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Forum 147 : Management, encadrement, quelles évolutions ?

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Présentation du numéro : Ce numéro de la revue Forum a pour thème l’évolution des pratiques managériales dans le champ de l’action sociale. Ce choix répond à une préoccupation récurrente qui revient comme un problème non résolu, interpellant à la fois les directeurs, les cadres intermédiaires mais aussi les professionnels de l’action sociale et médico-sociale. Ce problème se pose dans un contexte ressenti comme toujours plus contraignant avec d’une part une pression croissante des approches gestionnaires, l’interpellation sur les résultats des pratiques et leur évaluation, ainsi que la multiplicité des politiques publiques, source d’injonctions contradictoires. D’autre part, quelques déterminants se révèlent comme la nécessité pour les cadres de s’adapter constamment à la complexité des problèmes sociétaux et du vivre ensemble, la mobilisation de compétences diversifiées, l’encadrement d’offre de services concernant des personnes de plus en plus en situations de fragilités.



Les articles retenus proviennent de travaux menés par des chercheurs et des cadres du champ de l’action sociale. Ils n’ont pas pour ambition d’explorer la thématique dans son ensemble mais, au contraire, ils se limitent à la compréhension de réalités partielles éclairantes pour comprendre les évolutions. Ces évolutions seront d’abord examinées sur un plan macro, celui des politiques (J.Grenier-M.Bourque) et des institutions (F.Batifoulier) avant d’explorer les effets sur l’apprentissage de la posture des cadres de direction (M.Foudriat) et intermédiaires (M.Foudriat-M.Delaloy).


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Revue Forum

 

Numéro 147 – Février 2016

 

Management, encadrement, quelles évolutions ?

 

Présentation du numéro : Ce numéro de la revue Forum a pour thème l’évolution des pratiques managériales dans le champ de l’action sociale. Ce choix répond à une préoccupation récurrente qui revient comme un problème non résolu, interpellant à la fois les directeurs, les cadres intermédiaires mais aussi les professionnels de l’action sociale et médico-sociale. Ce problème se pose dans un contexte ressenti comme toujours plus contraignant avec d’une part une pression croissante des approches gestionnaires, l’interpellation sur les résultats des pratiques et leur évaluation, ainsi que la multiplicité des politiques publiques, source d’injonctions contradictoires. D’autre part, quelques déterminants se révèlent comme la nécessité pour les cadres de s’adapter constamment à la complexité des problèmes sociétaux et du vivre ensemble, la mobilisation de compétences diversifiées, l’encadrement d’offre de services concernant des personnes de plus en plus en situations de fragilités.

Les articles retenus proviennent de travaux menés par des chercheurs et des cadres du champ de l’action sociale. Ils n’ont pas pour ambition d’explorer la thématique dans son ensemble mais, au contraire, ils se limitent à la compréhension de réalités partielles éclairantes pour comprendre les évolutions. Ces évolutions seront d’abord examinées sur un plan macro, celui des politiques (J.Grenier-M.Bourque) et des institutions (F.Batifoulier) avant d’explorer les effets sur l’apprentissage de la posture des cadres de direction (M.Foudriat) et intermédiaires (M.Foudriat-M.Delaloy).

 

Table des matières

 

Éditorial

Auteurs

MANAGEMENT, ENCADREMENT, QUELLES EVOLUTIONS ?|

Les politiques publiques et les pratiques managériales : impacts sur les pratiques du travail social, une profession à pratique prudentielle

Introduction

Partie 1

Partie 2

Conclusion

Un défi majeur pour l’équipe de direction : refaire de l’institution

Introduction

Reconnaître ses maladies ou penser cliniquement l’institution

Une institution où l’on parle

Une institution où l’on décide

Conclusion

La construction sociale des représentations des cadres de Direction sur l’organisation et les phénomènes d’aveuglement cognitif

Les dimensions rationalistes des représentations sur l’organisation et son fonctionnement

Les contraintes et les difficultés dans le travail réel comme source d’apprentissages

Le processus de construction sociale des représentations

La compréhension de la propension à l’adoption d’une posture rationaliste chez les cadres

Les interactions cadres-subordonnées, les boucles systémiques et l’enfermement réciproque dans les interprétations psychologisantes

Conclusion

Une interprétation des questionnements récurrents de l’encadrement intermédiaire de l’action sociale

1. La problématique du positionnement des chefs de service

2. Les pratiques managériales : des logiques d’action construites et contingentes

Conclusion

Note de lecture

Faire face aux risques psycho-sociaux : quelques éléments d’un management par la discussion

Introduction

Un concept central : le management par la discussion

Résumé de l’article

Conclusion

La Conseillère du travail, manager rétro-futuriste de la santé au travail ?

