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L'économie aux concours

De
230 pages
Les questions économiques figurent sous différentes formes dans les épreuves de nombreux concours administratifs, en particulier au concours externe d’accès aux IRA. Les candidats doivent savoir interpréter des faits économiques de façon argumentée, en s’appuyant sur les analyses théoriques. Candidats aux concours et étudiants trouveront dans cet ouvrage une présentation des principaux mécanismes et des grandes questions économiques actuelles, traités en fiches synthétiques. Les concepts de base y sont définis avec précision et les analyses expliquées pas à pas, permettant à chacun d’acquérir les connaissances et le savoir-faire indispensables pour réussir l’épreuve d’économie.
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Présentatîon
L’objectîf de cet ouvrage est de préparer es candîdats aux concours admî-nîstratîfs à affronter es épreuves à fort contenu économîque (questîons à 1 réponse courte, dîssertatîon de cuture générae ). I s’appuîe argement sur e programme du concours externe d’entrée aux înstîtuts régîonaux d’admînîstratîon (IRA), quî présente ’avantage de couvrîr ’ensembe des prîncîpaes questîons économîques actuees.
Dans notre ouvrage, ’accent est mîs sur ’artîcuatîon entre es anayses théorîques et es faîts économîques (hîstorîques et contemporaîns). Les candîdats doîvent savoîr qu’une réponse rîgoureuse à un questîonnaîre à réponses courtes (QRC) ne peut se îmîter à de sîmpes descrîptîons des faîts. I împorte d’argumenter en mobîîsant es anayses théorîques et es constats empîrîques de manîère à mettre en évîdence a puraîté des înterprétatîons économîques aînsî que a portée et es îmîtes de chaque anayse. Les candîdats évîteront aînsî deux défauts împortants que es jurys constatent réguîèrement : es réponses pates, « journaîstîques » et es déveoppements excessîvement mîîtants.
La premîère partîe est consacrée à a descrîptîon des prîncîpaux méca-nîsmes économîques (es comptes de a natîon et e cîrcuît économîque, e fonctîonnement des marchés, es mécanîsmes monétaîres et e inancement, es détermînants de a demande gobae). La seconde partîe aborde es grandes questîons économîques contemporaînes (’înlatîon, e chômage, a croîssance économîque, e déveoppement économîque et es poîtîques économîques).
Chaque iche se concut par une rubrîque « Retenîr ’essentîe » quî permet de mémorîser pus facîement e chemînement de ’anayse aînsî que es reatîons entre es concepts împortants. Des encadrés sont égaement présents pour approfondîr certaîns poînts. On peut es aîsser de côté ors
1. Les questîons économîques sont en effet fréquentes dans es épreuves de cuture générae quî vîsent à tester es connaîssances des candîdats en matîère de poîtîques pubîques (exempe : « Comment ’État peut-î utter eficacement contre a pauvreté ? », concours externe des IRA, 2014).
Présentatîon
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d’une premîère ecture ain de ne pas aourdîr ’apprentîssage et y revenîr orsqu’on maïtrîse es prîncîpaux ééments de a iche.
Nous vous conseîons d’accorder une attentîon partîcuîère à a déinîtîon des prîncîpaux concepts, surtout orsqu’îs font partîe du angage courant (exempes : consommatîon, épargne, învestîssement). Une bonne maïtrîse du vocabuaîre économîque vous évîtera bîen des déboîres en termes de déîmîtatîon thématîque des sujets.
Une bîbîographîe îndîcatîve et queques adresses de sîtes înternet igurent à a in de ’ouvrage. Ces sources constîtuent des ressources compémen-taîres îndîspensabes pour parfaîre votre préparatîon aux concours.
