Etty Hillesum écrivain

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Pour Jeanne-Marie Clerc, la publication, en novembre 2008, des écrits d'Etty Hillesum, Journaux et lettres 1941-1943, fut l'occasion d'une mission à accomplir à l'égard d'Etty. Ainsi, cet ouvrage montre que malgré l'interruption dramatique de son oeuvre, celle qu'elle nous avait léguée manifestait toutes les qualités d'un grand écrivain. Une forme d'art poétique originale, une écriture singulière qui nous livre l'un des plus beaux témoignages sur l'époque tragique de l'histoire des Juifs d'Europe.
Publié le : jeudi 1 novembre 2012
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EAN13 : 9782296509092
Nombre de pages : 258
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Jeanne-Marie CLERC
Écrire avant Auschwitz
Jeanne-Marie CLERC
Etty Hillesum écrivain Écrire avant Auschwitz
ETTY HILLESUM ÉCRIVAIN Écrire avant Auschwitz
Du même auteur aux Éditions L’Harmattan : Assia Djebar. Écrire, transgresser, résister, 1997.(avec Liliane Nze)Le Roman gabonais et la symbolique du silence et du bruit, 2008. © L’Harmattan, 2012 5-7, rue de l’École-polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-336-00564-5 EAN : 9782336005645
Jeanne-Marie CLERCETTY HILLESUM ÉCRIVAIN Écrire avant Auschwitz
Critiques Littéraires Collection dirigée par Maguy Albet Dernières parutions Ali ABDOU MDAHOMA,Le roman comorien de langue française,2012. Mehana AMRANI,La poétique de Kateb Yacine. L’autobiographie au service de l’Histoire, 2012. Tommaso MELDOLESI,Textes et poèmes autour de l’accident ferroviaire de Meudon, 1842. Une poésie de la catastrophe, 2012. Jean-Louis CLUSE,Saint-John Perse, le poète en ses miroirs. Le même, l’autre et le multiple, 2012. Mamadou KALIDOU BA,Nouvelles tendances du roman africain francophone contemporain (1990-2010). De la narration de la violence à la violence narrative,2012. S. SEZA-YILANCIOGLU (dir.),Nedim Gürsel. Fascination nomade, 2012.Myriam TSIMBIDY et Aurélie REZZOUK (sous la dir. de),La jeunesse au miroir. Les pouvoirs du personnage, 2012. Richard Laurent OMGBA et Désiré ATANGANA KOUNA (dir.), Utopies littéraires et création d’un monde nouveau, 2012. Jean-Louis CORNILLE,Les récits de Georges Bataille. Empreinte de Raymond Roussel, 2012. Samia SELMANI,Romans francophones et représentations du féminin, 2012. Laurence OLIVIER-MESSONNIER,Guerre et littérature de jeunesse (1913-1919). Analyse des dérives patriotiques dans les périodiques pour enfants, 2012. Ali CHIBANI,Tahar Djaout et Lounis Aït Menguellet. Temps clos et ruptures spatiales, 2012. Alexandru MATEI,Jean Echenoz et la distance intérieure, 2012. Mohammed-Salah ZELICHE,Mohammed Dib, L’homme épris de lumière, 2012. Claude Herzfeld, Stendhal, La Chartreuse de Parme. Héroïsme et intimité, 2012. Titaua Porcher-Wiart,Pierre Jean Jouve, Mystère et sens dans l’œuvre romanesque,2012.
À Marthe Molinari, en remerciement pour sa relecture attentive et minutieuse
AVANT-PROPOS Pour les lecteurs qui connaîtraient mal l’œuvre d’Etty Hillesum, on a cru utile de faire précéder cet essai d’une courte biographie permettant de situer les événements auxquels il est fait allusion. Etty (Esther) Hillesum est née en Hollande, à Middleburg le 15janvier 1914. À l’âge de 10ans, elle s’installe avec sa famille dans la petite ville de Deventer. Son père, Lévie Hillesum, est professeur au lycée, où il enseigne les langues classiques. Sa mère Riva (Rébecca), est une juive d’origine russe dont la famille a fui les persécutions en Russie. Etty a deux frères : Jacob (Jaap), né le 27 janvier 1916, et devenu étudiant en médecine, et Michael (Mischa) né le 20 septembre 1920, --enfant prodige devenu pianiste virtuose, célèbre au point que le chef d’orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam, Willem Mengelberg, intervint sans succès en sa faveur pour lui éviter le départ pour Auschwitz, alléguant ses dons exceptionnels. Etty est donc l’aînée d’une famille de trois enfants et elle a grandi, comme ses deux frères cadets, dans une ambiance étrangère à toute référence religieuse et parfaitement adaptée à la modernité européenne de la première moitié e du xx siècle. Etty décrit son père comme une sorte d’agnostique qui, devant l’impossibilité de résoudre les énigmes de la vie, se serait réfugié dans la réflexion philosophique. D’ailleurs, le père d’Etty travaillait le samedi, signe de son intégration à la société ambiante. Toutefois, Etty mentionne à deux reprises, alors que ses parents sont internés au camp de Westerbork, que son père étudie la Torah à travers une demi-douzaine de versions en français, en grec, en hébreu et en néerlandais, qu’il s’amuse à comparer les unes avec les autres, discutant avec
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