1. Fonction sociale et fonction de gestion du personnel intimement liées

2. Emergence rétro-futuriste de la surintendante d’usine

3. Le service social du travail à l’épreuve de la gestion des ressources humaines

Les cadres du travail social au prisme du genre : de la tension à l’attention…

1/ Les cadres du travail social : des professionnel. les en tension

2/ Encadrer dans le travail social : un travail de l’attention, de care ?

Manager par une démarche d’expertise

Introduction

Du travail social à « l'intervention sociale »

I. Le cadre de proximité au service de l’innovation sociale

II. Le cadre de proximité, développeur de son territoire

III. Le cadre de proximité, développeur de son équipe

En conclusion

D’un parcours de cadre à un management émancipant pour une réelle humanité

Qu’est-ce qu’être cadre à l’heure actuelle dans le médico-social ?

Une recherche action

D’un management à un management émancipant

D’une pratique interculturelle à la gestion de situations complexes dans une fonction d’encadrement. Principe d’efficacité

Des points de convergence existent entre les deux populations étudiées :

Mais des différences existent entre les deux groupes étudiés.

ACTUALITÉ PLAN D'ACTION GOUVERNEMENTAL

Communique´ d'AFFUTS à propos du Plan d'action en faveur du travail social et du de´veloppement social et de la recherche en travail social

La recherche en travail social : de la conférence de consensus aux EGTS

L’impulsion de la conférence de consensus sur le travail social et la recherche

La persévération du dissensus

L’autosaisie du Conseil supérieur du travail social

L’heure des mesures concrètes

Première analyse critique succincte du Plan d’action gouvernemental pour le travail social et le développement social

Axe 1 Faire participer les personnes et mieux les accompagner

Axe 2 Promouvoir le développement social

Axe 3 Mieux reconnaitre le travail social et moderniser l'appareil de formation

 

Éditorial

Ce numéro de la revue Forum a pour thème l’évolution des pratiques managériales dans le champ de l’action sociale. Ce choix répond à une préoccupation récurrente qui revient comme un problème non résolu, interpellant à la fois les directeurs, les cadres intermédiaires mais aussi les professionnels de l’action sociale et médico-sociale. Ce problème se pose dans un contexte ressenti comme toujours plus contraignant avec d’une part une pression croissante des approches gestionnaires, l’interpellation sur les résultats des pratiques et leur évaluation, ainsi que la multiplicité des politiques publiques, source d’injonctions contradictoires. D’autre part, quelques déterminants se révèlent comme la nécessité pour les cadres de s’adapter constamment à la complexité des problèmes sociétaux et du vivre ensemble, la mobilisation de compétences diversifiées, l’encadrement d’offre de services concernant des personnes de plus en plus en situations de fragilités.

Les articles retenus proviennent de travaux menés par des chercheurs et des cadres du champ de l’action sociale. Ils n’ont pas pour ambition d’explorer la thématique dans son ensemble mais, au contraire, ils se limitent à la compréhension de réalités partielles éclairantes pour comprendre les évolutions. Ces évolutions seront d’abord examinées sur un plan macro, celui des politiques (J.Grenier-M.Bourque) et des institutions (F.Batifoulier) avant d’explorer les effets sur l’apprentissage de la posture des cadres de direction (M.Foudriat) et intermédiaires (M.Foudriat-M.Delaloy).

