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Guide social de Paris

De
446 pages

MINISTÈRES ET OFFICES D’INFORMATION

Rue de Varenne, 80.

Directeur : M. Georges PAULET.

1er Bureau : épargne et habitations à bon marché ;

2eBureau : régime général des assurances ; assurances sur la vie : caisse nationale des retraites pour la vieillesse ; caisses de retraites, de secours et de prévoyance ; retraites de vieillesse, d’invalidité, assurances au décès :

3eBureau : législation sur les responsabilités des accidents du travail ; caisse nationale d’assurances en cas d’accidents.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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À propos deCollection XIX
Collection XIXest éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.
Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF,Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes class iques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse… Édités dans la meilleure qualité possible, eu égard au caractère patrimonial de ces e fonds publiés au XIX , les ebooks deCollection XIX sont proposés dans le format ePub3 pour rendre ces ouvrages accessibles au plus grand nombre, sur tous les supports de lecture.
Roger Merlin
Guide social de Paris
INTRODUCTION
L’idée de ce guide répond à la question qu’adressen t souvent aux collaborateurs du Musée social les étrangers, les provinciaux et les Parisiens eux-mêmes, quand ils désirent être renseignés : « Quelles sont les œuvres sociales de Paris ? » En dresser la liste complète n’eût pas été suffisant et eût fait de ce travail une sorte de « Bottin » social trop volumineux. Il fallait trouver un moyen de mettre sur pied un cadre dans lequel vinssent se ranger les diverses institutions. Il était naturel d’interroger tout d’abord la classification adoptée à l’Exposition de 1900 pour l’économie sociale ; mais plusieurs classes de ce groupe contenaient les choses les plus disparates, notamment la classe 110 (initiative publique ou privée en vue du bien-être des citoyens). Nous avons cru préférable d’adopter le classement proposé par M. Charles Gide dans 1 son « Rapport général du groupe d’économie sociale » et de ranger les œuvres suivant leur but social : rémunération du travail, confort, sécurité de l’avenir contre les risques sociaux, indépendance économique. Un rapide coup d’œil sur la table des matières mont rera que ces quatre rubriques pourront contenir toutes les œuvres décrites dans les onze chapitres. Il était d’autre part matériellement impossible de donner une description, même sommaire, de chacune d’entre elles : le manuel serait devenu un gros dictionnaire. Pour quelques catégories, nous n’avons pris que les institutions ayant été l’objet d’une haute récompense à l’Exposition de 1900 (hors concours, g rand prix, médaille d’or) ou signalées depuis par leur valeur spéciale : nous av ons suivi cette méthode pour les syndicats professionnels et les institutions de pré voyance ; pour les autres catégories, présentant des œuvres moins nombreuses ou offrant surtout un intérêt d’actualité peut-être plus immédiat, nous nous sommes efforcés au co ntraire d’être aussi complets que possible : il s’agissait en effet de participation aux bénéfices, de sociétés coopératives de consommation, d’hygiène sociale, d’habitations à bo n marché, d’éducation, de réglementation du travail, de garantie contre les a ccidents, d’associations coopératives de crédit et de production. Enfin nous avons cru devoir laisser de côté les œuv res de pure assistance, qui seraient venues doubler notre format et qui sont décrites du reste d’une façon parfaite par l’Office central des œuvres de bienfaisance dans sa publication si remarquable deParis charitable et prévoyant.nous sommes bornés seulement à mentionner celles des Nous œuvres d’assistance qui viennent en aide à l’enfance et à l’adolescence et se confondent avec l’éducation elle-même, qui est un des chapitres de notre manuel. Si le Rapport général de M. Gide nous a fourni le c adre, les rapports spéciaux de chaque classe de l’Economie sociale nous ont donné de précieux renseignements. Présentées sous une forme très volumineuse, dans un format coûteux et sans grand souci de la part de l’éditeur de cette publication officielle de les faire connaître au public, ces rapports, dus à la plume d’auteurs compétents, ne méritent pas le silence qui les a généralement environnés. Nous les avons complétés en nous adressant directem ent à un grand nombre d’œuvres, pour rajeunir les documents que nous poss édions déjà sur elles dans les archives du Musée social, leur demandant en même te mps de nous tenir constamment au courant par l’envoi de leurs comptes rendus annuels. Dans notre pensée, ce guide, dont l’expérience nous montrera trop tôt les lacunes, est destiné à constituer une enquête permanente sur nos œuvres sociales parisiennes. Le
