Expulsion(s) rationnelle(s) et expérimentale(s)

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VIe siècle avant J.-C., naissance en Orient du Bouddhisme qui donnera parturition par la suite à une riche tradition philosophique mais aussi religieuse dont une des idées ou croyances essentielles serait que le monde physique de même que notre expérience humaine sont des irréalités et sont illusoires, passagers, mais ils existent bel et bien dans la temporalité.
XVIIe siècle après J.-C., naissance en Occident du philosophe Descartes qui énonce son désormais célèbre « cogito » et démontre l’existence du sujet par le doute et en déduit l’existence réelle de l’univers matériel et spirituel. Ainsi la pensée cartésienne consolide les premières connaissances antiques et médiévales et sera le socle de toute la science moderne ou contemporaine.
Début du XXIe siècle après J.-C., naissance dans « l’univers du Vide » de Cyrille De l’Irréel qui, pour mieux s’en détacher, s’empare de ces deux plus grands mouvements réflexifs, les amplifie et les radicalise, poussant les prémices des réflexions orientales et occidentales dans leurs ultimes retranchements.


Ainsi naît Expulsion (s) rationnelle (s) et expérimentale (s), oeuvre dans laquelle Cyrille De l’Irréel énonce son « vidisme » (« l’holivide », « Le Vide serait le Tout et le Tout serait le Vide », seule et unique existence de l’univers du Vide extrême et total ni temporel ni éternel, ni passager ni absolu, ni matériel ni spirituel, ni réel ni irréel, ni objectif ni subjectif, ni contingent ni nécessaire, ni immanent ni transcendant, ni phénoménal ni nouménal, ni culturel ni naturel, ni divin ni humain, ni fini ni infini, ni conditionné ni inconditionné, ni être ni non-être ) et démontre par « la loi de l’expulsion » l’Inexistence (dans le réel et l’irréel, le temps et l’atemporalité), l’Irréalité (dans le réel et l’irréel), le Rêve (mirage, illusion de l’existence d’un penseur et d’une pensée, d’un rêveur et d’un rêvé, illusion de l’existence de la réalité, du rêve, de l’illusion, « vidéïté du Rêve ») ou le Mirage (l’illusion d’une présence matérielle ou spirituelle dans la réalité ou le rêve, le temps ou l’atemporalité, en tant que phénomène ou noumène, que ce soit dans la réalité ou le rêve, le temps ou l’atemporalité, en tant que phénomène ou noumène, il n’y a aucune présence matérielle ou spirituelle sinon celle du Vide) de l’homme (corps et esprit) et de l’univers matériel ou spirituel (corps et esprit, temps et éternité, noumène et phénomène, être et non-être, être absolu et être non-absolu, être conditionné et être non-conditionné, nirvana et non-nirvana).



L’esprit et les sens n’étant que le Vide, ils ne pourraient percevoir et l’univers physique ou spirituel serait inexistant en tant que phénomène ou noumène, dans l’esprit et les sens ou hors d’eux, le subjectif ou l’objectif, le réel ou l’irréel, le temps ou l’atemporalité. Au « je pense, donc je suis », le penseur préfère donc le « Je me rêverais, donc je ne me rêverais pas, donc je n’existerais ni réellement ni irréellement, ni corporellement ni spirituellement mais vidiment (comme un vide) et nullement nihilement (comme un rien) car si je me rêverais ou si mon esprit même détaché de toute expérience matérielle, psychologique et vitale serait irréel alors je n’existerais ni dans le réel ni dans l’irréel, ni comme un corps ni comme un esprit puisque pour que je puisse tout au moins exister dans l’irréel ou comme un esprit, il faudrait que je ne puisse pas me rêver tout au moins. » ou le « Je rêverais l’univers matériel et spirituel, temporel et absolu, occidental ou oriental, donc il n’y aurait ni réalité ni irréalité, ni matière ni pensée ou rêve mais que du vide. » Le penseur se démarque alors de toute philosophie occidentale ou orientale (science de l’esprit) et développe une nouvelle vision de l’homme dans l’univers en instituant de nouveaux rapports (« rapports vidéïtiques ou vides ») entre l’individu et le monde, la pensée et la matière, l’esprit et le corps, la pensée et la pensée, l’esprit et l’esprit.