Le numéro se poursuit avec des contributions qui identifient plusieurs thématiques récurrentes s’agissant des évolutions dans le champ de l’encadrement : les risques psycho-sociaux (P.Renard), le rapport aux RH des conseillers du travail (D.Paturel), le genre (V.Bayer), l’innovation (S.Gaulène-I.Chevalier). Pour finir, une contribution originale visant le caractère alternatif d’un parcours de formation de manager (W.Tixier).

1- Josée GRENIER docteur en sciences humaines appliquées-spécialité bioéthique et Mélanie BOURQUE, docteur en sciences politiques, sont professeures et chercheures à l’université du Québec ; elles travaillent sur la nouvelle gestion publique. Elles relatent ici, une recherche en cours au Québec, dont l’objet principal est d’évaluer les impacts de la dernière réforme du système de santé et des services sociaux du Québec sur les travailleurs sociaux et les gestionnaires. Sont examinées ici les évolutions dans le cadre de la NGP et l’analyse des effets sur les professionnels du social ; l’hypothèse d’une pratique prudentielle est ainsi formulée.

2- Francis BATIFOULIER est consultant et formateur, ancien directeur d’établissement. Il a dirigé l’ouvrage intitulé Manuel de direction en action sociale et médico-sociale. Partant du contexte actuel des institutions du secteur socio-éducatif et médico-social, il élabore une analyse de la notion d’institution et ouvre des pistes pour favoriser cet espace de rencontre interhumaine décrite comme « celle où l’on parle, où l’on décide et où l’on reconnaît ces maladies{1} » La pratique de direction serait alors à la hauteur des ces enjeux contemporains, garantissant la permanence d’une tension entre rationalité instrumentale et visée clinique.

3- Michel FOUDRIAT Sociologue, enseigne à l’UPEC et dans le dispositif du CAFDES pour l’ARIF. Il fait de nombreuses interventions et recherches actions pour le compte d’établissements et de services médico-sociaux. L’article{2} commente un travail d’analyse sur les représentations de cadres de direction sur l’organisation et les effets dans l’apprentissage de leur posture. Il souligne la propension de ceux-ci à l’adoption d’une posture rationaliste qui obscurcit les interactions cadres-subordonnées.

4- Maxime DELALOY, Maître de conférences associé à l’UPEC, enseigne la sociologie des organisations, ainsi que Michel FOUDRIAT, Sociologue, consultant et enseignant à l’UPEC.

Sur la base d’une enquête statistique et de recherches sur l’exercice de fonctions de management, ces auteurs{3} analysent la spécificité de l’exercice des cadres intermédiaires. Ils en viennent à démontrer que la pratique managériale réelle, est contextualisée, située, c’est-à-dire qu’elle renvoie à une situation singulière et contingente. De ce fait, les définitions de postes et la théorie proposée par les livres de management, ne peut s’appliquer indépendamment d’une adaptation singulière et contingente. En effet, la situation, que le chef de service doit « gérer », se caractérise par une complexité que ne comprend pas ces formalisations. Les situations concrètes auxquels le chef de service doit faire face sont définies par une variété créatrice d’incertitude quant à la « réussite » des actes qu’il prend face à l’équipe.

5- Pascal RENARD est membre de l’équipe de direction d’un établissement médico-social. Il aborde ici, la question des risques psycho-sociaux à partir d’une synthèse des travaux publiés de Mathieu Detchessahar, Professeur des Universités en sciences de gestion. Celui-ci définit une autre forme de management dans l’organisation du travail susceptible d’éviter les risques psycho-sociaux. Il met notamment en avant le concept de « management par la discussion ».

6- Dominique PATUREL, chercheuse et docteur en sciences de gestion, rappelle l’histoire des surintendantes d’usines, le rôle socio économique du travail social d’entreprise et l’apport de ces professionnels dans ce champ. Aujourd’hui, la contribution à la gestion des ressources humaines aux niveaux individuels et organisationnels fait évoluer ce métier vers celui de conseiller du travail. A travers la prévention des risques psycho-sociaux, des instances comme le CHSCT et les directions des ressources humaines, le conseiller du travail, apporte avis et expertise aux salariés comme aux directions, dans une perspective toujours d’actualité d’humaniser les organisations du travail.