présent volume en serait la première édition, qui pourrait être suivie de plusieurs autres. Cette perspective sera un stimulant pour les instit utions qui n’ont pas répondu à notre appel ou que nous n’avons pu atteindre, et qui se f eront connaître d’elles-mêmes, lorsqu’elles verront l’utilité de figurer au nombre des fondations similaires. Nous avons aussi essayé d’indiquer, à la suite de la notice que nous avons consacrée à chacun des chapitres, les ouvrages qui nous paraissent les plus remarquables et les plus dignes d’être consultés. Il nous reste à remercier, en terminant, notre collègue et ami, M. André Lichtenberger, Directeur-adjoint du Musée social, qui a eu la prem ière idée de ce manuel et qui a bien voulu, à défaut d’une collaboration que nous aurions voulu plus effective, nous aider de ses précieux conseils. Du contact avec tant d’entreprises admirables, nées du sentiment du devoir social et de l’amour du prochain, nous rapportons une impression que nous voulons voir partager, surtout par les étrangers qui liront ces lignes, c’est qu’à côté du Paris qui s’amuse, il y a un autre Paris, dont il vaut la peine de faire la découverte, le Paris qui travaille et le Paris qui aime et se dévoue.
1Exposition de 1900. Imprimerie nationale, 1903. Paru en format in-8, chez Larose, sous e le titre del au début du XXEconomie sociale. les Institutions du Progrès socia siècle, 1905.
I
RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX
MINISTÈRES ET OFFICES D’INFORMATION
Ministère du Commerce, de l’Industrie, des Postes et des Télégraphes
Direction de l’assurance et de la prévoyance sociales,
Rue de Varenne, 80. Directeur : M. Georges PAULET. er 1 Bureau : épargne et habitations à bon marché ; e 2Bureau : régime général des assurances ; assurances sur la vie : caisse nationale des retraites pour la vieillesse ; caisses de retra ites, de secours et de prévoyance ; retraites de vieillesse, d’invalidité, assurances au décès : e 3Bureau : s du travail ; caisselégislation sur les responsabilités des accident nationale d’assurances en cas d’accidents. Direction du travail et de la statistique générale, Rue de Varenne, 80. Administrée actuellement par M. Arthur Fontaine, la Direction englobe ce qui était autrefois l’Office du travail, créé par la loi du 20 juillet 1891 et dont les che fs successifs ont été MM. Lax et Moron. L’Office du travail a pour mission de rassembler et de vulgariser tous « les documents et informations utiles, relatifs au travail, à ses rapports avec le capital, aux heures de travail, aux salaires des travailleurs, hommes, femmes et enfants ». Le bureau de la statistique générale et le bureau des syndicats professionnels y ont été annexés. Le service intérieur se compose d’enquêteurs permanents et temporaires. Les travaux de l’Office sont leBulletin de l’Office du travail (mensuel), l’Annuaire des syndicats, l’Annuaire statistique, laStatistique annuelle, laStatistique des grèves, qui paraissent tous les ans, enfin les enquêtes publiées sous forme de volumes :Salaires et durée du travail dans l’industrie française; lesAssociations ouvrières de production,etc. Le recensement professionnel de 1896 a été fait par l’Office du travail. er 1Bureau: Office du travail et statistique générale ; e 2Bureau: inspection du travail ; e 3 Bureau : Associations professionnelles, conseils de prud’hommes.
* * *
Ministère de l’Intérieur
Direction générale de l’assistance et de l’hygiène publiques,
Rue Cambacérès, 7.
Directeur : M. MIRMAN.
