Habemus Papam

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An 1316. La chrétienté est sans pape depuis deux ans. Jugeant la situation insupportable, Philippe, deuxième fils du défunt Philippe le Bel et régent du royaume de France, tend un piège aux cardinaux. Sous le prétexte de célébrer un Te Deum, il les réunit dans la cathédrale de Lyon où il les enferme. Ils ne pourront en sortir que lorsqu’ils auront enfin élu un pape.

C’est cet extraordinaire conclave qui sert de cadre à ce roman. Sur fond d’intrigues et de meurtres, Robert Azaïs, auteur iconoclaste à l’humour décapant, s’amuse à décrire des situations cocasses dans un joyeux chambardement.


Publié le : lundi 2 novembre 2015
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EAN13 : 9782366520828
Nombre de pages : 240
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CHAPITRE I

 

 

 

 

Aymeric Salvat paraissait fasciné par le visage sanguin de Napoléon Orsini qui, furieux, lançait ses malédictions à l’adresse de la soldatesque française. En réalité, il ne regardait personne et n’entendait même pas les vociférations peu chrétiennes du cardinal empourpré. Il était abasourdi par l’enchaînement précipité des événements et se demandait vainement comment il avait pu en arriver là.

 

Aymeric était né dans la masure familiale de la Coume-Leubrière, à une demi-lieue à peine du petit village d’Espéraza, dans la haute vallée de l’Aude, entre Corbières et Pyrénées. Très tôt, l’enfant s’était montré rêveur et intelligent, fuyant avec empressement le travail manuel tout autant que le risque téméraire. Aidé par des parents qui ne voyaient en lui qu’une bouche inutile, il se persuada, dès la prime adolescence, que son patronyme de Salvat – Sauvé – lui ouvrait la voie d’une vie entièrement tournée vers le spirituel, se déroulant hors d’un cocon familial étranger à sa vocation.

Pourtant, les géniteurs d’Aymeric, paysans pauvres mais non misérables, ne vivaient pas une existence obtuse de matérialistes acharnés à faire fructifier une terre glaiseuse et ingrate. À l’imitation du menu peuple rural de ces contrées dévastées par la croisade albigeoise, pillées par les compagnons de Montfort, écartelées par le poison de l’Inquisition, ils cultivaient en cachette et avec une sourde rancune un restant de foi cathare épurée à l’extrême par leur isolement mystique.

Tout naturellement, ils confièrent leur inutile rejeton à Déodat Marty, un des rares Parfaits cathares à avoir, dans sa jeunesse, survécu à l’holocauste de Montségur. Le saint homme passait alors par Espéraza pour y consoler un mourant. Quand on lui présenta l’adolescent, Déodat venait justement de perdre son socius, autrement dit l’assistant qui accompagnait obligatoirement tout Parfait dans ses tournées pastorales. Le pauvre socius était mort par devoir ; afin de ne point éveiller les soupçons d’un templier du lieu qui l’avait remarqué, il avait dû avaler un plat de fèves au lard arrosé de l’infâme piquette locale. Son système digestif, amolli, rendu fragile par le jeûne fréquent et le régime végétarien, n’avait pas résisté et s’était liquéfié dans une horrible puanteur, entraînant le décès subit du propriétaire étonné.

 

En rejoignant son futur maître, Aymeric ne mesurait pas la somme de tous les dangers auxquels il allait devoir faire face. Il en comprit vite l’ampleur.

La vie sur terre d’un ministre cathare s’avérait fort éloignée du prosélytisme idyllique rêvé par le jeune homme. Avant toute chose, il fallait savoir survivre dans un environnement social hostile, entièrement acquis, par gré ou par force, aux sbires de l’Inquisition.

La clandestinité s’apprenait avant l’Évangile de Jean.

