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« Simone Veil s'est exprimée à des tribunes, sur des sujets et devant des publics fort différents. Les discours rassemblés ici ne représentent donc qu'une infime partie de ses interventions publiques : ce sont ceux qu'elle a prononcés, au cours de ces six dernières années, comme présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. En écrivant ces dernières lignes, je corrige tout de suite : quand notre présidente s'exprime sur la Shoah, c'est d'abord et toujours Madame Veil, la survivante d'Auschwitz, mûrie et enrichie par son expérience politique nationale et internationale, qui parle, du fond du cœur, de sa mémoire et de sa pensée. Sans doute il manquera, à la lecture seule de ces discours, son regard, la gravité de sa parole et le ton particulier de son récit qui bouleversen
Publié le : lundi 4 juin 2007
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EAN13 : 9782748192025
Nombre de pages : 407
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Discours 2002-2007
Simone Veil Présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah
Discours 2002-2007
Préface d’Anne-Marie Revcolevschi
COLLECTIONTÉMOIGNAGES DE LASHOAH
Le Manuscrit www.manuscrit.com
© Éditions Le Manuscrit, 2007 20, rue des Petits-Champs 75002 Paris Téléphone : 08 90 71 10 18 Télécopie : 01 48 07 50 10 www.manuscrit.com communication@manuscrit.com ISBN : 2-7481-9202-8 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748192025 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-9203-6 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748192032 (livre numérique)
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Présentation de la collection « Témoignages de la Shoah » de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah En lançant sa collection « Témoignages de la Shoah » avec les éditions Le Manuscrit, et grâce aux nouvelles technologies de communication, la Fondation souhaite conserver et transmettre vers un large public la mémoire des victimes et des témoins des années noires des persécutions antisémites, de 1933 à 1945. Aux nombreux ouvrages déjà parus, la Fondation espère ainsi ajouter les récits de celles et ceux dont les voix sont restées jusqu’ici sans écho : souvenirs souvent enfouis au plus profond des mémoires individuelles ou familiales, récits parfois écrits mais jamais diffusés, témoignages publiés au sortir de l’enfer des camps, mais disparus depuis trop longtemps des rayons des bibliothèques. Si quelqu’un seul ne peut décrire l’indicible, la multiplicité des récits peut s’en approcher. En tout cas, c’est l’objectif que s’assigne cette collection à laquelle la Fondation, grâce à son Comité de lecture composé d’historiens et de témoins, apporte sa caution morale et historique. Face à une actualité où l’instrumentalisation des conflits divers tend à obscurcir, confondre et banaliser ce que fut la Shoah, cette collection permettra aux lecteurs, chercheurs et étudiants de mesurer la spécificité d’une persécution extrême dont les uns furent acteurs, les autres complices, et face à laquelle certains restèrent indifférents et les autres héroïques. Puissent ces ouvrages inspirer à leurs lecteurs le rejet de l’antisémitisme et de toute autre forme d’exclusion, et l’esprit de fraternité. Simone VEIL septembre 2004
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Comité de lecture de la collection Président : Serge Klarsfeld Membres : Isabelle Choko, Olivier Coquard, Gérard Gobitz,  Katy Hazan (OSE), Dominique Missika,  Denis Peschanski, Paul Schaffer Responsable de la collection : Philippe Weyl Dans la même collectionMurmures denfants dans la nuit,de Rachel Chetrit-Benaudis. Auschwitz, le 16 mars 1945, d’Alex Mayer. Dernière Portesuivi de50 ans après, une journée à Auschwitz, de Claude Zlotzisty. À la vie ! Les enfants de Buchenwald, dushtetlà lOSE, de Katy Hazan et Éric Ghozlan. Jai eu douze ans à Bergen-Belsen, d’Albert Bigielman. Matricule A-16689. Souvenirs de déportation dun enfant de treize ans (mai 1944 - mai 1945), de Claude Hirsch. Jamais je naurai quatorze ans, de François Lecomte. Sali, de Salomon Malmed. Journal dun interné. Compiègne, Drancy, Pithiviers. 12 décembre 1941 – 23 septembre 1942.Journal(volume I),Souvenirs et lettres(volume II), de Benjamin Schatzman. Trois mois dura notre bonheur. Mémoires 1943-1944, de Jacques Salon. Vies interdites, de Mireille Boccara. Retour dAuschwitz. Souvenirs du déporté 174949, de Guy Kohen. Le Camp de la mort lente, Compiègne 1941-1942, de Jean-Jacques Bernard. Mille jours de la vie dun déporté qui a eu de la chance, de Théodore Woda. Évadée du VéldHiv’, d’Anna Traube. Journal de route, 14 mars-9 mai 1945, de Jean Oppenheimer. Mes vingt ans à l’OSE, 1941-1961, de Jenny Masour-Ratner. J’avais promis à ma mère que je reviendrai, de Moniek Baumzecer. Aux frontières de l’espoir, de Georges Loinger. De Drancy à Bergen-Belsen 1944-1945. Souvenirs rassemblés d’un enfant déporté, de Jacques Saurel. Entre les mots, de Thérèse Malachy-Krol. Le Sang et l’Or, de Julien Unger.
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Biographie de Mme Simone Veil Née en 1927 à Nice, Simone Veil y poursuit des études secondaires au lycée, et passe son baccalauréat en mars 1944, la veille de son arrestation. Le 13 avril 1944, elle est déportée à Auschwitz-Birkenau, puis à Bergen-Belsen avec sa sœur et sa mère, qui y meurt en mars 1945, un mois avant la libération du camp. À son retour en France, elle fait des études de droit et de sciences politiques à Paris. En 1957, elle est affectée au ministère de la Justice, puis nommée secrétaire du Conseil supérieur de la magistrature. En 1974 à 1979, elle est ministre de la Santé et des Affaires sociales, nommée par le président de la République, Valéry Giscard d’Estaing. En 1979, elle conduit une liste pour les élections au suffrage universel du Parlement européen, dont elle est élue présidente jusqu’en 1982. Elle y siège comme députée jusqu’en 1993.
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Entre 1983 et 1986, elle est membre de la Commission internationale sur les droits humanitaires parrainée par les Nations unies. De 1991 à 1992, elle préside la Commission indépendante chargée par l’OMS d’élaborer un rapport sur « la santé, l’environnement et le développement durable » en vue de sa présentation au sommet de la Terre de Rio (Brésil) en juin 1992. Elle est ensuite membre de la Commission indépendante sur les Balkans (Institut Aspen de Berlin -Fondation Carnegie pour la Paix internationale). En 1993, elle est nommée ministre d’État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville. De février 1998 à mars 2007, elle est membre du Conseil constitutionnel. Elle est élue en 2001 présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, fonction qu’elle assume jusqu’en février 2007. Elle en est aujourd’hui la présidente d’honneur. Depuis 2002, elle préside également le Fonds des victimes de crimes contre l’humanité, mis en place auprès de la Cour pénale internationale de La Haye. Mme Simone Veil est honorée de très nombreuses et très prestigieuses décorations.
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