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L'économie participaliste

De
302 pages
Pascal Lebrun offre au public francophone la première synthèse présentant l’économie participaliste. Il expose ses fondements philosophiques, théoriques et idéologiques ainsi que son fonctionnement.
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La collection «Instinct de liberté», dirigée par Marie-Eve Lamy et Sylvain Beaudet, propose des textes susceptibles d’approfondir la réflexion quant à l’avènement d’une société nouvelle, sensible aux principes libertaires.
© Lux Éditeur, 2014 www.luxediteur.com
Dépôt légal: 4e trimestre 2014 Bibliothèque et Archives Canada Bibliothèque et Archives nationales du Québec ISBN (papier): 978-2-89596-188-8 ISBN (ePub): 978-2-89596-676-0 ISBN (pdf): 978-2-89596-876-4
Ouvrage publié avec le concours du Programme de crédit d’impôt du gouvernement du Québec et de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition.
PRÉFACE
CETTE CRIANTE URGENCE DE REPENSER L’ÉCONOMIE
U PRINTEMPS 1997, je suis parti en voiture de mon petit village québécois pour A me rendre à Woods Hole, au Massachusetts. Ce voyage avait un unique but, bien précis: réalise r, pour le quotidienLe Devoir, une substantielle entrevue avec Michael Albert, un homme dont j’ignorais à peu près tout quelques mois auparavant. J’avais cependant ré cemment lu quelques-uns de ses écrits et ils m’avaient beaucoup intéressé et intrigué. Pour tout dire, ces écrits m’avaient aussi beaucoup donné à méditer – sur le m ilitantisme et sur le changement social, notamment, mais surtout sur l’économie. D’où ce voyage. Vous vous souviendrez peut-être qu’à cette époque, cet outil aux immenses possibilités qu’est internet sortait des université s où on l’avait créé durant des décennies de travail financé par le public pour enfin se déployer peu à peu dans le grand public. Ce déploiement était, dans une très l arge mesure, l’œuvre d’entreprises à qui on avait fait ce formidable cadeau et qui allaient, comme c’est si souvent le cas, faire des profits privés avec ce qui avait été développé par des fonds publics – et qui n’aurait pas pu l’être autrement, puisqu’aucune entreprise n’aurait investi dans une aventure aussi incertaine et aux r etombés aussi lointaines qu’improbables. Quoi qu’il en soit, c’est grâce à internet que j’av ais découvertZ Net, le pendant numérique deZ Magazine,auquel Michael Albert et sa compagne, la dramaturge et comédienne Lydia Sargent, consacraient alors beaucoup de temps. Chomsky, que je lisais et admirais depuis longtemps aussi bien comm e philosophe que comme militant libertaire, y participait aux côtés de nombreux autres, dont le regretté Howard Zinn (1922-2010). Après quelque sept heures de route, je suis arrivé à destination. Et le lendemain, j’ai frappé à la porte de Michael et Lydia. Les heures qui ont suivi furent mémorables. Michael m’a exposé ses idées sur un modèle économique, l’économie participative (l’écop ar), qu’il avait conçu avec le professeur d’économie Robin Hahnel, devenu depuis p rofesseur émérite à l’American University (Washington, DC). L’écopar, m’a-t-il expliqué, propose rien de moins qu’une autre manière de concevoir et de réaliser les fonctions qu’une écono mie doit accomplir dans toute société, une manière de faire qui ne soit ni l’écon omie de marché ni la planification centralisée. Il s’agirait de faire de l’économie en respectant et en favorisant la mise en œuvre de certaines valeurs tenues pour fondament ales, mais que les autres modèles économiques ignorent totalement ou, du moins, servent mal. Tout au long de cette entrevue, des mots et des concepts connus et chéris comme «équité», «autogestion» étaient employés, leur sens était pré cisé; des concepts nouveaux et stimulants apparaissaient: ensemble équilibré de tâches; effort; bien d’autres encore, que vous découvrirez ici. Les idées de Hahnel et Albert avaient récemment été exposées de manière très académique dansA Quiet Revolution in Welfare Economics,paru en 1990. Puis elles
avaient été déclinées dans quelques ouvrages et articles destinés au grand public, mais tout particulièrement aux militants. Ces idées viennent d’ailleurs tout juste de faire l’objet d’une bande dessinée[1]. L’article qui est finalement paru dansLe Devoirbien être le tout premier pourrait écrit publié en français au sujet de Michael Albert et de ce que j’avais alors appelé «l’économie participative». J’ai continué durant toutes ces années à m’intéresser à Michael et à ses idées, pour les mêmes raisons qui m’avaient conduit à Woods Hole.