Une telle première révélation terrorisa Aymeric qui, le jour même, envisagea un retour sans gloire, mais salvateur, dans la masure familiale. La seule pensée qu’il lui faudrait alors travailler de ses mains et sans répit l’accabla. Il accepta de tenter l’aventure redoutée, d’autant plus que, pensait-il, le Parfait devait noircir le tableau pour éprouver le courage de son nouvel assistant.

 

Déodat Marty fut un bon maître.

Sous sa houlette, Aymeric assimila vite les trucs et ficelles de la clandestinité et apprit à lire dans un exemplaire de l’Évangile de Jean que le Parfait promenait partout dans un étui de ceinture. Un tel abécédaire inculqua à l’élève une éducation doctrinale qui déboucha sur une initiation menée à la hâte à cause de l’urgence des temps. Malgré cet enseignement bâclé, le rituel cathare resta ancré dans la mémoire d’Aymeric Salvat et cela d’autant plus nettement que le néophyte l’avait appris dans une période de sa vie marquée par une trouille intense, phénomène qui aiguillonne les sens.

 

C’est cette peur de tous les instants qui mit un terme à la vocation pastorale du jeune homme. Elle envahissait sa vie, étouffait ses rêves. Elle habitait les bois, les champs et les villages. Elle jetait un voile gris sur les visages rencontrés. Aymeric était maintenant prêt à tout pour se débarrasser de cette trouille qui collait à sa peau comme une tunique de Nessus. Sa palinodie devenait imminente et même, s’il l’avait fallu, il aurait dénoncé son maître. Un jour il s’ouvrit de tout cela à Déodat Marty qui comprit les tourments de ce jeune homme de peu de caractère qu’écrasait impitoyablement la dureté de ce siècle d’intolérance.

Aymeric Salvat transforma en action de grâce, en joie pure, le lâche soulagement qu’il éprouva lorsque Déodat le confia à un croyant de Limoux. L’homme était un bourgeois respecté, commerçant en laines et en peaux, petit propriétaire de quelques vignes qu’il gérait avec une curieuse attention et l’aide précieuse d’un clerc défroqué, réputé pour l’originalité de ses méthodes de vinification.

Le jeune homme devint le secrétaire du bourgeois et l’ami du clerc qui l’initia aux arcanes de la vie monastique et lui confia, un soir de cuite en plein Carême, le secret de son vin mousseux. Aymeric croyait naïvement que son existence d’alors, calme, sûre et douillette, allait durer à l’infini. C’était méconnaître les hommes et surtout ceux qui veulent faire le bonheur des autres malgré eux.

Un jour, comme une cohorte de serpents, les Dominicains de l’Inquisition de Toulouse se glissèrent dans Limoux pour venir se lover dans une maison proche de la cathédrale. La bourgeoisie locale, teintée de catharisme, se vit aussitôt enlacée par les anneaux du monstre qui l’étouffa et la broya. On brûla un peu, on condamna beaucoup au Mur, c’est-à-dire à la prison perpétuelle sans rémission de peine. On alla même jusqu’à conduire au bûcher les cadavres déterrés de réputés amis des hérétiques qui flambèrent joyeusement comme du bois sec car ces gens-là, de leur vivant, n’avaient jamais bu d’eau.

Outre les bourgeois, les Dominicains tourmentaient leurs maisonnées, convoquant le personnel, le poussant à la délation, au faux témoignage, l’interrogeant sans arrêt, le soumettant à la question ordinaire. Hommes, femmes et enfants devenaient d’autorité suspects d’hérésie et il leur appartenait d’apporter la preuve de leur innocence.

Avant de recevoir sa convocation, Aymeric s’était éclipsé, retrouvant ses réflexes de clandestin. Il n’avait jamais frôlé d’aussi près les frocs blancs et noirs de ces Inquisiteurs dominicains aux yeux pleins de certitudes sans miséricorde.