er 1Bureau : établissements nationaux de bienfaisance, asiles d’aliénés, dépôts de mendicité, écoles départementales d’aveugles et de sourds-muets, etc. ; e 2Bureau: maisons d’accouchement, protection des enfants du premier âge, sociétés de charité maternelle, crèches, orphelinats, dispensaires d’enfants ; e 3Bureauhospices, établissements et bureaux de bienfaisa nce, monts-de-piété, : service d’assistance médicale gratuite ; e 4Bureau: services d’hygiène et de salubrité publiques. Direction de la mutualité, Rue Cambacérès, 7. Directeur : M. BARBERET. Sociétés de secours mutuels approuvées et autorisée s, reconnaissance comme établissements d’utilité publique, caisses de retra ite, assurances collectives en cas de décès, rapport annuel au Président de la République , établissement des tables de mortalité et de morbidité à l’usage des sociétés de secours mutuels.
* * *
Ville de Paris
Administration générale de l’Assistance publique,
Avenue Victoria, 3, et Place de l’Hôtel-de-Ville. 1 Créée en 1801, cette administration a été réorganisée en 1849 . Elle est soumise à un directeur responsable, sous l’autorité du ministre de l’intérieur et du préfet de la Seine. Le directeur, qui est actuellement M. Mesureur, ancien ministre, est assisté d’un conseil de surveillance dont les membres sont nommés par décre t à l’exception du préfet de la Seine et du préfet de police, membres de droit. Cette administration comprend : 1° leservice des hôpitaux et hospices; 2° leservice des bureaux de bienfaisance; 3° leservice des enfants-assistés. L’Assistance publique dispose actuellement de 14.759 lits d’hôpitaux et de 14.663 lits d’hospices. Elle assiste annuellement plus de 400.0 00 personnes (près de 200.000 malades, 15.000 vieillards ou incurables, 1.900 aliénés, 50.000 enfants assistés, 55.000 indigents et environ 100.000 nécessiteux secourus). Il existe un bureau de bienfaisance à la mairie de chaque arrondissement. Les hôpitaux sont uniquement ouverts aux personnes atteintes de maladies aiguës, ayant leur domicile de secours à Paris ou tombées malades à Paris.
* * *
Bureau central de renseignements pour la charité protestante,
Rue de Trévise, 14
Créé en 1878 et administré par un comité que préside M. Ed. Vaucher, professeur à la Faculté de théologie protestante, il est ouvert tous les jours de 2 à 4 heures. Il est dirigé
par M. Emile Cook et il a pu constituer ainsi plus de 4.000 dossiers de renseignements sur la situation des indigents.
* * *
Bureau de consultations gratuites,
Au Palais de justice
Il a été fondé en 1895 par un groupe d’avocats. Il est ouvert le mardi de 10 heures à 11 heures du matin et le vendredi de 4 à 5 heures. Com posé d’un avocat ayant dix ans d’inscription et de deux stagiaires, il donne des consultations gratuites aux indigents.
* * *
Musée Social,
Rue Las-Cases, 5
Fondé et doté par le comte de Chambrun le 25 juin 1 894, il fut reconnu d’utilité publique le 31 août suivant. Il est destiné à mettre gratuitement à la dispositi on du public, avec informations et consultations, les documents, modèles, plans, statu ts des institutions et organisations sociales qui ont pour objet la situation matérielle et morale des travailleurs. Le « Service industriel et ouvrier » étudie les manifestations de la classe ouvrière, son organisation, ses rapports avec le patronat industriel, les diverses solutions tentées pour établir l’harmonie dans ces rapports ; il fonctionn e également comme service de renseignements. Le « Service agricole » joue en agriculture un rôle analogue. Le « Service de la mutualité » répond aux consultat ions relatives aux sociétés de secours mutuels. Le « Service des enquêtes et missions » est assuré par des envoyés qui font sur place des enquêtes approfondies. Six missions, composées de plusieurs délégués, ont été en Allemagne, en Angleterre, aux Etats-Unis, en Italie, en Afrique du Sud, en Australie. Le Musée possède de plus dans un certain nombre de pays des correspondants attitrés. « Le Musée social », publication mensuelle, compren ant deux parties (Annales, Mémoires et Documents),porte tous les renseignements à la connaissance du public. Ce dernier a à sa disposition la bibliothèque comprenant plus de 20.000 volumes et les archives formées de dossiers ouverts sur chaque que stion importante d’économie sociale. Des conférences sont organisées chaque année dans la grande salle et sont données par des chargés de missions ou par les maîtres de l’Economie sociale. Le Musée ne s’est pas contenté d’être un bureau de renseignements ; il est entré dans la voie d’une action sociale positive en provoquant le mouvement d’organisation des sociétés de secours mutuels en Unions régionales gr oupées ensuite en Fédération nationale de la Mutualité française, grâce à l’active propagande du Directeur du Musée, M. Léopold Mabilleau, qui est devenu le Président d e cette Fédération. Le Musée a
