Eloge historique et philosophique de mon ami

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Le chien serait-il notre seul véritable ami ? Telle est la question que pose ce texte cocasse et attendrissant de Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814) dont on célèbre le bicentenaire cette année. L'homme des Lumières, qui créa la Ménagerie du Jardin des plantes, s'y joue avec bonheur de nos préjugés.
 
Publié le : mercredi 11 juin 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782743628499
Nombre de pages : 93
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Le chien seraitil notre seul véritable ami ? Telle est la question que pose cet opuscule cocasse et attendrissant de Bernardin de SaintPierre (1737 1814) qui brosse le portrait de son inséparable compagnon, un petit épagneul nommé Favori, et narre ses combats, ses amours et ses joies, de la naissance à sa fuite dans les tropiques. Derrière la parodie des éloges académiques et de la grandiloquence, lamoureux de la nature et homme des Lumières, qui créa la Ménagerie du Jardin des Plantes, se joue avec bonheur de nos préjugés de civilisés. Il propose un huma nisme ouvert à toutes les formes de vie, qui fait écho aux interrogations de notre époque.
Collection dirigée par Lidia Breda
Bernardin de SaintPierre
Éloge historique et philosophique de mon ami
Préfacé et annoté par Guillaume Métayer
Rivages poche Petite Bibliothèque
Préface
D ans un coin du Jardin des Plantes, le promeneur attentif découvre une statue inattendue : celle de Bernardin de Saint Pierre. Pourquoi un écrivain sentimental dans ce lieu dévolu aux sciences ? Que vient faire lauteur dePaul et Virginiedans cette arche de Noé en pleine ville ? Cest que Bernardin de Saint Pierre (17371814) dont nous célé brons cette année le bicentenaire
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de la disparition, ne peut pas être cantonné à la peinture des pas sions naissantes ni au pathos de lexotisme. Sa personnalité intel lectuelle, certes originale et fan tasque, fut dune grande étendue et dune grande richesse. Son Voyage à lÎle de France(1773) recueillait déjà nombre dobser vations stimulantes, de la zoo logie à la botanique, en passant par la critique sociale : on y trouve les pages les plus fortes et les plus belles jamais écrites contre lesclavage. La tradition veut que lon raille les « causes finales » quil croyait voir par tout, parfois sans grand discer nement, dans le vaste massif de sesÉtudes de la nature(1784).
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Certes, mais dans cette vraie fausse naïveté saccroît déjà une idéevisionnaire de lécologie, de lécosystèmeet des équilibres fondamentaux, ce que lécrivain a nommé, dans son langage poé tique, les « harmonies de la nature ». Bernardin de Saint Pierre tâtonne indubitablement, mais son effort pour promouvoir une autre conception du savoir que celle qui règne au siècle des Lumières fera école, du roman tisme à lévolutionnisme. Il tient lanalyse pour desséchante et lanatomie pour macabre et erro née dans son principe. Il cherche à promouvoir une vision den semble, où toutes les parties du
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