Eveil de conscience

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Ce livre s’adresse à toutes les personnes qui se posent des questions sur la raison de leur existence et qui ne savent pas comment trouver des réponses.
La première partie concerne l’analyse de soi, afin de mieux se connaître. La deuxième est consacrée au respect de la nature sous toutes ses formes et à l’amour d’autrui. La troisième partie présente des pistes de réflexions au sujet de notre relation avec le monde spirituel. Elle permet de s’interroger sur l’après-vie et le devenir de l’âme.
Ce livre invite à réfléchir au but de la vie sur Terre. C’est en cherchant à comprendre que l’ouverture de conscience se fait progressivement. Chacun peut trouver ses propres réponses et forger ses convictions personnelles.


Publié le : jeudi 15 mai 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782332707123
Nombre de pages : 290
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Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-70710-9

 

© Edilivre, 2014

Du même auteur

Du même auteur :

– Loreen vit dans l’Au-delà.

Dédicace

 

 

Ce livre est dédié à tous les chercheurs qui se posent des questions sur la raison de leur existence.

Avant-propos

Lorsque nous nous posons des questions concernant la raison de notre vie sur Terre, nous sommes prêts à faire un travail de recherche afin de comprendre. Grâce à nos lectures et nos études, nous découvrons que chacun de nous a sa place, que chaque vie est utile et que nous sommes tous solidaires. L’un des buts de la vie est de progresser vers une compréhension de plus en plus grande des lois universelles. Parfois nous agissons contre notre intérêt par manque de connaissances. Nous éprouvons alors une sensation de mal-être et de découragement. Nous générons des ondes négatives qui nous affaiblissent et il arrive que nous subissions les épreuves sans lutter. Elles affectent la santé du corps et du mental. Il faut apprendre à les dépasser. Cela est possible si nous essayons de comprendre pourquoi nous vivons ces situations difficiles. Prendre conscience de la raison de nos difficultés nous permet de découvrir comment les accepter et comment les dépasser.

Nous voulons connaître notre véritable personnalité. Nous cherchons quels sont les défauts qu’il faut combattre et quelles sont les qualités qu’il faut développer pour nous donner le maximum de chances de trouver le bonheur. Le manque de compréhension de nous-même et du sens de la vie est responsable de la plupart de nos souffrances.

Les petits bonheurs sont multiples dès lors que nous prenons le temps d’ouvrir les yeux sur ce qui nous entoure. La nature nous offre des paysages d’une grande beauté. La vie animale est merveilleusement bien organisée et nous devons la préserver. Comme nous, tout ce qui vit a le droit d’exister et ne souhaite pas mourir en étant tué.

Nous voulons apprendre à contrôler nos impulsions afin de ne pas générer de conflits inutiles. En mesurant nos propos et en évitant les paroles désagréables, nous créons un climat de paix reposant. Il est facile de distribuer autour de nous mille petits bonheurs grâce à un mot aimable, un regard, un sourire qui apportent un peu de joie.

Nous pouvons penser que la vie est sans suite, donc sans conséquences et finalement sans raison d’être. Mais il y a un « après ». Et c’est justement pour préparer cet « après-vie » qu’il est important d’ouvrir notre conscience.

Ce livre propose des pistes de réflexions personnelles. Chacun peut y puiser des idées qui peuvent l’aider. Chaque individu vit en fonction de son niveau de conscience. La réflexion et le raisonnement sont importants. Ce qui compte est que chacun se pose des questions et trouve ses propres réponses.

Introduction

Lorsque nous subissons des épreuves difficiles, nous ne comprenons pas toujours pourquoi. Nous sommes désorientés et nous avons l’impression de subir une punition. Nous accusons la malchance ou les autres. En réalité, tout ce qui nous arrive dépend de notre propre comportement, même si nous ne sommes pas à l’origine de la situation que nous vivons. Il y a toujours un moment où nos choix n’ont pas été les bons et nous en subissons les conséquences. Notre conduite a permis que les choses se passent à notre désavantage. Peut-être que si nous avions agit autrement, le résultat aurait été différent. En cherchant à mieux se connaître, nous prenons confiance en nous et nous réfléchissons avec plus de justesse.

