145. BÈZE A CALVIN; 146. BÈZE A CALVIN; PIÈCES ANNEXES; ADDENDA ET CORRIGENDA DU TOME I; INDEX DES NOMS DE PERSONNES ET DE LIEUX


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TRAVAUX
D’HUMANISME ET RENAISSANCE

 

XLIX

4TRAVAUX D’HUMANISME ET RENAISSANCE

DERNIERS VOLUMES PARUS

Fr.

31. Marie (J.), Table de la Revue du Seizième siècle, 236 pages 61.–

32. Etudes rabelaisiennes, t. II, Screech (M.A.), L’évangélisme de Rabelais, 102 pages 14.–

33. Stelling-Michaud (S.), Le livre du recteur de l’Académie de Genève (1559-1878), t. I : le texte, 504 pages 54.–

34. L’imprimerie à La Rochelle :

    I. Droz (E.), Barthélemy Berton (1563-1573), 130 pages, 56 reproductions 90.–

    II. Desgraves (L.), Les Haultin (1571-1623), 208 pages, 142 reproductions 90.–

    III. Droz (E.), La veuve Berton et Jean Portau, 126 p. 90.–

35. Ellrodt (Robert), Neoplatonism in the Poetry of Spenser, 250 pages 24.–

36. Lewy (Guenter), Constitutionalism and Statecraft during the Golden Age of Spain. A Study of the Political Philosophy of Juan de Mariana, S.J., 200 pages 20.–

37. Giesey (Ralph E.), The Royal Funeral Ceremony in Renaissance France, 236 pages, illustrations h.t. 44.–

38. Stelling-Michaud (S. et S.), Les juristes suisses à Bologne (1255-1330), 332 pages

39. Mayer (C. A.), La religion de Marot, 180 pages 20.–

40. Théodore de Bèze, Correspondance, t. I (1539-1555), publ. par H. et F. Aubert et H. Meylan, 225 pages 36.–

41. Gardy (F.), Bibliographie des œuvres de Th. de Bèze, 254 p., 115 repr. 36.–

42. Wettstein (J.), Sant’Angelo in Formis et la peinture médiévale en Campanie, 176 pages et 28 pl. h. t. 44.–

43. Selig (K. L.), The library of Vincencio Juan de Lastanosa, Patron of Gracian, 98 pages 15.–

44. Seguin (J.-P.), L’information en France, de Louis XII à Henri II, 136 p., 47 repr. 32.–

45. Recueil Trepperel, t. II : Les Farces, publ. par E. Droz et H. Lewicka, 168 pages 44.–

46. Fraenkel (P.), Testimonia Patrum. The Function of the patristic Argument in the Theology of Philip Melanchthon, 384 pages 50.–

47. Etudes rabelaisiennes, III : De Greve (M.), L’interprétation de Rabelais au XVIe s., 312 pages 40.–

48. Young (M. L. M.), Guillaume des Autelz. A study of his life and works, 204 pages 20.–

7PRÉFACE

Le lecteur du présent volume est invité à suivre la carrière de Théodore de Bèze pendant les années 1556, 1557 et 1558. Trois années seulement, mais bien remplies. Le professeur de grec de l’Académie de Lausanne n’est pas encore à la tête d’une Eglise, il n’est pas encore celui que l’on vient consulter en toute occasion, mais c’est un homme dans la force de l’âge, qui s’impose par l’étendue de ses connaissances, par la facilité de sa plume. En Allemagne aussi bien qu’en France, sa réputation s’étend. Calvin, qui a reconnu en lui le meilleur de ses disciples, lui confie les négociations les plus délicates, et Bèze prouve à maintes reprises qu’on peut compter sur lui. A l’égard de Bullinger, il fait preuve du même respect que par le passé, mais ce respect ne l’empêche pas de prendre ses distances sur tel ou tel point de théologie.

