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Dynamiques patrimoniales et enjeux pastoraux en milieu peul

De
403 pages
Alors que les politiques du patrimoine culturel tendent à mettre en place des normes globalisées, cet ouvrage analyse les effets et les enjeux locaux de l'insertion du Mali dans ce nouvel ordre patrimonial. À partir d'un terrain réalisé de 2006 à 2010 portant sur la valorisation d'institutions pastorales peules du Delta intérieur du fleuve Niger, l'auteure rend compte de l'articulation, souvent conflictuelle, entre l'application du programme de sauvegarde du patrimoine immatériel conçu selon les normes de l'UNESCO et les enjeux contemporains du pastoralisme transhumant peul.
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Anaïs Leblon
DYNAMIQUES PATRIMONIALES ET ENJEUX PASTORAUX EN MILIEU PEULLes fêtes de transhumanceƴaaraletdegalau Mali
Préface de Gaetano Ciarcia
DYNAMIQUES PATRIMONIALES ET ENJEUX PASTORAUX EN MILIEU PEUL
Les fêtes de transhumance ƴaaraletdegalau Mali
Connaissance des hommes Collection dirigée par Olivier Leservoisier Déjà parus HamidouDIA,Trajectoires et pratiques migratoires des Haalpulaaren du Sénégal, Socio-anthropologie d’un « village multi situé », 2015. Roy DILLEY,Henri Gaden à travers l’Afrique de l’Ouest (1894-1939). Fils de Bordeaux, aventurier africain, 2015. Julien BONDAZ,L’exposition postcoloniale. Musées et zoos en Afrique de l’Ouest (Niger, Mali, Burkina Faso), 2014. Gaëlle LACAZE,Le corps mongol. Techniques et conceptions nomades du corps,2012. Pauline GUEDJ, Panafricanisme, religion akan et dynamiques identitaires aux États-Unis. Le chemin du Sankofa,2011.Lidia CALDEROLI,Rite et technique chez les forgerons mosse du Burkina Faso. Forger, apaiser, soigner, 2010. Yazid BENHOUNET,L’Algérie des Tribus, 2009. Alain BABADZAN,Le Spectacle de la culture,2009. Marion FRESIA,Les Mauritaniens réfugiés au Sénégal, 2009. Marie-Aude FOUERE,Les Relations à plaisanteries en Afrique, 2008. Natacha GIAFFERI-DOMBRE,Une ethnologue à Port-au-Prince, 2007. Véronique MARCHAND,Organisations et protestations des commerçantes en Bolivie, 2006. Roger BASTIDE,Sociologie du folklore brésilien, études afro-brésiliennes, 2006. Virginie VINEL,Des femmes et des lignages, 2005. Elisabeth CUNIN,Métissage et multiculturalisme en Colombie (Carthagène), 2004. Philippe CHAUDAT,Les mondes du vin, 2004. Serge TCHERKEZOFF,Faa-Samoa, 2003. Pascale ABSI,Les ministres du diable, le travail et ses représentations dans les mines de Potosi, Bolivie, 2003. Marc Kurt TABANI,Les pouvoirs de la coutume à Vanuatu, 2002. Roger BASTIDE,Poètes et dieux,2002.
Anaïs Leblon
DYNAMIQUES PATRIMONIALES ET ENJEUX PASTORAUX EN MILIEU PEUL
Les fêtes de transhumance ƴaaraletdegalau Mali
Préface de Gaetano Ciarcia
© L'HARM ATTAN, 2016 5-7, rue de l'École-Polytechnique, 75005 Parishttp://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-10197-2 EAN : 9782343101972
Remerciements
Ce livre est la version réduite et remaniée d’une thèse de doctorat en anthropologie, soutenue à l’université de Provence en 2011 sous la direction de Bruno Martinelli etprovenant de données ethnographiques collectées de 2006 à 2010 au Mali. Je tiens particulièrement à remercier mon directeur de thèsepour son accompagnement depuis le début de mes recherches. Sa disparition me laisse le regret d’un échange inachevé. Je suis également très reconnaissante envers les membres du jury, Jacky Bouju, Mirjam de Bruijn, Gaetano Ciarcia et Olivier Leservoisierqui m’ont encouragée àpublier cet ouvrage. Mes vifs remerciements vont à Sarah Andrieu, Julien Bondaz, Aurélie Condevaux, Mathieu Coulmont, Élodie Fache, Raphaël Golosetti, Cyril Isnart, Dominique Mauroux, Florence Mocci, Fredéric Le Marcis, Francis Simonis, Jérôme Soldani,quipar leur soutien, leurs conseils et leurs commentaires ou à travers lesprojets engagés ensemble m’ontpermis de mener à bien ce travail. Au Mali, il serait vain de tenter de faire une liste de tous ceuxqui ont contribué à la réalisation de cette recherche. Je remercie chaleureusement les bergers, les éleveurs, lesjowro, leswaaldede jeunes filles, les membres des associations d’éleveurs et de femmes, les membres de sous-comité locaux de gestion duƴaaralet dudegal, les éluspour leur disponibilité et leur bienveillance. Parmi eux, mes remerciements vont plus particulièrement à Kader Diallo et à sa famillequi, de Jafaraaɓe à Bamako enpassantpar Sévaré, m’ont accueillie et soutenue tout au longdu travail d’enquête. Ils sont devenuspour moi une seconde famille et, comme eux, je suis dans la peine de sa disparition brutale en février 2016. À Jalluɓdécédé quelques mois aprèse, c’est à la famille d’Abba Diall, mon retour en France, que vont mes premières pensées. J’exprime également toute ma gratitude à Mamoudou Yero Diall, Samabo Kase et Baya Bara, qui tout au long du travail de terrain, ont été à mes côtés lors des entretiens enfulfuldeet dans le fastidieux travail de transcription. Je remercie particulièrementHamady Diall avec qui les séances de travail ont été un vrai plaisir. Je ne peux pas oublier mes amis Amadou Diallo et Yida Diall pour leur aide indéfectible tout au long de l’enquête ainsi que Uumu, Pullo, Adja, « Grandjowro» et Bukariwel pour les moments de détente passés ensemble. Les sous-préfets de Jafaraaɓe et de Jalluɓe, ainsi que les maires, les conseillers municipaux et les conseillers de village doivent également être remerciés de m’avoir autorisé à assister aux réunions concernant l’organisation des fêtes et la gestion des espaces pastoraux et permis d’accompagner les commissions de surveillance des pâturages.
