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Enquêter ou intervenir ? Effets des recherches socio-cliniques

De

Présentation de l'ouvrage : La présence du chercheur n’est-elle pas porteuse de dérangements aussi minimes soient-ils ? Les chercheurs qui contribuent à cet ouvrage partagent ce constat et construisent en conséquence leurs dispositifs de recherche. Plutôt que de chercher vainement à se faire les plus discrets ou transparents possible, plutôt que de se croire neutres ou objectifs, ils cherchent à tirer les conséquences méthodologiques, éthiques et épistémologiques du fait que leur travail de recherche intervient sur les pratiques et situations qu’ils étudient. Bien que venant d’origines nationales (France, Brésil, Canada) et théoriques (analyse institutionnelle, anthropologie sociale, psychanalyse, psychologie sociale et institutionnelle, santé collective...) différentes, ils adoptent des dispositifs qui associent les sujets (adolescents, parents, professionnels, malades...) de leurs recherches à la réalisation de celles-ci. Le fait qu’enquêter puisse aussi être intervenir n’est plus alors un problème à neutraliser mais une opportunité d’accéder à une analyse plus complexe des pratiques et situations sociales.

Auteur : Gilles Monceau est Professeur des universités au Laboratoire EMA, Université de Cergy-Pontoise. Il est co-président du Comité scientifique du réseau international interdisciplinaire « Recherche avec ». Il développe une démarche socio-clinique institutionnelle qu’il mobilise dans l’analyse des pratiques professionnelles en éducation, santé et action sociale et l’étude des dispositifs et politiques de la parentalité.

Contributeurs : Patricia Bessaoud-Alonso, Pascale Breugnot, Arnaud Dubois, Dominique Fablet, Cinira Magali Fortuna, Laurence Gavarini, Solange L’Abbate, Lucia Cardoso Mourão, Maria Livia do Nascimento, Tuany Nobre Soussume, Cláudia Maria Filgueiras Penido, Sébastien Pesce, Bruno Robbes, Roberta Carvalho Romagnoli, Anna Rurka, Marguerite Soulière, Silvia Tedesco.


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Enquêter ou intervenir ?

Effets de la recherche socio-clinique

 

Gilles Monceau (sous la dir.)

 

 

Champ social éditions

Présentation de l’ouvrage : La présence du chercheur n’est-elle pas porteuse de dérangements aussi minimes soient-ils ? Les chercheurs qui contribuent à cet ouvrage partagent ce constat et construisent en conséquence leurs dispositifs de recherche. Plutôt que de chercher vainement à se faire les plus discrets ou transparents possible, plutôt que de se croire neutres ou objectifs, ils cherchent à tirer les conséquences méthodologiques, éthiques et épistémologiques du fait que leur travail de recherche intervient sur les pratiques et situations qu’ils étudient. Bien que venant d’origines nationales (France, Brésil, Canada) et théoriques (analyse institutionnelle, anthropologie sociale, psychanalyse, psychologie sociale et institutionnelle, santé collective...) différentes, ils adoptent des dispositifs qui associent les sujets (adolescents, parents, professionnels, malades...) de leurs recherches à la réalisation de celles-ci. Le fait qu’enquêter puisse aussi être intervenir n’est plus alors un problème à neutraliser mais une opportunité d’accéder à une analyse plus complexe des pratiques et situations sociales.

Auteur :Gilles Monceau est Professeur des universités au Laboratoire EMA, Université de Cergy-Pontoise. Il est co-président du Comité scientifique du réseau international interdisciplinaire « Recherche avec ». Il développe une démarche socio-clinique institutionnelle qu’il mobilise dans l’analyse des pratiques professionnelles en éducation, santé et action sociale et l’étude des dispositifs et politiques de la parentalité.