C’est à travers les épreuves que nous grandissons. Elles sont nécessaires pour provoquer le questionnement. C’est seulement à ce moment-là que nous éprouvons le besoin de chercher à comprendre pourquoi nous souffrons et finalement pourquoi nous vivons. Si nous n’avons pas de difficultés importantes, nous n’avons aucun effort à faire. Nous vivons sereinement et nous nous contentons de notre condition dont nous sommes satisfaits. Nous n’avons aucune raison de nous poser des questions sur nous-même et sur la finalité de l’existence. Lorsque nous subissons des malheurs, nous réfléchissons. Nous cherchons des réponses et cela nous emmène à la découverte de la dimension spirituelle de notre être.

La Terre est une école dans laquelle nous recevons des leçons. Celles-ci nous amènent à un questionnement sur notre destinée et notre conscience s’ouvre peu-à-peu à la compréhension de notre raison d’être. Nous sommes ici pour vivre l’amour de la Force Créatrice que nous appelons Dieu. Nous devons apprendre à aimer nos frères humains et à agir pour leur bien chaque fois que nous le pouvons. Le malheur et la souffrance sont les conséquences de notre ignorance qui nous fait agir le plus souvent de façon contraire à notre intérêt. La volonté de l’Esprit Créateur n’est pas de nous faire souffrir puisqu’il est l’Amour. En raison de notre libre-arbitre, il n’intervient pas dans la façon dont nous menons notre vie. C’est à nous de chercher à savoir comment trouver le bonheur sur Terre car il est l’un des buts de l’existence ici-bas.

Nous nous apercevons que nous sommes conditionnés par les croyances de toutes sortes que la société et les religions nous ont inculquées. Nous n’agissons pas comme des êtres libres car nous obéissons inconsciemment aux lois morales établies depuis longtemps. Nous vivons dans un système où la culpabilité est une institution. Elle a pour conséquence de nous faire vivre dans la peur de mal faire et finalement nous nous comportons comme des enfants. Lorsque les épreuves ou le simple mal-être nous font vivre dans l’incompréhension, nous commençons à réfléchir. C’est alors que nous analysons ce qui est perturbant dans notre vie. Nous remettons en cause beaucoup de principes. Comprendre les conditionnements sociaux, se connaître soi-même et prendre conscience que nous avons à faire le bien autour de nous, sont les démarches nécessaires pour que notre conscience s’ouvre à une autre dimension du savoir.

Voici ce que dit Don Miguel Ruiz dans son livre « les quatre accords toltèques », concernant la liberté de penser par soi-même et d’être nous-mêmes en toutes circonstances : « nous sommes des animaux auto-domestiqués, car soumis au système de croyances que l’on nous a inculqué, en utilisant le même processus de punition et de récompense. Nous nous punissons lorsque nous ne respectons pas le système de croyances ; nous nous récompensons lorsque nous sommes un « gentil garçon » ou une « gentille fille ». Les croyances sont d’ailleurs si fortes que même des années plus tard, lorsqu’on découvre de nouveaux concepts et qu’on essaye de prendre ses propres décisions, on réalise qu’elles contrôlent toujours notre vie ».

Les règles de vie dans lesquelles nous avons été élevés ne laissent pas de place au développement de la personnalité car nous sommes conditionnés par un système de croyances culpabilisant. Beaucoup d’entre-nous connaissent ce sentiment de culpabilité lorsque nous pensons autrement que la majorité des gens. Nous nous dévalorisons parce-que nous avons l’impression de ne pas être « dans la norme ». Bien souvent nous n’osons pas afficher nos opinions car nous craignons d’être jugés. Finalement, nous devenons victime du système établit en tant que loi incontournable à laquelle nous devons obéir pour rester comme les autres. Remettre en questions ses propres croyances demande du courage car le regard d’autrui sera automatiquement critique et accusateur, même si les croyances que nous contestons sont fausses.

