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Henri Lefebvre

De
314 pages
On a voulu revenir sur l'actualité du sociologue qui le premier s'est intéressé au quotidien et en a montré tout à la fois la richesse cachée et les implications profondes, la dimension aliénée et aliénante et les ressorts pour l'émancipation. Il s'agissait de renouer avec l'attention à la quotidienneté à partir des pratiques et des usages. Jamais époque n'a été aussi assujettie à la rationalité gestionnaire et technique que la nôtre. Alors, la pensée d'Henri Lefebvre nous est apparue monde.
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L’homme et la société
185-186
L’homme et la sociétéHenri Lefebvre
Une pensée devenue monde ? Revue internationale de recherches et de synthèses en sciences sociales
On a voulu revenir sur l’actualité du sociologue qui
le premier s’est intéressé au quotidien et en a mon­
tré tout à la fois la richesse cachée et les implications
profondes, la dimension aliénée et aliénante et les Henri Lefebvre
ressorts pour l’émancipation. Il s’agissait de renouer
avec l’attention à la quotidienneté à partir des pra­
tiques ou des usages. Une pensée devenue monde ?
Jamais époque n’a été aussi assujettie à la ratio­
nalité gestionnaire et technique des temps, des
lieux, des usages et des comportements. Si la « cage
d’acier » bureaucratique a exercé jadis sa violence
sur toute une fraction de l’humanité, jamais peut­être
la violence subtile et hégémonique de la « police du
chiffre » n’a autant pesé sur nos comportements et
nos consciences. Comme si la fluidification et la vola­
tilisation de l’ordre disciplinaire et bureaucratique
avait provoqué une intériorisation des normes et des
contraintes de la performance économique. Toutes
les institutions, de l’entreprise à l’université, semblent
soumises à la marotte quantophrénique aux effets
délétères sur l’expérience dans sa dimension poly­
sémique et phatique. Comment, dès lors, comme se
le demandait déjà la Critique de la vie quotidienne,
naissent aujourd’hui ces brèches qui ouvrent sur les
ambivalences, les contradictions, les conflits, les ren­
contres inchoatives. C’est dans les postérités et les
disséminations internationales que la pensée d’Henri
Lefebvre nous est apparue monde.
Couverture : Affiche du colloque Henri Lefebvre : une pensée
coordonné par devenue monde ? qui s’est tenu à l’université Paris ouest Nanterre
La Défense les 27­28 septembre 2011. Patrick CingolaniL’homme 
et 
la société
I S B N : 978-2-343-00457-0
32  € 2012/3-4
REVUE-L-HOMME-ET-LA-SOCIETE_GF_185-186.indd 1 11/03/13 19:03
Henri Lefebvre Coordonné par
Patrick Cingolani
Une pensée devenue monde ?
Publié avec le concours du
C.N.L. et du C.N.R.S.
L’homme et la société
Revue internationale
de recherches et de synthèses en sciences sociales

Henri Lefebvre
Une pensée devenue monde ?
Coordonné par
Patrick Cingolani
Revue soutenue par l’Institut des Sciences Humaines et Sociales du
CNRS et le CNL
L’Harmattan L’homme et la société
Revue internationale
de recherches et de synthèses en sciences sociales
Fondateurs
Serge JONAS † et Jean PRONTEAU †
Directeurs
Claude DIDRY et Michel KAIL
Comité scientifique
Michel ADAM, Pierre ANSART, Elsa ASSIDON, Solange BARBEROUSSE,
Denis BERGER, Alain BIHR, Monique CHEMILLIER-GENDREAU, Catherine
COLLIOT-THÉLÈNE, Catherine COQUERY-VIDROVITCH, Christine DELPHY,
René GALLISSOT, Michel GIRAUD, Gabriel GOSSELIN, Madeleine GRAWITZ,
Colette GUILLAUMIN, Serge JONAS, Serge LATOUCHE, Jürgen LINK, Richard
MARIENSTRAS, Sami NAÏR, Gérard RAULET, Robert SAYRE, Benjamin
STORA, Nicolas TERTULIAN.
Comité de rédaction
Marc BESSIN, Pierre BRAS, Patrick CINGOLANI, Laurence COSTES,
Christophe DAUM, Véronique DE RUDDER, Claude DIDRY, Jean-Pierre
DURAND, Jean-Pierre GARNIER, Gaëtan FLOCCO, Bernard HOURS, Aziz
JELLAB, Michel KAIL, Pierre LANTZ, Margaret MANALE, Louis MOREAU DE
BELLAING, Numa MURARD, Nia PERIVOLAROPOULOU, Thierry POUCH,
Pierre ROLLE, Laurence ROULLEAU-BERGER, Monique SELIM, Richard
SOBEL, Sophie WAHNICH, Claudie WEILL.
