Elle s'appelait Victoire

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"Le docteur Lachapelle et Paco viennent à ma rencontre.[...] Les convulsions ne s'arrêtant pas, ils ont pris la décision de la plonger dans le coma pour ne pas la faire souffrir. Mais elle mange, elle m'entend et elle me sent. Je rentre dans une pièce toute bleue où sont disposées six couveuses. Dans la première, à gauche, je découvre ma fille. On m'approche un tabouret en métal jaune[...]. Je glisse ma main dans une des chaussettes de la couveuse et vais à la rencontre de la petite main de mon bébé. Bonjour Victoire, c'est maman."



A l'âge de 30 ans, Pauline Aymard perd sa première fille Victoire, une semaine après sa naissance. Avec pudeur, elle raconte dans ce livre son histoire : son accouchement douloureux, la froideur de l'hôpital, l'enterrement, le deuil à porter, l'urgence de vivre, les difficultés d'un couple endeuillé, la maladresse de l'entourage face au drame... Aujourd'hui, dix ans plus tard, elle est mère de trois enfants.



Préfaces de Laetitia Schul, psychologue et de Françoise Molénat, pédopsychiatre.




  • Préface de Laetitia Schul


  • Préface de Françoise Molénat


  • Ce matin-là


  • Le parcours du combattant


  • Un goût de Victoire


  • Une bataille de plus


  • Au revoir, ma chérie


  • Douce nuit


  • Face à la mer


  • Survivre


  • Une parenthèse enchantée


  • Face au "psy"


  • Reprendre le travail


  • Un bel anniversaire

Publié le : jeudi 15 septembre 2011
Lecture(s) : 241
EAN13 : 9782212013504
Nombre de pages : 178
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Histoires de vie Perdre un enfant
« Elles’appelait Victoire »
Pauline Aymard
Histoires de vie Perdre un enfant
« Le docteur Lachapelle et Paco viennent à ma rencontre. […] Les convulsions ne s’arrêtant pas, ils ont pris la décision de la plonger dans le coma pour ne pas la faire souffrir. Mais elle mange, elle m’entend et elle me sent. Je rentre dans une pièce toute bleue où sont disposées six couveuses. Dans la première, à gauche, je découvre ma fille. On m’approche un tabouret en métal jaune […]. Je glisse ma main dans une des chaussettes de la couveuse et vais à la rencontre de la petite main de mon bébé. » Bonjour Victoire, c’est maman.
A l’âgede 30 ans, Pauline Aymard perd sa première fille Victoire, une semaine après sa naissance. Avec pudeur, elle raconte dans ce livre son histoire: son accouchement douloureux, la froideur de l’hôpital, l’enterrement, le deuil à porter, l’urgence de vivre, les difficultés d’un couple endeuil-lé, la maladresse de l’entourage face au drame… Aujourd’hui, dix ans plus tard, elle est mère de trois enfants.
Préfaces de Laetitia Schul, psychologue et de Françoise Molénat, pédopsychiatre.
« Elle s’appelait Victoire »
Groupe Eyrolles 61, bd Saint-Germain 75240 Paris cedex 05
www.editions-eyrolles.com
Avec la collaboration de Cécile Potel
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégra-lement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’Éditeur ou du Centre Français d’Exploitation du Droit de copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
© Groupe Eyrolles, 2011 ISBN : 978-2-212-55162-4
Histoires de vie
Pauline Aymard
« Elle s’appelait Victoire »
À mes filles.
Remerciements
Mes sincères remerciements à Marlène Sebbag, Vanessa Saab et Michel L pour leur aide précieuse qui m’a permis d’avancer dans ce projet et aujourd’hui de vous livrer ce témoignage.
V
Préface de Laetitia Schul
« La mort d’un tout-petit n’est pas une petite mort » 1 Docteur Maryse Dumoulin
Il n’y a pas de mots pour décrire la souffrance engendrée par la mort de son bébé. Et pourtant Pauline, maman de Victoire, décédée après sept jours de vie, les a trouvés, se lançant dans un véritable travail d’élaboration pour nous livrer son histoire. Les mots de Pauline rejoignent si justement la douleur indi-cible des parents amenés à vivre le deuil de leur tout-petit qu’ils nous propulsent au cœur de sa souffrance. La souffrance d’une femme submergée par cet amour maternel qu’elle vit pour la première fois.
Je suis entrée dans le récit de Pauline comme on pénètre dans un lieu sacré. À la fois dans un mouvement de recueillement, et en même temps émerveillée par la justesse de cet univers qu’elle nous fait visiter au fil des pages. J’ai pu percevoir et éprouver
1. HôpitalJeanne de Flandre, C.H.R.U. de Lille, France. Association « Nos Tout-Petits ». Site :nostoutpetits.org
VII
Elle s’appelait Victoire
toute la sincérité des émotions exprimées. J’ai été très humble-ment touchée par la beauté de son récit intime, bouleversant. Au travers de ce précieux témoignage, j’ai retrouvé les diffé-rents aspects du deuil périnatal qui révèlent à quel point il s’agit d’une épreuve singulière. En règle générale, l’attente et la venue d’un enfant inaugure une nouvelle ère dans la vie du couple: la parentalité, avec tous ses rêves et ses espoirs. Avant même de voir le jour, cette petite vie se voit généralement investie de beaucoup d’amour et de projets. Alors que les futurs parents sont en droit d’espérer que leur bébé vienne au monde sans souci et que ce dernier soit accueilli par la vie à bras ouverts, il arrive parfois que le destin les fasse basculer en enfer. Qu’il s’agisse d’une mort fœtalein utero, d’une interruption médicale de grossesse ou d’une mort survenant lors des premiers jours de vie, là où un avenir radieux devait se déployer sous leurs pieds, c’est une violente déchirure et un long chemin de deuil qui se dessine. Les équipes hospitalières sont de plus en plus conscientes de l’impact qu’une mort périnatale peut avoir sur l’ensemble d’une famille (parents, fratrie, grands-parents) et par conséquent de l’importance d’un accompagnement de qualité, en termes de transmission des informations, de temps, de coordination et de cohérence au sein des équipes… mais surtout d’humanité ! Les parents nous rapportent avec une précision terrible les paroles énoncées, les gestes et les regards qui les ont entourés à ce moment précis où s’amorce le travail de la perte. Du côté des parents, à l’annonce de la mort du fœtus ou du bébé, le temps s’arrête brutalement. Le psychisme humain
VIII
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