* * *
Depuis, les idées d’Albert, mais tout particulièrem ent celles sur l’économie participative (ou «participaliste», terme privilégié par Pascal Lebrun et que je préfère moi-même utiliser à présent), sur l’écopar, comme on dit couramment, ont donné lieu à un grand nombre d’échanges, de discussions, de dé bats, mais aussi d’efforts de mises en œuvre et d’applications. Toutefois, dans notre langue, même si quelques écrits d’Albert sont parus depuis cette époque, l’écopar reste encore peu et trop mal connue. Un des grands mérites du livre que vous allez lire est justement de propo ser, pour la première fois en français, un exposé clair et synthétique non seulement des idées mises en avant par ce modèle économique, mais aussi des débats auxquels il a donné lieu. Un travail de pionnier n’a parfois que ce mérite, o u peu s’en faut. Mais Pascal Lebrun réussit à informer tout en suscitant une réflexion critique plus que bienvenue. À ce propos, je tiens à souligner à quel point, dan s les chapitres 6 et 7 consacrés aux nombreux débats auxquels l’écopar a immanquablement donné lieu – chapitres qui sont à mes yeux les plus novateurs et les plus importants de son ouvrage –, l’auteur a su faire preuve de mesure et de perspica cité en portant à notre attention une masse d’informations présentée de manière clair e et accessible, et en nous donnant de quoi nourrir une réflexion personnelle sur toutes ces vastes et complexes questions que soulève une aussi ambitieuse théorie. Il faut l’en remercier parce que, ce faisant, Lebru n contribue à faire connaître et discuter des idées susceptibles d’enrichir de maniè re substantielle notre réflexion collective sur l’économie et d’inspirer des pratiqu es pouvant contribuer à résoudre les graves et urgents problèmes auxquels nous somme s collectivement confrontés en matière de production, de consommation et d’allo cation de ressources. L’économie de marché, telle que conçue par la pensé e néoclassique, semble désormais à peu près le seul horizon théorique et p olitique possible en économie, une situation de pensée quasi unique que dénoncent d’ailleurs ponctuellement des étudiant.e.s et certain.e.s professeur.e.s à l’université. Ce quasi-consensus étonne, puisque non seulement les insuffisances du marché (comme les externalités négatives, dont le réchauffement climatique anthropique est sans doute l’exemple le plus redoutable) sont une donnée théorique admise par tous les observateurs informés, mais aussi, et surtout, parce que l’écart entre le marché théorisé par les économistes et ce qui existe en ré alité sous ce nom est immense. Cet écart résulte d’une multitude de facteurs polit iques, sociaux et historiques qui font, conjointement, que le marché réel n’a typique ment que peu à voir avec le marché théorisé et surtout invoqué dans les débats politiques. Tout ce que cela implique, et qu’on devine sans peine, en termes de distorsions, de semi-mensonges et de propagande, alimente bien entendu une vaste entreprise critique théorique du concept de marché et une déno nciation de l’économie de marché réellement existante. Mais, en général, on e n reste là. Cela a comme conséquence étonnante que si la gauche, et cela vau t aussi pour la gauche libertaire, a massivement contribué aux gains obten us au terme des importants
combats des 50 dernières années, la question économ ique, elle, demeure terriblement négligée. Un immense mérite de l’écopar est précisément de pr oposer quelque chose de substantiel. Albert et Hahnel ne le font pas avec la conviction de détenir la vérité et de résoudre tous les problèmes que soulève une question aussi vaste et complexe que le fonctionnement d’une économie, mais ils offr ent un point de départ à partir duquel il est possible de construire, d’expérimente r et de développer de meilleures idées et des pratiques plus satisfaisantes. À ce propos, il est intéressant de noter que Michae l Albert, qui a étudié les sciences au Massachusetts Institute of Technology (MIT), adopte envers son travail cette ouverture au débat critique qui caractérise l a science, ce qui l’honore. Les discussions critiques de l’écopar sont ainsi très souvent sollicitées et initiées par lui, et ce qui en résulte se retrouve dans la section deZ Netqui lui est consacrée. Il me semble légitime de souhaiter que ces idées so ient sérieusement prises en compte, en particulier par les militant.e.s, mais a ussi par toutes les personnes qui reconnaissent qu’il est urgent de produire et de co nsommer autrement. Qu’elles se multiplient, grâce à cette ouverture d’esprit que r éclamait Voltairine de Cleyre, au début du XXe siècle. À cette époque, contrairement à ce qui prévaut aujourd’hui, les anarchistes multipliaient les propositions économiq ues – et Lebrun rappelle bien, dans ces pages, comment divers aspects de certaines d’entre elles se retrouvent dans l’écopar. Devant cette prolifération, de Cleyre, ouverte à toutes mais désireuse de ne pas laisser l’action militante être entravée par des querelles idéologiques, se déclarerait «anarchiste sans qualificatif». Nous devrions, je pense, être exactement cela aujourd’hui, des alter-économistes sans qualif icatif, et encourager la multiplication des idées et des pratiques s’inscriv ant dans le cadre des valeurs et idéaux que nous défendons et susceptibles de dessin er des voies de sortie de l’impasse civilisationnelle dans laquelle nous nous trouvons. Ainsi, une proposition comme celle que vous allez découvrir dans ce riche ouvrage est un précieux antidote contre le sectarisme, le n ihilisme, le cynisme, et contre un militantisme qui trouverait son seul aboutissement dans l’énumération des misères du monde, sans jamais proposer quoi que ce soit. J’espère, pour toutes ces raisons, que le bel ouvrage de Pascal Lebrun, qui est un pas dans cette direction, sera reçu avec toute l’at tention et toute l’ouverture qu’il mérite.
