//img.uscri.be/pth/7ef0e60a4032d5278cb1840a7d385f45b9b23430
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 16,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : EPUB

sans DRM

Histoire de la Russie

De
544 pages
D’Ivan le Terrible à Nicolas II (1547-1917), la Russie
est dirigée par un tsar. Autocrate, il tient son pouvoir de
Dieu et de lui-même et ne saurait le partager. Il règne et
il gouverne. Les changements de titulature, de capitale
et même l’accession de femmes au trône, avec les impératrices
du XVIIIe siècle, ne changent rien à la substance
du pouvoir, ni au lieu du couronnement qui demeure
toujours Moscou.
À travers les biographies contrastées des souverains et
souveraines qui se sont succédé, Pierre Gonneau explique
ce qui fait l’essence du personnage et sa fonction, du
premier tsar, Ivan le Terrible, jusqu’à l’abdication du dernier,
Nicolas II, en passant par les fi gures monumentales, comme
Pierre le Grand, Catherine II, ou Alexandre II, mais aussi par
les tsarévitchs assassinés et les imposteurs qui prétendent
les réincarner : les faux Dimitri ou le cosaque Emelian
Pougatchev… Il les fait revivre dans leur réalité humaine,
dans leurs succès et leurs échecs, mais aussi dans la
manière dont ils ont habité ce rôle unique.
C’est une façon nouvelle, ô combien enrichissante, de
raconter l’histoire de la Russie d’Ancien Régime.
Voir plus Voir moins
Cet ouvrage est publié sous la direction de Denis Maraval
Cartographie : © Légendes cartographie/Éditions Tallandier, 2016
© Éditions Tallandier, 2016
2, rue Rotrou – 75006 Paris
www.tallandier.com
EAN : 979-10-210-2033-7
Ce document numérique a été réalisé parNord Compo.
À Ecatherina, pour s’être immergée avec moi dans la Russie des tsars.
AVANT-PROPOS
Comment devient-on tsar ?
Dieu est haut, le tsar est loin… … Près du tsar, près de mourir. Proverbes russes.
Couronné le 16 janvier 1547 à Moscou, le premier tsar s’appelle Ivan Vassilievitch , mais la postérité retiendra plutôt son surnom : le Terrible. Son successeur le plus célèbre, Pierre le Grand, réforme radicalement l’Empire entre 1700 et 1721, au point de transférer sa capitale dans une ville nouvelle, Saint-Pétersbourg, et de troquer son titre pour celui d’imperator. Pour autant le rite du sacre, immuable, se déroule à Moscou. La Russie des tsars ou tsariste se perpétue donc jusqu’à l’abdication de Nicolas II, le 2 mars 1917. Ensuite, tout change… ou rien ne change. Staline a souvent été qualifié de « tsar rouge » et le Kremlin de Moscou est toujours le lieu du pouvoir par excellence. Quatre siècles d’autocratie impériale ont forcément marqué en profondeur la vie du pays, les hautes sphères politiques et sociales, mais également les représentations populaires, les mentalités. Les deux proverbes cités en épigraphe le prouvent à leur manière naïve ; ils sont encore couramment employés en russe, tout comme des dizaines d’autres qui font allusion à la personne et au pouvoir du monarque. Sous l’Ancien Régime, l’appellation la plus simple et la plus usitée pour le souverain est « petit père » (batiouchka). Paternalisme et relation filiale sont au cœur du tsarisme et de ses avatars. L’actuel président biélorusse, Alexandr Loukachenko , est souvent désigné par la forme affective batko. À l’étranger, chez les premiers observateurs de la Moscovie (comme le baron Herberstein, auteur d’un livre paru pour la première fois en 1549 et qui fera autorité dans toute l’Europe) et jusque dans les feuilletons à sensation (tel Rouletabille et le tsar, en 1912), le tsar est l’un des personnages clés, de Gaston Leroux de la « russité », avec le pope et le moujik. Pourtant, « tsar » (цaрь) est un mot d’emprunt dont l’origine n’est ni russe ni slave. Il vient du latin « césar » ; le terme existe d’ailleurs sous la forme plus ancienne, tsesar (цѣcaрь). Le titre des souverains de l’ancienne Russie était lui aussi d’origine étrangère :kniaz(князь, prince) vient des langues germaniques (Königen allemand). Cela tend à confirmer l’impression de l’empereur byzantin Maurice (582-602) que les 1 tribus slaves étaient naturellement anarchiques . Mais surtout cela montre que la e consolidation du pouvoir moscovite à la fin du XV siècle et sa transformation en une
