L'Afrique enseignée: territoire(s), identité(s), culture(s)

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Les enseignants et de fait leurs élèves sont aujourd'hui trop souvent prisonniers d'une image misérabiliste et colonialiste du continent africain. C'est pourquoi, les pistes de réflexion abordées dans cet ouvrage s'attacheront à présenter une autre Afrique riche de sa diversité et de sa culture. L'Afrique enseignée dans ce projet se veut sans occulter les problèmes inhérents à ce continent prendre en considération le fait qu'aujourd'hui elle apparaît comme un territoire en pleine mutation. Dans le cadre des programmes d'enseignement du primaire à l'Université, les notions de territoire(s), de culture(s) et d'identité(s) à la lumière de l'Histoire et de la Géographie seront privilégiées pour combattre les préjugés et les clichés qui alimentent l'image d'une Afrique en retard.
Publié le : lundi 20 juin 2011
Lecture(s) : 131
EAN13 : 9782748191585
Nombre de pages : 465
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L’Afrique enseignée
sous la direction de Vincent Marie et Nicole Lucas
L’Afrique enseignée Territoire(s), identité(s), culture(s)
Actes des séminaires de l’IUFM de Bretagne et de l’université de Buéa au Cameroun 2005-2006
« Enseigner autrement » Éditions Le Manuscrit
En couverture :afric@lement,Dodji Efoui© Vincent Marie © Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com
ISBN : 2-7481-9158-7 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748191585 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-9159-5 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748191592 (livre numérique)
L’entête
COLLECTIONENSEIGNER AUTREMENT
ÉDITORIALEnseigner autrement est un projet de collection qui pré-sente en collaboration avec des centres de formation (IUFM de Bretagne, centre européen de Veliko Tar-novo), des équipes de recherche et d’enseignement (universités de Montpellier et de Rennes 2), des pro-fesseurs et un éditeur (Éditions Le Manuscrit – www.manuscrit.com –) une façon inédite et innovante d’appréhender l’enseignement de l’histoire et de la géographie de l’élémentaire au lycée. En effet, à partir d’une lecture ouverte des pro-grammes d’éducation de l’école élémentaire au lycée, la collectionEnseigner autrementune mise en propose perspective combinée à des pistes de travail originales, mises en œuvre et analysées par des formateurs, des praticiens et des conseillers pédagogiques, destinées à faire avancer de multiples modes de pensée dans les classes d’histoire et de géographie. En s’appuyant sur les programmes officiels, sur les nombreux outils proposés aux professeurs et aux élè-ves, et toujours dans une perspective pluridisciplinaire, il s’agit d’offrir aux enseignants et futurs enseignants une réflexion renouvelée sur nos pratiques pédagogi-ques, de fournir des supports diversifiés et adaptés à la variété des publics scolaires (bibliographie, webmaga-zine, filmographie…).
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L’entête
Cette collection vise aussi à réduire la distance qui peut exister entre la recherche universitaire et la re-composition didactique liée à ses nouvelles avancées, avec, toujours en arrière-plan, une exigence citoyenne forte, faite de pluralité et d’ouverture et bâtie sur les valeurs fondamentales. Vincent MARIENicole LUCASDéjà paru : L'Europe enseignée : patrimoines, identités, citoyennetés Vincent MARIE, Nicole LUCAS(dir.), 2005. Cet ouvrage a été publié avec le soutien : – de l’Institut Universitaire de Formation des Maîtres de Bretagne ; – du groupe de recherche LACUSO (Langue, Culture et Société) de l’université de Buéa au Cameroun ; – de l’alliance franco-camerounaise de Buéa au Cameroun. Les textes publiés sont sous l’unique responsabilité de leurs auteurs. La mise au point définitive a nécessité quelques réajus-tements. Nous espérons que les auteurs veuillent bien nous pardonner ces modifications de forme qui n’enlèvent en rien à la qualité de leurs articles. Remerciements à Yann Lucas pour son aimable relec-ture et ses suggestions pertinentes.
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Préface
Préface
Le groupe de recherche Langue Culture et Société (LACUSO) de l’université de Buéa au Cameroun consacre un axe de ses recherches à la représentation et à la didactique des disciplines. Ses chercheurs qui ont des préoccupations variées au sein de la Faculté des Arts et de l’École Supérieure de Traduction y trouvent un lieu d’expression et d’échange stimulants et fructueux. La vocation de LACUSO est de fédérer des personnes et des compétences : encourager leurs rencontres scientifiques, développer l’esprit critique et la confrontation des points de vue. Dans cet état d’esprit, une relation de réflexion et d’expériences partagées s’est établie avec les ensei-gnants du Lycée Dominique Savio de Douala. Plu-sieurs collègues ont présenté des communications et ont suscité des débats productifs en particulier en his-e e toire sur la transition duXVI auXVIIsiècles, les rap-ports entre art et littérature, le changement des menta-lités de la superstition à la pensée rationnelle, comment corriger une copie… Le projet de Vincent Marie :l’Afrique« Enseigner autrement » relayé en France par Nicole Lucas, forma-trice à l’IUFM de Bretagne, site de Rennes, s’inscrivait tout à fait dans les orientations de LACUSO.
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L’Afrique enseignée
Outre l’appel à communication, nous avons pris des contacts avec des chercheurs à travers tout le Came-roun. La proposition d’une journée scientifique a reçu un grand succès. Les premiers à la soutenir étaient Monsieur P. Mbangwana, Professeur de Littérature comparée, doyen de la Faculté des Arts, et Monsieur C. Lambi, Professeur de Géographie, président de l’université de Buéa. Le Professeur Lambi venait de rentrer des États-Unis avec un livre de civilisation sur l’Afrique qui contient une seule photographie pour illustrer l’habitation des Africains : une hutte délabrée qui rappelle la Tour de Pise mais avec une connotation plutôt misérabiliste et arriérée qu’originalité architectu-rale. Cet exemple était au cœur du projet sur la repré-sentation de l’image de l’Afrique. Là où le non conformisme à la norme bénéficie d’une représenta-tion valorisante, la photographie accentue la vision pitoyable du continent africain. Dès lors, on peut se poser, légitimement, la ques-tion d’une volonté de perpétuer cette représentation qui contribue à justifier l’interventionnisme et l’exploitation des richesses des sols africains. La pau-vreté, les maladies, la corruption et les guerres, qui sont réelles, ne sont pas les seuls éléments qui font vivre l’Afrique. Les hauts responsables et les gouver-nants de ce continent sont formés à l’occidental en Europe ou aux États-Unis. «Enseigner l’Afrique autrement» peut participer à donner à voir une représentation différente d’un continent délaissé par un Occident vivant dans l’opulence qui voile toute vision de partenariat cons-tructive. C’est l’occasion de sensibiliser les jeunes fu-turs citoyens à maîtriser la peur et à collaborer avec autrui pour un avenir meilleur de la planète.
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