 

Les mois, les années d’errance qui suivirent ne laissèrent en lui que des sensations de froid, de chaud, de faim et de peur. Il ne se souvenait de rien d’autre jusqu’à ce que sa fuite l’amenât à Cahors. Dans cette ville, il mendia tant et si bien qu’un brave homme, un catholique celui-là, le recueillit par charité, avant de se rendre compte que le malheureux était doté d’une certaine culture et qu’il pouvait rendre des services. En tant que cousin germain de l’évêque Jacques d’Euze, originaire de Cahors, l’homme recommanda Aymeric à son parent alors en charge du siège épiscopal d’Avignon. Ne voulant plus retomber dans une existence de paria, le jeune homme accepta, décidé à rester cathare de cœur, en souvenir de Déodat Marty conduit au bûcher par un clair matin de plein été du côté de Belvèze-du-Razès, tout en donnant à l’extérieur les signes apparents d’une piété catholique incontestable. Une telle décision ne pouvait être génératrice de paix, de sérénité, et une sourde crainte taraudait toujours Aymeric lorsqu’il se présenta à la porte de l’évêché d’Avignon.

Par amour pour son cousin, Jacques d’Euze eut la faiblesse de recevoir le jeune homme au lieu de demander qu’on le conduise directement dans les offices de sa chancellerie comme il eût dû le faire. Cette rencontre fut bénéfique pour les deux protagonistes.

L’évêque, ayant fait parler sa nouvelle recrue, fut ravi d’apprendre qu’Aymeric détenait un secret de vinification du mousseux susceptible de réduire au rang de vulgaire eau plate le fameux spumante tant vanté par ces forts en gueule de cardinaux italiens. Jacques d’Euze décida de les faire taire en mettant sur le marché, immédiatement après les prochaines vendanges, le nouveau produit de ses vignes. Il jugea prudent de garder le jeune homme dans son entourage immédiat, de peur que le secret ne fût éventé.

De son côté, Aymeric eut le temps d’apprécier son nouveau maître, homme de petite taille, maigre, vif, aux yeux rieurs marqués d’un rien de roublardise, avant d’apprendre que ce dernier faisait partie de l’ordre tant redouté des Dominicains. S’il l’avait su avant son entretien, il se fût enfui à toutes jambes. Passé un premier mouvement de panique, le jeune homme se persuada que tant qu’il aurait la confiance de son maître et qu’il vivrait dans son intimité, il ne serait jamais autant en sécurité que dans son nouvel emploi. Aussi s’attacha-t-il à satisfaire l’évêque, et sa première production de mousseux, vendue sous l’appellation de « Les bulles de l’Évêché », connut un réel succès.

 

Dès lors, la vie d’Aymeric se déroula sans histoire dans l’ombre d’un Jacques d’Euze qui devint cardinal et resta donc en Avignon puisque la papauté et la curie y résidaient. Cette période de calme dura quatre ans, jusqu’à ce que le pape Clément V meure à son grand désappointement, mais aussi à l’évidente satisfaction des cardinaux candidats à sa succession.

De ce moment, commença une période mouvementée de deux ans. Les prélats de la curie, dispersés, n’arrivaient pas à se réunir en conclave afin d’élire un pape et Aymeric suivait toujours Jacques d’Euze.

Enfin un jour, poussé par la tragique situation du royaume de France orphelin de son roi, Philippe de Poitiers, futur régent avant de devenir monarque, attira les cardinaux à Lyon sous le prétexte de célébrer un service funèbre à la mémoire de Louis X, fraîchement empoisonné et décédé. Aymeric Salvat participait à cette transhumance macabre.

 

La cérémonie n’était qu’un guet-apens annoncé puisque les portes de Lyon avaient été fermées durant la nuit. Parmi le petit peuple, depuis l’aube, couraient des rumeurs alarmantes ignorées des cardinaux qui se voulaient plus près de Dieu que du vulgaire.

