Evaluer les psychoses

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Les états psychotiques posent aux équipes soignantes et à la société des problèmes de grande ampleur : problème de leur description, de leur compréhension, de leur traitement, de leur évolution, et de l’évaluation des méthodes de soin. Les troubles psychotiques sévères durables nécessitent de longues périodes de soins. Prises dans l’action quotidienne, les équipes de soins ne peuvent que difficilement se faire une idée globale du « point » où en est chaque patient. Afin de mieux connaître le malade, de préciser la clinique, d’enrichir les perspectives de traitement, de procéder à des évaluations, voire de réévaluer le pronostic, les auteurs ont mis au point une méthode de description et d’évaluation clinique et psychopathologique des états psychotiques, la COP 13 (Clinique Organisée des Psychoses). Intuitive et accessible à tous les soignants tout en étant très complète, elle conjugue les ressources de la clinique psychiatrique, de la psychopathologie psychanalytique, et les enseignements de la psychiatrie de secteur.
Publié le : mercredi 23 février 2011
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EAN13 : 9782100562282
Nombre de pages : 224
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Remerciements

Le long travail de développement de cet outil a bénéficié de la collaboration soutenue d'un groupe important de collègues, psychiatres et souvent psychanalystes. Leur contribution à la vie du groupe de recherche, leur soutien, leurs remarques, critiques et suggestions se sont fondus dans l'ensemble présenté ici.

Nos remerciements vont aux docteurs J. Azoulay, D. Deyon, M. Hayat, F. Taright, D. Bochereau , C. Spiesser, E. Rappard, I. Bretenoux, J. Chambrier, L. Cohen, C. Joubert, P. Jeanneau-Tolila, F. Deschamps, P. Paini ainsi qu'à Mme C. Aguillela, Mme G. Viennet, et à Mr J.-M. Bena,.

Un travail de longue haleine comme celui-ci a besoin d'encouragements réguliers et de confrontations vivantes. C'est ce que nous ont offert les collègues qui nous ont reçus dans leurs services. Nos remerciements vont aux docteurs M. Hayat, G. Vidon, M. Habib, B. Rougier, D. Destal, P. Chaltiel, A. Junod, A. Munnich, C. Bonnet, D. Widlöcher.

Nous remercions le Pr J. Fermanian et Mme D. Barateau pour leur contribution aux analyses statistiques réalisées. Celles-ci ont bénéficié d'un financement de la Fondation Lilly animée par le Pr J.-P. Olié.

Madame Karine Bryon a assuré pendant de longues années notre secrétariat avec patience, minutie, sérieux et gentillesse.

L'Association de Santé Mentale du 13e a apporté son soutien dans différentes circonstances, et l'esprit d'émulation scientifique qui y règne a été un stimulant précieux.

Nous exprimons notre gratitude au Docteur Jacques Azoulay dont l'expérience de la pathologie psychotique s'est développée en même temps que l'expérience de secteur de l'ASM13. Il a été une source constante d'inspiration. Son humanité, son engagement psychothérapique auprès des malades, et ses efforts de formalisation de sa pensée clinique infiltrent la totalité du présent ouvrage.

Notre affection et nos vifs remerciements à Année, Évelyne et Hélène qui ont accompagné nos travaux avec patience et tendresse.

Partie 1

Contexte

Chapitre 1. La nécessaire révision de la clinique des psychoses

Chapitre 2. L'atelier de la COP 13®

Chapitre 1

La nécessaire révision de la clinique des psychoses

Victor Souffir

Avant que les dépressions n'occupent le devant de la scène, les états psychotiques ont été la préoccupation majeure de la psychiatrie du xxe siècle. Ce que nos prédécesseurs appelaient « délire » et que nous appelons « psychoses » n'a jamais cessé d'être au cœur des problèmes théoriques et pratiques, moraux et sociaux de la psychiatrie.

L'éclosion d'un état psychotique doit toujours être considérée avec gravité, d'autant que les psychoses ont une origine et un génie évolutif qui nous échappent. Aucune équipe psychiatrique n'est à même de prévoir quelle sera la situation psychologique d'un patient dans les cinq ans qui suivent son entrée dans un état psychotique.

À partir des années soixante, l'ouverture des asiles, le développement de l'exercice de la psychiatrie en dehors du milieu hospitalier, l'immense apport des neuroleptiques ont permis de grands progrès. Ces malades qui autrefois peuplaient désespérément des lieux désolés pouvaient dorénavant vivre plus normalement. Les équipes de soins ont ainsi eu la possibilité d'entrer en contact de manière différente avec ces patients et de se forger une nouvelle expérience de la relation avec eux.

Et pourtant où en sont nos connaissances sur les psychoses et leur traitement ? Pourquoi leur survenue à ce moment-là ? pourquoi cette forme ? quel devenir prévisible ? quelles mesures concrètes doivent-elles être prises pour préserver l'avenir du malade ? L'évolution d'un état psychotique a de telles répercussions individuelles, familiales, sociales et économiques que certaines équipes psychiatriques ont tenté, depuis plusieurs années, des interventions thérapeutiques massives de plus en plus précoces pour tenter de contenir le potentiel destructeur des psychoses[1]. René Diatkine disait souvent que pour lui, tout le sens du développement de la psychiatrie infantile était de prévenir la survenue d'une schizophrénie.

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