C’est bien un grand dialogue entre Bèze et Bullinger qui forme le centre du présent volume, et le point débattu n’est rien de moins que l’espoir d’établir une concorde entre les luthériens et les réformés. La division des esprits sur cette délicate question de la Cène constituait une lourde hypothèque grevant l’avenir de la Réforme européenne. Rien n’est alors si profondément ressenti, si avidement recherché que la communion avec le Christ ; les Allemands la ressentaient avec ce sens du mystère, si fort chez Luther, qui exige que l’on confesse la présence du Christ in et sub pane ; les héritiers de Zwingli, avec ce souci de pureté spirituelle, qui écarte aussi bien la consubstantiation de Luther que la transsubstantiation des catholiques, comme une sorte d’idolâtrie. Les historiens oublient parfois qu’en un temps où les problèmes politiques ne touchaient guère les masses, ce sont les expériences religieuses qui passionnaient les esprits, et pas seulement ceux des théologiens. Lira-t-on sans émotion ces lignes où Bullinger déclare que sa doctrine est plus authentique (syncera), et qu’il ne saurait décevoir tant d’exilés de France, d’Italie, d’Angleterre, qui l’ont suivi sur le chemin du vrai (n° 124) ?

Ce débat est si important qu’il ne pouvait pas ne pas avoir de répercussions sur les grandes affaires politiques du temps. La Confession d’Augsbourg, avec 8son affirmation de la présence réelle dans l’Eucharistie, n’était pas seulement le drapeau qui ralliait toutes les Eglises protestantes d’Allemagne, c’était aussi un gage donné à l’Empereur et aux princes catholiques, pour leur permettre d’accepter le statut des deux confessions dans l’Empire.

Dans le camp opposé, le problème se pose en termes tout différents, et rien ne saurait mieux le faire comprendre que la double activité, théologique et diplomatique, de Bèze pendant les années qui nous occupent. En France, la Réforme se propage plus que jamais ; en dépit de la persécution, on voit partout naître les Eglises. Les Vaudois du Piémont, alors sujets du roi de France, sont également l’objet de mesures rigoureuses ; puis c’est l’affaire de la rue Saint-Jacques à Paris, le 4 septembre 1557, qui pose de la façon la plus cruelle le problème des assemblées clandestines et de leur légitimité. Il faut de toute urgence obtenir l’aide des Cantons suisses et des princes allemands en faveur des fidèles jetés en prison et menacés du bûcher ; il faut exercer une pression sur le roi Henri II, qui ne saurait être insensible aux dispositions de ses alliés, alors qu’il est aux prises avec l’Espagne. Calvin voit clairement la nécessité de provoquer des interventions diplomatiques ; et l’ouvrier principal de cette campagne, ce sera Bèze, le gentilhomme français qui jouit de la pleine confiance de tous les coreligionnaires du royaume, qui sait comment il faut parler à la Cour, le théologien qui saura défendre son point de vue en présence du « Hofprediger » du Palatinat ou du Wurtemberg. Car nous retrouvons là la délicate question de la Cène. Les princes ne veulent pas se compromettre auprès du roi de France en faveur d’hérétiques. Il faut leur démontrer que les huguenots de France sont bien des frères en la foi.

Bèze, plus que personne, avait conscience qu’il fallait un credo commun pour obtenir l’appui inconditionnel des princes. C’est lui qui reprend, en ces années critiques, la tentative de surmonter les oppositions théologiques qui avait dicté à Calvin son Petit traité de la Sainte Cène en 1541. Le sort de milliers de « pauvres frères » exposés à la persécution en dépend. Cette œuvre de concorde est en même temps une œuvre de charité : Bèze ne cesse de le répéter à Bullinger et à ses collègues de Zurich, qui ne connaissaient que trop depuis vingt ans et plus l’intransigeance de Luther et de ses disciples. En face des Zuricois qui durcissent leur opposition, Bèze sans se lasser plaide la possibilité d’un accord.

A lire ces lettres, on verra comment Bèze a réussi et échoué tout ensemble dans cette tâche hérissée de difficultés. Le voyage en faveur des Vaudois, au printemps 1557, fut une réussite. Celui de l’automne, au moment de l’affaire de la rue Saint-Jacques, aboutit à une ambassade des Suisses ; mais pour décider les princes allemands à intervenir, il fallut un troisième voyage sur les bords du Rhin et du Main, au printemps de 1558. C’est au cours du premier voyage que Bèze crut pouvoir favoriser le rapprochement théologique en rédigeant une confession sur la Cène (pièces annexes nos VI et VII) qui 9devait presque donner satisfaction aux luthériens, à tout le moins aux plus modérés, mais qui fit scandale à Zurich. Bèze pourtant avait bien marqué que sans la foi le fidèle ne communiquait pas au corps ni au sang du Christ dans la Cène, ce qui était essentiel aussi bien pour les calvinistes que pour les zwingliens, mais il avait consenti à employer certains termes, comme celui de « substance », qui parurent intolérables à Zurich.