Normand Baillargeon
INTRODUCTION
A CHUTE DU MUR de Berlin, événement symbolique de l’effondrement des L régimes de planification centralisée, a profondément ébranlé l’univers de pensée et d’action de la gauche occidentale. De le rappele r semble une évidence autant qu’un cliché. Les effets de ce choc se font encore sentir aujourd’hui, surtout au sein de la gauche radicale qui espère toujours remplacer le capitalisme par autre chose. Les quelques régimes non capitalistes qui perdurent sont aux prises avec de graves problèmes économiques et politiques qui les rendent impropres à servir de modèle. La plupart du temps, d’ailleurs, ils se son t progressivement libéralisés au point qu’on ne peut plus sérieusement les considére r comme extérieurs au capitalisme. Qui oserait prétendre que la Chine contemporaine résiste activement au capitalisme? Et qui viendrait proposer la Corée du Nord comme idéal? L’idéologie de la «fin de l’histoire» discrédite les modèles alter natifs aux yeux d’une majorité maintenant persuadée qu’il n’y a pas de salut hors du capitalisme. Non pas qu’il soit un bon système; il n’y aurait tout simplement pas d’autre option. Dans les médias occidentaux, depuis les années 1980, le discours néolibéral s’est imposé comme une représentation vraie et inattaquab le de la réalité. Malgré une reprise des mouvements sociaux progressistes et la radicalisation qui a suivi le mouvement altermondialiste et le renouveau anarchiste, la gauche occidentale peine toujours à ébranler ce monopole de pensée en économ ie politique. Les politiques d’«austérité» provoquent bien de vives résistances – de la Grèce jusqu’à l’Espagne, en passant par le mouvement Occupy et les grèves étudiantes au Royaume-Uni, au Chili et au Québec –, mais l’horizon vers lequel tendent ces luttes demeure flou. On n’y retrouve comme contre-discours économique que d es modèles sociaux-démocrates surannés, qui ne motivent de mobilisatio ns importantes que pour «défendre des acquis», et qui ne sauraient répondre aux aspirations de la gauche radicale à l’origine de ces mouvements de protestation. Ces luttes font d’ailleurs de plus en plus face à la répression et n’offrent au mieux d’autre horizon que le maintien du statu quo. La gauche semble avoir concédé la victoire à l’idéologie libérale et au capitalisme pour se concentrer sur les aspects plus «politiques» ou «éthiques» de la lutte. Est-ce à dire que la gauche radicale n’a plus d’alternatives économiques à proposer? Pourtant, ne serait-ce que dans la pensée anarchiste classique, on peut trouver plusieurs propositions de systèmes économiques (avec ou sans monnaie, avec ou sans forme de propriété, individualistes ou collectivistes[1]), et ce, même s’il arrive aux anarchistes de rejeter toute réflexion économiq ue comme capitaliste en soi[2]. De plus, la pensée socialiste classique regorge elle aussi de projets de société et de propositions économiques, dont plusieurs n’ont rien à voir avec le tristement célèbre système soviétique. Plus près de nous, il existe pl usieurs propositions contemporaines[3]ents sociaux, dont l’avantage est de tenir compte des enseignem et historiques du XXe siècle. La gauche radicale gagnerait énormément à s’intéresser à ces propositions.