L’É CONOMI EAUXCONCOUR S
1 P artie L ES PRINCIPAUX MÉCANISMES ÉCONOMIQUES
1 Chapitre Le cîrcuît économîque
Les économîstes ont besoîn de décrîre et de quantîier es opératîons écono-mîques nouées par es agents sur une pérîode. Cependant, î est împossîbe de prendre en compte a totaîté de ces opératîons dans eurs détaîs. La tâche seraît însurmontabe maîs, surtout, es înformatîons s’avéreraîent dîficîes à înterpréter. I faut procéder par agrégatîon de ces dernîères, c’est-à-dîre addîtîonner es opératîons de même nature réaîsées par des agents économîques îdentîques.
Nous déinîrons donc, dans un premîer temps, es prîncîpaux acteurs (ou secteurs înstîtutîonnes) îdentîiés par es économîstes à partîr de crîtères économîques objectîfs. Dans un second temps, nous examînerons es opé-ratîons économîques prîses en compte (iche 1).
La descrîptîon du cîrcuît économîque permet de traduîre es înterreatîons entre agents et entre opératîons. On ne peut saîsîr toutes es conséquences d’une opératîon économîque sî ’on ne prend pas en compte ses consé-quences tout au ong du cîrcuît économîque. Par exempe, î ne faut pas se contenter de consîdérer es încîdences d’une baîsse généraîsée des saaîres sur es coûts de productîon maîs întégrer aussî ’înluence qu’ee peut avoîr sur a consommatîon et, donc, sur es débouchés des entreprîses.
La comptabîîté natîonae enregîstre dans un cadre comptabe es opé-ratîons des agents au cours d’une année. Ces comptes aboutîssent au cacu des agrégats de a comptabîîté natîonae, que nous présenterons dans a iche 2.
Chapître 1 •Le cîrcuît économîque
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Fîche 1Les opératîons et les agents économîques
Sectîon 1. Les acteurs de l’économîe
Dans es présentatîons de ’INSEE et de a comptabîîté natîonae, es agents économîques sont cassés seon : leur fonction principale :es dîfférents agents peuvent rempîr des fonc-tîons mutîpes, maîs avec des întensîtés et des împîcatîons dîfférentes ; leurs ressources principales :es saaîres constîtuent, par exempe, e prîncîpa revenu des ménages maîs îs perçoîvent aussî des revenus de transfert, des întérêts et des dîvîdendes (revenus des pacements).
Les secteurs institutionnels : fonction et ressources principales FonctIon prIncIpale Ressources prIncIpales Produîre des bîens et servîces marchands non Produît des ventes inancîers Consommer Revenu d’actîvîtés salarîées Fînancer : collecter, transformer et répartîr les Dépôts dîsponîbîlîtés Assurer Prîmes Produîre des servîces non marchands destînés à la Versements oblîgatoîres collectîvîté Produîre des servîces pour des groupes partîculîers (exemples : assocîatîons Versements volontaîres culturelles et sportîves, syndîcats) Opératîons entre résîdents et non-résîdents
Secteur InstItutIonnel Socîétés et quasî-socîétés non inancîères Ménages Instîtutîons de crédît Entreprîses d’assurance Admînîstratîons publîques Admînîstratîons prîvées Reste du monde
L’É CONOMI EAUXCONCOUR S
Sectîon 2. Les opératîons économîques
1. La productîon
Seon ’INSEE, a productîon est« l’activité socialement organisée consistant à créer des biens et des services s’échangeant habituellement sur le marché et/ou obtenus à partir des facteurs de production s’échangeant sur le marché ».
Cette déinîtîon appee queques remarques : – on ne se désîntéresse pas totaement de certaînes opératîons effectuées à tître personne par es îndîvîdus (e travaî ménager, e brîcoage) maîs on ne es întègre pas dans a mesure de a productîon marchande. C’est une îmîte împortante de a comptabîîté natîonae ; – ’expressîon»habituellement sur le marché « s’échangeant fonde a dîs-tînctîon entre aproduction marchandeet aproduction non marchande. Cette dernîère (essentîeement des servîces) est fournîe gratuîtement ou à un prîx n’excédant pas a moîtîé du coût de productîon. Ee est évauée au coût des facteurs de productîon ; – es facteurs de productîon sont es ressources économîques (non gra-tuîtes) entrant dans a fabrîcatîon d’un produît : e capîta, e travaî, a terre, es consommatîons întermédîaîres.
