Face à la mort

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Mai 1945, Erich Altmann a quarante-et-un ans. Il a survécu … Survécu à trente-trois mois dans l’enfer concentrationnaire nazi. Il y eut d’abord l’incompréhension, l’incertitude, puis l’anxiété, la peur, jusqu’à la terreur. L’horreur s’est ensuite installée avec son cortège de douleurs et d’afflictions : la faim, la maladie, l’harassement, la perte d’humanité, la mort omniprésente. L’inimaginable, l’indicible. Reste, irrépressible, cette farouche volonté de vivre pour ne pas partir en fumée et pouvoir témoigner aux yeux du monde « hors des camps ». C’est cette force qui a permis à Erich Altmann de survivre à Auschwitz-Birkenau, Buchenwald, Oranienburg et à deux « marches de la mort ».
Publié le : lundi 20 juin 2011
Lecture(s) : 82
EAN13 : 9782304005868
Nombre de pages : 247
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E R I C H A L T M A N N
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Face à la mort
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Erich Altmann
Face à la mort Auschwitz-Buchenwald-Oranienburg
Traduit de l’allemand par Guy Altmann
COLLECTIONTÉMOIGNAGES DE LASHOAH
Éditions Le Manuscrit
S IM O N GR U N W A LD
© Éditions Le Manuscrit, 2007 20, rue des Petits-Champs 75002 Paris Téléphone : 08 90 71 10 18 Télécopie : 01 48 07 50 10 www.manuscrit.com contact@manuscrit.com ISBN : 978-2-304-00586-8 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304005868 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-00587-5 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304005875 (livre numérique)
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E R I C H A L T M A N N
Présentation de la collection « Témoignages de la Shoah » de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah En lançant sa collection « Témoignages de la Shoah » avec les éditions Le Manuscrit, et grâce aux nouvelles technolo-gies de communication, la Fondation souhaite conserver et transmettre vers un large public la mémoire des victi-mes et des témoins des années noires des persécutions an-tisémites, de 1933 à 1945. Aux nombreux ouvrages déjà parus la Fondation es-père ainsi ajouter les récits de celles et ceux dont les voix sont restées jusqu’ici sans écho : souvenirs souvent en-fouis au plus profond des mémoires individuelles ou fami-liales, récits parfois écrits mais jamais diffusés, témoigna-ges publiés au sortir de l’enfer des camps, mais disparus depuis trop longtemps des rayons des bibliothèques. Si quelqu’un seul ne peut décrire l’indicible, la multi-plicité des récits peut s’en approcher. En tout cas, c’est l’objectif que s’assigne cette collec-tion à laquelle la Fondation, grâce à son Comité de lec-ture composé d’historiens et de témoins, apporte sa caution morale et historique. Face à une actualité où l’instrumentalisation des conflits divers tend à obscurcir, confondre et banaliser ce que fut la Shoah, cette collection permettra aux lec-teurs, chercheurs et étudiants de mesurer la spécificité d’une persécution extrême dont les uns furent acteurs, les autres complices, et face à laquelle certains restèrent indifférents et les autres héroïques. Puissent ces ouvrages inspirer à leurs lecteurs le rejet de l’antisémitisme et de toute autre forme d’exclusion, et l’esprit de fraternité. Consultez le site Internet de la FMS : www.fondationshoah.org
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F A C E A L A M O R T
