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INTRODUCTION
Un dicton répand qu’un bébé humain pour se déve-lopper nécessite : neuf mois dans le ventre de sa mère et neuf mois dessus, sous-entendu en contact corporel étroit avec sa figure d’attachement ! Au niveau de l’ébauche de sa socialisation, le nourrisson commence à identifier e le connu et l’inconnu autour du 8 mois. Cette période amorce alors les premiers pas du tout-petit dans la dé-couverte active de son monde. Au niveau du travail psy-chique du deuil, l’humain a besoin de neuf mois. Pour l’homme, donc, ses cycles d’évolution tendraient à de-mander neuf mois d’élaboration. Pour les mammifères comme les chats, nous remar-quons que, de même, le temps de la gestation corres-pond au temps de l’allaitement, soit aux alentours de 2 mois et 10 jours, tout comme chez les chiens. Chez les chevaux, la gestation comme l’allaitement s’effectue sur presque douze mois ; à partir de cet âge, le yearling dé-montre plus d’indépendance par rapport à sa mère. Ainsi, très souvent nous observons une corrélation entre le temps de gestation et le temps de dépendance au corps maternel et maternant de sa mère, alors s’ensuit un long temps de découverte de l’environnement sous la
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surveillance vigilante de celle-ci, qui progressivement, de-viendra flottante puis s’estompera pour permettre l’auto-nomie du jeune. Chez l’humain, y a-t-il un lien entre ce sevrage désiré par l’enfant vers 9 mois et son émancipation ? Peut-être que si l’attachement est sécure, l’ouverture vers le monde s’effectue avec assurance et sécurité, offrant alors la pos-sibilité au nourrisson d’aller volontiers vers l’inconnu, sous le regard protecteur de sa mère ? Cette phase clé du développement psychique du jeune enfant humain exprimerait la « prise de conscience » de la séparation des êtres, c’est-à-dire du moi (bébé) et du non-moi (mère), la mère apparaissant à l’enfant comme un sujet à part entière et non comme une partie de lui-même. De l’ar-rivée dans monde, par la naissance, le Sujet arrive au monde par la conscience qu’il en prend au fur et à mesure de ses expériences ; c’est ce que nous nommons par le terme « cognition ». L’évolution que le jeune pri-mate humain traverse au cours de sa première année de vie, se produit-elle également chez le primate non hu-main ? Dans cette étude, qui se porte sur une durée de quatre mois, incluant le dernier trimestre de la première année de Becky, née le 18 juin 2010, au zoo de La Boissière-du-Doré, je vais essayer de relever toutes les phases sensibles de l’évolution du petit orang-outan, en lien avec les interactions et actions maternelles, afin d’être en mesure de valider, ou non, cette hypothèse. Les questions que je me pose sont de l’ordre de : – Quel type d’attachement remarque-t-on ? – Y a-t-il accordage maternel ? – Quelle(s) forme(s) prend cet attachement ?
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– Comment mère et petit s’attachent et se sentent attachés l’un à l’autre ? – Que et comment la mère transmet à son nourrisson ? – Quelle est la part de la fonction maternelle dans le développement du bébé ? L’observation de terrain va nous permettre d’analyser cela…