Cependant, nous devons apprendre à examiner les principes établis, erronés ou non, que des siècles de domination intellectuelle nous ont infligés. C’est grâce à notre analyse objective que nous pourrons définir les convictions profondes avec lesquelles nous pourrons vivre en harmonie. Cette démarche nous permet d’avoir une bonne opinion de soi et de trouver notre équilibre psychologique. Le regard des autres change si nous nous montrons maître de nous-même, objectif et logique.

Se connaître soi-même

I
Responsabilité

L’homme naît rarement généreux, altruiste et compatissant mais il est de sa dignité de le devenir.

Lorsque notre vie est difficile, tout ce qui nous arrive est insupportable, même les évènements les plus anodins. Nous subissons des souffrances dont nous ne comprenons pas la raison d’être. Nous vivons dans un monde qui est de plus en plus violent, égoïste et insensible. Il n’y a pas de paix dans nos sociétés modernes. Nous n’entendons parler que de conflits, de catastrophes naturelles et de menaces environnementales pour l’avenir de l’humanité. Des préjudices indépendants de notre volonté comme la perte d’un emploi, les maladies incurables ou les accidents nous guettent en permanence. Cette insécurité à elle seule crée un stress important. Le bruit nous agresse à chaque instant et notre santé s’en ressent. La plupart d’entre nous vivent dans un état de lassitude chronique. Tout cela empoisonne quotidiennement notre vie. Nous pensons alors que la malchance nous poursuit ou que nous sommes nés sous une mauvaise étoile. Enfin, nous nous sentons victimes de tout un contexte social et parfois familial.

Cependant, mis à part ce que nous subissons en conséquence de ce que la vie sociale nous inflige et dont nous ne sommes pas responsables, il ne faut pas chercher de causes à nos déboires en dehors de nous-mêmes. Tout ce qui concerne le relationnel, notre façon de penser, les propos que nous tenons, ainsi que nos actes, ne dépendent que de nous. Nous avons le choix de nous comporter à notre guise. Notre conduite est souvent guidée par nos ressentis immédiats et nous agissons sans discernement ni réflexion. Nous sommes, dans ce cas, soumis à des impulsions qui nous poussent à des comportements incontrôlés. Nous subissons les effets de ce que nous avons provoqué.

Il est bien difficile de se maîtriser lorsque notre entourage se comporte lui aussi de façon désagréable. A priori, personne n’a envie de l’être, ni n’en a conscience, mais le poids de la fatigue provoque des réactions d’énervement. Si nous demandons quelque chose, et que l’on nous répond sur un ton agacé, nous avons tendance à répliquer de même car notre orgueil piqué à vif ne supporte pas d’être humilié. C’est alors qu’un échange de paroles inutiles nous entraine à dire ce que nous ne pensons pas afin d’avoir le dernier mot. Les raisons pour lesquelles les disputes éclatent sont bien souvent anodines, ce qui fait qu’elles pourraient être évitées. Ainsi, en y prêtant attention, nous nous apercevons que plusieurs fois par jour nous entrons en conflit avec quelqu’un. Même si nous avons raison, nous pouvons très bien nous taire, lorsque le propos est sans importance. La polémique envenime les relations pour rien. Elle nous place dans une situation de dévalorisation envers l’autre. Nous agissons ainsi parce-que nous n’avons pas conscience de ce que nous faisons. Nos réactions sont automatiques. En contrôlant notre comportement, nous pouvons vivre dans une ambiance plus sereine.

C’est seulement sur ce qui peut avoir des conséquences défavorables sur notre vie ou celle d’autrui que nous avons le devoir d’être ferme, comme la santé ou la sécurité. Si nous envenimons les conversations, il ne faut pas nous plaindre de vivre dans une atmosphère tendue. Même les réflexions faites sur le ton d’une boutade ne sont pas anodines. Elles sont souvent l’expression-même de ce que nous pensons et que nous n’osons pas dire. Les mots piquants et vexants n’ont pas leur place dans les plaisanteries. Ils font autant de mal que s’ils étaient prononcés de façon sérieuse, car nous ne sommes pas dupes et nous savons que c’est une façon détournée de dire ce que l’on pense. En retour, nous subissons les conséquences de ce que nous avons déclenché car les autres ne nous font pas non plus de cadeau.