monarchie absolue sont le fruit d’un très long processus et de l’assimilation d’un héritage complexe. Avant que le souverain moscovite ne revendique le titre de tsar, ce mot désigne d’abord aux yeux des Russes le roi biblique : le « tsar David » et le « tsar Salomon » sont connus des lecteurs du Psautier et du livre des Proverbes, car ils incarnent la royauté sacrée d’Israël et la Sagesse reçue de Dieu. L’un et l’autre sont des pécheurs, comme chaque homme, et ont gravement fauté, mais cela n’entame en rien leur dignité royale. Le clergé russe médiéval prend argument de la luxure dans laquelle Salomon s’égare à la fin de son règne pour magnifier le prince Vladimir de Kiev qui fait baptiser son peuple en 988. Vladimir est lui aussi « dévoré par le désir des femmes » : cinq épouses, « quant aux concubines, il en avait 300 à Vychgorod, 300 à Belgorod et 200 à Berestovo ». Mais il a su tempérer ses ardeurs après le baptême, contrairement à Salomon : « Celui-ci était sage, mais il finit par faire naufrage, l’autre était dans les ténèbres, mais finit par trouver 2 le salut . » Le tsar est aussi le monarque chrétien universel, autrement dit l’empereur romain 3 d’Orient, lebasileus. La chronologie de l’histoire de la Rous, l’ancienne Russie , se coule 4 dans le moule des règnes byzantins . La plus ancienne chronique slave orientale, le Récit des temps passés, achevée vers 1110-1117, place les bornes du temps et tire le cordeau sur lequel s’aligne toute la vision de l’histoire russe jusqu’à l’époque de Pierre le Grand où l’on cessera de compter depuis la création du monde pour utiliser les années du Christ : « L’an 6360 [852], au début du règne de Michel [Michel III], le pays russe commença à porter ce nom. Nous l’avons appris, car c’est sous cet empereur que les Rous attaquèrent Tsargrad, comme il est écrit dans les annales grecques. Nous débuterons donc par là et donnerons les dates. » Le décompte nous conduit d’Adam au Christ, puis à Constantin le Grand, à Michel III et enfin à Oleg , le prince des Rous qui installe la dynastie à Kiev. Le tsar grec est lié à sa ville, Constantinople , appelée tout simplement « Tsargrad » dans les langues slaves. C’est un calque du grec que l’on traduit par Ville impériale ou Ville reine. Jusqu’au bout, les tsars russes ont rêvé de prendre, ou, pour parler comme eux, de reprendre Tsargrad. La relation entre Russes et Grecs est faite de déférence et de subordination, en premier lieu religieuse, puisque l’Église russe est la fille cadette du patriarcat de Constantinople, mais aussi, du côté russe, d’une fierté constamment e réaffirmée. Au XII siècle, on se souvient que les princes païens Oleg et Igor ont imposé un tribut aux Grecs et les ont contraints à signer des traités de commerce très avantageux dont le texte est conservé dans leRécit des temps passés, comme une sorte de e trophée. Au milieu du XV siècle, Basile II refuse d’accepter l’union entre catholiques et orthodoxes signée à Florence (1439), oblige le métropolite grec qui détient la chaire moscovite à quitter sa charge, puis organise l’élection d’un remplaçant, russe cette fois (1448). L’Église russe commence à s’émanciper de la tutelle grecque. La prise de Constantinople par Mahomet II (1453) est perçue comme un châtiment infligé par Dieu aux Grecs pour avoir trahi l’orthodoxie. Pourtant, contrairement aux Bulgares e e e (X -XIV siècles) ou aux Serbes ( XV siècle) qui ont couronné leur propre tsar et proclamé leur propre patriarche pour rivaliser avec Tsargrad, les Russes attendent encore une centaine d’années avant de revendiquer la monarchie universelle. Ni Basile II (1425-1462) ni Ivan III (1462-1505) ne sont encore tout à fait souverains.