La messe se déroula dans l’église des Jacobins, appartenant au monastère du même nom. Sans se douter de rien, Aymeric s’y rendit avec la suite de son maître. Vingt-trois autres cardinaux, la curie au grand complet, entourés de leur cour, arrivèrent en retard. Philippe de Poitiers, au milieu d’une foule de laïcs tant nobles que roturiers, les attendait dans une nef bondée de chœurs liturgiques et de professionnels de l’oraison. La cérémonie fut fastueuse, les orgues se déchaînaient et les chœurs chantaient à pleins poumons. C’était tout à la fois beau et assourdissant ; les plus sourds des cardinaux arrivaient enfin à ouïr la musique des psaumes. Nul doute que l’âme du défunt roi, même si sa dépouille gisait à Paris, fut propulsée vers le Ciel par une énergie si tonitruante brusquement déployée à Lyon.

En réalité, le vacarme était fort peu chrétien et ne servait qu’à masquer le bruit du travail des maçons qui muraient les portes et les ouvertures basses de l’église des Jacobins.

Le traquenard se révéla à tous lorsqu’on voulut sortir après l’Ite missa est ; un mur de grosses pierres liées par un mortier encore frais doublait les vantaux du portail maintenant ouvert. Un grand silence de gosiers se fit, d’autant plus palpable et pesant que les tympans vibraient encore de la profusion des extraordinaires sonorités entendues. Puis, tout à coup, ce fut l’affolement général. En criant, les gens couraient dans tous les sens, tentant d’ouvrir la moindre issue, de se glisser dans le plus petit interstice. Peine perdue, tout exutoire avait été condamné par les maçons, à l’exception d’une petite porte basse percée dans le mur Nord de la nef, mais elle était bloquée de l’extérieur. Fortement renforcée d’épaisses ferrures, on ne pouvait envisager de l’enfoncer avec les moyens du lieu ; un prie-Dieu n’est pas un bélier. Par le judas de ce pertuis, on apercevait un fort concours d’hommes d’armes encerclant l’église.

 

Aymeric Salvat, calquant son attitude sur celle de son maître, resté calme avec un sourire ironique aux lèvres, ne participait pas à l’affolement général. Il ne perdit son sang-froid que lorsqu’il entendit dire par un quelconque enfroqué que ce monastère des Jacobins, dans lequel il était maintenant retenu prisonnier, n’était autre que celui des Dominicains de Lyon, un des plus importants de la chrétienté catholique. C’en était fait de lui, il était dans la gueule du loup. Il était isolé, sans aucune possibilité de fuite, incapable d’échapper à ses plus sataniques ennemis qui ne manqueraient pas, avec leur regard capable de percer les meilleurs déguisements, de découvrir sa vraie nature d’hérétique ; c’était sûr. La protection de Jacques d’Euze n’y suffirait pas, car seul un pape possède suffisamment d’autorité pour arrêter de tels fauves. À cet instant, le monde prouvait qu’il était une création diabolique !

C’est pour toutes ces raisons qu’Aymeric Salvat n’entendait rien des propos peu amènes que le cardinal Napoléon Orsini hurlait en direction de la petite porte non encore murée que quelqu’un venait d’ouvrir de l’extérieur. Elle laissait maintenant entrer une foule de soldats chargés d’empêcher quiconque de sortir.

 

Aymeric ne reprit l’empire de lui-même que quelques heures après l’événement. La suite de l’histoire lui fut alors racontée par un des laïcs restés dans l’église, le médecin de Jacques d’Euze. Pendant que l’homme saignait le cardinal qui, à cet instant, paraissait être malade et sous le coup d’une intense émotion, il apprit que toute l’affaire avait été montée par Philippe de Poitiers. Ce dernier, sous la protection de la troupe, était aussitôt sorti de l’église, montrant par là qu’il ne négocierait rien. Le guet-apens semblait avoir été préparé de longue date puisque, au même moment, cuirassé et armé en guerre, le comte de Forez surgissait dans l’église pour claironner d’une voix mâle les ordres de son maître.