Sommaire

Introduction

Première partie

Collaborations et tensions entre parents et professionnels. Un dispositif d'élaboration d'une parole audible

Les effets d’une recherche sur un dispositif d’analyse de pratiques professionnelles

Effet d’une recherche-intervention sur les relations d’une équipe de santé avec l’université

Intérêt de l’analyse des implications dans un dispositif de recherche : le cas d’un programme de lutte contre l’hypertension

Interférences entre université, équipe professionnelle et communauté.

Deuxième partie

Revisiter  les façons de voir et de traiter le décrochage scolaire, à l’occasion d’une enquête collaborative sur les partenariats éducatifs

Les effets  d'une pratique d'intervention au sein d'un établissement de protection des enfants

Les effets de l'analyse de l'implication dans le quotidien de travail en santé.

La voix des "acteurs faibles" dans les processus de production de connaissances

Tensions et effets de positionnement éthique dans une recherche avec des adolescents

Troisième partie

Analyser les pratiques des professionnels de la protection de l’enfance, entre recherche et intervention

Analyse Institutionnelle et Santé Collective au Brésil : effets d’une articulation théorique

Autonomie des acteurs, rhétorique délibérative et initiation de l’agir

L'orientation éthique de la recherche socio-clinique

Conclusion

Les auteurs

 

À Dominique Fablet

 

Introduction

 

Les effets des recherches de type socio-clinique : questionnement pour la « Recherche avec »

Gilles MONCEAU

 

Il existe, en sciences sociales, différentes traditions de recherche qualitative mettant en présence effective (physique) les chercheurs et les sujets de leurs recherches, c’est-à-dire les personnes les plus directement concernées par celles-ci. De la démarche d’enquête participation, initiée par la « Social Survey » (comme celle menée à Pittsburgh au début du vingtième siècle) (Savoye, 1994) aux différents modèles de recherche-action (Les chercheurs ignorants, 2015), recherche collaborative (Desgagné, 1997 ; Bourassa et Boudjaoui, 2012) et recherche-intervention (Marcel, 2015) élaborés dans divers cadres théoriques (sociologiques, psychosociologiques, psychologiques ou psychanalytiques), une place est donnée aux sujets dans des dispositifs de recherche qui portent sur des objets qui les concernent.

Certaines pratiques ethnographiques et la plupart des pratiques se qualifiant de « cliniques » (Ardoino, 1989) reconnaissent désormais l’intérêt de tirer des conséquences méthodologiques et épistémologiques, et non seulement éthiques, du fait que leurs objets de recherche impliquent des sujets humains. L’interrogation du cadre éthique et de ses variations en fonction des pays et des disciplines reste cependant une préoccupation majeure (Colinet & Friche Passos, 2015).

Interdisciplinaire et international

Cet ouvrage collectif consacré aux effets des recherches de type socio-clinique prolonge les travaux d’un symposium international (Brésil, Canada et France) organisé dans le cadre du congrès de recherche en éducation AREF 2013 qui s’est déroulé fin août 2013 à l’Université Paul Valéry de Montpellier. La réflexion a également été enrichie par les travaux du premier symposium « Recherche avec » qui s’est tenu à l’Université d’Ottawa (Canada) en mai 2014 puis d’un second qui a eu lieu en avril 2016 à l’Université Fédérale Fluminense (Brésil). Les échanges ont donc pu se poursuivre dans des espaces et des temps propices au développement d’une meilleure interconnaissance et de nouvelles collaborations.

Le symposium initial de Montpellier puis les deux suivants (Ottawa et Niteroï), nous ont donc permis de développer une analyse collective réflexive sur les pratiques de recherche lorsqu’elles ont la préoccupation d’associer ceux qu’elle concerne. Ce faisant, nous interrogeons les rapports entre recherche, formation et intervention.