2. La répartîtîon
La productîon fournît des rîchesses quî sont répartîes entre es îndîvîdus. Étudîer a répartîtîon revîent à aborder a questîon de a formatîon des revenus.
On dîstîngue : – arépartition primaire, quî rétrîbue a partîcîpatîon à a productîon ; – arépartition secondaire: ee faît întervenîr ’État, quî redîstrîbue es sommes préevées au tître des împôts ou des cotîsatîons socîaes sous forme de transferts pubîcs (subventîons) et socîaux (prestatîons de Sécurîté socîae et aocatîons famîîaes…).
Chapître 1 •Le cîrcuît économîque
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3. La satîsfactîon des besoîns a) La consommatîon inale Ee désîgne a vaeur des bîens utîîsés pour a satîsfactîon dîrecte des besoîns humaîns (îndîvîdues ou coectîfs).
b) Les besoîns de la productîon
Pour produîre, î faut utîîser et donc acquérîr d’autres bîens et servîces. À ce nîveau, on dîstîngue es consommatîons întermédîaîres et ’învestîssement.
Les consommatIons IntermédIaIres
I s’agît de a vaeur des bîens, servîces et matîères premîères quî entrent dans a productîon et sont transformés au cours du processus productîf (par exempe, a farîne est une consommatîon întermédîaîre pour e bou-anger maîs une consommatîon inae pour es ménages).
L’InvestIssement ou formatIon brute de capItal ixe (FBCF)
Ce sont es bîens dont a durée de vîe excède e cyce de productîon. Is ne dîsparaîssent pas et ne sont pas transformés dans ce cyce. Le voume de capîta ixe augmente orsque de nouveaux bîens capîtaux sont acquîs : î s’agît de a formatîon brute de capîta ixe (FBCF). En revanche, a vaeur du capîta dîmînue sous ’effet de ’usure ou de a consommatîon de capîta ixe (amortîssement).
4. Le inancement des opératîons
Les opératîons supposent une cîrcuatîon de moyens de paîement. On dîstîngue deux grandes catégorîes d’opératîon inancîère.
a) Les opératîons inancîères de contrepartîe
Ees correspondent à a cîrcuatîon des moyens de paîement (cîrcuît moné-taîre) întervenant en contrepartîe d’un bîen ou d’un servîce (cîrcuît rée).
L’É CONOMI EAUXCONCOUR S
b) Les opératîons inancîères (au sens strîct)
Ees ne vîennent pas core une opératîon réee sur bîens et servîces : prêts et dépôts, maîs aussî achats de tîtres inancîers (obîgatîons, actîons, fonds communs de pacement…). La cîrcuatîon peut s’effectuer à partîr d’une monnaîe préexîstante (dépôt d’épargne des ménages, par exempe) ou par créatîon monétaîre de a part du système bancaîre.
Sectîon 3. La représentatîon du cîrcuît économîque
La représentatîon du cîrcuît économîque îndîque es reatîons entre es agents économîques. Une ecture attentîve permet de percevoîr en partîcu-îer que es coûts des uns constîtuent es recettes des autres. I en résute que ’étude d’une actîon économîque quî ne prendraît pas en compte a totaîté de ces înterdépendances rîsqueraît de conduîre à une représenta-tîon încompète de a réaîté et à des prévîsîons erronées. serronées.