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À Sévaré et à Mopti, le personnel des services techniques de l’élevage, le président de l’assemblée régionale et ses conseillers ainsique Boubacar Bâ, Alybacha Konaté, Hamsala Bocoum, Salmana Cissé, Noumou Diakité, AlyKampo, Bacha Konaté et Témoré Tioulenta doivent également être remerciéspour le tempsqu’ils m’ont accordé. À Bamako, magratitude va à Kléssigué Sanogo et Moulaye Coulibalyainsiqu’auxpersonnels de l’UNESCO-Bamako et de la DNPCpour m’avoir informée régulièrement des évolutions du programme de sauvegarde du ƴaaralet dudegalet transmis leurs rapports. Je remercie également Amadou Hama Landouré, Samba Sidibé, Gouro Diall et les chercheurs de l’ISHpour leur aide ainsi qu’Hervé Panzani pour son accueil lors de mon premier jour. Enfin, mes remerciements vont à ma famillequi a été d’un soutien constant. Raphaël, une fois de plus, merci pour ton aide et ta patience. Ce livre est dédié à la mémoire d’Abba Diall, Kader Diallo, et Bruno Martinelli
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Note sur la transcription dufulfulde
Les recommandations effectuées lors de la Conférence linguistique consultative pour l’uniformisation des transcriptions des langues inter-africaines d’alphabétisation organisée par l’UNESCO à Bamako en 1966 sont ici suivies pour la transcription de la langue peule, lefulfulde. Pour la prononciation, conformément aux indications données par M. Aliou, R. Labatut et D. M’Bodj dans le manuelJam tan. Initiation à la langue peule(1996) et F. Le Marcis (2001 : 10) :
-la lettre « e » se lit « é » comme dans été. -la lettre « u » se lit « ou » comme dans poule. -le « r » est roulé. -le « s » se prononce sourd comme dans soir. -le « g » se prononce dur comme dans guerre. -la lettre « j » se lit « di » comme dans dialogue. -la lettre « c » se lit « tch » comme dans atchoum. -les lettres «ɓ», «ɗ » et «ƴ» se prononcent en ajoutant une occlusion glottale à la prononciation de la lettre initiale. -« mb », « nd », « ng », « nj » sont des consonnes prénasalisées. -«ŋ»est une lettre vélaire. -« ny »sera utilisé pourla nasale palatale (Zubko, 1996 ; Seydou, 1998). Elle peut se trouver sous les formes : «ɲ(Le» ou « ñ » Marcis, 2001 ; Osborn etal., 1993). -les doubles voyelles doivent être tirées. Afin d’homogénéiser le texte qui vise à restituer la parole des acteurs par le recours à des extraits d’entretiens, l’orthographefulfuldemots a été des privilégiée. Les toponymes, les noms propres, les noms des groupes de transhumance et des lignages sont donnés enfulfulde(non italique). L’orthographe française est utilisée lorsque son usage est courant en français (ex : Bamako, Mopti, Niger, etc.). L’orthographe peule pour les villages de Jafaraaɓe (Diafarabé) et Jalluɓe (Dialloubé) est conservée. Des orthographes différentes sont utilisées par les institutions patrimoniales pour transcrire le nom des deux fêtes de transhumance dont il est question : yaaral ou jaaral et dégal ou degal. Lorsqu’il s’agira de l’expression « espace culturel du yaaral et du degal », retenue par l’UNESCO, l’orthographe telle qu’elle est utilisée majoritairement par cette organisation (non italique, pas de caractère spécial) est utilisée. Le reste du temps, l’orthographefulfulde,à savoirƴaaraletdegal, est privilégiée. Pour les citations d’ouvrages et de rapports administratifs, le système de transcription propre à chaque auteur a été conservé.
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