En apprenant à nous contrôler, nous désamorçons l’agressivité. Chacun peut trouver la façon la meilleure pour faire régner l’entente. En essayant de ramener les autres à la raison, nous les aidons à réfléchir et à discerner ce qui est important de ce qui ne l’est pas. Pour eux aussi, c’est un facteur d’équilibre et de paix que d’apprendre à maîtriser ses impulsions. La sagesse populaire dit que « comme tu fais, tu as », et c’est exact. Nous pensons toujours que ce sont les autres qui sont mesquins, critiques ou agressifs. Mais nous-même ne le sommes-nous pas ? La plupart du temps, nous ne sommes pas lucides de notre propre comportement.

Souvent, nous oublions de tendre la main à nos amis ou aux membres de notre famille lorsqu’ils sont en difficulté. Dans la vie quotidienne, les enfants nous énervent lorsqu’ils pleurent ou qu’ils appellent sans arrêt, alors qu’ils sont tout simplement fatigués et qu’ils réclament un peu d’attention et de tendresse. Il est impossible, dans une ambiance ou l’agitation règne en permanence, de se sentir bien. En fait, nous avons tellement de soucis que nous vivons rarement dans le calme. Tout en vaquant à nos occupations quotidiennes, notre pensée est occupée à trouver des solutions aux difficultés auxquelles nous sommes confrontés. Lorsque quelqu’un vient nous déranger, nous répondons souvent d’un ton agacé car il faut être attentif à ce qu’on nous dit. Bien souvent, c’est un problème ponctuel de plus à résoudre, qui va nous demander un effort de réflexion supplémentaire, alors que nous aspirons à la tranquillité. Pour éviter les réactions intempestives qui sont, bien sûr, involontaires, il faut apprendre à se détendre et à faire le vide mental quelques instants.

Nous pouvons profiter de moments de détente avec notre famille. Retrouver le calme intérieur nous rend disponible pour être à l’écoute des autres. Il faut de la volonté pour dépasser sa fatigue. Mais c’est dans cet effort que réside notre mérite. L’ambiance que nous créons est à l’origine du climat dans lequel nous vivons. Il est bien évident que si nous entretenons une atmosphère d’agressivité nous en subissons les conséquences.

La mal engendré par les guerres, les rivalités raciales et l’extrémisme grandissant, produit des ondes négatives qui nous affectent tous. Rajoutons à cela la pression incontournable de la vie sociale et l’existence sur Terre est en effet un enfer pour un grand nombre d’êtres humains. Pour vaincre le mal envahissant, il est nécessaire que les ondes positives que chacun de nous est capable d’émettre soient supérieures aux ondes négatives produites par l’ensemble de l’humanité. Les unes s’ajoutent aux autres. Plus il y aura de personnes désireuses de faire le bien et qui le feront, plus les forces du mal régresseront. Notre comportement influence les autres et nous-même. Il a des conséquences sur l’équilibre de notre être intérieur. Pour être bien « dans notre tête », nous devons être conscients de ce que nous disons ou de ce que nous faisons. Nous sommes responsable de notre bien-être et de notre mal-être.

La maîtrise de soi fait partie des progrès qui contribuent à l’amélioration de notre personnalité. Elle est liée à notre capacité à garder notre sang-froid. Elle permet de contrôler nos émotions et de réagir sans précipitation. Lorsque nous manquons de maîtrise, nous réagissons de façon excessive. En prenant conscience de notre comportement, nous faisons un premier pas vers l’amélioration de notre caractère.

Si nous sommes toujours dans l’hésitation nous ne pouvons pas vivre en paix. Les personnes qui changent d’avis sans cesse, qui aiment aujourd’hui ce que demain elles détesteront, vivent dans l’insécurité morale. Il ne dépend que de nous d’avoir une personnalité équilibrée. Pour acquérir une plus grande maîtrise de soi, il faut faire des efforts, mais nous devenons plus « solides ».