Reste du monde
IDEInvestissements Exportations Importations Transferts et consommations Biens et services intermédiaires Consommation Entreprises Travail (SQS non Ménages Salaires financières) Placements Inrêts etdividendes Intérêts Épargne Crédits Crédits Intérêts Investissements Flux et réels Sociétés financières consommations Prestations sociales intermédiaires Flux Crédits Intérêts monétaires Obligations Services non marchands Subventions SalairesAdministrations TravailpubliquesServices non marchands Prélèvements obligatoires Prélèvements obligatoiresIDE : învestîssements dîrects à l’étranger� IDE:investissementsdirectsàl’étranger.Source : d’après Stany Grelet et Olîvîa Montel-Dumont,in»,« Découverte de l’économîe in o Cahiers français,juîllet-août 2008�n 345, Cahiersfrançais 13 Retenirl’essentielChapître 1 •Le cîrcuît économîque Saisirlesconséquencesd’unphénomèneéconomiqueparticulierimpliquedeprendreencomptetouteslesinteractionspossiblesauseinducircuitéconomiquecarlescoûtsoulesdépensesdesunsreprésententlesrevenusdesautres.
Retenir l’essentiel
Saisir les conséquences d’un phénomène économique particulier implique de prendre en compte toutes les interactions possibles au sein du circuit économique car les coûts ou les dépenses des uns représentent les revenus des autres.
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Fîche 2 Les comptes de la natîon
Sectîon 1. Les agrégats de productîon
1. La mesure de la productîon
La productîon marchande est mesurée par avaleur ajoutéedes actîvîtés marchandes, c’est-à-dîre a dîfférence entre e chîffre d’affaîres et a somme des consommatîons întermédîaîres.
La productîon non marchande des admînîstratîons ne peut pas être cacuée à partîr du concept de vaeur ajoutée car î n’y a pas de prîx de marché. Ee est donc évauée au coût des facteurs de productîon.
Le calcul de la valeur ajoutée
Une entreprise produit 1 000 unités d’un produit qu’elle vend 5 euros pièce sur le marché. Pour cela, elle consomme 100 euros d’énergie, 1 000 euros de matières premières et 1 500 euros de produits semi-finis. La production de cette entreprise est mesurée par sa valeur ajoutée, soit :
VA = (1 000 x 5) – (100 + 1 000 + 1 500) = 2 400 euros.
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2. Le produît întérîeur brut
a) Le PIB Le produît întérîeur brut (PIB) mesure a rîchesse créée par es agents éco-nomîques sur un terrîtoîre, pour une pérîode donnée. On peut e cacuer de dîfférentes manîères. À partIr de la productIon PIB = somme des VA + TVA + droîts de douane – subventîons
À partIr de l’utIlIsatIon des bIens et servIces
Soîent C a consommatîon inae, I a formatîon brute de capîta ixe (ou învestîssement), G es dépenses pubîques courantes, ΔST a varîatîon des stocks, X es exportatîons et M es împortatîons. I y a égaîté entre es 1 ressources et es empoîs .
PIB + M = C + I + G + ΔST + X
Le produit intérieur brut et ses composants à prix courants (en mîîards d’euros)
1980
1990
2000
2010
2011
2012
2013
2014
PIB 444,7 1 032,8 1 439,6 1 937,3 1 996,6 2 086,9 2 116,6 2 032,3 Consommatîon inale 245,5 578,9 782,2 1 082,4 1 106,9 1 119,6 1 132,7 1 139,0 des ménages Consommatîon inale des admînîstratîons 95,1 224,5 329,9 476,2 486,1 497,6 508,0 515,9 publîques FBCF 98,3 213,1 272,0 441,1 461,6 469,1 467,9 462,5 Exportatîons 95,2 221,9 414,8 520,5 572,6 595,2 603,2 611,8 Importatîons 102,2 231,0 400,5 558,1 625,3 640,2 642,6 651,1 o Source : « Les chîffres 2016 »,Alternatives économiques, hors-sérîe n 106, octobre 2015�
1. Cea împîque que ’égaîté quî suît est une îdentîté comptabe toujours vraîe. On ’appee ’« îdentîté fondamentae de a comptabîîté natîonae».
Chapître 1 •Le cîrcuît économîque
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