Secrétariat de rédaction
Jean-Jacques DELDYCK
© L’Harmattan, 201 2
5-7, rue de l’Ecole polytechnique, 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-00457- 0
EAN : 9782343004570L’homme et la société
Revue internationale
de recherches et de synthèses en sciences sociales
N° 185-186 2012/3-4
Serge Jonas (Irène Jonas)………………………………………………… 5
Éditorial. La compétitivité contre la Sécurité sociale ?………………….. 7
* * *
HENRI LEFEBVRE :
UNE PENSEE DEVENUE MONDE ?
Patrick Cingolani
Henri Lefebvre : une pensée devenue monde ?………………………. 11
I - Temporalités, quotidienneté, appropriation, différence
Anne Raulin
La vie quotidienne, entre colonisation et émancipation………………. 21
Patrick Cingolani
Aliénations ordinaires et résistances………………………………….. 33
Pierre Lantz
L’espace et le temps quotidiens comme enjeu politique ……………… 45
Virginie Milliot
La pensée des possibles au temps des « alternatives infernales »………. 59
II - Biographie, disséminations, postérités
Ana Fani Alessandri Carlos
Le droit à la ville comme projet de nouvelle société…………………. 67
Céline Vaz
« Les Pyrénées séparent et relient la France et l’Espagne » :
Henri Lefebvre et la question urbaine espagnole
à la fin du franquisme ……………………………………… ………. … 83
Claire Revol
Le succès de Lefebvre dans les urban studies anglo-saxonnes
et les conditions de sa redécouverte en France……………………….105
Stephen A. Mrozowski
Temps, rythme et espace. L’influence d’Henri Lefebvre
dans le champ de l’archéologie historique…………………………... 119 Valérie Foucher-Dufoix et Stéphane Dufoix
Henri Lefebvre et la biographie sociale des idées…………………… 133
III - Lefebvre : vie et persistance de la contradiction
Henri Lefebvre
Claude Lévi-Strauss et le nouvel éléatisme (1)……………………… 151
Henri efebvre
Claude Lévi-Strauss et le nouvel éléatisme (2) 167
* * *
HORS DOSSIER
François-Xavier Devetter et François Horn
Services à la personne ou renouveau de l’emploi domestique ?…….. 197
Marame Ndour et Bruno Boidin
« L’accès aux biens et services essentiels » :
une notion centrale et ambigüe du développement………………….. 223
Pierre antz
Peuple et démocratie………………………………………………… 249
* * *
REVUE DES REVUES (Thierry Pouch)………………………………….. 263
COMPTES RENDUS……………………………………………………... 273
Résumés/Abstracts……………………………………………………. 293
Tables………………………………………………………………….. 301
* * *

Toute la correspondance — manuscrits (double interligne, 35 000 signes
maximum pour les articles, 4 200 pour les comptes rendus), livres,
périodiques — doit être adressée à la Rédaction : L’homme et la société -
Jean-Jacques Deldyck
Université Paris 7 – Boîte courrier 7027
75205 Paris Cedex 13 - Téléphone 01 57 27 64 86
E-mail : deldyck@univ-paris-diderot.fr
ABONNEMENTS ET VENTES AU NUMERO
Éditions L’Harmattan 5-7 rue de l’École-Polytechnique 75005 PARIS
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(joindre un chèque à la commande au nom de L’Harmattan).
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//
Serge Jonas

Serge Jonas et Jean Pronteau
Serge Jonas vient de mourir à l’âge de 99 ans. Pour les « nouveaux »
venus au comité de rédaction, il n’est qu’un nom inscrit à côté de celui de
Jean Pronteau, sur la ligne fondateurs de la page 2 de L’homme et la
ciété.
Pour ce juif russe, qui a quitté l’école à 13 ans et dont la France a été
le quatrième et dernier pays d’accueil à quarante ans, cette revue et les
éditions Anthropos ont tout représenté. Pour créer cette maison d’édition,
il a commencé par monter dans sa cave une petite entreprise de sérigra-
phie et fait fortune chez les parfumeurs en inventant un système de flo-
cage. Puis il a repris des études, passé une équivalence du baccalauréat et
entrepris une licence de sociologie à la Sorbonne. Au fil des années, il a
6 Serge JONAS
publié, encore et encore, auteurs marxistes, rééditions d’œuvres classiques
d’auteurs plus ou moins oubliés (Fourier, Saint-Simon, les Fondements
de la critique de l’économie politique de Karl Marx, les voyages de René
Caillé, etc.) et thésards en mal d’éditeurs, pour un rêve jamais abouti : la
e création d’un institut marxiste du XX siècle. Des trois revues, Autoges-
tion, Espaces et Sociétés, et celles qu’il a accueilli à leurs débuts : Utopie,
Peuples méditerranéens, etc., L’homme et la société a toujours été sa pré-
férée.