Si j’avais invité des collègues appartenant à différentes disciplines universitaires (sciences de l’éducation, sciences infirmières, sociologie, psychologie et anthropologie) et venant de différents pays (Brésil, Canada, France), c’est qu’au-delà de leurs différences j’avais perçu dans leurs pratiques de la recherche des interrogations communes aux plans épistémologique, éthique et méthodologique. Le fait que tous les participants soient des enseignants chercheurs impliqués dans des formations supérieures professionnalisantes (principalement pour enseignants, formateurs d’adultes, psychologues, travailleurs sociaux et professionnels de santé) a contribué aux rapprochements. Cette observation est renforcée par le fait qu’ils forment aux niveaux master et doctorat des étudiants disposant souvent déjà d’une expérience professionnelle importante. Nous nommons ces étudiants des praticiens-chercheurs parce qu’ils mènent leurs recherches en se reconnaissant impliqués sur le terrain de celles-ci. On observera d’ailleurs, au fil des différents chapitres, toute la difficulté mais aussi toute la richesse analytique produite par les positions enchevêtrées de ces praticiens qui deviennent aussi chercheurs (Kohn, 2002).

Maryan Lemoine (Université de Limoges) et Bruno Robbes (Université de Cergy-Pontoise) avaient accepté d’être les discutants du symposium de Montpellier. Ils l’ont fait avec rigueur et précision, incitant les différents auteurs à avancer plus encore dans leurs analyses.  Par leurs retours, ils ont confirmé la transversalité des préoccupations malgré l’hétérogénéité des champs de recherche (éducation, santé, social). Bruno Robbes a accepté de compléter son engagement dans ce travail collectif en rédigeant un chapitre conclusif qui propose une analyse serrée des enjeux épistémologiques des travaux présentés. Il montre ainsi quels sont les effets de ces recherches sur la production scientifique

Nouvelle donne ou nouvelle mode ?

Avec la publication de cet ouvrage et plus largement avec les travaux du réseau « Recherche avec », nous souhaitons développer une réflexion critique de fond au moment où les qualificatifs « collaboratif »,  « partenarial »,  « participatif », « coopératif »... connaissent un regain d’intérêt dans les recherches en sciences sociales. Nous observons que se développent parallèlement des discours parfois aussi idéologiques que normatifs, voire prescriptifs, pour les promouvoir comme des indicateurs de démocratisation et d’augmentation de l’utilité sociale de la pratique scientifique, ceci dans un contexte de raréfaction des ressources financières. Les transformations politiques et économiques en cours, génèrent de l’inquiétude et de l’incertitude mais elles voient aussi s’affirmer des modalités d’action publique faisant davantage appel à la participation des citoyens que ce soit en tant que professionnels ou qu’usagers. Chacun de nous se doit d’être autonome dans ses choix et responsable de ses actes et de son devenir afin de contribuer aux fonctionnements d’institutions dont nous sommes désormais des acteurs après en avoir été les usagers ou les bénéficiaires (Cantelli & Genard, 2008). Il est alors frappant d’observer comment les revendications à être mieux entendu et pris en compte par les institutions éducatives, sanitaires et sociales se trouvent, depuis le début des années 2000, transformées en retour en injonctions à s’impliquer dans ces mêmes institutions.

Il en va désormais de même dans les pratiques de recherche où la participation des sujets est recherchée au point de devenir, dans certains cas, une condition de financement. Des chercheurs brésiliens en santé collective, contributeurs de cet ouvrage, donnent différents exemples de cette nouvelle complexité qui brouille les repères traditionnels. Ainsi, après avoir milité pour démocratiser la vie institutionnelle en associant professionnels et usagers à l’analyse de leurs dynamiques, il devient nécessaire de penser l’institutionnalisation en cours d’une quasi-obligation de participation. 

