Guide pratique du psychothérapeute humaniste

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Comment faire connaître l'ouverture de son cabinet? Que faire en cas d'absence à une séance ? Comment résoudre les problèmes de paiement ? Que faire face à une menace de suicide ? Quand et comment mettre fin à une psychothérapie ? Quelle place les parents doivent-ils prendre au cours de la thérapie de leur enfant ?... Serge Ginger met ses quarante années d'expérience de thérapeute humaniste et de superviseur au service des praticiens afin de répondre à toutes les questions -c oncrètes ou plus théoriques - qu'ils se posent. Véritable vademecum, cet ouvrage s'adresse autant aux débutants qu'aux praticiens confirmés.

Publié le : mercredi 14 mai 2008
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EAN13 : 9782100535231
Nombre de pages : 256
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Chapitre 1
ILS DÉCIDENT DE S’INSTALLER
GILLES,MÉDECIN
Le cabinet
Ça y est ! Gilles a terminé sa formation.Il arédigé et soutenu son mémoire de fin détudessur un casdinfertilité dorigine psycholo-t igique.Sesformateurslontplusieursfois supervisé aucoursdexercices él depracticums— oùil accompagnaitdescamaradesdétudesdansleur n d st uproblématiquequotidienne.Ilsont soulignésespointsforts(beaucoup ée edintuition et un excellentcontactfavorisantla confiance) et sescarences s i r o(il atendance àtrop expliquer, à justifierchacun desesgestes, etil est très ut protecteur);ilslontaidé à dégager unstyle personnel —qu’ilvatenter on a e nde développerdélibérément.Ilslontautorisé à prendresespremiers clients,sous réserve d’unesupervisiontrès régulière. ocopi t hoGillesa donc commencé parchercher unsuperviseur, avantmême daccepter un cliententrapie.Il a dailleursdéjà entête plusieursde – La p sespatientsdontlesfréquentesmaladieslui paraissent, en grande partie, nod des somatisations.Comptetenudesa formation initiale de médecin, il u D préfère commencerpar unesupervisionindividuelleoùil pourra disposer
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GUIDE PRATIQUE DU PSYCHOTHÉRAPEUTE HUMANISTE
detout sontempsetpartager,sanshonte, dansla discrétion d’un face à face,sespremièressitationset seserreurséventuelles.Il neveutpas prendre lerisque de critiquespubliques, luiqui a lhabitude dévoluer avec lestatutprivilégié dumédecin «quisaitbeaucoup de choses» et àqui lon doitfaire confiance « aveuglément».Il estimpatientdese lanceretnes’estpasposé laquestion ducabinet, envisageantderecevoir sesclientsdans son bureaumédical habituel,satable de consultationset sesappareilsde contrôle étantdéjà dans une piècevoisine.Il neserend pascompte encore desnombreuxinconvénientsde cet usage mixte de son cabinet.
ELAINE,ENSEIGNANTE ET PROFESSEUR DE YOGA
Elaine, elle, nestpaspressée de prendre desclients: elle estdéjà assezoccupée par son métierdenseignante en institutprivé et, consacre, parailleurs, plusieursheurespar semaine à donnerdescoursdeyoga. Elle estfortintimidée de prendreun clienten psychotrapie eta peurde tomber troptôt sur un casdifficile : « Commentpourrai-je diagnostiquer demblée la profondeurdeses troubles ?» Surle conseil de plusieurs desesancienscollègues, elle a décidé des’inscrire dans un petitgroupe desupervision desixàseptpsychotrapeutesquiseréunissent une journée entre parmois.Ainsi, elle pourra bénéficierde leurs questionnementsetde leurs tâtonnementsouerreurs, etaura demblée desexemples varsd’un échantillonnage beaucoup pluslarge de clients 1 divers: ellesera ainsi beaucoup plus rapidement« dansle bain », avant daffronterelle-mêmetousces typesde problèmes! Ellesesent rassurée parcette proposition etnestpasdanslimpatience detrouver un client coûteque coûte, dans un délairapide. De plus,sonsuperviseura accepté de larecevoirindividuellement, sur rendez-vous, aucasoùellesouhaiterait un entretiensupplémentaire, en plusdes sessions régulièresdugroupe.Ainsi, parexemple, avant daccepter un client, elle pourra demanderconseil àsonsuperviseurpour réfléchir si elle nes’engage pasà la légère avecun cas trop complexe pour une débutante.
1.Àtitre indicatif,sept trapeutes recevantselon leurancienneté — detroisàtrente clientspar semaine,représententen moyenneun large échantillonnage d’unecentaine de cassuivis régulièrementdans un groupe desupervision : hommesetfemmes, jeunes et vieux, petitsvrosésoupsychotiquesavérés...
ILS DÉCIDENT DE SINSTALLER
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Elle a entamé parallèlement un coursde perfectionnementenpsy-chopathologie appliquée, illustré de nombreuxcasconcrets,tirésde la pratique desparticipantsetduformateur. Il fautmaintenant qu’elletrouveun cabinetafin dêtre à même derecevoir son premierclientlorsque loccasionse présentera.Alors seulement, elle envisagera de faire connaîtreson installation, àsesamis, à différents services, àquelquesmédecins...Elle a clairementchoisi de ne pas recevoirde clientàson domicile — où sesdeuxenfantsadolescents seretrouvent souventavec leurscopains ;elle neveutpasmélanger savie professionnelle avecsavie personnelle, ni laisserpénétrerdesétrangers dans son intimité familiale. Elaine na paslesmoyensdacheteroulouer un cabinetetde lamé-nager, avantmême desavoir si elle pourrase constituer une clientèle suffisante dans un délairaisonnable : on lui a parlé de deuxou trois ansavantde parveniràune clientèlerégulière detrente àquarante personnes,qui lui permettraitdevivre décemmentdeson nouveautier etdabandonnerlenseignementqui lui pèse depuisplusieursannées. Maispourle moment, elle conservesa profession dorigine etenvisage, pour sesdébuts, de consacrer simplement unesoirée par semaine pour recevoirdesclients.Parlasuite, elle essaiera deréduire progressivement son horaire detravail aucollège, puisdeseréserver une journée entre par semaine pour sesactivitésde psychotrapeute.Après quoi, elle a envisagé desolliciter un mi-temps, avantde changercomplètement demploi —sitout se présente bien.Elaine naime pasprendre derisques inutiles. Elle a donc opté danslimmédiatpour unesous-location auprèsde lassociation deyoga —qui mettra àsa dispositionsasalle detravail, unsoirpar semaine —voire davantage parlasuite.Malheureusement, ilassociation lui demande de la payeren espèces,sanscontratde t él 1 location;ainsi, Elaine ne pourra pasdéduire cesfraiscommefrais n d st uprofessionnels.Ce nestdoncqu’unesolution provisoire de dépannage. ée eDetoute façon, elle n’y sera paschezelle etne pourra aménagerce local s i r àson propre goût. o ut on a e n
ocopi t ho
– La p nod u 1.Lassociation, fonctionnant souslerégime de la loi de 1901,seraitobligée, dansce D cas, de déclarerdesactivitéscommercialesde location etde lui facturerla TVA.
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