Irène JONAS
* * *

Éditorial
La compétitivité contre la Sécurité sociale ?
Puissance du salariat, grand ouvrage de Bernard Friot, prend aujour-
d’hui une forme plus étoffée. On pourrait s’étonner que ce livre, mani-
festement en décalage avec les débats actuels sur la sécurité sociale fasse
l’objet d’une nouvelle édition. En effet, l’auteur y défend le principe de la
« cotisation sociale », part indirecte du salaire et constitutive du « sala-
riat », alors que le débat sur la compétitivité des entreprises françaises
part du poids que représente ladite cotisation pour le « coût du travail »
national et donc pour le prix des exportations de notre pays. Face à ce qui
est vu comme un « handicap », la seule solution serait la suppression de
la cotisation sociale et son remplacement par les ressources d’une impo-
sition accrue, par exemple par le moyen d’une TVA « sociale ». On prend
comme modèle tous ces pays qui, Allemagne en tête, financeraient la
protection sociale par l’impôt, délestant les entreprises de ces charges qui
ruinent l’économie française sur les marchés internationaux.
Mais le raisonnement suivi par cette critique du système de « sécurité
sociale », inventée pas à pas, sans véritable intentionnalité institutionnelle
enous dit Friot, depuis le début du XX siècle et qui prend véritablement
tournure à la Libération, répond-il aux principes d’une construction euro-
péenne attachée à la lutte contre le « dumping » depuis la recherche d’une
union douanière sur les ruines de la seconde guerre mondiale ?
Cette lutte contre le dumping se justifiait alors par le rôle des aides
d’État qui, avant guerre, avaient entretenu une concurrence destructrice
dans des secteurs tels que la sidérurgie amenant l’initiative fondatrice de
la Communauté du Charbon et de l’Acier en 1951. Depuis, elle a pris une
tournure de plus en plus radicale dans l’action de la Commission euro-
péenne, à travers un contrôle des aides publiques allant jusqu’à remettre
o L’homme et la société, n 185-186, juillet-décembre 2012 8 L’homme et la société
en cause l’indifférence initiale de la Communauté européenne entre pro-
priété privée et propriété publique des entreprises, en assimilant les entre-
prises publiques à des formes capitalistiques anticoncurrentielles parce
que viciées par cette possibilité de recapitalisation indéfinie par les États.
Le capital des entreprises est en ligne de mire, ce que renforce une po-
litique systématique de libéralisation des marchés de la part de la Com-
mission. Mais ce que l’on fait au capital ne s’applique-t-il pas au travail ?
Le financement de la protection sociale par l’impôt représente manifeste-
ment une forme d’aide publique alors que l’assurance maladie, les retrai-
tes, concernent directement le travail et son coût. Dès lors, la cohérence
imposerait à la Commission européenne de commencer l’enquête sur des
pratiques qui faussent le jeu de la libre concurrence et pénalise un pays
qui, comme la France, fait payer le travail selon son véritable coût en y
incluant les cotisations finançant le salaire indirect. Il reste à tirer les con-
séquences de cette étrange abstention de la Commission, quand le travail
et son coût sont en cause.
Alors que la protection sociale est un des pivots des différentes décla-
rations de droits fondamentaux qui émaillent les différents traités adoptés
ces dernières années, le financement de cette protection sociale qui
s’adresse en premier lieu aux travailleurs, est considéré comme relevant
de l’impôt et des États-membres. Dans le même temps, le contrôle de leur
déficit public est au centre de la politique de rigueur budgétaire qui ané-
antit aujourd’hui des pays comme la Grèce et l’Espagne. Il est donc légi-
time de s’interroger sur les orientations prises aujourd’hui par la cons-
truction européenne, après les tentatives d’intégration économique et so-
ciale de la présidence Delors. La construction européenne adopte mainte-
nant une tournure suicidaire par un encouragement hypocrite au dumping
sur la sécurité sociale, à la fois par une compétition entre les États-mem-
bres sur les prestations sociales servies à leurs citoyens et par une accep-
tation de la concurrence de produits en provenance de pays dans lesquels
la protection sociale est rien moins qu’un exotisme pathologique.
Sans rejeter la possibilité de défendre la « cotisation sociale » devant
les institutions européennes, au nom même de la « concurrence libre et
non faussée », les analyses de Bernard Friot permettent d’ores et déjà,
selon moi, d’imaginer un protectionnisme d’un genre nouveau à l’égard
des importations : le protectionnisme social. Défendre un système de sé-
curité sociale impliquerait de créer une taxe, par exemple, sur les voitures
allemandes qui viennent concurrencer des voitures où le coût du travail
est intégré à la fois dans sa dimension directe et dans sa dimension
indirecte. Cela impliquerait, a fortiori, de créer une taxe aux frontières de La compétitivité contre la Sécurité sociale ? 9
cette Union à l’égard de produits en provenance de pays qui, comme la
Chine ou les États-Unis, font de la protection contre la maladie ou de la
garantie de la retraite une question privée. Logique claire et nette, entrant
dans le véritable programme politique de cette Union fondée sur l’alliance
entre économie de marché et progrès social.