Nous sommes responsables des effets de notre comportement dans beaucoup de situations. Nous avons à surveiller nos propos lorsque nous nous adressons aux autres. Si nous sommes agressifs, nous pouvons être assurés qu’ils s’opposeront à nous. IL vaut mieux parler avec sensibilité si nous voulons bénéficier d’une écoute attentive. Lorsque nous conduisons, mettre le clignotant pour signaler notre direction est nécessaire pour éviter les accidents. Quand nous attendons devant un rond point pour laisser passer les voitures qui viennent de la gauche, nous ne pouvons pas savoir la direction qu’elles vont prendre si le conducteur ne le signale pas en mettant son clignotant. Alors que nous croyons qu’il va tourner à droite, il nous passe devant. Nous devons toujours avertir de nos intentions, sinon nous favorisons les accrochages. C’est la même chose pour ceux qui changent brusquement de file sans prévenir. Notre responsabilité est entière si nous nous comportons avec légèreté. Mais souvent, nous agissons inconsciemment, plongés dans nos pensées et nous conduisons de façon automatique ou presque. Dès que nous agissons, nous subissons les conséquences de nos actes en bien comme en mal.

Nous pouvons agir de façon positive en exerçant consciemment nos facultés de choix et de jugement. Les paroles que nous prononçons sans trop réfléchir peuvent être des flèches acérées qui provoquent des souffrances morales dont nous n’avons pas conscience. Mais si nous pensons à nous exprimer chaleureusement, en termes modérés et dépourvus de propos dévalorisants, nous pouvons parler sans blesser inutilement. Il est possible de faire des remarques sans humilier. Nous sommes également libres de la façon dont nous réagissons aux propos des autres. Tout comme nous, ils subissent les effets de leur comportement. Heureusement, tous nos actes et nos paroles n’ont pas des conséquences désastreuses et nous n’avons pas besoin de nous poser des questions à chaque instant.

Notre responsabilité dépasse le cadre de notre vie quotidienne et des rapports avec notre entourage. Nous avons aussi des devoirs envers la préservation de la nature. Nous savons bien que si nous respectons les consignes de tri des déchets ménagers que les pouvoirs publics nous demandent de faire, nous participons aux économies d’énergie et au respect de l’environnement, ce qui engage notre responsabilité présente et à venir concernant la propreté de la planète. Nous pouvons être utiles pour le bien de tous si nous avons conscience de ce qu’il est nécessaire de faire.

La nature a parfois des conséquences néfastes sur la vie des hommes. Nous devons trouver des façons efficaces de nous garantir contre les désastres qu’elle provoque. Il est du devoir des pouvoirs publics de protéger les populations des catastrophes naturelles quand cela est possible de les prévoir. Lorsqu’un cyclone se déclare, nous savons que les dégâts seront considérables sur le plan matériel et que de nombreuses personnes sont susceptibles de perdre la vie. Il faut anticiper les effets dévastateurs de ces dangers-là en prenant des mesures de protection préalables ou en évacuant les populations d’avance lorsque cela est possible.

Parfois, le cataclysme se déclenche subitement et il est trop tard pour se protéger. Nous avons vu des villages ravagés par des inondations dévastatrices de grande ampleur qui ont fait de nombreuses victimes comme à Vaison-la-Romaine. La tempête qui s’est abattue sur notre pays à Noël 1999 a ravagé des forêts entières et un bon nombre d’habitations ont été endommagées. Le tsunami survenu il y a une dizaine d’années a provoqué des dégâts considérables et tué un grand nombre de personnes.

Nous avons l’impression que la gravité de ces évènements s’intensifie. L’océan ronge les côtes de Bretagne et des habitations se retrouvent au bord de la falaise, sans qu’il soit possible d’empêcher l’avancée des eaux. Les éléments naturels sont incontrôlables et malgré la vigilance des scientifiques, nous sommes démunis lorsqu’ils se déchaînent. Nous aurons toujours à subir leurs effets négatifs.

