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Entre les mots

De
107 pages
Entre les mots est, comme son titre le suggère, une autobiographie lacunaire. Le lecteur friand de confidences risque d'être quelque peu déçu. Ce texte n'a pas non plus été écrit dans l'idée de fournir un document, encore un, à l'histoire de la Shoah. J'ai souhaité y suivre le parcours affectif et événementiel d'un couple et d'une fillette survivants qui, en apparence, ont eu plus de chance que d'autres. Et pourtant… Pour qui voudra bien y prêter attention, l'essentiel de cette tragédie juive du XXe siècle se cache « entre les mots ».
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Entre les mots

Thérèse Malachy-Krol
Entre les mots
















COLLECTION
TÉMOIGNAGES DE LA SHOAH


Le Manuscrit
www.manuscrit.com © Éditions Le Manuscrit, 2006
20, rue des Petits-Champs
75002 Paris
Téléphone : 08 90 71 10 18
Télécopie : 01 48 07 50 10
www.manuscrit.com
contact@manuscrit.com
ISBN : 2-7481-8399-1 (pour le fichier numérique)
ISBN 13 : 9782748183993 (pour le fichier numérique)
ISBN : 2-7481-8398-3 (pour le livre imprimé)
ISBN 13 : 9782748183986 (pour le livre imprimé)
La Collection « Témoignages de la Shoah »
de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah


Avec la collection « Témoignages de la Shoah », réalisée en
partenariat avec les éditions Le Manuscrit, la Fondation
souhaite conserver et transmettre vers un large public la
mémoire des victimes et des témoins des années noires des
persécutions antisémites de 1933 à 1945.
Aux nombreux ouvrages déjà parus, la Fondation espère
ainsi ajouter les récits de celles et ceux dont les voix sont
restées jusqu’ici sans écho : souvenirs souvent enfouis au
plus profond des mémoires individuelles ou familiales, récits
parfois écrits mais jamais diffusés, témoignages publiés au
sortir de l’enfer des camps, mais disparus depuis trop
longtemps des rayons des bibliothèques.
Si quelqu’un seul ne peut décrire l’indicible, la multiplicité
des récits peut s’en approcher.
En tout cas, c’est l’objectif que s’assigne cette collection à
laquelle la Fondation, grâce à son Comité de lecture
composé d’historiens et de témoins, apporte sa caution
morale et historique.
Face à une actualité où l’instrumentalisation des conflits
divers tend à obscurcir, confondre et banaliser ce que fut la
Shoah, cette collection permettra aux lecteurs, chercheurs et
étudiants de mesurer la spécificité d’une persécution extrême
dont les uns furent acteurs, les autres complices, et face à
laquelle certains restèrent indifférents et les autres héroïques.
Puissent ces ouvrages inspirer à leurs lecteurs le rejet de
l’antisémitisme et de toute autre forme d’exclusion, et l’esprit
de fraternité.

Simone VEIL
Présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah
(septembre 2004)
7Comité de lecture de la collection

Président : Serge Klarsfeld
Membres : Olivier Coquard, Gérard Gobitz,
Katy Hazan (OSE), Dominique Missika,
Denis Peschanski, Paul Schaffer

Responsable de la collection : Philippe Weyl

Dans la même collection
Murmures d’enfants dans la nuit, de Rachel Chetrit-Benaudis.
Auschwitz, le 16 mars 1945, d’Alex Mayer.
Dernière Porte suivi de 50 ans après, une journée à Auschwitz,
de Claude Zlotzisty.
À la vie ! Les enfants de Buchenwald, du shtetl à l’OSE,
de Katy Hazan et Éric Ghozlan.
J’ai eu douze ans à Bergen-Belsen, d’Albert Bigielman.
Matricule A-16689. Souvenirs de déportation d’un enfant de
treize ans (mai 1944 - mai 1945), de Claude Hirsch.
Jamais je n’aurai quatorze ans, de François Lecomte.
Sali, de Salomon Malmed.
Journal d’un interné. Compiègne, Drancy, Pithiviers. 12 décembre
1941 – 23 septembre 1942. Journal (volume I), Souvenirs
et lettres (volume II), de Benjamin Schatzman.
Trois mois dura notre bonheur. Mémoires 1943-1944,
de Jacques Salon.
Vies interdites, de Mireille Boccara.
Retour d’Auschwitz. Souvenirs du déporté 174949, de Guy Kohen.
Le Camp de la mort lente, Compiègne 1941-1942,
de Jean-Jacques Bernard.
Mille jours de la vie d’un déporté qui a eu de la chance,
de Théodore Woda.
Évadée du Vél’ d’Hiv’, d’Anna Traube.
Journal de route, 14 mars-9 mai 1945, de Jean Oppenheimer.
Mes vingt ans à l’OSE, 1941-1961, de Jenny Masour-Ratner.
J’avais promis à ma mère que je reviendrai, de Moniek Baumzecer.
Aux frontières de l’espoir, de Georges Loinger et Katy Hazan.
De Drancy à Bergen-Belsen 1944-1945. Souvenirs rassemblés d’un enfant
déporté, de Jacques Saurel.
THÉRÈSE MALACHY



Biographie
de
Thérèse Malachy née Krol







1935 Naissance à Lodz (Pologne) de Tauba-Ceira
(Thérèse) Krol. Elle est la fille unique d’Avraham
Krol et de Sara-Chana (Andzia) Lewinzon mariés
dans la même ville deux ans et demi plus tôt, le
13 février.
Son père, né en 1912 également à Lodz, est le fils
de Mordechaï Nissan Krol (grand rabbin,
fonctionnaire d’État et juge en matière
religieuse), issu d’une longue lignée rabbinique
qui remonte au Maharal de Prague et de Saül
Wahl (roi d’un jour du royaume de Pologne,
1587). La mère d’Avraham est la fille unique de
Yaakov et de Dina Rotenberg.
Sa mère, Sara-Chana Lewinzon, est née à
Varsovie (Pologne) en 1913. Elle est la fille de
Moshe Shlomo Lewinzon, fils du grand rabbin
Izhak Hersh Lewinzon et d’Esther Gutter, fille
de l’industriel Izhak Meir Gutter, fabricant des
vins kasher Zlote Grono.
9ENTRE LES MOTS BIOGRAPHIE DE THÉRÈSE MALACHY NÉE KROL
er1939 1 septembre, invasion de la Pologne par les
armées nazies. En conséquence, la France et le
Royaume-Uni déclarent la guerre à l’Allemagne
deux jours plus tard.

1940 Les familles Krol et Lewinzon quittent Lodz et
vont s’installer à Varsovie, dans le ghetto, partie
de la ville destinée aux juifs.

1943 Thérèse et sa mère sont cachées en zone
« aryenne » sous de faux noms.

Avraham Krol prend part à l’insurrection du
ghetto qui débute le 19 avril. Il survit et rejoint sa
femme et sa fille.

La famille est chassée et parvient à s’abriter
chez une famille polonaise à Grochov, banlieue
de Varsovie. Tous les autres membres de la
famille Krol et Lewinzon sont déportés à
Treblinka.

1944 Août : soulèvement des Polonais de Varsovie.
Thérèse et ses parents retournent à Varsovie, se
réfugient dans une maison bombardée. Son père
fait une chute de trois étages : il en réchappe
avec de multiples fractures et gardera les
séquelles de sa fracture du col du fémur.

1945 17 janvier : l’armée soviétique entre à Varsovie
détruite.

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