contribué également à la formation de l’Alliance d’hygiène sociale. Le 3 mai 1896, il distribuait à 82 ouvriers choisis par sa société, une rente viagère de 200 francs pour 30 années de bon travail et 60 ans d’âge. Il a mis au concours et distribué à trois reprises des prix de 25.000 francs pour les lauréats des sujets suivants : participation aux bé néfices, association coopératives et ouvrières, assurances sociales (dont les retraites ouvrières ont fait l’objet d’un concours supplémentaire). Entin le Gouvernement a chargé le Musée d’organiser les expositions d’Economie sociale de St-Louis (1904), de Liège (1905) et de M ilan (1906), justifiant par toutes ces créations l’épithète de « Maison sociale » qu’on commence à lui attribuer. Le Musée est administré par un Comité de direction de sept personnes, à la tête desquelles se trouve dès l’origine, M. Jules Siegfr ied, ancien ministre du commerce, député, assisté de MM. Emile Cheysson, Audiffred, Albert Gigot, Gruner, Georges Picot et Tisserand. Le directeur est M. Léopold Mabilleau, correspondan t de l’Institut, professeur au Conservatoire national des Arts et Métiers.
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Office central des œuvres de bienfaisance,
Boulevard St-Germain, 175
Fondé en 1890 par M. Léon Lefébure, il a été reconnu d’utilité publique en 1896. Il est dirigé par un conseil de 40 membres présidé par le marquis de Vogüé, assisté de MM. Georges Picot et le comte d’Haussonville. L’administrateur, M.A. Béchard, reçoit tous les jours au siège social de 9 heures à midi et de 2 heures à 5 heures. 2 L’Office « a pour but de rapprocher les bienfaiteurs et les indigents de tout culte qui se cherchent sans se connaître, en indiquant aux uns et aux autres les œuvres spéciales de Paris ou des départements... ; de servir de lien entre toutes ces œuvres, d’intermédiaire entre elles et les personnes qui dé sirent faire quelque libéralité sous forme de donation ou de legs à l’une d’elles ». L’œ uvre procure également aux indigents un travail temporaire ou une place définitive, faci lite le rapatriement, propage les institutions de prévoyance, provoque la création d’œuvres d’assistance par le travail. M.L. Lefébure exposait déjà son plan à une séance e xtraordinaire de la « Société d’Economie sociale », tenue le 11 mai 1889 ; il ina ugura l’Office au mois de novembre 1890. Les résultats des renseignements recueillis sur les diverses institutions de bienfaisance publiques ou privées ont été consignés dans deux publicationsParis charitable et prévoyantla et France charitable et prévoyantesont mis à la disposition et du public dans une bibliothèque spéciale. L’Office a déterminé la création d’œuvres similaires dans plusieurs grandes villes : Marseill e, Bordeaux, Lyon, Lille, Roubaix et Tourcoing, Clermont-Ferrand, Nancy, Pau, etc.
* * *
Secrétariats du peuple,
Siège central : Rue des Saints-Pères, 71
Fondés par M.L. Harmel en 1891, ils sont destinés à rendre des services de diverses natures aux ouvriers par l’intermédiaire d’hommes d e la même classe et du même quartier. Il y a trois sortes de service : le service des renseignements, le service judiciaire, le service médical. 17 secrétariats sont répartis dans les divers quartiers de Paris. Mentionnons encore : lessecrétariats des pauvres,fondés par la Société de St-Vincent de Paul ; lesecrétariat des famillesde Sèvres, 93) ; l’ (rue œuvre du courtage d’assurances au profit des œuvres catholiques de France (rue St -Honoré, 173) ; l’assistance par le travail (fondation Mamoz, rue du faubourg St-Honoré, 170) qui fournit à ses membres des renseignements sur la situation d es solliciteurs ; l’association ouvrièreédiaire entre le travailleur etdu Moulin-Vert, 88), qui veut servir d’interm  (rue diverses institutions sociales, telles que syndicats, mutualités, caisses de retraite, etc.
1Loi du 10 janvier 1849, complétée par celle du 7 août 1851.
2V.Paris charitable et prévoyant,Plon-Nourrit, 1904.