Claude DIDRY
* * *
Vol. 30, nol. 29, nol. 28, n° ° 1 44
Mars Juin 2010DécembreDécembre 2011Mars 2012Mars 2011
Sommaire
Sommaire55 Christophe PerreyCéline Guilleux De la recherche scientifique Entre expertise et contestation : Jacques Orvain Les manufactures de santé :
Christine Hamelin Les violences sexuelles dans l’enfanceAlain Giami à la recommandation de santé publique :la problématisation de l’air intérieur Nathalie l’art du compromis
Christine Salomon chez les femmes kanakes Kenneth comme nouvelle menace la circoncision masculine dans le champAngelé-Halgand entre domesticité et industrie
France Lert Francisde Nouvelle-Calédonie : Le partage de l’hypersensible :Rochel de Camargo environnementale et sanitairede la prévention du VIH
Chateauraynaud vers un abaissement du seuille surgissement des électrohypersensiblesAndré de Oliveira Jean-Louis Denis Les agences régionales de santé : au-delà
Josquin Debazdes violences toléréesdans l’espace public29 Danièle BourcierMendonça La construction de la qualité de l’air intérieurdes logiques fondatrices, une nouvelle
Meritxell à travers les politiques publiques. capacité d’action ? (Commentaire)
39 Dolorès PouretteMichel Garenne William DabViolences envers les femmes, inégalités La circoncision médicale masculine Les syndromes médicalement inexpliquésFernández-Barrera Du privé au commun ()
et situations postcoloniales (comme outil d’une politique sanitaire attribués à l’environnement : Commentaire : )Sophie Thiébaut Évaluation de l’impact des changements
le marketing de la science (un révélateur de la relation )33 Marina Honta Les politiques préventives de santé publique Bruno Ventelou épidémiologiques sur la dépense de santé
Annick Tijou Traoré L’expérience dans la production entre l’environnement et la santéNadine Haschar-Noé à l’épreuve de la territorialisation : en France pour 2025 : 47 Aline Sarradon-Eck Le traitement adjuvant du cancer du seinde savoirs profanes sur le diabète (Commentaire)l’introuvable gouvernance régionaleapproche par microsimulationIsabelle Pellegrini par tamoxifène. chez des patients diabétiques à Bamakodu Programme national nutrition santé Entre risques et bénéfices thérapeutiquesEnguerran Macia (Mali) Les dimensions de la qualitéen AquitaineClaude Béraud Les menaces financières sur l’assurance
Priscilla Duboz de vie subjective à Dakarmaladie ne seront pas démographiques 73 Ilana Löwy Cancer du sein et tamoxifène : Bernard Roy Lamine GueyeEn quête du sens politique du diabète 63 Estelle Masson Les représentations de l’alimentation mais économiques, médicales la gestion d’une incertitude thérapeutiquede type 2 au Mali (Commentaire)à l’épreuve des politiques préventives et technologiques ()(Commentaire)Philippe Le Moigne La qualité de vie : une notion utile de santé publique ()
Yvan Droz Le courtier du virtuel : l’accès controverséaux sciences sociales ? (Commentaire)85 Sébastien GuignerMariette Le Den L’influence de l’Union européenne Les indicateurs des grossesses à l’adolescence
Béatrice Steiner aux informations médicales en ligne 69 Alexandra De Sousa Acceptabilité du Traitement préventif sur les pratiques et politiques de santé publiqueen France. Enjeux et modalités :
Frédérique Weyer Katinka de Wet au Mali Les trois âges de la santé communautaireAlphonse intermittent infantile du paludisme au sein dueuropéanisation verticale et horizontalede leur mobilisation dans la mise en place
en Afrique du SudMingnimon Affo système sanitaire et en milieu communautaired’une politique de prévention
Josiane Tantchou Réseaux transnationaux, courtier du virtuel,au Bénin : acteurs et stratégiesBoris Hauray Mécanismes d’européanisation et politiques
Fred Ebokocourtier de la recherche scientifique : L’Afrique du Sud, un passé si présent103 Diana Dadoorian La grossesse désirée à l’adolescencede santé (Commentaire)
les nouveaux acteurs des systèmes de santé()(Commentaire)95 Jean-Yves L’élaboration des stratégies de lutte :
Notes de lecture en Afrique ()Le Hesran nécessité d'une réflexion transdisciplinaire
Notes de lecture113 La rédaction a reçu ()
Remerciements115105Note de lecture
2012
78 94 102
107 123 131
264 272248
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Henri Lefebvre :
une pensée devenue monde ?
