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L'éducation traditionnelle fang en mutation

De
254 pages
L'enseignement écrit est aujourd'hui un fait incontournable en Afrique, d'abord pour permettre un développement économique rationnalisé, ensuite pour favoriser l'insertion du continent dans l'économie mondiale. La question est de savoir, comment favoriser la diffusion de l'écrit sans ruiner l'ensemble des valeurs, des représentations et des croyances reliées à la culture orale, qui constitue le fondement des pratiques et attitudes des populations en majorité encore rurales.
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Stéphanie NKOGHE
L’éducation traditionnelle fang en mutation
Préface de Pierre ERNY
L’EDUCATION TRADITIONNELLE FANG EN MUTATION
Études africaines Collection dirigée par Denis Pryen et François Manga Akoa Dernières parutions Alphonse MAKENGO NKUTU,Droit constitutionnel et pouvoir exécutif en re e RDC (1 et 3 République), 2012. Alphonse NKOUKA-TSULUBI,50 ans de politique extérieure du Congo-Brazzaville, 2012. Dingamtoudji MAIKOUBOU,Les noms de personnes chez les Ngwabayes du Tchad, 2012 Abderrahmane NGAÏDÉ,L’esclave, le colon et le marabout. Le royaume peul duFuladude 1867 à 1936, 2012. Casimir Alain NDHONG MBA,Sur la piste des Fang. Racines, us et coutumes, 2012.Boubakari GANSONRE,Archives d’Afrique et communication pour le développement, 2012. Angelo INZOLI,Le développement économique du Burundi et ses acteurs, xixe-xxe siècle, 2012. Djibril DIOP,Les régions à l’épreuve de la régionalisation au Sénégal. État des lieux et perspectives, 2012 Vitaly TCHIRKOV,La Guinée face au handicap. La problématique des déficiences motrices à Conakry, 2012 Mohamed Lamine MANGA,La Casamance dans l’histoire contemporaine du Sénégal, 2012. Roda N’NO et Alice ATERIANUS-OWANGA,Akamayong-Nkemeyong. Recueil de textes de rap en langue fang nzaman, 2012.Théodore Nicoué GAYIBOR (dir.),Cinquante ans d’indépendance en Afrique subsaharienne et au Togo, 2012. Christian Thierry MANGA,Le Sénégal, quelles évolutions territoriales ?, 2012. N’deye Maty Sene, Le commerce des produits maritimes et fluviaux au Sénégal de 1945 à nos jours, 2012. Tiéman DIARRA,Santé, maladie et recours aux soins à Bankoni, Niarela et Bozola (Mali). Les six esclaves du corps, 2012. Tiéman DIARRA,Paludisme, cultures et communautés. Le cri du hibou, 2012. André SAURA,1975, une année sans pareille à Madagascar, 2012. Coordonné par Céline LABRUNE-BADIANE, Marie-Albane de SUREMAIN et Pascal BIANCHINI,L’école en situation postcoloniale, 2012. Jérôme TOUNG NZUE,Elites et compromission en Afrique. Légitimation d’un système et sous-développement au Gabon, 2012. Joachim E. GOMA-THETHET,Histoire des relations entre l’Afrique et sa diaspora, 2012.
Stéphanie NKOGHE L’EDUCATION TRADITIONNELLE FANG EN MUTATION Préface dePierre ERNY
© L’HARMATTAN, 2013 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-99821-6 EAN : 9782296998216
Sommaire
Avant-propos ........................................................................................ 9 Préface de Pierre ERNY....................................................................... 13 Introduction ........................................................................................ 15 Chapitre 1 Problématique et méthode ............................................... 21 Chapitre 2 La tradition orale ............................................................. 45 Chapitre 3 Les croyances fangs......................................................... 67 Chapitre 4 L’Education traditionnelle fang....................................... 81 Chapitre 5 Formes et rapports socioéducatifs ................................... 91 Chapitre 6 Pédagogie écrite et pédagogie traditionnelle ................. 129 Chapitre 7 La dynamique des changements .................................... 153 Chapitre 8 L’oralité secondaire ....................................................... 179 Conclusion........................................................................................ 189 Sources écrites et Sources orales...................................................... 193 Annexes ............................................................................................ 2
Avant-propos
J’ose ouvrir ici un débat de politique scientifique autour des thèses à publier ou à ne pas publier. Mon point de vue ne trouvera pas forcément l’assentiment de tous ; mais ce n’est qu’une question de bon sens et pour la bonne cause. Habituellement, la tradition universitaire ne recommande à la publication que des thèses de bonne facture, ayant obtenu la mention la plus élevée (très très honorable avec les félicitations du jury). Or, toute thèse quelle que soit sa mention, constitue l’un des patrimoines scientifiques le plus distinctif des universités. Dans le strict respect de la rigueur scientifique, une thèse n’est envisageable qu’à un niveau supérieur de la recherche. Les thèses méritent à ce titre, après révision, en l’absence de toute perfection, d’être toutes publiées pour constituer ainsi, indépendamment du fichier microfiches habituel, un fonds de recherche documentaire de haut niveau disponible non seulement dans les librairies, sur sites webs, mais aussi dans les universités concernées. Chaque thèse est une importante contribution scientifique, une culture universitaire à sauvegarder à tous égards ; l’écrire et la publier est un pas de géant aux pieds d’argile ; c’est une encyclopédie de connaissances indéniables, au regard de la quantité et de la qualité des informations fournies. Le présent ouvrage répond à ce souci ; c’est un texte version revue de la thèse que j’ai soutenue en 1998, avec pour intitulé exact «l’Education des enfants chez les Fang, les pratiques traditionnelles et leur évolution.». Mais ces dernières années, avec un certain recul intellectuel et un regard critique, j’ai pu revisiter le contenu afin de découvrir les zones d’ombre que je réexamine dans cette version pour un meilleur éclairage. Toute œuvre n’étant pas parfaite par ailleurs, la recherche étant inépuisable, j’ai dû reformuler le titre en termes d’«Education traditionnelle fang en mutation», certainement pour une question de pertinence conceptuelle. Certains chapitres ont été réorganisés, de nombreux sous-titres reformulés, les fautes d’orthographe et la police des caractères revues, pour adapter le texte aux exigences d’édition auxquelles je me soumets. La richesse culturelle mondiale est telle que la moindre petite dimension ne doit être laissée pour compte. Au sujet de l’éducation et de la socialisation, il y a encore là bien évidemment, un terrain immense à explorer. Le terrain fang en matière d’éducation ne peut que constituer un complément des recherches déjà effectuées dans ce sens, sur d’autres sociétés. Je pense aux travaux de Ruth Bénédict, Ralph Linton et Abraham Kardiner (1939), Hussey (1950), Jomo Kenyatta (1960), Abdou Moumouni (1964), Swiderski (1966), Pierre Erny (1968, 1975, 1987, 1988), Dupuis .A
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