Les vingt-quatre cardinaux furent mis en demeure de tenir conclave afin d’élire, dare-dare, un pape. Tant qu’ils ne l’auraient pas fait, leur nourriture serait réduite de jour en jour jusqu’à la famine complète. Si une telle mesure n’était pas suffisante, on ôterait les tuiles du toit pour que les éminences et leur suite subissent les intempéries ; cela s’était déjà fait. La curie, avec un remarquable unisson, protesta et des menaces d’excommunication fusèrent, mais les soldats avaient dégainé leurs épées sur les ordres du comte et le calme était revenu. Pour son service, chacun des cardinaux était autorisé à garder près de lui trois personnes de sa cour et pas une de plus, le reste de l’entourage devait vider les lieux illico, ce qui fut fait dans un brouhaha indescriptible.

Aymeric Salvat sut alors que son moment d’hébétude l’avait empêché de sauver sa vie en se faisant expulser avec les autres inutiles. Jacques d’Euze, tenant à conserver pour son seul bénéfice le secret du vin mousseux de Limoux, avait retenu le jeune homme auprès de lui.

 

Un cathare allait participer à un conclave tenu dans un monastère dominicain.

 

 

CHAPITRE II

 

 

 

 

À son tour, la petite porte avait été murée. Un maigre guichet avait été aménagé dans sa maçonnerie afin d’y faire passer la nourriture destinée aux gens du conclave ainsi que les rares missives officielles autorisées. Les derniers crissements des truelles avaient rappelé à Aymeric les sinistres raclements des chaînes entravant les condamnés conduits au bûcher.

 

Quatre-vingt-seize personnes occupaient maintenant l’immense nef de l’église des Jacobins.

Soixante-douze d’entre elles étaient au service des vingt-quatre cardinaux. Il est curieux de constater que chacun des membres de la curie avait tenu à conserver son cuisinier près de lui alors que le comte de Forez assurait la fourniture quotidienne de l’infâme brouet promis à atteindre des portions congrues au fil des jours. On comptait donc vingt-quatre maîtres queux désœuvrés qui, à tour de rôle, astiquaient leurs instruments de cuisine inutiles dans le bénitier pour se donner de l’importance. Lorsque la vasque s’assécha, ils se critiquèrent les uns les autres pour qu’on les prît encore en considération.

 

Parmi ces soixante-douze subalternes, on remarquait une trentaine de moines provenant d’abbayes différentes, le reste de la population étant fait de laïcs. À l’exception des chapelains, il y avait proportionnellement autant de cuisiniers, médecins, secrétaires ou hommes à tout faire dans une catégorie que dans l’autre.

 

Le premier repas ne fut servi que vers la fin de l’après-midi, aux environs de complies, au bout de plusieurs heures de jeûne forcé, le coup de force de Philippe de Poitiers ayant eu lieu au milieu de la matinée. Le gruau d’orge qui transita à travers le guichet confirmait, par sa rusticité et sa modestie, l’acharnement du comte de Forez à obtenir un pape dans les meilleurs délais. Devant cette pitance à peine digne d’un frère convers, il devenait urgent de s’organiser pour survivre ; les cardinaux, dans le souci de répondre avec insolence à la violence provocatrice qui venait de leur être faite, tenaient à sortir du conclave aussi replets qu’ils y étaient entrés.

 

Les monsignori du clan italien réagirent immédiatement après l’arrivée du repas. Étant les plus anciens dans le métier, donc les plus expérimentés, ils n’en étaient pas à leur premier conclave puisque leur nomination remontait déjà pour certains à trois ou quatre papes. Ils formaient une minorité dans la curie, au nombre de huit après avoir été rejoints par leur seul collègue espagnol, Lucas de Fieschi, frère du roi d’Aragon, qui ne voulait pas faire cause commune avec ces foutriquets de cardinaux français.

On aurait pu surnommer ce parti italien « le clan des terreurs terrestres », tant les membres qui le composaient avaient si peu l’air de pasteurs dévoués à leurs ouailles et à Dieu.

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