Le troisième type de tsar est infidèle et cruel, mais envoyé par Dieu pour punir les chrétiens. C’est le « tsar de la Horde », autrement dit le khan tatar dont le joug pèse sur les pays russes pendant plus de deux siècles (1240-1480). Une fois libéré de cette tutelle, Moscou prend à son service des descendants de Gengis Khan, mais on continue à les appeler « tsars », ou à tout le moins « tsarévitchs ». La Vie d’Alexandre Nevski, e rédigée à la fin du XIII siècle, qui a façonné la légende de la figure la plus populaire dans l’histoire du pays, donne une image très parlante du rapport entre les princes russes et le tsar tatar dès l’époque de Batou († 1256), petit-fils de Gengis Khan et fondateur de la Horde d’or : « En ce temps-là, il y avait un puissant tsar en Orient. Dieu lui avait soumis beaucoup de peuples, depuis l’Orient jusqu’à l’Occident. Ce tsar entendit parler de la gloire et de la bravoure d’Alexandre et lui envoya des messagers qui lui dirent : “Alexandre , ne sais-tu pas que Dieu m’a soumis beaucoup de peuples ? Seras-tu le seul à ne pas te soumettre à moi ? Si tu veux préserver ton pays, viens vite me rendre visite, afin que tu puisses voir l’éclat de mon royaume”. » Ce genre d’invitation ne se refuse pas. Alexandre se rend plusieurs fois à la Horde, c’est-à-dire à Saraï, sur la Basse Volga , près de l’actuel Volgograd (ex-Stalingrad) et c’est au retour de son dernier séjour qu’il meurt, en odeur de sainteté. Il sera compté au nombre de ses 5 mérites d’avoir « beaucoup souffert pour le pays russe ». D’autres, comme Michel de Tchernigov (1246), Michel de Tver (1318), ou ses fils Dmitri (1325) et Alexandr (1339) vont à la Horde en sachant que le khan a l’intention de les faire exécuter pour mieux manifester son autorité absolue. Pourtant, ils se résignent, comme Michel de Tver : « Vous voyez bien, mes enfants, que ce n’est pas vous, ni personne d’autre que le tsar réclame, c’est ma tête qu’il veut. Or, si je m’enfuis quelque part, tout mon héritage sera asservi et massacré, et après cela il me faudra tout de même mourir, aussi mieux vaut à 6 présent que je livre ma seule âme pour en sauver beaucoup d’autres . » Avant même que le premier tsar russe soit couronné, l’idée qu’il peut disposer à sa guise de la vie de ses sujets, fussent-ils de rang princier, est bien ancrée. On n’a pas manqué de noter la similitude entre ces voyages à la Horde et les convocations du Parti communiste que reçoivent, les uns après les autres, les vieux bolcheviks et les agents du Komintern à l’époque de Staline. Bien peu s’y dérobent, alors qu’ils savent qu’elles risquent de leur être fatales. Contrairement àtsar, le termegossoudar (гocудaрь), équivalent de « sire » ou de « souverain », est de racine slave et n’est employé systématiquement qu’après 1485, une fois conquise la grande-principauté de Tver, sur la Volga , dont la dynastie a longtemps tenu tête à celle de Moscou. Ivan III, qui a annexé un peu plus tôt (1478) les vastes États de Novgorod, peut se proclamer « souverain de toute la Rous » (gossoudar vseïa Roussi,гocудaрьвceя Pуcи) et prétendre recouvrer toutes les possessions de son ancêtre Vladimir de Kiev.Gossoudarest la traduction du grec « despote » et signifie que le pouvoir du sire sur ses sujets s’apparente à celui du maître sur ses esclaves. Ce rapport qui commence à s’instaurer, y compris avec les élites qui entourent le souverain moscovite, s’enracine rapidement. Dimitri Donskoï déclare encore aux dignitaires assemblés autour de son lit de mort (1389) : « J’ai aimé vos enfants, n’ai fait de mal à personne, n’ai rien enlevé de force à quiconque, n’ai trompé, réprimandé, dépouillé, déshonoré personne, mais je vous ai tous aimés et tenus en honneur, avec vous j’ai partagé joies et peines. On ne vous appelait pas mes boyards, mais les princes de ma 7e terre . » Mais, dès le milieu du XV siècle, Basile II et Ivan III ne reconnaissent plus à