D’autres aspects encore de la réforme européenne apparaissent dans ces lettres. Celles du début, ainsi que les deux premières pièces annexes, évoquent la Réforme polonaise, en proie – déjà – à l’infiltration des hérésies. Nous republions les documents où se trouvent, par exemple, les premières mentions de la diffusion des idées de Servet en Pologne. La grande lettre de l’Eglise de Lausanne (annexe n° I) devient plus compréhensible, maintenant qu’elle se trouve rapprochée, pour la première fois, du questionnaire auquel elle répond.

Le sort de l’Eglise de Paris, le soin de lui trouver des pasteurs, sont au premier plan des préoccupations de Bèze en 1556. Comme précédemment, la hantise de l’hérésie se manifeste souvent dans ses lettres. On trouvera force détails sur Castellion et Gribaldi, notamment dans la lettre de Bèze à Zanchi du Ier septembre 1556 (n° 86), dont la date a pu être fixée définitivement.

Comme dans notre tome I, les textes inédits sont en petit nombre, car peu de pièces avaient échappé aux infatigables éditeurs des Calvini Opera. Mais, comme dans le tome I, les textes ont été, nous l’espérons, notablement améliorés, et l’annotation plus abondante en rendra l’utilisation plus aisée aux historiens. Quelques figures de gentilhommes français réfugiés à Genève ou à Lausanne, qui n’avaient pas pu être identifiés jusqu’ici, sont enfin sortis de leur semi-incognito : citons les Prévost, la Pommeraye, Brichanteau. Qui aurait pensé, à première vue, que « Druynus » n’était autre que « Querculus », et que sous ces formes grecque et latine se cachait un honnête Chesneau, originaire de Touraine ?

Faisant exception à la règle énoncée dans l’introduction du premier volume (p. 22), nous avons donné, parmi les pièces annexes, une lettre de la Classe de Lausanne à MM. de Berne en faveur de Pierre Viret.

Les annexes comprennent encore deux préfaces qui illustrent les idées de Bèze en matière de critique biblique, ainsi que des documents relatifs aux missions en Suisse et en Allemagne. A signaler le n° XII, qui contient une description de l’état des réformés français et de leurs aspirations, très beau texte inédit que nous attribuons, sur le témoignage de Bèze lui-même, à la plume de Calvin.

Quelques documents d’archives terminent cette série, éclairant les circonstances du départ de Lausanne. Car la crise de l’Eglise vaudoise est le terme choisi pour le présent volume. Le départ volontaire de Bèze, en effet, n’est que la première manifestation d’une opposition irréductible, celle des disciples 10de Calvin, tenants d’une ecclésiologie à la manière de Genève, face à la conception zwinglienne de l’Eglise d’Etat, telle que MM. de Berne voulaient l’imposer au Pays de Vaud1.

 

Décembre 1961.

 

Henri Meylan     Alain Dufour.

 

P.S. Le « nous » qui revient à plusieurs reprises dans cette introduction n’a rien d’un pluriel de majesté. C’est l’expression pure et simple du travail commun effectué par M. Alain Dufour et moi-même. Attaché au Musée historique de la Réformation, grâce à l’appui financier du Fonds national de la recherche scientifique, M. Dufour a donné le meilleur de son temps à l’élaboration du présent volume. Nous avons discuté ensemble aussi bien la date de certaines pièces, qui posaient des problèmes épineux, que l’annotation courante et l’identification des personnages de second plan.