D’un point de vue philosophique, la question se pose de savoir quels sont nos devoirs envers la nature, compte tenu qu’elle-même contient le meilleur et le pire. Le meilleur est bien sûr le fait qu’elle assure notre existence présente et celle des générations futures. Le pire se trouve dans tout ce qui peut attenter à la vie. Outre les cataclysmes dont nous venons de parler, ce sont les parasites, les virus et les microbes qui provoquent des maladies. Il serait désastreux que nous protégions des organismes pathogènes sous prétexte qu’ils sont des êtres vivants.

Les virus provoquent des maladies qui peuvent parfois être mortelles, comme la grippe espagnole l’a été, par exemple. Nous avons à lutter contre eux, donc à les détruire afin de limiter les décès. Lutter contre les parasites de toutes sortes, c’est protéger la nature. La plupart des microbes provoquent des troubles qui peuvent être très dangereux. Cependant, certains d’entre-eux sont indispensables comme ceux qui font partie de la flore intestinale ou ceux qui procèdent à la décomposition des déchets animaux et végétaux.

Les maladies qui atteignent les plantes sont de plus en plus résistantes aux traitements. Les produits chimiques employés pour les détruire ne font de l’effet qu’un certain temps. Ensuite, les micro-organismes s’immunisent. Nous avons à trouver le moyen de les empêcher de se développer. Il se peut que les méthodes qui étaient employées autrefois soient plus efficaces que les produits industriels. Les moyens chimiques que nous utilisons sont mauvais pour notre santé. Il faut agir avec discernement et séparer « le bon grain de l’ivraie » en recourant aux méthodes naturelles lorsque cela est possible. C’est un acte responsable d’éliminer ce qui est mauvais pour protéger ce qui est bon. Notre solidarité est engagée envers l’humanité.

Nous avons une responsabilité morale car nous sommes impliqués dans la vie sociale. Elle consiste à respecter les règlements et les lois qui déterminent les rapports des hommes entre eux. La conscience morale est alors le moteur de notre comportement. Elle consiste à respecter autrui et à ne pas porter atteinte à la liberté de nos semblables quels qu’ils soient et dans la mesure où eux-mêmes respectent les lois de bienséance des uns envers les autres. Il est bien évident qu’il est nécessaire de punir les actes de certains individus qui sont dangereux. Il faut être lucide de notre devoir envers la société et des conséquences de ce que nous faisons.

Victimes d’une vie où les joies sont souvent plus rares que les soucis, nous sommes amenés un jour où l’autre à nous poser la question de savoir pourquoi nous vivons. Nous nous demandons quelle peut être la raison d’une telle existence. C’est une vraie question philosophique qui se pose : « Qui suis-je ?, où vais-je ? » sont les expressions célèbres concernant les interrogations auxquelles les philosophes essaient de répondre depuis toujours. Chacun de nous est en quête de sa propre vérité. En fonction de notre sensibilité, nous cherchons, ce qui est normal, une explication qui nous paraisse convaincante et à laquelle nous pouvons adhérer.

Les déceptions et le découragement nous donnent l’impression de subir des punitions que nous ne méritons pas. L’ignorance de la véritable raison de notre existence et de ses buts nous empêche de prendre conscience de ce qui est à l’origine de notre mal-être. En tout premier lieu, un travail sur soi est nécessaire afin de contrôler les impulsions et l’émotivité. Se rendre compte de ses défauts et de ses qualités, afin d’éliminer les premiers et d’utiliser les secondes le mieux possible, est une démarche essentielle. Tous les grands penseurs d’Orient et d’Occident nous proposent des clés de compréhension. Il y a donc parallèlement tout un travail de recherche et d’étude à faire. S’informer, lire, apprendre, réfléchir et se concentrer pour mieux comprendre nous aident à progresser.

