Féminin pluriel

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Réunies dans un huit clos nocturne, sept femmes sont observées par le regard critique de la narratrice. Celle-ci dénonce l'imposture de ces soit-disant émancipées, aux sept histoires et aux sept consciences différentes, mais finalement, une seule destinée.

Publié le : vendredi 1 février 2013
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EAN13 : 9782296516687
Nombre de pages : 94
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Féminin pluriel
  
Lettres de l'océan Indien  Collection dirigée par Maguy Albet
Déjà parus
  Christine RANARIVELO, Le Panama malgache , 2011.  Catherine PINALY, Sur Feuille de Songe , 2011. SAST, Le sang des volcans, Des Kalachs et des Comores , 2011. Jean-Louis ROBERT, Concours de bleus, 2009. François DIJOUX, Le Marlé , 2008. TOAZARA Cyprienne, Au fil de la sente , 2007. MALALA Alexandra, Coup de vieux , 2006. HATUBOU Salim, Les démons de laube , 2006. ATTOUMANI Nassur, Les aventures d un adolescent mahorais , 2006. GOZILLON Roland, Une fille providentielle , 2006. ARIA Jacqueline, Le magasin de la vigie , 2006. MUSSARD Fred, Le retour du Buisson ardent , 2006. HATUBOU Salim, Hamouro , 2005. ROUKHADZE Tchito, Le retour du mort , 2005. CALLY J. William, Kapali.La légende du Chien des cannes et autres nouvelles fantastiques créoles , 2005. ARIA Jacqueline, Lîle de Zaïmouna , 2004. TURGIS Patrick, Tanahéli  chroniques mahoraises , 2003. TURGIS Patrick, Maoré , 2001. FOURRIER Janine et Jean-Claude, Un Mzoungou à Mamoudzou, 2001. HATUBOU Salim, Lodeur du béton, 1999. BALCOU Maryvette, Entrée libre , 1999. FIDJI Nadine, Case en tôle , 1999. COMTE Jean-Maurice, Les rizières du bon Dieu, 1998. DEVI Ananda, L'Arbre-fouet, 1997. DAMBREVILLE Danielle, LIlette-Solitude , 1997. MUSSARD Firmin, De lave et décume , 1997. TALL Marie-Andrée, La vie en loques , 1996. BECKETT Carole, Anthologie d'introduction à la poésie como-rienne d'expression française , 1995. DAMBREVILLE Danielle, L'écho du silence, 1995.   
 
 
Quraishiyah Durbarry           
Féminin pluriel
 
                                                                                          
 
                                                                                  
 
 
© LHarmattan, 2013 5-7, rue de lEcole-Polytechnique, 75005 Paris  http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr  ISBN : 978-2-336-00843-1 EAN : 9782336008431
 
 
 
Ceci est une histoire fictive et toute ressemblance avec des personnes ou des situations existant ou ayant existé ne saurait être que fortuite. Toutefois si personne ne se reconnaît, ou ne reconnaît quiconque après la lecture de cette uvre, cest cette dernière que je considère comme fortuite.
 
 
 
 
 
    
 
 
Sept femmes dans une chambre. Prisonnières de la so-ciété, prisonnières du regard de lautre  du mâle , prison-nières des coutumes, prisonnières des costumes, des murs, des traditions, ce nest que dans cet enfermement volontaire quelles prétendent trouver la liberté, et pourtant Ce nest quici quelles peuvent faire semblant de se retrouver, dêtre soi, sans voix masculine, sans cette voix érudite, sans cette présence même qui les rendrait conscientes delles-mêmes. Un homme parmi elles, et la rivalité aurait imprégné la chambre de son odeur. Sur qui son regard se poserait le plus, qui serait la choisie, lheureuse élue qui capterait le plus son attention, celle avec laquelle il parlerait plus, avec qui il danserait ? Ce qui permettrait de répondre à la question, inévitable quand un homme se trouve parmi les femmes : alors qui est la plus belle, ne suis-je pas mieux que les autres ? Mon sourire, ma taille, mes cheveux L'unité de mesure de la beauté des femmes, cest le nombre damants quelles ont. Et elles se décortiqueraient les unes les autres pour remporter ce trophée, qui décidément nen serait pas un, puisque ça naurait été quun homme ! Pétri de poussière et dégo. Sept femmes empilées dans cette pièce  quatre sur le lit, deux sur le canapé et lautre étalée sur une chaise, lunique chaise de la pièce. Comme quoi, vous pourriez croire que cest la chaise qui est le personnage principal de cette histoire, puisque dans nimporte quel film ou dans nim-porte quelle histoire on sait tous que la « caméra » est braquée sur LE personnage principal. Cest à lui quil arrive des évènements, cest lui qui prend laction en main, cest lui qui commence et termine lhistoire. Et donc, tout le roman ou le film est focalisé sur ce personnage particulier,
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qui na pas dami, ou sil en a, cest quelquun soit de moche, soit de con, pour que lacteur puisse paraître soit beau, soit intelligent. Les acteurs ne peuvent pas tout faire à la fois ! Donc je disais que, comme il y a sept femmes et une chaise ici, la chaise aurait pu prendre toute lattention de la caméra sur elle. Mais pour rester dans le réalisme, rien de plus ou de moins, on va garder les femmes comme personnages principaux, même si tous ces personnages principaux encombrent un peu la scène. Assise sur le lit en posture de yoga, le dos appuyé contre un oreiller, jobserve la chambre. Une chambre assez grande, à demi éclairée par une lampe murale. Ce qui lui donne un effet rougeâtre, presque lugubre. La chambre pa-raîtrait presque baignée de sang. Mais latmosphère est bien trop gaie et leffet se perd. Ces rires féminins dépassant toute limite de voix, qui se font entendre comme un tintement de cloche, comme des assiettes qui sentre-choquent, ou encore comme le ricanement dun personnage de dessin animé, sécrasent lun contre lautre dans le huis clos de la chambre où lair comprimé sent la sueur des femmes, une légère transpiration, presque douce, mélangée aux parfums et aux déodorants. En face de moi, un bahut avec un grand miroir qui reflète tout le monde. Je me regarde. Impeccable pour mes vingt-neuf ans, jattire toujours les regards. Je ne peux pas me plaindre de mon physique. Cest la seule chose dont je peux désormais me vanter Et ça aussi pas pour très long-temps encore. Mais je passe vite sur moi. Je nai pas envie de mattarder à mon sujet. Jessaie donc de meffacer au détriment dautre chose, pour le moment. La table du bahut, presque blanchie par toute la poudre tombée dessus, est encombrée de bouteilles de parfum, khôl, mascara, boîte de maquillage, sèche-cheveux, fer lissant, portables couverts
 
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