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Dédicace et remerciements
Je dédie ce travail à ma mère, Saran à Fatoumata et Namassa, mes sœurs, et à mon frère Sidiki Tou travail de longue haleine est le résultat de nombreuses collaborations et amitiés. Je sais que ce travail n’aurait pas été possible sans l’accueil des habitants de Bondoukuy. Ils m’ont ouvert leurs maisons et leurs vies avec une grande générosité. Que Yézouma Raphaël Coulibaly leur exprime toute ma reconnaissance, lui qui m’a accompagnée tout au long de mes terrains à Bondoukuy. Je ne peux oublier ceux qui m’ont appuyée institutionnellement : Georges De Noni, Jean-Pierre Guengant, Bernard Lacombe, Olivier Leservoisier, Richard Pottier, Roger Pontanier (†), François Yves Sodter, Hervé de Tricornot. Je me souviens ici de Namité Coulibaly (†), chef de Terre qui, d’où il est aujourd’hui, doit savoir que j’ai bénéficié des bénédictions qu’il m’avait faites : « Dofini séni ». Effectivement, Dieu m’a accompagnée. Je ne peux oublier tous mes amis du Centre IRD de Bondy, qu’Annick Aing, Maurice Fay, France Toma et Yvonne Vernon reçoivent pour tous mes remerciements Et que Oulla Passari, cartographe de l’IRD de Ouagadougou, sache que je l’associe fraternellement à ce travail de longue haleine. Que Frédérique Albert et Jean-François Bouet, Isa et Alain Blot Denis Pryen, Virginie Robert et Martine Marie Muller sachent que je n’oublierai jamais leur généreuse amitié.

Le travail invisible. Femmes de Bondoukuy (Burkina Faso),
sont tirés d’une thèse en ethnologie réalisée sous la direction du Professeur Olivier Leservoisier à Paris V, Sorbonne

Cet ouvrage, ainsi que le suivant :