Améliorer notre caractère et développer nos connaissances sont deux démarches qui nous apparaissent nécessaires et de plus en plus évidentes. Notre comportement se modifie lorsque nous essayons de mieux nous connaître. Les peurs et les principaux défauts s’atténuent ou disparaissent au fur-et-à-mesure que la compréhension progresse. Nous apprenons à éliminer de notre pensée tout ce qui est inutile. Nous trouvons combien il est facile de supprimer de nos habitudes tous les petits riens négatifs qui empoisonnent la vie quotidienne dès l’instant où nous avons compris ce que nous devons faire.

La recherche de l’harmonie s’impose d’elle-même. Cette approche nous amène à éprouver un nouvel intérêt pour ce qui nous entoure. Nous devenons réceptifs à la beauté de la nature d’une façon différente et nous avons envie de respecter le monde vivant. Les ondes positives qui émanent de toutes choses deviennent sensibles. Ce sont elles qui procurent le bien-être ou du moins qui y contribuent, car tout est vibrations. Les pensées, les paroles et les actions de chaque instant nous influencent directement puisque c’est nous qui les émettons. Mais elles influencent aussi l’humanité entière. Leurs ondes se répandent dans l’espace et atteignent le monde entier. Ce qui est mauvais génère le mal, l’entretien et l’encourage. Mais, équitablement, ce qui est bon répand sur tous les êtres humains une onde de paix dont chacun bénéficie.

C’est alors qu’il devient clair que tous les hommes sont reliés entre eux comme les maillons d’une chaîne. Ceux qui vivent de manière positive entrainent tous les autres vers les plans vibratoires supérieurs. C’est là que se situe la mission de chaque être humain. Nous sommes individuellement chargés de répandre le bien sur la Terre et de faire évoluer l’âme collective de l’humanité vers les plans supérieurs de compréhension. C’est le rassemblement de toutes les âmes individuelles qui compose l’âme collective. C’est ainsi que cette prise de conscience importante nous amène à mieux comprendre les lois de l’Univers. Il est impossible d’avoir accès à la vérité toute entière, mais nous nous en approchons par le développement de la réflexion philosophique.

Notre responsabilité est engagée sur tous les plans de la vie humaine. Si nous manquons de réflexion et de discernement, la liberté d’expression qui est la conséquence de notre libre-arbitre peut devenir du laisser-aller, voire de la provocation.

II
Ouverture du cœur

On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux.

Saint-Exupéry

Se dégager des désirs terrestres trop avides et rester modéré nous apprend à limiter nos choix à ce qui est raisonnable et libère le mental d’obsessions astreignantes. Si nous sommes occupés en priorité à chercher comment posséder de plus en plus de biens matériels, nous n’avons pas le temps de réfléchir au progrès de notre être intérieur. Pour faire cette introspection, il faut libérer la pensée des soucis quotidiens afin de prendre le temps d’être attentif chaque jour à notre évolution spirituelle. Il est bien sûr louable de désirer ce qui est nécessaire à nos besoins afin d’assurer l’avenir de notre famille, mais c’est une preuve de bon sens de modérer ses envies

Nous nous montrons fraternels lorsque nous agissons avec modération en nous tenant éloignés des querelles qui sont souvent génératrices de conflits et qui peuvent aller jusqu’à provoquer des guerres. Prendre de la distance par rapport à tous les affrontements, qu’ils soient petits ou grands, est une attitude qui favorise la paix. Cela ne veut pas dire qu’il faut se tenir en dehors de la vie sociale. Nous pouvons y prendre une part active, mais positive.

Les paroles négatives que nous prononçons sont parfois la conséquence de mauvaises intentions qui nous portent tort. C’est nous qu’elles atteignent en tout premier lieu. Elles sont de nature vibratoire et leur impact se répercute partout, à plus forte raison sur celui ou celle qui les a prononcées. Nous sommes à même de juger nos comportements lorsque nous sommes attentifs à ce que nous disons et faisons, et nous pouvons mieux nous contrôler. Avoir conscience de nos agissements n’a rien d’astreignant. Au début, il faut s’appliquer car nous réagissons le plus souvent de façon automatique. Mais nous prenons vite l’habitude de nous observer et cette nouvelle façon de nous comporter devient naturelle sans que nous y pensions.

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