L’optionquejemeproposeicidefairedécouvrire stcelledel’économie
L’option que je me propose ici de faire découvrir e st celle de l’économie participaliste (en abrégé, écopar; en anglais,participatory economics, en abrégé, pareconi celles qui circulent dans les). Il s’agit de la proposition la plus étoffée parm milieux de la gauche radicale. Elle a soulevé autan t de critiques acerbes que d’espoirs mobilisateurs, et elle a été au centre de plusieurs débats. Pourtant, on en parle généralement sans la connaître suffisamment. À cela, rien de surprenant. Les textes, parfois assez obscurs, à son sujet totalise nt des milliers de pages, sans compter les innombrables débats et commentaires que l’on peut trouver sur internet[4], et le tout est presque uniquement en anglais. Il n’existe aucune synthèse critique de cette option, et encore moins en frança is. De plus, malgré une telle abondance d’écrits, bien des aspects de l’écopar de meurent plutôt nébuleux. C’est pour tenter de remédier à ces lacunes que j’ai écrit ce livre. Quand j’ai commencé à m’y intéresser, je pensais que l’écopar répondait bien aux critères éthiques des anarchistes et de la gauche libertaire en général, mais qu’elle n’était pas opérationnelle, ne croyant pas trop en la planification économique. On verra dans les chapitres qui suivent que j’ai eu à nuancer cette impression. Le présent ouvrage tentera d’expliquer suffisamment en détail, mais le plus simplement possible, ce qu’est l’écopar, ce que ser aient son fonctionnement et le projet de société qu’elle propose. Nous nous pencherons d’abord sur ses origines et ses valeurs, pour ensuite aborder sa structure et son fonctionnement. Les troisième et quatrième chapitres traiteront successivement de son projet de société et de ses inspirations idéologiques et théoriques. Enfin, nou s examinerons la stratégie d’instauration prônée par ses partisan.e.s, ainsi q ue quelques exemples concrets d’expérimentation. La dernière partie de l’ouvrage sera consacrée à l’analyse, à la critique et aux débats qui entourent l’écopar. Avant de nous lancer dans cette aventure, je me dois encore de préciser que je considère l’économie comme partie intégrante de la sphère sociale, au même titre que le politique. Par «économie», j’entends tout ce qui se rapporte à la production, à la distribution et à la consommation des biens et s ervices dans la société; une relation économique s’incarne toujours matériellement, bien que le sens qui lui est donné change selon la société.
CHAPITRE 1
ORIGINES ET VALEURS
’ÉCOPAR, SOLUTION DE RECHANGE progressiste au capitalisme, a été L développée à partir de la fin des années 1980 par deux auteurs: Michael Albert, un militant bien connu aux États-Unis, et Robin Hah nel, professeur d’économie à l’American University à Washington. L’écopar a été conçue dans un contexte intellectuel difficile pour la gauche radicale. Avec la chute du bloc de l’Est, la faillite des économies planifiées a consolidé, même à gauche, la thèse néolibérale voulant que toute coordination économique collective soit i mpossible ou néfaste. Le socialisme de marché est l’exemple le plus frappant de cette victoire théorique du libéralisme: même s’il en appelle toujours à la soc ialisation des moyens de production, il adopte une position favorable à l’éc onomie de marché telle que la définit la pensée économique libérale orthodoxe[1]. Albert et Hahnel ont d’abord voulu démontrer qu’une planification économique via ble et démocratique était théoriquement possible[2]tion d’un. Le fruit de cette première étape a été la formula modèle théorique formel pour l’écopar, tentant de démontrer qu’elle est réalisable et qu’elle serait efficace[3]. Évidemment, ils ne se sont pas arrêtés là; l’écop ar forme maintenant un tout assez complet et cohérent, du moins au plan économique. Selon ses défenseur.e.s, elle permet le développement d’i nstitutions économiques au moins aussi efficientes que dans n’importe quelle é conomie de marché, tout en faisant la promotion des valeurs d’équité, d’autoge stion, de solidarité et de diversité[4]; elle favoriserait ainsi une société démocratique, prospère et sans classes sociales. C’est Normand Baillargeon qui, à ma connaissance, est le premier à en avoir parlé dans le monde francophone. C’est lui qui a forgé la contraction «écopar[5]» à partir des traductions «économie participative» ou «économie participaliste», qu’il utilise de façon interchangeable[6]. Pour ma part, j’ai préféré m’en tenir à «participaliste» pour marquer la différence entre une mesure participativ e, au sens général, et le projet précis que représente l’écopar. En effet, l’adjecti f «participatif» peut qualifier différentes mesures qui ne sont pas en elles-mêmes révolutionnaires ou en rupture avec le capitalisme, par exemple, le budget municipal participatif mis en application à Porto Alegre. Cette forme de participation n’a abso lument rien à voir avec ce que propose l’écopar. Celle-ci est en effet un projet r évolutionnaire, complètement en dehors de la pensée et des pratiques capitalistes o u progressistes réformistes. Il existe d’autres propositions, fondamentalement différentes de l’écopar, qui reposent sur des fondements participatifs. Le terme «partici paliste» permet de distinguer l’écopar de ces autres options, révolutionnaires ou non. Mais avant d’expliquer comment l’écopar entend réaliser ce projet économiq ue ambitieux, voyons les fondements sur lesquels ses concepteurs se sont appuyés.
L’HOLISME COMPLÉMENTAIRE
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