Plan du village de Bondoukuy

Introduction
Cet ouvrage est le premier des deux que nous consacrons aux femmes bwaba de Bondoukuy. Dans ce premier livre, nous décrivons le cadre que la culture bwamu impose aux hommes et aux femmes, et ses tranformations historiques et sociales sous l’impact de la modernité. Cette modernité a eu pour visages la colonisation, puis la politique particulière initiée dans la zone de Bondoukuy par l’État suite à l’indépendance de 1960. et ses transformations. La question féminine ne peut être abstraite ni des conditions concrètes ni des relations de genre avec le sexe masculin. Nous avons donc dans cette règle du jeu que nous rédigé du point de vue du genre féminin, une description de la société bwaba de Bondoukuy, dans sa dynamique historique et dans ses particularités sociologiques et ethnographiques. Nous ne voulons pas, en traitant des Bwaba de Bondoukuy, tomber dans ce travers justement dénoncé par A.J. MBem (2005 : 76) : « …faire passer un morceau d’Afrique pour la vitrine de l’Afrique toute entière ». Nous avons parfaitement conscience de traiter du local (Bondoukuy) et du circonstanciel (2000-2007, années où nous avons si souvent résidé à Bondoukuy) et d’un moment historique : celui de la mondialisation qui, à travers les cultures de rente (coton – souvent transgénique), les besoins nouveaux et biens modernes et enfin l’information télévisuelle, change profondément la donne sociale et le vécu individuel. Comme le dit ce même auteur
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est culturellement arrimée à un système de valeurs unique et immuable ». En regardant le présent, en comprenant ses racines historiques, nous tenterons d’évaluer dans nos derniers chapitres du second livre Les femmes de Bondoukuy, les grandes tendances d’un avenir en construction, qui sera espérons-le plus conforme à une égalité entre genres. Trois raisons nous ont conduite à choisir les Bwaba de Bondoukuy. La première était pratique. En effet, nous les connaissions par nos travaux antérieurs de consultante (S. Traoré, 2006). Les deux autres raisons étaient scientifiques. D’une part, Bondoukuy situé dans le Sud-Ouest du Burkina Faso, est une zone à forts changements dans un pays et une Afrique en mutation. D’autre part, nous pouvions y effectuer une observation participante ethnographique classique de regard éloigné. Je suis certes Africaine et Burkinabè mais les Bwaba m’étaient totalement étrangers. Je suis d’une famille urbaine et j’ignorais tout de la paysannerie. Je dois dire que ma vie à Bondoukuy parmi mes amis bwaba m’a appris une chose : on ne peut être l’autre. C’est cette expérience que j’ai vécue, en plus de données que j’ai pu recueillir auprès de personnes toujours attentives et souvent étonnées par mes interrogations. La problématique scientifique que nous avons employée est celle du genre. Notre position sur cette question est modeste et méthodologique : nous ne sommes pas entrée dans les grands débats idéologiques et sociaux qu’entraîne le genre. Simplement, la question féminine chez les Bwaba n’est pas un problème féminin. D’une manière générale, le sexe n’est qu’une particularité biologique, comme l’âge, et seul le genre explique
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la situation sociale des femmes. Après un premier chapitre consacré à la description des grands traits des Bwaba et de Bondoukuy, nous traiterons de la construction des sujets féminins comme mineurs socialement à travers l’éducation des enfants. Dans un second chapitre nous traiterons du passage de la fille de son père à la femme de son mari. Mais avec le mariage, la femme affronte un autre défi, le ménage polygame dans une société en bouleversement où les garanties traditionnelles des mariages arrangés entre familles s’effritent. Nous verrons également que la polygamie est un phénomène plus “moderne” que véritablement “traditionnel”, non dans son concept mais dans sa dynamique. Enfin, un dernier chapitre est consacré aux différences de statut des femmes épouses d’un même homme, de celui “officiel” de