En 2011, à l’instigation d’Anne Raulin, de Grégory Busquet et de moi-
même, avec le soutien de l’IDHE, du SOPHIAPOL et du LAVUE nous
avons organisé un colloque à l’université de Nanterre tout à la fois pour
honorer la naissance et la mort de Lefebvre. 1901-1991, ces deux dates,
de naissance et de décès, apparaissaient comme l’occasion non pas tant
de commémorer que de fêter Henri Lefebvre à Nanterre où il enseigna la
sociologie. Cette université dont il avait été l’enseignant mais dont sur-
tout il avait décrit la contextualité urbaine et tenté d’expliquer l’expérience
éruptive se devait bien de lui rendre un hommage. Au milieu des années
soixante, les étudiants, issus tout autant de la banlieue que de la capitale,
y traversaient alors les bidonvilles pour suivre leurs cours. Exilés de Paris
et de la ville historique, ils gravitaient autour de ce nouveau territoire du
vide. Lefebvre, à l’occasion de Mai 68, avait salué la révolte de la jeu-
nesse nanterroise contre l’univers « fonctionnalisé » qu’on lui avait assi-
gné. Tout comme pour la Commune de Paris il a vu dans ces étudiants
marchant sur Paris et la Sorbonne un mouvement de la périphérie « vers
1les centres urbains pour les reconquérir. »
Pourtant, il ne s’agissait pas que de Nanterre. Le colloque comportait
trois axes : Droit à la ville et Justice spatiale, Critique de la vie quoti-
dienne et créativités ordinaires, Biographie, engagement, parcours intel-
lectuel. Nous avions donc pour ambition de couvrir les divers aspects et
les diverses postérités de l’œuvre de Lefebvre. Ce sont ici surtout les
thèmes concernant le quotidien, l’activité de biographe et les postérités
d’Henri Lefebvre qui ont été retenus.

1. « Reste cependant une analogie : en mars 1871 comme en mai 1968, des gens ve-
nus de la périphérie, de l’extérieur où ils ont été projetés, où ils n’ont trouvé qu’un vide
social, se rassemblent et vont vers les centres urbains pour les reconquérir », in L’irrup-
tion de Nanterre au sommet, Anthropos, Paris, 1968, p. 130.
o L’homme et la société, n 185-186, juillet-décembre 2012 12 Patrick CINGOLANI
1 - On a voulu revenir sur l’acuité du sociologue qui le premier s’est
intéressé au quotidien et en a montré tout à la fois la richesse cachée et les
implications profondes, la dimension aliénée et aliénante et les ressorts
pour l’émancipation. Il s’agissait de renouer avec l’attention à la quoti-
dienneté à partir des pratiques ou des usages — de ressaisir des catégories
qui telle l’appropriation permettent de comprendre comment l’habitant si-
gnifie, articule sa propre syntaxe spatiale, comment le salarié donne aussi
signes ou sens à son travail confisqué, arrache du temps sur la discipline
en en détournant les observances et les prescriptions.
Jamais époque n’a été aussi assujettie à la rationalité gestionnaire et
technique des temps, des lieux, des usages et des comportements. Si la
« cage d’acier » bureaucratique a exercé jadis sa violence sur toute une
fraction de l’humanité, plus particulièrement exprimée par le sentiment
d’aliénation des intellectuels allemands, jamais peut-être la violence sub-
tile et hégémonique de la « police du chiffre » n’a autant pesé sur nos com-
portements et nos consciences. Comme si la fluidification et la volatili-
sation de l’ordre disciplinaire et bureaucratique avaient provoqué une in-
tériorisation des normes et des contraintes de la performance économique.
Toutes les institutions, de l’entreprise à l’université, semblent soumises à
la marotte quantophrénique aux effets délétères sur l’expérience dans sa
dimension polysémique et phatique. Comment dès lors, comme se le de-
mandait déjà la Critique de la vie quotidienne, naissent ces brèches ou-
vrant sur les ambivalences, les contradictions, les conflits, les rencontres
2inchoatives . Lefebvre nous invitait à débusquer « derrière la prétendue
banalité de la vie quotidienne ses possibilités inaccomplies », nous nous
sommes proposés de reprendre le fil de nos aliénations autant que des
« sourdes résistances » et des « protestations de la quotidienneté », d’inter-
roger les méthodes et les catégories qu’il mobilise pour rendre compte de
nos expériences et de nos temporalités : « reprises », « moments », « dif-
férences », « rythme », etc.