7- Véronique BAYER, doctorante à l’IRIS-EHESS, est responsable d’un pôle de formations supérieures. Par une recherche auprès d’étudiants et professionnels du CAFERUIS, elle aborde la question du lien entre le genre et les modalités de l’exercice du pouvoir et/ou de l’autorité. En s’appuyant sur les évolutions concernant la féminisation de l’encadrement, la rhétorique de la responsabilité est ainsi réexaminée à la lumière des travaux sur le care.

8- Sylvie GAULENE et Isabelle CHEVALIER, Ingénieur(e)s sociaux, étudient les ressorts du management au travers une action expérimentale de Développement social local menée en partenariat avec les acteurs d’un territoire rural relevant du secteur public et associatif. Elles en retiennent, des évolutions dans le management d’équipes médico-sociales et plus particulièrement pointent la question des “outils et projets innovants dans l’activité d’un cadre” par une expertise de l’action sociale et du DSL.

9- Pour finir, William TIXIER, Directeur adjoint d’un Réseau territorial, élabore à partir de son expérience professionnelle, une approche théorique et l’analyse de pratique d’une forme de management qui sort des sentiers battus.

Ces articles illustrent une évolution à bas bruit de l’identité de la fonction de cadre, intégrateur d’une culture du résultat et de l’évaluation permanente des dispositifs et des individus, mais aussi garante de pratiques respectueuses du bien-être des personnes et de pistes innovantes.

Florence Bourgoin et Dominique Dépinoy

Auteurs

 

Francis BATIFOULIER

Formateur-consultant, a une expérience de direction d’une vingtaine d’années. Il a notamment dirigé le Manuel de direction en action sociale et médico-sociale paru chez Dunod, 2014.

 

Véronique BAYER

Assistante de service sociale et conseillère du travail, doctorante à l’IRIS-EHESS, est responsable du pôle des formations supérieures (CAFERUIS, DEIS, CTRH) à l’ETSUP à Paris.

 

Mélanie BOURQUE

Détentrice d’un doctorat en science politique, ses recherches portent principalement sur la transformation de l’action publique comparée en matière de protection sociale. Elle se spécialise plus particulièrement sur la transformation des systèmes de santé et des politiques familiales.

Université du Québec en OutaouaisDépartement de travail social, Campus St-Jérôme A Saint-Jérôme (Québec) Canada J7Z 0B7

 

Isabelle CHEVALIER

Ingénieure social, elle est diplômée du DEIS à Montpellier.

 

 

Maxime DELALOY

Maître de conférences associé à l’UPEC, il enseigne (entre autres) la sociologie des organisations, et coordonne le Master 2 Sciences de l’éducation dans le département SESS. Avec Michel FOUDRIAT, Sociologue, enseignant à l’UPEC, Leur article synthétise, avec l’autorisation des éditions L’Harmattan, des parties développées dans le livre écrit par les deux auteurs, Les chefs de service en action sociale. Discours normatifs, constructions individuelles et contextuelles, L’Harmattan, 2014.

 

Michel FOUDRIAT

Consultant auprès d’établissements et services médico-sociaux et intervenant dans le dispositif du CAFDES pour l’ARIF, sociologue il enseigne la sociologie des organisations à l’UPEC. L’article est tiré d’un de ses nombreux ouvrages : Bonnami A. et Foudriat M., « les représentations sur l’organisation et leurs effets dans les situations de formation », in Humbert C. (dir), Institutions et organisations de l’action sociale. Crises, changements, innovations ? Paris, l’Harmattan, 2003.

 

Sylvie GAULENE

Ingénieure social, elle est diplômée du DEIS à Montpellier.

 

Josée GRENIER

Détentrice d’un doctorat en sciences humaines appliquées avec une spécialité en bioéthique. Elle est professeur et responsable de la formation pratique en travail social. Ses recherchent portent sur la formation pratique et la transformation des pratiques en travail social croisée aux politiques publics, la mobilité internationale, l’éthique, l’itinérance au féminin et la gérontologie. Université du Québec en OutaouaisDépartement de travail social, Campus St-Jérôme Saint-Jérôme (Québec) Canada J7Z 0B7

 

Dominique PATUREL