la première, à celui “affectif” de la préférée en passant par l’épouse apparentée à son mari dont la force tient au fait que son époux ne peut agir avec elle comme bon lui semble puisqu’elle est protégée, elle, par sa famille qui est la même que celle qui a barre sur le mari : la sienne à lui… A chaque statut féminin correspond, pour une femme donnée, à des marges de manœuvre différentes. Au fil des pages, suivant tous les observateurs qui notent un accroissement de la polygamie dans les zones rurales burkinabè, nous nous interrogerons. Est-ce que cette polygamie trouverait ses causes dans les changements qui affectent l’agriculture ? Aurait-elle un lien avec des stratégies masculines et féminines nouvelles qui incluraient de nouvelles relations affectives, de nouvelles responsabilités envers les enfants, les terres, le capital, etc. ? Serait-ce une réponse à des contraintes
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inédites nées des changements historiques actuels ? Nous confronterons nos données avec celles de nombreux auteurs: E. Boserup (1970), É. Copet-Rougier (1985), S. Fainzang et O. Journet (2000), C. Coquery-Vidrovitch (1994), A. Adepoju et W. Mbugua (1999), D. Savineau (2007)… Nous devrons y insister, car cette polygamie est significative des changements qui bouleversent la situation des pays africains. Aussi explorerons-nous les liens hiérarchiques ou de parenté, qui existent entre les femmes d’une même unité domestique et d’unités voisines ainsi que les rapports privilégiés et d’entraide que ces liens peuvent occasionner. Les comportements, responsabilités et devoirs féminins diffèrent selon l’âge, le statut (aînées/cadettes) et la fécondité des femmes d’un même groupe résidentiel. Il existe effectivement une hiérarchie entre les femmes, selon le rang du mari dans sa fratrie (aîné/cadet). Y a-t-il une dynamique particulière à chaque configuration d’unité domestique ? Comment se passent et se traduisent les rapports de pouvoir et de domination entre les femmes ? Nous porterons une attention particulière à ces femmes qui, pour être mariées à des frères, se considèrent comme coépouses et en ont quelques contraintes (le lévirat étant la plus marquante). Est-ce que cette situation, génératrice autant de solidarités que de conflits domestiques, est encore visible malgré la dispersion dans le terroir villageois des résidences des frères ? A ce propos, est-ce que l’aisance financière d’un frère cadet bouleverse le système hiérarchique traditionnel qui existe entre les femmes des membres d’une même fratrie ? Les rassemblements familiaux (mariages, décès, funérailles…) au cours desquels toutes les femmes de la famille se retrouvent
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nous ont été d’un grand secours pour appréhender ces changements. Car cet ouvrage est fondé sur une observation de longue durée, dite en jargon ethnologique “observation participante”. Nous savons bien que cette dénomination d’observation participante est un oxymore (B. Lacombe, in A. Gnaba, 2008), car si on participe on observe mal et si on observe on ne participe guère (R. Pottier, in L. Obadia, 2003), mais sa réalisation par une présence de longue durée sur le “terrain” est une expérience irremplaçable. Comme méthode, nous avons donc utilisé l’observation participante en résidant longtemps à Bondoukuy même. Elle s’est révélée très enrichissante parce que les sujets sont « naturels » dans leurs faits et gestes. Sur la durée, ils ne peuvent pas garder longtemps leur masque de politesse. En effet, les enjeux affectifs et de pouvoir ne peuvent être trop longtemps suspendus par les acteurs sociaux. Nous avons pu ainsi comprendre les motivations et saisir les significations culturelles que les sujets donnent à leurs propres actions pour les restituer dans ce travail. Par ailleurs, l’observation participante permet de remarquer des détails significatifs qui, pour les sujets, sont de l’ordre de la routine et de l’évidence. Cette observation a été complétée par des entretiens et des récits de vie dans les hameaux de cultures.