2 - En abordant l’homme d’engagement, il s’agissait de suivre d’une
autre manière l’œuvre dans son temps. Lefebvre a été tout à la fois com-
mentateur et traducteur de Marx, influencé par Nietzsche, philosophe de
l’aliénation, dialecticien, contradicteur de Sartre ou d’Althusser. Il s’est
engagé au Parti communiste français, en a été un des philosophes offi-
ciels, il en a été exclu en 1957. Après Mai, avec lequel son œuvre était

2. « Comment se manifeste ce conflit ? Comment s’exprime cette solidarité toujours
combattue, toujours renaissante ? C’est précisément ce que devra dégager et décrire la
critique de la vie quotidienne », in Critique de la vie quotidienne, t. I, éd. L’Arche, 1958,
p. 249. Henri Lefebvre : une pensée devenue monde ? 13
plus particulièrement en affinité, il s’est approché de la deuxième gauche
et des partisans de l’autogestion. C’est ici, en écho à ces événements mi-
litants, au penseur de la ville et au biographe que nous avons prêté atten-
tion. On a voulu ainsi retrouver Lefebvre dans ses disséminations et ses
postérités internationales à travers l’Europe et le monde.
I - Temporalités, quotidienneté, appropriation, différence
Partant de la colonisation de la vie quotidienne, « selon l’expression
énergique de Guy Debord » (Lefebvre), Anne Raulin trace les points
d’attaque de cette colonisation et rappelle combien l’urbain est le lieu de
prédilection de l’émancipation du quotidien. Elle suit les concepts par les-
quels Lefebvre aborde l’historicité autour de l’idée de reprise ; ceux selon
lesquels il traite de la différence sous toutes ses formes, celle se formant,
celle s’affirmant, celle finalement s’exposant en pleine conscience d’elle-
même. Une certaine colonisation stylistique, par laquelle la globalisation
a répandu son uniformité dans les motifs alimentaires, vestimentaires, stan-
dardisant les affects mêmes, débouche contradictoirement, sur une tout
autre échelle, sur ce qu’Anne Raulin désigne comme « l’altérité minori-
taire » et la multiplication des différences.
Le quotidien dont Lefebvre avait déjà abordé les glissements et les dé-
placements, comme exemplairement dans le loisir, le travail, la consom-
mation ou la production, n’est plus seulement un champ laissé à la liberté
ou bien un secteur exploité, mais devient l’espace-temps de l’autorégu-
lation volontaire et planifiée : « On cherche à prévoir, en les façonnant,
3les besoins, on traque le désir ». Patrick Cingolani réexamine ce quoti-
dien dans le contexte contemporain où les temporalités entre travail et
non-travail, entre loisir et travail, ont changé et ne relèvent plus stricte-
ment d’une économie de la réparation et de la « relaxation » (Lefebvre), il
interroge plutôt la temporalité hors travail dans ses porosités avec un
temps de labeur qui perd de sa congruence et questionne, en revenant sur
la catégorie d’aliénation : comment comprendre les figures productives
qui ont perdu leur ancrage temporel dans la séparation spatiale de l’usine
ou du bureau ?
Cette vie du quotidien pétrifié dans sa colonisation mais simultané-
ment reprise, appropriation, réappropriation émancipatrice, cette palingé-
nésie de la temporalité ordinaire, qui pourrait en ceci faire écho à d’autres

3. Henri LEFEBVRE, La vie quotidienne dans le monde moderne, Gallimard, 1968,
p. 142. 14 Patrick CINGOLANI
4palingénésies , Pierre Lantz l’aborde sous un autre angle, rappelant encore
que Lefebvre « n’a jamais considéré les divers temps sociaux comme des
contraintes objectives auxquelles les êtres humains n’ont d’autre possibi-
lité que de s’adapter ou de disparaître ». La ville une nouvelle fois est un
lieu d’émancipation, d’appropriation mais qui, dit-il, ne peut être durable
que si « l’occupation de l’espace est l’occasion de sa métamorphose ». Le
quotidien ne se résume pas au privé. Tous les commencements politiques
l’ont su et ont affronté la question. Une tension divise le temps monumen-
tal des calendriers et le temps de la quotidienneté, car ce dernier appar-
tient à un tout autre registre d’expérience : « le temps approprié est un
temps qui oublie le temps, pendant lequel le temps ne se compte plus. Il
advient et survient quand une activité apporte la plénitude ».
Virginie Milliot elle, revient sur Nanterre non plus à l’air libre de la
tempête révolutionnaire mais sous le vent de « la réforme » qui pénètre
aujourd’hui par les portes et fenêtres de l’université. Elle insiste sur la
schize qui divise l’expérience autant que la pensée des enseignants sous
contrainte de LRU — sur l’indécision éthique entre la vérité et le simu-
lacre, entre adhésion et distanciation que les rires sous cape ou les sou-
rires, entre cynisme ou honte, n’arrivent pas à dépasser. La « reprise » de
Lefebvre à Nanterre pourrait-elle effectivement, comme elle nous le sug-
gère, « nous déprendre de ce qui nous empêche de penser les possibles » ?