Ainsi Cyrille De l’Irréel donne lumière à une pensée originale, singulière mais aussi iconoclaste, déstabilisante, pragmatique, révolutionnaire, en ce qu’elle appellera dans les écrits du penseur de 20 ans ultérieur à celui-ci à une refonte de notre système de connaissance et en ce qu’elle annoncera un renouvellement de l’ensemble des connaissances (Anthrosophie, Vidisophie ou Vidilogie) et (ou) de la pratique morale. Dans ces écrits, on a une véritable compréhension de cette troublante et déconcertante pensée qui brise dans sa forme (langage) et son contenu avec l’ensemble des théories du passé, qui est en même temps un existentialisme et un inexistentialisme, qui voudrait fonder sur le Vide toute connaissance et toute morale rationnelles et qui préfigure de bouleversements nécessaires.

Marcuse Beria

Publié le : lundi 1 janvier 2007
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EAN13 : 9782953084115
Nombre de pages : 400
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Voici présentement quelques extraits du début deExpulsion(s) ration-nelle(s) et expérimentale(s) suivis de quelques pensées qui entrent dans le cadre du grand projet révolutionnaire du penseur :
« Le dogmatisme, en tant que pur macrocosme du conventionnel et de larbitraire, serait la sempiternelle antithèse du rationnel et de labsolu scientifique. En ce sens, tout rationnel pourrait rompre avec le dogmatisme tout entier pour des raisons que lui seul aurait le droit destimer. Il pourrait donc enfreindre ses exigences et invoquer les dogmatiques de ne jamais les invoquer devant lui. Par conséquent, la connaissance qui devrait se fonder sur un langage rationnel devrait le faire sur un langage véritablement rationnel. Il serait rationnel parce quil serait conditionnaliste mais aussi parce quil se fonderait lui-même sur le Vide, donc sur des principes pos-sibles et non-dogmatiques. Il ne sagirait en aucun cas dun possible sceptique ou dun possible cartésien mais dun possible qui serait synonyme de rationnel et non de probable, et donc contraire de dog-matique et non de impossible. Tel serait aussi le sens du possibilisme ou du conditionnalisme ici travaillé. Ce faisant, les règles de grammaire et dorthographe de toutes les langues qui comme la religion, la philosophie et la science seraient dogmatiquement établies ne pourraient en aucun cas constituer pour lécrivain non-dogmatique des exigences littéraires. Il pourrait à tout moment les dépasser puisquelles ne seraient pas divines et ne pour-raient lêtre. Elles seraient arbitraires et ne pourraient que lêtre. Et cest dailleurs là une marque de sa liberté et de son ouverture desprit. Car prétendre sétablir sur des fondements éternels et dog-matiques serait sédifier à petite enjambée au fanatisme et à lintran-sigeance, ce serait se mettre arbitrairement et illégitimement dans le vrai et ainsi mettre dans le faux celui qui ny serait que par intolérance dautrui. Subséquemment il ny aurait par exemple aucun absolu qui puisse obliger lécrivain non-dogmatique à user de tel ou tel autre article pour penser et parler ses mots et il serait de son seul univers de décider de lusage de tel ou tel autre article pour cogiter et articuler ses mots. Car « La philosophie » ne serait pas plus véridique que « Le philosophie »,
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« Mon âme » ne serait pas plus pensable que « Ma âme », « Mon corps » ne serait pas plus authentique que « Ma corps », « Ma pensée » ne serait pas plus véritable que « Mon pensée », « Le langage » ne serait pas plus préférable objectivement que « La langage », « Le désir » ne serait pas plus conforme que « La désir », « La volonté » ne serait pas plus concevable que « Le volonté », « Elle est debout » ne serait pas plus juste que « Elle est deboute », « Elle est venue » ne serait pas moins inconcevable que « Elle est venu », « She is » ne serait pas plus conforme que « She are », « Ich bin » ne serait pas moins gauche que « Ich bist ». Cette critique du dogmatisme linguistique sappliquerait à toutes les règles établies et prétendues vraies de toutes les langues du monde mais aussi à tous les grammairiens du monde entier qui imposeraient dogmatiquement, et donc violemment ce quils établiraient arbitrai-rement et surtout à ceux-là qui croiraient fautif celui qui entraverait ces règles illégitimement déclarées universelles, intemporelles. Cette liberté de lécrivain non-dogmatique face aux principes de toutes les langues du monde ne pourrait en aucun cas entraver la compréhension de son lecteur à moins que ce dernier ne soit lui-même englouti dans les sempiternels et angoissants dogmes des grammairiens. Sil se confronterait à une telle incompréhension, cela serait le certificat de son intransigeance première, de son dogmatisme connu ou ignoré face au Possible qui serait possible non pas parce que la certitude serait impossible (il ne sagirait pas du scepticisme), non pas non plus pour être après effectif (il ne sagirait pas dun scepticisme cartésien) mais parce quil participerait de la structure immanente du rationnel et du raisonnement. Si le lecteur sattendrait au Possible, il pourrait façonner en lui une véritable ouverture desprit et comprendre ce qui ne serait pas lui du moment même sil ne pourrait lappliquer après. Car il suffirait de sattendre à ce qui ne serait point soi de linstant pour savoir accepter les autres. Celui qui croirait que le mot « bic » sécrirait absolument ainsi ne pourrait comprendre celui qui écrirait « bik ». Pour lappré-hender, il lui faudrait dabord sortir de ses préjugés dogmatiquement établis. Mes incompréhensions seraient bien souvent plus des incom-
