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ISBN : 978-2-33-69253-621,705  ÀssieVénià prux, ti éxomiautrudq s der iettuengMino ùo seétubéd tlbmèsed l sep orue, le ne banlieeécyorp evuol ua ielusndssfenniogeiucrS  laMrteit leblaissemn raaté sed sulcxe solscs ntmeseisbl eimL ed.noyreC reaides a ldécarpvésibiel,sv oitains jeunes, imimuos ,sruel à s is,ntleleibscrase ,ertnf saostnlsios puécurns rc ri let, ce fleal rrof énicap sexister,aucoup, P uo reb arfmi.ecutiar pe,traul eriurtéd tsec ateuovoc. Prmmes sef telmeneilrèfssiulmpres il, t tnesufnoc etuoans rs spulescruotél ,ni,si artn Dn.s ans deascl ses3 edda 5selotrainte, toute rmesi eneq eutsoibahoc al tiadnerlecifdin ioatitseisarg,sl ectnves  élè desvité al nuej issruopurseui qpre esofrusef ua .eL sehaient auves létueelnos t aremtnt, v forit noulaiol al ssulp ud ceacn, pat anptlisiree  terpsnoégalement sociabsiancnasm se siamensrettes don cn élncied, aular laNyCird  ecéti rdut uiFr. esèvlé ses resilibase MazardacquelinseesruJ s  arpfotéléar pt  empcosnartirc,evèter tionrelales  et /sdaectnlose sdassaus ai ms,teuluej sel suot à ioignage , ce tém e àotsusdaerssretééssseu cinx acudnoitrap él ocnn nerno tîart copleur ou ainsemêm-xueneved ,s hes dus  s.meomen,sc tidani,sb anlieusards ou ruaruL .xa seeicn dnsMae  SrcuiegaM À .eril eniepà t anchsan  eisectp exertciitut ins unelle,rseiél elocuq detti MnearazcqJaliueaiçnnoanllga erbpetit vi de son éll, éetiobe èv te eévigaruocnede mrix e deéritelp ne trep erim dtes an csasslannoielleal peccses lacunes. Mot eedC 2Mm larg é eetn nnçras aid ruhp eforpesse ensuitetutrice,ue redf p orefssleEl. meièix senitsni ardneived  Mare devill la rt e tneele eslis
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Heures fauves
                                  
 
 
 
 
 
 
Jacqueline Mazard    
 Heures fauves  Enseigner et apprendre dans un lycée de banlieue   Témoignage    
 
   
  
                                         
     © L'Harmattan, 2013 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris   http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr  ISBN : 978-2-3 36 -29356-1 EAN  :  97823 36 293561  
 
      À Jean-Claude                
 
 I. Le Parc de la Tête dOr   Insensible à la beauté des grands arbres et aux parfums délicats qui lui parvenaient de la Roseraie, son attention concentrée sur lallée, il attendait neuf heures, afin quelle raconte Vénissieux pour Sandrine. Sa filleule, comme bien d'autres, rencontrait des difficultés dans son Lycée. Elle les avait avouées à lui seul, son parrain, à demi-mot. Madame Delorme, Blandine, sa professeure de troisième année CAP -Certificat d'Aptitude Professionnelle - avait accepté leur rencontre pour qu'ils racontent, maintenant adultes, leurs souvenirs, ainsi que ceux des anciens du Lycée Professionnel Marc Seguin, évoqués dans son garage, concessionnaire Peugeot.   Dans son costume gris, sa chemise blanche, il regardait avec fierté ses boutons de manchettes en or, comme le signe de son ascension sociale.  Grâce à Blandine, rencontrée au bon moment, il revenait de loin. Elle ne pouvait reconnaître dans l'homme mûr, solide, l'élève malingre qu'il avait été. Son assurance actuelle gommait définitivement lanxiété, linstabilité, la fragilité de lélève de troisième année CAP du LP Marc Seguin Vénissieux les Minguettes, quartier que la presse avait révélé, en 1981. Les ados sagitaient. En 1976, rien nétait dit, mais tout existait déjà.  Dans le LP tout neuf, Avenue Marcel Semba, avaient été rassemblés en 1973, tous les exclus des établissements scolaires de la région lyonnaise. Dans cet immense panier de crabes, chacun voulait dominer les autres, par la force physique dabord, la gueule ensuite. Or, il navait ni lune ni lautre ! Plus jeune que la plupart des élèves, il était devenu un soumis, jusquen troisième année, lannée de la prof de français.  Le temps avait passé, mais lhumiliation navait pas disparu, surtout la dernière. Trente ans après, devenu Monsieur Naulard, le chef dentreprise se souvenait encore de Tête de lard, lexécutant, le soumis, le pantin de deux ou trois leaders capricieux qui jouaient à de drôles de jeux.
 