 

H. M.

1 Nous n’avons trouvé dans la correspondance de Bèze, aucune allusion permettant d’attribuer de façon certaine à Bèze le pamphlet contre Robert Ceneau, évêque d’Avranche : Censura decani et facultatis theologicae Parisiensis, in librum reverendi patris D.D. Roberti Coenalis... intitulatum : Traductio larvae sycophantae petulantissimaeque impietatis Calvinicae (s.l., 1556). Cette pièce, digne d’être rapprochée des Epistolae obscurorum virorum, mériterait d’être examinée à nouveau. Le texte en est donné dans les Calvini Opera, t. XVI, col. 351-356.
11ABRÉVIATIONS BIBLIOGRAPHIQUES
A.D.B.Allgemeine Deutsche Biographie. Leipzig, 1875-1912, 56 vol.
Académie de LausanneJunod (Louis) et Meylan (Henri). L’Académie de Lausanne au XVIe siècle. Leges scholae Lausannensis 1547. Lettres et documents inédits. Lausanne, 1947. (Etudes et documents pour servir à l’histoire de l’Université de Lausanne, 5.)
Aspects de la propagandeAspects de la propagande religieuse, études publiées par G. Berthoud, G. Brasart-de Groër, D. Cantimori, etc. Genève, 1957. (Travaux d’humanisme et renaissance, 28.)
BarnaudBarnaud (Jean), Pierre Viret, sa vie et son œuvre. 1511-1571. Saint-Amans, 1911.
BaumBaum (J. W.), Theodor Beza, 2 vol. Leipzig, 1843-1851, et suppl. 1852.
BernusBernus (Auguste), Théodore de Bèze à Lausanne, Lausanne, 1900.
Bibl. d’H. et R.Bibliothèque d’Humanisme et Renaissance.
BouvierBouvier (André), Henri Bullinger, réformateur et conseiller œcuménique, le successeur de Zwingli... Neuchâtel et Paris, 1940.
BretschneiderBretschneider (C.-G.), Joannis Calvini, Theod. Bezae, Henricis IV, regis... literae quaedam nondum editae... edidit C.-G. B. Lipsiae, 1835.
BuissonBuisson (Ferdinand), Sébastien Castellion, sa vie et son œuvre (1515-1563). Paris, 1892, 2 vol.
BulletinBulletin de la Société de l’histoire du protestantisme français
C.O.Calvini Opera... ed. G. Baum, Ed. Cunitz, Ed. Reuss. Brunsvigae, 1863-1900, 59 vol. (Corpus Reformatorum, 29-87).
C.R.Corpus Reformatorum.
D.H.B.S.Dictionnaire historique et biographique de la Suisse, 8 vol. Neuchâtel, 1921-1934.
DiariumBullinger (Heinrich), Diarium, Annales vitae, der Jahre 1504-1574. Hrsg. von Emil Egli. Basel, 1904. (Quellen zur Schweizerischen Reformationsgeschichte, 2).
12DoumergueDoumergue (E.), Jean Calvin, les hommes et les choses de son temps. 7 vol. Lausanne-Neuilly, 1899-1927.
FarelGuillaume Farel, 1489-1565. Biographie nouvelle... par un groupe d’historiens... Neuchâtel-Paris, 1930.
France protestanteHaag (Eugène et Emile), La France protestante... 10 vol. Paris, 1846-1856.
France protestante2Id., 2e éd. sous la dir. d’Henri Bordier, 6 vol. (jusqu’à G) Paris, 1877-1888.
Gardy, Bibliogr.Gardy (Frédéric), Bibliographie des œuvres... de Théodore de Bèze. Genève, 1960. (Travaux d’humanisme et renaissance, 41).
GautierGautier (Jean-Antoine), Histoire de Genève. Genève, 1896-1914, 8 vol. et tables.
GeisendorfGeisendorf (Paul-F.), Théodore de Bèze. Genève, 1949.
HeppeHeppe (Heinrich), Theodor Beza, Leben und ausgewählte Schriften. Elberfeld, 1861. (Leben u. ausgew. Schriften der Väter u. Begründer der reformierten Kirche, 6).
HerminjardCorrespondance des Réformateurs dans les pays de langue française, publ. par A.-L. Herminjard, 9 vol. Genève, 1866-1897.
Hist. des martyrsCrespin (Jean), Histoire des martyrs... éd. nouvelle... par Daniel Benoit. 3 vol. Toulouse, 1885-1889.
Hist. ecclés.Histoire ecclésiastique des églises réformées au Royaume de France. Ed. nouv. par G. Baum et Ed. Cunitz, 3 vol. Paris, 1883-1889. (Attribuée souvent à Th. de Bèze).
LascianaDalton (Hermann), Beiträge zur Geschichte der evangelischen Kirche in Russland, Bd. III  : Lasciana. Berlin, 1898.
M. D. G.Mémoires et documents publiés par la Société d’histoire et d’archéologie de Genève.
R.E.3Real Encyklopädie fur protestantische Theologie und Kirche, begründet v. J. J. Herzog. 3. Aufl. 24 vol. Leipzig, 1896-1913.
RogetRoget (Amédée), Histoire du peuple de Genève depuis la Réforme jusqu’à l’Escalade. 7 vol. Genève, 1870-1883.
RomierRomier (Lucien), Les origines politiques des guerres de religion. Paris, 1913-1914. 2 vol.
RuffiniRuffini (Francesco), Studi sui riformatori italiani. Torino, 1955 (Pubblicazioni dell’Istituto di scienze politiche dell’Università di Torino, 3). Contient, aux p. 43-163, son étude sur Matteo Gribaldi Mofa.
13Schiess, BriefwechselBriefwechsel der Brüder Ambrosius und Thomas Blaurer, 1509-1567. Bearb. von Traugott Schiess. 3 vol. Freiburg i. Br., 1908-1912.
Tractat. theol.Bèze (Th. de), Theodori Bezae Vezelii Volumen primum (alterum, tertium) tractationum theologicarum... Editio secunda. Genève, 1582, 3 vol. in-folio.
ViénotViénot (John), Histoire de la Réforme dans le pays de Montbéliard, depuis les origines jusqu’à la mort de P. Toussain (1524-1573). Paris, 1900. 2 vol.
VuilleumierVuilleumier (Henri), Histoire de l’Eglise réformée du Pays de Vaud sous le régime bernois, 4 vol. Lausanne, 1927-1933.
 