leurs boyards le droit d’aller servir un autre maître. Ivan le Terrible assimile tout départ à une trahison et à l’abjuration de la vraie foi orthodoxe. e En cette seconde moitié du XV siècle, le souverain moscovite se définit comme samoderjets(caмoдeржeц), reprenant encore une fois un modèle grec, puisque c’est le calque du terme « autocrate ». L’autocratie (samoderjavie, caмoдeржaвиe) est le pouvoir d’un seul qui tire son pouvoir de lui-même ; elle n’admet aucun partage de l’autorité, aucune séparation des pouvoirs. Ce principe l’emportera sur toutes les velléités d’adaptation de la monarchie russe en régime constitutionnel. On peut même dire qu’il est en soi anticonstitutionnel. Le rituel du couronnement est décrit dans le tchin ventchania (ordre du 8 couronnement ou ordo en latin) soigneusement conservé pour chaque monarque . Beaucoup étudié sous l’Ancien Régime, il a été délaissé en Union soviétique, mais les travaux se sont poursuivis dans l’émigration et les établissements occidentaux qui cherchaient à comprendre les mentalités russes à l’heure de la Guerre froide. Michael 9 Cherniavsky ou Richard Pipes ont réfléchi sur la nature de la monarchie russe . En France, Vladimir Vodoff s’est penché sur la titulature princière et l’emploi du mot 10 « tsar » dans la Rous de Kiev et la Moscovie médiévale . L’intérêt est revenu du côté russe après 1991. On retient en particulier les travaux de Jaroslav Chtchapov, Andreï 11 Gorski, Boris Ouspenski et Rouslan Skrynnikov . De leur côté, les Italiens se sont 12 penchés sur la filiation qui conduit de la première à la troisième Rome , alors que le rite et la symbolique du couronnement ont intéressé Marie-Karine Schaub et Richard 13 Wortman . L’attrait de la problématique du pouvoir absolu et des tentatives pour le limiter varient au gré des aléas de la « Russie faible » de Boris Eltsine, ou de la « Russie 14 forte » de Vladimir Poutine .
1. Maurice [empereur byzantin], Das Strategikon des Maurikios = Mauricii strategicon, éd. G. T. Denis, trad. E. Gamillscheg, Vienne, Österreichische Akademie der Wissenschaften, 1981, p. 372-375. e 2.Povest’ vremennyx letéd., Saint-Pétersbourg, Nauka, 1996, p. 37., 2 3. Le mot Rous (ou Rus’) vient d’un peuple, les Rus’ (en grec les Rhôs). Venus de e Scandinavie, ils constituent à la fin du X siècle une entité politique rassemblant les tribus de l’Europe orientale, majoritairement slaves, dont la capitale est Kiev. On parle e e de la période de la Rous de Kiev pour les XI -XIII siècles. La Russie proprement dite se e forme à partir du XIV siècle, autour de la principauté de Moscou, située à la périphérie de l’ancienne Rous, mais revendiquant son héritage. P. Gonneau, A. Lavrov,Des Rhôs à la Russie. Histoire de l’Europe orientale, 730-1689, Paris, Puf, 2012, chap. I, 2, 4. 4. I. Sorlin, « Les premières années byzantines du Récit des temps passés »,des Revue études slaves, 63, 1991, p. 9-18. 5. « Vie d’Alexandre Nevski », in Pamjatniki literatury Drevnej Rusi. XIII vek, Moscou, Xudožestvennaja literatura, 1981, p. 434, 438.
