Evaluer l'évaluation

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Près d’un an après, les questions traitées lors du colloque « Évaluer l’évaluation » organisé par l’Iréa en novembre 2008 sont toujours d’actualité. Les six tables-rondes qui ont rassemblé plus de vingt experts internationaux, universitaires, hauts fonctionnaires, chefs d’établissement, enseignants, français et étrangers, ont abordé des sujets qui sont plus que jamais en débat à l’École, dans l’enseignement supérieur et dans le monde de la recherche. Il y est question de la qualité des travaux d’évaluation, de ce qu’ils peuvent apporter en matière de connaissance de ce que savent les élèves et les étudiants, de ce qu’ils disent quant à l’efficacité des politiques éducatives et de recherche.
Publié le : jeudi 10 septembre 2009
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EAN13 : 9782304029802
Nombre de pages : 241
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Évaluer l’évaluation
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Sous la coordination de Jean-Claude Emin et Jean-Luc Villeneuve
Évaluer l’évaluationActes du colloque organisé par l’Iréa Auditorium de la Mairie de Paris vendredi 28 et samedi 29 novembre 2008Éditions Le Manuscrit Paris
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© Éditions Le Manuscrit, 2009 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-02980-2 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304029802 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-02981-9 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304029819 (livre numérique)
AVERTISSEMENT
La coordination de cet ouvrage a été assurée par Jean-Claude Emin et Jean-Luc Villeneuve. La plupart des textes de ces Actes reprennent les interventions des participants aux tables rondes. Dans quelques cas, il s’agit de synthèses des interventions, établies en accord avec leurs auteurs. Nous remercions : - Les membres du conseil scientifique et du conseil d’administration de l’Iréa qui ont contribué à la réussite du colloque, - La Mairie de Paris, - Florence Mabon, - Marie-Thérèse Nolais qui a largement contribué à la réalisation de cet ouvrage. La publication de ces Actes a été réalisée avec l’aide du ministère chargé de la recherche.
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ACCUEIL
par Jean-Louis MISSICAMaire Adjoint de Paris, Responsable de l'innovation et de la recherche dans les Universités C’est un très grand plaisir pour moi de venir ici, à la Mairie de Paris, pour plusieurs raisons. Je vais commencer par les raisons les plus personnelles : je suis un vieux militant. Lorsque j'étais beaucoup plus jeune j'ai travaillé avec Edmond Maire, j'étais un de ses proches collaborateurs. Nous avons fait ensemble de la recherche, d'ailleurs je vois que cette tradition de faire de la recherche, des colloques scientifiques est solidement implantée à la CFDT. Je parle pour les plus âgés parmi vous, ce sont des choses que vous avez peut-être vécues et avec Edmond et quelques camarades, Philippe Lemoine, Dominique Volton et d'autres, nous avions travaillé avec les fédérations ou les unions régionales sur des sujets très précis qui avaient donné lieu à la publication de deux ouvrages qui avaient eu un certain retentissement à l'époque. Le premier s'appelait « Les dégâts du progrès » et le second « Le tertiaire éclaté » et on étudiait l'impact des technologies, on était dans les années 80 et le passage de la société industrielle à la société postindustrielle,
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Accueil
dans le second ouvrage. J'ai été un militant du Sgen-CFDT puisque je l'ai représenté au conseil d'université de Paris Dauphine qui était mon université à l'époque. Vous voyez que j'ai l'impression d'être un peu en famille en étant ici, et, lorsqu'on m'a proposé d'ouvrir ce colloque, j'ai dit oui tout de suite car les souvenirs de jeunesse sont quand même puissants. Et je crois que c'est important que les organisations syndicales animent, participent au débat intellectuel et scientifique, au débat politique, et de ce point de vue là, le thème que vous avez choisi pour votre manifestation me paraît tout à fait essentiel, celui de l'évaluation. C'est vrai que les organisations publiques, et plus particulièrement les institutions d'enseignement, doivent rentrer dans une culture de l'évaluation mais entrer dans une culture de l'évaluation ne signifie pas nécessairement y entrer de façon naïve. Il faut être capable de savoir quelles sont les forces mais aussi les limites de l'évaluation et il faut aussi se rendre compte que l'évaluation ne suffit pas, elle a du sens si elle intervient dans le cadre de politiques ou sur des objectifs clairement identifiés. Pour faire une bonne évaluation il faut pouvoir évaluer des choses qui ne sont pas floues, qui ne sont pas ambigües. Nous avons vu récemment des crises de l'évaluation. Nous en vivons une actuellement en direct, les agences de notation ont donné le triple A aux subprimes et autres produits dérivés et on a bien vu ce que pouvait donner des pratiques d'évaluation mal contrôlées, mal surveillées, le fait que l'on n’avait pas la possibilité d'évaluer correctement les évaluateurs et puis, bien évidemment, la proximité entre les évaluateurs et les évalués qui est l'un des dangers
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