Enquêter auprès d’un groupe social dans un établissement, sur un territoire ou plus largement dans une institution, déjà connu du chercheur ou non, c’est nécessairement y produire des effets aussi modestes soient-ils (Monceau 2013). Nous pensons alors à ces anthropologues qui, menant leurs enquêtes sur des terres éloignées, en viennent à prendre conscience de leurs propres limites, de leur propres présupposés, en se confrontant à d’autres humains qui, malgré un statut politique inférieur, résistent simultanément à l’enquête et au colonisateur en se dissimulant derrière des comportements et rituels attendus par l’enquêteur. C’est ainsi, par exemple, que Michel Leiris finit par s’interroger sur ces simulacres que lui présentent les Dogons, trop conformes  pour être authentiques (Leiris, 1934). Plus près de nous, Jeanne Favret Saada enquêtant sur la sorcellerie dans le bocage de Mayenne nous montre que c’est en  lui attribuant une place de désenvoûteuse  dans le système de places de la sorcellerie que les « enquêtés » lui donnent accès à sa compréhension  (Favret Saada & Contreras, 1977). Plus récemment, en sciences de l’éducation mais toujours selon une démarche ethnographique, Stéphanie Rubi ou Tristana Pimor parviennent à se faire accepter respectivement par des jeunes filles « violentes » (2005) et par des « zonards » (2014) et parviennent ainsi à produire de nouvelles connaissances sur ces groupes sociaux aussi spectaculaires que méconnus.

Mais la difficulté à accéder aux données, apparait aussi avec des groupes sociaux que l’on serait tenté de considérer comme moins fermés. Ainsi, lors de son enquête sur la cour de récréation d’école maternelle, Julie Delalande doit composer avec des pratiques et des discours enfantins qui ne se laissent pas approcher facilement (Delalande, 2001). Enfin, les travaux de l’anthropologue Marguerite Soulière permettent de penser le lien entre ces approches ethnographiques et les recherches socio-cliniques. Elle intègre ainsi à sa recherche sur la construction identitaire des adolescents garçons la production de films vidéos réalisés  avec ces mêmes adolescents (Soulière, 2013).

Dans ces situations d’enquête qui ne se présentent pas explicitement comme socio-cliniques, la présence de l’enquêteur génère des effets utiles à la recherche. Ceux-ci sont à la fois des obstacles et des ressources pour accéder à la connaissance de la population enquêtée. C’est en modifiant la situation initiale (celle dont le chercheur était absent) qu’il devient possible de mieux la comprendre (en y prenant place et en interagissant) (Monceau, 2005). Qu’il le veuille ou non, la présence de l’enquêteur ne laisse pas son terrain inchangé. Sa simple présence transforme les comportements observés. Les observés eux-mêmes ne manquent pas d’ajouter à leurs pratiques ordinaires celle d’observer l’observateur (Kohn & Nègre, 1993).

Inversement, l’ethnopsychiatre Georges Devereux attirait déjà l’attention à la fin des années 1960 sur la manière dont l’ethnologue construit son dispositif comme une protection contre les perturbations que suscite chez lui ce qu’il observe (Devereux, 1981). Le dispositif de recherche est alors décrit comme un dispositif contre transférentiel dont la fonction principale est de protéger le chercheur. Pour Devereux, c’est bien parce que le chercheur est psychiquement affecté par ses observations, qu’il peut et doit élaborer un contre transfert susceptible à la fois de l’en défendre et de lui faire gagner en compréhension des  comportements observés.

S’il y a bien une nouvelle donne politique, intégrant de nouvelles formes de gestion découlant du Nouveau Management Public, les pratiques de recherche associant les sujets de la recherche à la réalisation de la recherche elle-même ne sont pas nouvelles. S’il y a effet de mode, il est sans doute généré par les nouvelles opportunités de financement de la recherche. L’avenir nous dira si ces nouvelles donne et mode sont passagères ou bien si elles participent d’un processus durable d’institutionnalisation sur lequel les chercheurs doivent rester vigilants.