II - Biographie, disséminations, postérités
Insistant elle aussi sur les différences, cette fois dans leur opposition au
temps homogène et vide de la société capitaliste, la géographe Ana Fani
Alessandri Carlos dessine une postérité brésilienne de la pensée de Lefeb-
vre. Reprenant les perspectives analytiques de notre auteur, elle montre la
constitution d’un nouvel ordre spatio-temporel à São Paulo où le dévelop-
pement des relations de propriété entraîne la fragmentation du territoire,
des formes de destruction des espaces publics et de dégradation de la
sociabilité dans un contexte de disparités criantes entre le centre et des
périphéries caractérisées par la précarisation de l’habitat, des infrastruc-
tures et de l’emploi. Entre critique radicale de l’action de l’État et de la
production d’une connaissance sur la ville qui se réduit à celle de la ges-
tion de l’espace d’un côté, et le projet d’appropriation citoyen de l’autre,
la notion de « droit à la ville » donne la possibilité de l’autonomie et de
l’exercice de liberté.

4. On pense à la palingénésie de Ballanche et à son récit de la sécession plébéienne
sur l’Aventin in « Essais de palingénésie sociale. Formule générale de l’histoire de tous
les peuples appliquée à l’histoire du Peuple romain », Revue de Paris, 1829. Henri Lefebvre : une pensée devenue monde ? 15
À sa manière plus historienne, Céline Vaz décrit les vies multiples de
Lefebvre au-delà des Pyrénées. À partir du disciple et ami Mario Gaviria
Labarta, elle nous montre comment la question urbaine devient un pôle
autour duquel a pu se cristalliser la contestation du régime franquiste au
tournant des années 1960-1970. La pénétration en Espagne de la pensée
urbaine marxisante de Henri Lefebvre a contribué à cette évolution et l’a
favorisée au sens où cette pensée offre un cadre d’interprétation des pro-
blématiques urbaines en liaison avec la structure économique mais aussi
avec la structure politique et institutionnelle. Ce n’est pas, au demeurant,
auprès des seuls sociologues que Lefebvre trouve cette vie parallèle, sinon
posthume, c’est aussi parmi les architectes. Céline Vaz trace les devenirs
du sociologue que ce soit à travers ses conférences, ses séminaires ou par
cette postérité erratique de l’écrit et de ses rencontres.
Mais sans doute est-ce le détour nord-américain qui apparaît le plus
marquant, en ce que ce dernier semble aussi un retour de Lefebvre vers la
France. Claire Revol nous décrit la réception de l’œuvre lefebvrienne à
travers la géographie et les urban studies et par la médiation de David
Harvey ou bien d’Edward W. Soja. Une véritable « industrie académi-
que », nous dit-on, s’est développée autour de son œuvre outre-Atlantique
mais le transfert d’un bord à l’autre de l’océan en modifie aussi notre lec-
ture. Stephen A. Mrozowki nous donne un témoignage original de cette
postérité nord-américaine avec son article sur l’influence de Lefebvre dans
le champ de l’archéologie. Ses recherches d’archéologue engagé — ex-
pression qui a elle seule est ici comme un bouleversement épistémolo-
gique — prennent l’histoire à l’envers pour corriger les inégalités héritées
du passé. Mrozowki explique comment il exhume les traces des formes
d’appropriation spatiale du monde métisse des plantations coloniales ou
des villes industrielles. Il suit les déplacements provoqués par les diverses
strates de migrants et par les divers rapports entretenus par les maîtres ou
employeurs avec ceux-ci.
À ces naissances pour ainsi dire posthumes de Lefebvre fait comme
écho ou miroir l’article de Valérie Foucher-Dufoix et Stéphane Dufoix,
sur Lefebvre biographe. Descartes, Diderot, Pascal, Rabelais, Musset, au-
tant de livres sur des hommes et des œuvres qui démontrent un Lefebvre
biographe et peut-être, s’interrogent les deux auteurs, un Lefebvre socio-
logue de la littérature ou de la connaissance appliquée à l’art et aux ar-
tistes. Si, en tout cas, se demandent-ils, ces cinq ouvrages n’étaient une
sorte de somme cachée, consacrée à ce que dès 1936 Lefebvre désignait
comme la « science des idéologies » ? 16 Patrick CINGOLANI
III - Lefebvre : vie et persistance de la contradiction
On a gardé pour la fin, last but not least, un article d’Henri Lefebvre
lui-même, qu’il a publié dans le premier numéro de L’homme et la société
— un article faisant trace des nombreuses batailles intellectuelles du socio-
logue. Il s’agit de « Claude Lévi-Strauss et le nouvel éléatisme ». La joute
qui remet au cœur du débat de son temps l’importance de la contradiction
témoigne de ces combats dans les sciences et dans la pensée que chaque
génération d’intellectuels doit souvent mener. La puissance vivifiante de
la division héraclitéenne est opposée à l’un et l’immobile des éléates. C’est
le deux institutif qui, entre autres, nourrit la politique, le conflit, la liberté
et le changement. Au-delà de Lévi-Strauss, l’article démontre une certaine
eactualité eu égard aux pièges dans lesquels ce début de XXI siècle s’est
fourvoyé.