7
Emprunter une grosse bagnole sur le parking du « Carrouf », rouler au max sur la route de Marseille, le port mythique, la porte du Maghreb. Cest Tête de lard qui devait ouvrir la bagnole, pour les autres qui la conduiraient. Il restait derrière, témoin muet de leurs exploits, des dangers qui les menaçaient. Il séchait donc, involontairement, le cours de dessin indus, et deux heures après, tous revenaient pour le cours de français. Les autres se vantaient : - On a fait du 180, 200 tout le long ! Ils flambaient ! En réalité, du 140, 160 seulement, mais le risque, les émotions y étaient tout autant. Tête de lard arrivait le cur battant, les mains moites, la tête ailleurs. Surpris dêtre encore vivant, car lui, navait pas bu, avant lexploit. Il avait gardé sa lucidité. Après un effort pour écouter son nom, il levait la main comme les autres, signalant sa présence avant de se faire oublier. Regardant Madame Delorme, il avait peur pour elle, car il avait peur pour lui.  N'ayant rien oublié, il sentait lémotion ancienne le submerger.  Arrivés quelques minutes en retard, lappel nétant pas fini, les trois Ben étaient rentrés tout contents, fiers de leur aventure. Madame Delorme avait dit calmement : - Je vous rappelle que les retardataires copient le texte dès maintenant  et notent la cause de leur retard. Vous laissez vos feuilles sur le coin de votre table pour que je les prenne au plus tôt. Copiez sans oubli, pour ne pas recommencer !  Il pensa intensément : Benmouffok mavait regardé avec méchanceté. Javais compris que je devais copier pour lui. Je lavais fait avec honte et rage ! Madame Delorme allait-elle découvrir la combine ? Monsieur Naulard attendait et se souvenait, troublé. Tout était encore précis, restitué par sa mémoire et ses émotions.  Elle les avait gardés tous les deux pendant la récré. Il avait 16 ans, lautre en avait 18 : violent, irascible, impulsif. Il lécrasait. Cyril Naulard nétait pas le seul à subir sa violence. Dès le premier instant, tous sétaient aperçus que Benmouffok détestait la prof. Elle lui avait interdit de fumer en classe ! 8
 
de ce cadeau, dec  eapdrnoa ccro lvéfaa . ce éIltiatoc ,icsn tnerépltte , eliqueiua ell s uaavtit  eaure sisprreervil noec raP .egnaec . rasv ne de quar Lhommetiavuop èléa evré prepabur det tiq neatnus hCcade llme e caue ll en liuq te éd. as pittarimée truo à ef al.sionglo euetrt  cèsl iua avtip ra uinent.   Lheure à ecaf mmi ecaflae  dirdur eu p,el cnrovune eos ansanteit e avan cualéve.ncha Cnoc eicsa sariovait ne ple sembld no tle eetdneuèrphostm ane unsad tnaegorretni  lesrlé,t paavaimr eeDolma eM daannc iutt enscdep el rusg ,teuqaait lissigarla cà l teetréeiitntita. onac Fà e dalar oruegle ,le écrasait avecp éricisnol  eobnetta nE ! zeluoveou pusvo, ntdauo s! V mrri zoddenpas rez nausuoVeiv : ru -  cher çerrendchz nid  el a àalf i vous vheure, s trddriaadsnio tElle !  rega le f à ecafiava ecaeu yes lr eu Lx.                nuis avec le        p   ivorrues                u tere dperdait zef mvauo s- V bun sot injoret iava ellE  ! spmait soure lui avno.gE ll tapurl urcl: e det on c tnenavaeg imitnngda qerituae  liallov tleua elment afflontaireuQleuqseortnre .t anavs deonec slle ,eirennos alcalmdit ait e av
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