Demain, seuls au monde ?

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À l’heure où l’homme, émerveillé, prend conscience de la diversité quasi infinie du vivant, il s’aperçoit également, peut-être trop tard, qu’il en est l’ennemi mortel et que sans elle il ne pourra pas survivre. La sixième extinction de masse est en cours, mais cette fois-ci, le principal responsable se nomme Homo sapiens. Tout a basculé au moment de la révolution néolithique, il y a de cela 12 000 ans. Devenus sédentaires, nous avons commencé à nous multiplier, à domestiquer les animaux et les plantes et à modeler la nature suivant nos besoins. Puis tout s’accéléra lorsque surgirent en un éclair la révolution industrielle, la colonisation, la poussée démographique des XIXe et XXe siècles et la mondialisation. C’est à un pillage en règle des ressources naturelles que nous assistons aujourd’hui, au profit d’une économie devenue l’unique chef d’orchestre de notre existence. Mais la nature ne l’entend pas de cette oreille : sans les abeilles, qui pollinisera nos fleurs, prémisse indispensable à la production des céréales, des fruits et des légumes ? Sans les poissons et autres crustacées, où des millions d’hommes trouveront-ils les protéines animales indispensables à leur survie ? Sans les micro-organismes, qui recyclera nos déchets organiques ? Sans les plantes tropicales et le savoir botanique des peuples forestiers, où trouverons-nous les médicaments pour soigner nos maladies ? Emmanuelle Grundmann, dans cet essai passionnant et passionné, didactique et poétique à la fois, plaide la cause de la biodiversité et nous met en garde : au rythme où nous la détruisons, en 2100 nous serons seuls au monde. Dès lors, c’est notre propre extinction qui sera programmée. Et si, comprenant enfin la véritable valeur de la biodiversité, nous pouvions encore inverser le cours des choses ?
Publié le : mercredi 3 mars 2010
Lecture(s) : 58
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782702149294
Nombre de pages : 330
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À l’heure où l’homme, émerveillé, prend conscience de la diversité quasi infinie du vivant, il s’aperçoit également, peut-être trop tard, qu’il en est l’ennemi mortel et que sans elle il ne pourra pas survivre. La sixième extinction de masse est en cours, mais cette fois-ci, le principal responsable se nomme Homo sapiens. Tout a basculé au moment de la révolution néolithique, il y a de cela 12 000 ans. Devenus sédentaires, nous avons commencé à nous multiplier, à domestiquer les animaux et les plantes et à modeler la nature suivant nos besoins. Puis tout s’accéléra lorsque surgirent en un éclair la révolution industrielle, la colonisation, la poussée démographique des XIXe et XXe siècles et la mondialisation. C’est à un pillage en règle des ressources naturelles que nous assistons aujourd’hui, au profit d’une économie devenue l’unique chef d’orchestre de notre existence. Mais la nature ne l’entend pas de cette oreille : sans les abeilles, qui pollinisera nos fleurs, prémisse indispensable à la production des céréales, des fruits et des légumes ? Sans les poissons et autres crustacées, où des millions d’hommes trouveront-ils les protéines animales indispensables à leur survie ? Sans les micro-organismes, qui recyclera nos déchets organiques ? Sans les plantes tropicales et le savoir botanique des peuples forestiers, où trouverons-nous les médicaments pour soigner nos maladies ? Emmanuelle Grundmann, dans cet essai passionnant et passionné, didactique et poétique à la fois, plaide la cause de la biodiversité et nous met en garde : au rythme où nous la détruisons, en 2100 nous serons seuls au monde. Dès lors, c’est notre propre extinction qui sera programmée. Et si, comprenant enfin la véritable valeur de la biodiversité, nous pouvions encore inverser le cours des choses ?
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