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Intérieur de maison bwaba

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Chapitre 1 Les Bwaba, un terrain d’étude
« Faire l’histoire des Bwa c’est toujours parler de l’histoire de leurs voisins. Pour écrire une véritable histoire des Bwa, il faudrait s’attacher à l’histoire de chaque village, de chaque lignage, et prendre le temps d’y écouter les vieux et les griots garants de la mémoire. » (J. T. Diarra, cité par Leguy 2001 : 31) Le cas du village de Bondoukuy cadre parfaitement avec cette remarque : Bondoukuy est un village ancien, dont le passé est encore maîtrisé par les hommes.

1. L’histoire de la formation du village
La formation du village, l’attribution de la chefferie de Terre et l’existence de deux chefferies de Terre sont liées à une histoire de lignages, de villages, de familles… Le territoire de Bondoukuy appartient au village bwaba de Moukouna qui est le plus ancien dans la région. Une parenté relie la population du village de Moukouna à celle de Dampan, les fondateurs des deux villages sont frères de mêmes père et mère. Cette parenté est invérifiable (on ignore les noms et on les appelle « grand frère » et « petit frère »). La création du village de Moukouna est née de la dispute entre deux frères. Une légende explique comment cette séparation s’est faite.
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« Deux frères cultivaient ensemble, et l’aîné devint lépreux. Le cadet voulut en profiter pour acquérir plus de terres en séparant celles qu’il cultivait avec son frère. Alors il lui dit : « Demain, que chacun parte au chant du coq pour aller chez l’autre, là où nous nous rencontrerons sera la limite des terres de nos descendants. L’aîné comprit le piège mais accepta le défi. Le lendemain, au premier chant du coq, le lépreux prit son bâton d’infirme et marcha vers la maison de son cadet. Il peinait mais il marchait. Son cadet, en entendant le chant du coq, ne daigna pas se lever ! Sa femme le secoua, mais il lui répondit que son infirme de frère ne pouvait aller très loin, alors il pouvait bien encore dormir ! Le coq chanta trois fois et à la troisième fois que son épouse le réveilla, enfin, le cadet se leva. Sortant de sa maison il vit son frère devant sa porte, assis sur sa petite houe, son bâton à la main. Alors, il le supplia : « Écarte-toi un peu, tu es presque dans ma chambre… » L’aîné se leva péniblement et retourna sur ses pas. « Encore », supplia le cadet, et trois fois il répéta sa supplique. Mais l’aîné, lassé et épuisé, répondit : « Non, tu as perdu, je resterai ici. Par la Terre et par l’Herbe, dit-il en frappant le sol, que je meurs ici si j’ai enfreint le défi que toi-même as lancé ! » Et tout le monde sait qu’il n’y a pas plus grand serment que de jurer par l’herbe et la terre pour un Bwaba. Et l’aîné continua, lançant sur le sol son bâton de lépreux : « Hadadé ! », c’est-à-dire : "Ceci est notre limite". Et le bâton se fit eau, puis rivière. C’est la rivière Hadadé qui sépare aujourd’hui les terres de Moukouna et de Dampan et que nul chef de terre de l’une ou l’autre chefferie ne peut franchir sous peine de mourir, frappé par les génies tutélaires de la brousse et de l’herbe. » (Cahiers Yézouma) (Compte tenu du fait que notre travail est centré sur les femmes,
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signalons que nous n’avons trouvé durant notre terrain que cette unique mention positive sur les femmes dans les récits que nous avons entendus. Dans les autres cas, la femme a une position de traîtresse (dans les épisodes de conflits, le vaincu s’y dit trahi par des épouses venus de chez ses adversaires, ou trahi par une épouse infidèle). Le thème de l’épouse infidèle qui cherche à tuer son époux est récurrent dans les récits, Cf. B. Nazi (1962). De même nous paraît significative la constance des récits stigmatisant les femmes dépensières, détournant le grain du mari pour leur amant et leurs enfants.) Les premiers arrivants dans le village de Bondoukuy, membres de la famille Tamini, fondèrent le quartier de Bunwa (vers le XVIIème siècle). Les Coulibaly du quartier de Deurakuy sont arrivés bien après, ils seraient originaires du Mali (fin du XIXème siècle). A l’arrivée des Tamini, Bondoukuy était une brousse inhabitée. Ils s’adressèrent au chef de Moukouna qui leur désigna un lieu où s’établir. Par la suite, ces premiers résidents accueillirent tous les autres en leur attribuant un territoire dans le village. Les personnes d’une même famille logeaient ensemble. Chaque famille donna naissance à un quartier. Il faut souligner que les différents quartiers étaient dispersés et éloignés les uns des autres. Le rapprochement des familles et la constitution des deux gros quartiers se sont effectués lors de la nomination de Dofini Coulibaly comme chef de canton par l’administration coloniale naissante. Il décida de rapprocher tous les petits quartiers qui étaient de son côté. Le quartier actuel de Bunwa était une place vide. Dofini fit déménager toutes les familles Tamini et autres dans cet espace vide qui fait face à son quartier, et qui prit le même nom de
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Bunwa. Seul le quartier de Deurakuy (qui est celui de Dofini) se situe au même endroit depuis sa fondation. Le regroupement recherché par Dofini avait pour but de pouvoir mieux exercer ses responsabilités. Les forgerons fossoyeurs (Kaani-Nunowa) sont venus de Dampan à la demande du chef de canton Dofini Coulibaly. Les vieux expliquent pourquoi il les fit venir : les habitants de Bondoukuy avaient besoin de l’aide des forgerons pour les débarrasser de génies (Gnihanwa) qui décimaient leurs troupeaux. (Il s’agissait des taurins des troupeaux villageois, aujourd’hui disparus de la zone, et non des zébus des Peuls.) Ainsi l’explique Domboué :

Vous savez il y avait un espace vide non loin du village où les gens attachaient leurs animaux sous un arbre. Et c’est là, en plein midi, que les génies sortaient et les tuaient tous. Personne ne pouvait se rendre sur ce lieu car les génies s’attaquaient aussi aux humains. Les fossoyeurs ont réussi à débarrasser les villageois de ces génies. Après leurs exploits, le grand-père Dofini n’a plus voulu les laisser repartir à Dampan. Il alla demander aux vieux de Dampan de lui laisser les forgerons. Voilà comment il y a eu le quartier des fossoyeurs. (Entretien)