Note sur l’orthographe et la ponctuation : On s’est conformé, dans la présente publication, aux règles en usage à l’Ecole des chartes. La graphie de Bèze est partout respectée, sauf en ce qui concerne la distinction entre i et j, u et v, ainsi que l’emploi des majuscules pour les noms de personnes et les noms de lieu. Les diphtongues ae et œ sont uniformément rendues par ae, oe, ainsi que l’e cédillé, fréquent sous la plume de Bèze. La ponctuation a été revue de manière à faciliter au lecteur l’intelligence du texte, de même que l’emploi de l’alinéa pour aérer une page.

14
1571. BÈZE A BULLINGER

Lausanne. – Ier janvier [1556]

Zurich, Arch. de l’Etat, E II 368, p. 73-75. – Original autographe.

Baum, t. I, p. 448.

Calvini Opera, n° 2374, t. XVI, col. 1.

Après avoir communiqué à Bullinger le passage d’une lettre italienne de Vergerio, Bèze parle de Gribaldi et de ses démêlés avec l’église italienne de Genève sur les points capitaux du dogme. Les idées de ce juriste ressemblent dangereusement à celles que l’on trouve dans les « Axiomata » répandus en Pologne, dont Lismanin a donné connaissance aux frères de Lausanne, et sur lesquels ceux-ci se sont prononcés dans l’écrit aux frères de Pologne.

Le procès Viret à Lausanne. En France, les églises font preuve d’un zèle admirable ; les fidèles de Paris demandent un nouveau pasteur, mais cela doit rester secret.

 

S. De Vergerio nostro ita se res habet, ut scripsi, qua de re ne quid possis dubitare, ecce tibi ipsius verba, ex epistola quam ad me ultimam dedit italico sermone XX. Augusti, quum Reutlingae esset1 : « La vostra lettera mi è venuta come per ventura aile mani, un amico mio l’ha trovata sola sola in man di non so chi in Schaffusa, et che scandalo sarebbe stato se fosse andata in man di qualche uno de gli avversarii ? che concetto m’haverrebbono fatto et del Giurisconsulto et di me ? etc. » Ego igitur suspicor literas oberrasse, quod quum sine ulla tua culpa acciderit, non est, opinor, quod de ea re cum ipso Vergerio expostules.