Socio-clinique

Le psychologue social Jean Maisonneuve définissait les impératifs de la démarche socioclinique (sans tiret) de la manière suivante :

« Toute enquête sur le terrain, qu’elle soit ou non participante, qu’elle s’effectue dans le cadre d’une collectivité locale, d’une organisation, d’un groupe restreint ou auprès de personnes représentatives de ces milieux, ou encore de déviants avérés, requièrent donc un double souci. D’une part un examen très attentif des interactions dans le champ où elles surviennent ; d’autre part la recherche des sens de ces processus : sens vécu par les acteurs mais aussi souvent sens inconscient, relié à des affects et à des valeurs personnelles et collectives. » (Maisoneuve, 1950, 2004). Cette attention portée aux interactions et au sens que les acteurs donnent à leurs pratiques est partagée par les auteurs contribuant à cet ouvrage.

Dans la suite des travaux de Maisonneuve, le chercheur en éducation familiale Dominique Fablet précise l’objet des recherches socio-cliniques (avec un tiret) pour son propre champ de recherche : « Dans les recherches socio-cliniques il s’agit en effet d’appréhender les modes de fonctionnement et les pratiques éducatives spécifiques des organisations, établissements et/ou services, investigués. » (Fablet, 2004, p.45). Il conseille pour cela d’avoir recours à des entretiens, à des observations participantes en tenant un journal de bord et à l’analyse de documents collectés sur le terrain. Il donne aussi une place importante à la restitution qui « constitue en elle-même une source d’informations précieuse pour les chercheurs puisqu’ils ont ainsi accès à une série d’indications complémentaires qui viennent confirmer ou parfois infléchir leurs interprétations quant aux dynamiques collectives spécifiques des différents établissements. »(Fablet, 2004, p. 47).

Enfin, plus récemment, l’ouvrage L’analyse institutionnelle des pratiques. Une socio-clinique des tourments institutionnels au Brésil et en France (Monceau, 2012) associait des chercheurs brésiliens et français pour montrer l’intérêt qu’il y a à prendre en compte les dynamiques institutionnelles contemporaines dans l’analyse des pratiques localisées. La perspective selon laquelle les institutions ne sont pas « au-dessus » des individus et des pratiques mais « au-dedans » est également adoptée dans le présent ouvrage.

L’analyse institutionnelle

Les auteurs de cet ouvrage ne se réfèrent pas tous principalement à l’analyse institutionnelle. Cependant, celle-ci en constitue une influence théorique importante qui se manifeste chez tous par la prise en compte des dimensions institutionnelles. L’analyse institutionnelle propose des outils théorico-méthodologiques utiles à la conduite de telles recherches : analyse de la commande, des demandes, des implications et de la transversalité ainsi que le travail des analyseurs et des modalités de restitution. Ceux-ci sont mobilisés dans l’ouvrage par la plupart des auteurs. Le concept d’implication étant, par exemple, couramment convoqué pour penser les méthodologies du travail « de terrain » (Lourau, 1988).

Les différents chapitres croisent des modalités de recherche qui, dans différents champs (éducation, santé, social), en France, au Brésil et au Canada, intègrent explicitement la subjectivité des sujets dans le processus de recherche. Cette orientation suppose la construction de dispositifs collectifs et assume un effet de transformation sur les pratiques sociales étudiées. Enquêter c’est alors intervenir.

Notre objectif scientifique étant principalement d’analyser la manière dont les pratiques de recherche transforment les situations étudiées, les contributions explicitent d’une part l’effet d’intervention résultant du travail d’enquête et d’autre part le type de connaissances produites par ce type de recherche. 

Rompant avec la tradition de neutralité et de distance, les démarches socio-cliniques assument l’implication et la proximité des chercheurs sur les terrains où ils effectuent leurs travaux. L’analyse de leurs effets méthodologiques, épistémologiques, éthiques et politiques ouvre nécessairement à l’interrogation critique de la recherche contemporaine en sciences sociales.

Effets de la méthode de recherche sur le travail avec les sujets et réciproquement