On fait appel aux forgerons pour résoudre les problèmes liés aux génies. A travers les tâches qu’ils réalisent (forge, sculpture…) et surtout par le maniement des forces telluriques et du feu (transformation des minerais en métaux) les forgerons sont en contact permanent avec les génies de la Brousse et de la Terre protecteurs tutélaires de la nature (Cf. A. Faure, 1996, qui traite des Bissa mais dont les conclusions éclairent les nôtres). Les gens de caste vinrent après les deux grands clans, Tamini et
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Coulibaly, comme le signale notre dernier interlocuteur Domboué : les forgerons forgeurs (Kaani-liguiwa) sont originaires de Bouéré dans la région de Béréba. Il y a aussi les forgerons balafonistes (Kaani-thiombowa) dont le village d’origine n’est pas connu. Quant aux griots (Kakani), ils sont originaires de Combia, un village bwaba proche de Houndé. Leur installation à Bondoukuy date de 1817. Cette date précise est fournie par un des hommes importants de ce lignage. Nous la répétons sans rien pouvoir affirmer à ce propos.

2. Les deux grands quartiers du village
Le village de Bondoukuy est divisé en deux par une route non bitumée et de chaque côté de la route, il y a deux principaux quartiers, qui se subdivisent eux-mêmes ; le nom de chaque quartier a un sens mais pour certains, nos informateurs en ignoraient la signification originelle. — Le premier quartier, principal, est celui de Deurakuy ou Dimikuy. Il est habité par trois familles qui sont les descendants de Dimi Coulibaly. Ces familles sont celles de Dofini Coulibaly ; de Bossan Coulibaly ; et de Dégué Coulibaly. Dans le même bloc à côté des descendants de Dimi, il y a trois petits quartiers : * Le quartier de Kazawakuy dont les résidents sont des Kazawa1 ;
1 Kazawakuy (qui signifie "village en éruption", en bwamu) selon les dires des villageois, est un quartier (Kuy) qui est apparu soudainement. Un matin en se réveillant, les habitants du village ont vu un quartier qui s’était construit tout seul sans aucune intervention humaine. Il y avait des animaux, des maisons dans lesquelles habitaient des hommes ayant une petite queue située au niveau de la terminaison de la colonne vertébrale, vers le coccyx. Les descendants auraient toujours une queue mais elle est moins longue que celle de leurs ancêtres. Ce sont les autres habitants qui donnèrent le nom Kazawa à ce quartier. Le côté mythique

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* Le quartier de Boekonuazi habité par les Bonzi qui sont des forgerons fossoyeurs et par des Coulibaly qui n’ont aucun lien de parenté avec les trois familles précédemment citées ; * Le quartier de Namounikuy, (Namouni signifie hyène) il est habité par des Coulibaly qui ne sont pas du clan dominant. — Le deuxième quartier principal appelé Bunwa (Bunwa signifie cases) est habité principalement par les Tamini qui sont les descendants de Gnanta ou Yanta Tamini. Leur quartier se prénomme Gnantanuazi. Contrairement à Dofini Coulibaly qui avait plusieurs épouses, Gnanta n’avait qu’une seule épouse. Ses descendants actuels ne forment que deux familles qui habitent le quartier Tamini. Ces familles sont celles de Domboué Tamini et de Soumou Tamini. Sept petits quartiers se trouvent au sein de Bunwa : * Le quartier de Tiako habité par les Bayé ; * Le quartier de Honakuy (Hona signifie Afzelia africana et le nom fait référence à un parc de tels arbres, espace d’une grande dimension lorsque ce quartier fut construit) habité par des Tamini qui n’ont aucun lien de parenté avec les précédents ; * Le quartier de Gniankuy habité par les Zawa ; * Le quartier de Tiumboawazi habité par des Tamini forgerons balafonistes ; * Le quartier de Kanikuy habité par des Coulibaly forgerons forgeurs. * Le quartier de Bundjakuy qui est celui des griots Combia ; * Le quartier de Kakawazi habité par des Combia, griots tisserands et balafonistes. Trois quartiers inclus dans les deux principaux quartiers sont habités par les immigrés regroupés en ethnies :
de cette légende n’a pu être éclairé malgré nos efforts et ceux de nos devanciers. Quant aux résidents, ils ne nous ont jamais montré leur appendice caudal. Mais ils ont bien évidemment un, les autres Bwaba qui ne mentent jamais, l’affirment. Ceux qui ont épousé une personne de ce quartier l’affirment pour les autres, ayant naturellement épousé une exception. 20

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