6. « Vie de Michel de Tver »,inV. A. Kučkin, « Prostrannaja redakcija povesti o Mixaile Tverskom »,Srednevekovaja Rus’, 2, 1999, p. 140. 7. « Vie de Dmitrij Donskoj », in Pamjatniki literatury Drevnej Rusi. XIV – seredina XV veka, Moscou, Xudožestvennaja literatura, 1981, p. 216. 8. D. I. Prozorovskij, « O značenii carskogo titula do prinjatija russkimi gosudarjami titula imperatorskogo »,Imperatorskogo Russkogo arxeologičeskogo obščestva Izvestija , t. 8, vyp. 3, 1877, col. 193-477 ; E. B. Barsov,pamjatniki svjaščennogo Drevnerusskie venčanija na carstvo v svjazi s grečeskimi ix originalami, Moscou, Universitetskaja Tipografija (M. Katkov), 1883 ; M. D’jakonov, Vlast’ Moskovskix gosudarej : očerki iz istorii političeskix idej Drevnej Rusi do konca XVI veka, Saint-Pétersbourg, 1889, réimpr. La Haye/Paris, Mouton (Slavistic Printings and Reprintings 159), 1969 ; V. Savva, Moskovskie cari i vizantijskie vasilevsy : k voprosu o vlijanii Vizantii na obrazovanie idei carskoj vlasti moskovskix gosudarej, Xar’kov, 1901, réimpr. La Haye/Paris, Mouton (Slavistic Printings and Reprintings 127), 1969. 9. M. Cherniavsky,Tsar and People : Studies in Russian Myths, New Haven/Londres, Yale University Press, 1961 ; R. Pipes, Russia under the Old Regime, New York, Weidenfeld and Nicolson, 1974. e e 10. V. Vodoff,X -XVII siècles)et principautés russes (  Princes , Northampton, Variorum Reprints, 1989. On trouve une réponse et un prolongement à ces articles dans G. Giraudo, «Car’,carstvoet termes corrélatifs dans les textes russes de la deuxième moitié e du XVI siècle », Popoli e spazio romano tra diritto e profezia, Naples, Edizioni scientifiche italiane, 1986, p. 545-572 (Da Roma alla Terza Roma. Documenti e studi. Studi 3). 11. Ja. N. Ščapov, « Svjaščenstvo i cartsvo v Drevnej Rusi v teorii i na praktike », Vizantijskij vremennik, 50 (1989), p. 131-138 ;i carstvo v russkom obščestvennom Car’ soznanii, éd. A. A. Gorskij, Moscou, Rossijskaja Akademija Nauk (Mirovosprijatie i samosoznanie russkogo obščestva 2), 1999 ; R. G. Skrynnikov,Krest i korona : Cerkov’ i gosudarstvo na Rusi IX-XVII vv., Saint-Pétersbourg, Iskusstvo SPb, 2000 ; B. A. Uspenskij, Car’ i imperator : pomazanie na carstvo i semantika monaršix titulov, Moscou, Jazyki russkoj kul’tury, 2000. 12.Roma, Costantinopli, Mosca, Naples, Edizioni scientifiche italiane (Da Roma alla Terza Roma. Documenti e studi. Studi 1), 1983 ; G. Maniscalco Basile,sovranità La ecumenica del grand principe di Mosca : genesi di una dottrina (fine XV – inizio XVI secolo), Milan, Dott. A. Giuffrè éditore (Università di Palermo. Pubblicazioni a cura della Facoltà di giurisprudenza 48), 1983 ; M. Garzaniti,Sacerdotium e imperium a Mosca fra il XV e il XVI sec., Rome, Pontificia Università Gregoriana, 1990. e e 13: état de la question-XVIII siècles . M.-K. Schaub, « Le couronnement des tsars, XVI et perspectives de recherche »,des études slaves Revue , 61/4, 1989, p. 391-401 ; R. S. Wortman,Scenarios of Power : Myth and Ceremony in Russian Monarchy, Princeton, Princeton University Press, 1995-2000, 2 vol. 14. D. Rowland, « Did Muscovite Literary Ideology Place Limits on the Power of the Tsar ? (1540s-1660s) »,Review Russian , 49/2, 1990, p. 125-155 ; R. Hellie, « Did Russians ever Hope for Non-Autocratic Rule ? », Harvard Ukrainian Studies, 28, 2007, p. 471-482.
Retrouvez tous nos ouvrages surwww.tallandier.com