Comité de lecture de la collection Président : Serge Klarsfeld Membres : Isabelle Choko, Olivier Coquard, Gérard Gobitz,  Katy Hazan (OSE), Dominique Missika,  Denis Peschanski, Paul Schaffer Responsable de la collection : Philippe Weyl Dans la même collection Murmures d’enfants dans la nuit, de Rachel Chetrit-Benaudis. Auschwitz, le 16 mars 1945, d’Alex Mayer. Dernière Portesuivi de50 ans après, une journée à Auschwitz, de Claude Zlotzisty. À la vie ! Les enfants de Buchenwald, du shtetl à l’OSE, de Katy Hazan et Éric Ghozlan. J’ai eu douze ans à Bergen-Belsen, d’Albert Bigielman. Matricule A-16689. Souvenirs de déportation d’un enfant de treize ans  (mai 1944 - mai 1945), de Claude Hirsch. Jamais je n’aurai quatorze ans, de François Lecomte. Sali, de Salomon Malmed. Journal d’un interné. Compiègne, Drancy, Pithiviers.12 décembre 1941-23 septembre 1942, de Benjamin Schatzman. Volume I :Journal; volume II :Souvenirs et lettres. Trois mois dura notre bonheur. Mémoires 1943-1944, de Jacques Salon. Vies interdites, de Mireille Boccara. Retour d’Auschwitz. Souvenirs du déporté 174949, de Guy Kohen. Le Camp de la mort lente, Compiègne 1941-1942, de Jean-Jacques Bernard. Mille jours de la vie d’un déporté qui a eu de la chance, de Théodore Woda. Évadée du Vél’ d’Hiv’, d’Anna Traube. Journal de route, 14 mars-9 mai 1945, de Jean Oppenheimer. Mes vingt ans à l’OSE, 1941-1961, de Jenny Masour-Ratner. J’avais promis à ma mère de revenir, de Moniek Baumzecer. Aux frontières de l’espoir, de Georges Loinger, avec le concours de Katy Hazan. De Drancy à Bergen-Belsen 1944-1945. Souvenirs rassemblés d’un enfant déporté, de Jacques Saurel. Entre les mots, de Thérèse Malachy-Krol. Le Sang et l’Or. Souvenirs de camps allemands, de Julien Unger. C’est leur histoire, 1939-1943, d’André-Lilian Mossé et Réjane Mossé. Discours 2002-2007, de Simone Veil. Sans droit à la vie, de Simon Grunwald. Combats de vies, d’Éliezer Lewinsohn. Étoile jaune et croix gammée. Les Juifs de Tunisie face aux nazis, de Robert BorgelLe Camp juif de Royallieu-Compiègne 1941-1943, collectif. La Mémoire dans la chair, d’Adèle Grossman
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B I O G R A P H I E DA L T M A NE R I C H
Biographie d’Erich Altmann 1904 21 mars : naissance d’Erich Altmann à Stettin, alors port allemand de Poméranie (depuis 1945, Szczecin, Pologne), au sein d’une famille juive de commerçants. Il aura un frère et une sœur, Kurt et Ilse.1910-1920 Il prend une part active aux mouve-ments de jeunesses juives allemandes, et fait un court apprentissage du métier de serru-rier (profession qu’il ne pratiquera pas). Erich trouve un emploi. Il prouve ses capaci-tés, devenant rapidement directeur d’une filiale de magasins de type grande surface à Duisburg (de nos jours dans le Land de Rhé-nanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne). 1932 Erich Altman épouse Édith Wolf à Ham-bom (banlieue de Duisbourg, Land de Rhé-nanie-du-Nord-Westphalie). Elle a grandi au sein d’une famille juive de commerçants.
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B I O G R A P H I E DA L T M A NE R I C H
1933 Le couple émigre en Palestine, à Jérusalem, et ouvre un restaurant, puis un second. 1934 8 septembre : naissance de leur fils, Guy, à Jérusalem. 1938 Édith – avec son fils – retourne vivre chez ses parents au Luxembourg. Erich liquide ses affaires en Palestine en raison d’une mauvaise gestion et de la crainte de ne pas revoir sa femme et son fils. Il les rejoint. 1939 Février : la famille Altmann s’installe à Paris, e dans un hôtel du II arrondissement. 3 septembre : la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l’Allemagne nazie à la suite de son invasion de la Pologne deux jours plus tôt : début de la Seconde Guerre mondiale. Erich se porte volontaire pour défendre son pays d’accueil. Il intègre la Légion étrangère française et est envoyé à Saïda, en Algérie. 1940 10 mai : fin de la « drôle de guerre » et pas-sage à la phase armée du conflit. 22 juin : après la défaite française, l’armistice est signé à Rethondes par Pétain et Hitler. Trois cinquièmes de la France sont occupés.
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