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préhensions de mes dogmatismes que des incompréhensions des autres. La tolérance sétendrait à linfini mais sarrêterait là où lintolérance deviendrait une tolérance et là où la dignité de lhomme qui ne serait pas plus digne que les dignités de toutes les autres choses (maïs, bic, chien, salade) serait mise en péril » « Les règles conventionnelles et dogmatiques de toutes les langues de lunivers aménageraient un dogmatisme belliqueux que lécrivain rationnel devrait distancer. Une langue qui vivoterait dans son biotope ordinaire serait plus authentique que celle quon appréhenderait dans les écoles. Une phrase ne serait digérée que lorsque son contexte et ses sons qui seraient de la sphère de lhabitude historique et non du dog-matisme conventionnel seraient conjoints. Lattestation en serait quune phrase « grammaticalement mal écrite » et dont le contexte serait connu serait comprise. Ce qui ne serait assurément pas le cas dune phrase « grammaticalement bien écrite » et dont le contexte ne serait pas connu. Si lon se déchiffre ordinairement dans les ruelles, il ny aurait aucun discernement à ne point salimenter ordinairement dans les écoles » « Tous les grammairiens de lunivers nous requerraient leurs verniers. Ainsi ils nous feraient absorber quils auraient échafaudé une connais-sance hégémonique et céleste puisque après ils nous enjoindraient lexpiation en cas dinsubordination de notre part. Quelle absurdité! » « Grammairiens du macrocosme tout entier, désintolérez-vous ! » « Certes, la loi philosophique de lexpulsion rationnelle et expérimen-tale attesterait lIrréalité de lunivers, mais elle naurait été que métho-dique. Mon but étant de fonder la connaissance et la morale sur une théorie rationnelle, jai discerné nécessaire de procéder ainsi. En effet, il faudrait que la science et la morale aient comme fondement une théorie rationnelle et non-dogmatique mais pas nécessairement véridique ou non-véridique. Or seule la prudence méthodique et ra-tionnelle qui sincarnerait dans le conditionnalisme né du vidisme mé-
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thodique comme critique de la connaissance orientale ou occidentale ne serait pas dogmatique puisque effectiver serait dogmatiser et possibiliser serait rationaliser. » « Poser la question de lexistence de lunivers serait scientifiquement poser linterrogation la plus fondamentale qui serait. » « La science naurait pas besoin dun univers réel pour être ration-nellement, mais elle aurait besoin dun univers réel pour être dogmati-quement. Une science rationnelle serait alors possible. » « Il faudrait postuler lexistence du Vide pour que la science ration-nelle soit vraiment rationnelle. » « Il faudrait postuler lexistence du Vide pour que le Serait moral soit vraiment moral. » « Le vidisme ne nierait pas lexistence de lunivers et de lhomme, mais il rationaliserait leurs existences. » « Le but de la science ne serait pas la recherche de la vérité, mais celle dune plénière rationalité. » « Le but de la science ne serait pas de devenir maîtresse et propriétaire de la nature, mais daccomplir en elle-même une divine rationalité. » « Le but de la science serait fonctionnel et non idéal. » « La science soccuperait du rationnel plutôt que du véridique ou du non-véridique. » « En science, il ne serait point question de vérité ou de fausseté, mais de non-dogmatisme. » « Le rationnel ne serait ni vrai ni faux, mais il serait simplement rationnel. » « Le Vidisme serait méthodique et rationnel. » « Le vidisme serait une stratégie qui saccomplirait comme un processus de rationalisation de la connaissance et de la morale. » « Certes, la loi philosophique de lexpulsion rationnelle et expérimentale prouverait le vidisme, mais ce dernier ne serait pas existentiel, mais intellectuel. »
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« Le vidisme ferait de la connaissance et de la morale une véritable structure du rationnel. » « Le vidisme ôterait à la connaissance et à la morale leurs fondements dogmatiques et religieux et ferait delles des sempiternelles assistées du rationnel. » « Pour dédogmatiser la science, il faudrait considérer lInexistence de lunivers et de lhomme comme possible, rationnelle. » « Il faudrait que la sortie des dogmes physiques de la science para-chève celle des dogmes métaphysiques. »
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