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Copyright Dunod, 2012

9782100579457

Illustration de couverture : © Artyom Yefimov. Fotolia.com

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Ouvrage numérique publié avec le soutien du CNL

CNL

Liste des auteurs

Isabelle Beck
Avocate au barreau de Lyon, spécialiste en droit de la famille.

Maurice Berger
Pédopsychiatre, chef de service en psychiatrie de l'enfant au CHU de Saint-Étienne, ex-professeur associé de psychopathologie de l'enfant à l'université Lyon 2.

Albert Ciccone
Psychologue, professeur de psychopathologie de l'enfant à l'université Lyon 2, psychanalyste.

Bernard Golse
Pédopsychiatre-psychanalyste, chef du service de pédopsychiatrie de l'hôpital Necker-Enfants malades (Paris), professeur de psychiatrie de l'enfant à l'université René Descartes (Paris 5).

Danièle Guenoun
Retraitée de l'éducation nationale, présidente de l'AVPE (Association vendômoise de protection de l'enfance)

Maud Hayat-Soria
Avocate au barreau de Paris, spécialiste en droit de la famille

Eugénie Izard
Pédopsychiatre, psychothérapeute d'enfants et thérapeute familiale d'orientation psychanalytique.

Catherine Perelmutter-Teboul
Avocate au barreau de Paris, spécialiste en droit des personnes.

Jacqueline Phélip
Sage-femme, présidente de l'association « L'Enfant d'abord ».

Préface

Bernard Golse

Merci à Jacqueline Phélip de m'avoir demandé de rédiger la préface de cet ouvrage combien nécessaire et qui vient utilement poursuivre la réflexion entreprise dans le Livre noir de la garde alternée paru en 2006 sous sa direction. Ce livre avait déjà été fort utile pour amener les adultes, et notamment les magistrats, à faire preuve de la plus grande prudence à l'égard de cette mesure non exempte de dangers pour les enfants et particulièrement les plus jeunes.

La résidence alternée, communément appelée « garde alternée », est entendue en France (contrairement à d'autres pays) comme un temps plus ou moins égalitaire passé par l'enfant chez chacun des parents. Elle a le vent en poupe. Pourtant, il n'y a pas si longtemps encore, elle était considérée comme contraire à l'intérêt de l'enfant. On peut de fait se poser la question : est-elle une disposition qui a véritablement pour but le bien-être des enfants ou, ce qui est à craindre, n'est-elle pas le produit d'une vision très adulto-centrée et narcissique de la part des adultes ?

Le divorce parental étant toujours en lui-même une source de fragilisation pour l'enfant (car il vient menacer notamment le sentiment de sécurité interne), il est essentiel d'assurer au mieux la qualité de l'organisation de la vie de ce dernier après le divorce. Elle ne peut être que différente selon l'âge de l'enfant d'une part, et l'existence ou non d'une coopération parentale réelle d'autre part. Les séparations de couples avec des enfants très jeunes se multipliant, l'âge de l'enfant devrait constituer un critère de première importance. Or il n'apparaît pas dans la loi de mars 2002 qu'il est nécessaire d'amender de ce point de vue.

Comme cet ouvrage le décrit fort bien, le jeune enfant a d'abord et essentiellement besoin d'un sentiment de sécurité interne qu'il se forge petit à petit auprès d'une figure d'attachement dite principale ou « base de sécurité ». La figure d'attachement principale est la personne qui s'est le plus occupée de l'enfant dans les premiers mois, c'est-à-dire la mère dans la majorité des cas. Cette sécurité interne exige plus ou moins de temps selon les enfants pour se consolider. Il faut insister sur le fait que l'enfant n'aime pas cette figure dite principale plus que les autres adultes qui gravitent autour de lui, mais c'est elle qui génère chez lui le sentiment de sécurité, et elle doit être accessible chaque fois que l'enfant est inquiet (situations de stress, maladies, etc.). Il faut savoir également que la nuit est un moment de séparation particulier qui génère du stress et qui réactive le système d'attachement des jeunes enfants. Ils ont particulièrement besoin de leurs routines et de la proximité de leur figure d'attachement principale durant ces moments-là.