Nous sommes, en effet, confrontés à une version « light » de cette pen-
sée du système et peut-être d’autant plus insidieuse qu’elle est « light ».
Ce qui faisait l’objet d’une inquiétude critique hier semble aujourd’hui
s’être banalisé et comme édulcoré dans sa puissance de scandale. Cet
« éléatisme » que Lefebvre associe aussi à l’idéologie technocratique,
comme en atteste la réédition élargie de cet article un an plus tard dans le
livre Position : contre les technocrates, va sans doute plus sûrement son
chemin aujourd’hui qu’il ne le faisait dans les années 1960. L’hégémonie
du quantitatif dont parle Lefebvre, nous en trouvons une version insidieuse
dans l’effacement des conflits et des débats d’orientation dénoncés com-
me « idéologie ». Elle se donne sous les traits de l’évident, du réel et du
nécessaire. C’est la nouvelle police du compte, qui méprise les différen-
ces dans ce qu’elles ont de discret, les rapportant à une équivalence gé-
néralisée. La police de l’évaluation efface le mouvement de l’égalité c’est-
à-dire aussi exactement le temps de l’égalité, la temporalité spécifique
dans laquelle elle se vérifie elle-même dans le geste de l’émancipation et
de la responsabilité. Les effets idéologiques de la science que critiquait
Lefebvre avant 1968 ont atteint un niveau de pénétration de notre quoti-
dienneté professionnelle et privée bien différent des années 1960. Ils
accompagnent le nihilisme ambiant provoqué par cette désaffection des
relations qui mime sans en avoir conscience l’échange marchand. Ils sont
les héritiers du grand procès de nivellement des différences à commencer
par les différences d’idées. Le technocrate hier était un homme « d’en
haut », il se donnait au moins un air de supériorité, sa domination avait
encore à voir avec les ambitions, « le ciel », les arrière-mondes. Aujour-
d’hui, la domination technocratique est devenue immanente aux rapports
sociaux, elle ne se légitime plus par un principe supérieur, mais par le-Henri Lefebvre : une pensée devenue monde ? 17
tout-est-là de la nécessité et du réel. Elle est l’œuvre d’experts et d’agents
zélés dépouillés de toute autorité et de toute aura sinon celle de la puis-
sance mortifère de la note.
Notre colloque nanterrois s’appelait « Henri Lefebvre : une pensée de-
venue monde ? » et c’est ce titre dont nous avons usé pour ce numéro de
L’homme et la société. Nous avons ainsi voulu mettre l’accent sur l’inter-
nationalisation de la pensée de notre auteur. Mais c’est aussi en ce sens
même qu’il y a une actualité d’Henri Lefebvre et, de celle-ci, c’est l’œu-
vre entière dans sa polysémie qui en atteste à travers les reprises qu’ont
cherché à en donner ici sociologues, historiens, géographes et philoso-
phes.
Patrick CINGOLANI
* * *
Annales
Histoire, Sciences Sociales
o n2 avril-juin 2012
Sommaire
Une Antiquité celtique
Olivier Buchsenschutz, Katherine Gruel et Thierry Lejars
e eL’âge d’or de l’aristocratie celtique, IV et III siècles avant J.-C.
Histoire atlantique
Silvia Sebastiani
L’Amérique des Lumières et la hiérarchie des races
Disputes sur l’écriture de l’histoire dans l’Encyclopaedia Britannica (1768-1788)
Will Slauter
Le paragraphe mobile
eCirculation et transformation des informations dans le monde atlantique du XVIII siècle
Cécile Vidal
Pour une histoire du monde atlantique ou des histoires dans et au-delà du monde atlantique ?
Échanges et communautés
Alain Boureau
eLe vœu, la dette et le contrôle pontifical des échanges au début du XIII siècle
Martin Dribe, Mats Olsson et Patrick Svensson
Manorialisme et gestion du risque dans la société préindustrielle
e eLa Suède aux XVIII et XIX siècles
Judith Scheele
L’énigme de la faggāra : commerce, crédit et agriculture dans le Touat algérien
Mondes atlantiques (comptes rendus)
Résumés / Abstracts
Livres reçus
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I


Temporalités, quotidienneté, appropriation, différence