L'Effet sous rire

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La vie de Marie sera courte mais intense. Une famille, émue par son destin, luttera jusqu'à la fin pour l'aider à mieux chevaucher les sentiers qu'elle empruntera. Remplie de joie et de tendresse, Marie combattra sans jamais capituler. La pauvreté fera place à une richesse inestimable, celle de l'amour. Le bonheur, pour l'héroïne, sera d'être entourée par ceux qu'elle aime et de profiter de chaque instant.


Publié le : lundi 13 juillet 2015
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EAN13 : 9782332967459
Nombre de pages : 194
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intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-96743-5

 

© Edilivre, 2015

 

Ce livre vous transporte derrière la porte des sentiments de Marie et de ses réactions faciales qui nous permettra de se donner une opinion des différents sourires de celle-ci.

Mais qui se cache derrière un sourire, la vérité ou l’imagination des pensées parfois bien dissimulées de cette facette mal connu de bien des gens.

Marie, nous transmettra un message parfois facile a capter et d’autrefois difficile a défricher.

Pourquoi tant de gens ont cette facilitée a donner un sourire alors que d’autres vont en avoir des crampes au visage à forcer leur sourire en vous regardant dans les yeux. Le sourire n’est pas donné à tout le monde mais veut-il vraiment dire ce qu’il représente à ceux qui le perçoivent ?

Marie qui n’existe que pour transmettre cet élément si rare dans notre monde, parfois si cruel et sans redevance à chacun de nous tous.

Vous allez sombrer parfois dans son monde obscur et dans d’autres périodes merveilleuses de son passage sur cette terre que celle-ci croyait sienne.

Marie seule fille d’une famille de quatre enfants dont le père est d’origine Canadienne et la mère Italienne de naissance. Fondant leur famille dans une petite municipalité, tout près d’Ottawa au Canada dans la province de l’Ontario, la communauté comptent tout prés de 1600 habitants dont la langue première est l’anglais, mais la majorité des habitants parlent les deux langues, soit le français et l’anglais.

Nous sommes dans les années 30, la famille va grandir en traversant toutes sortes d’épreuves, parfois heureuses et parfois d’une tristesse à laisser couler les larmes. Durant ces années là, l’économie était très faible et le travail se faisait du levé du soleil jusqu’à son couché.

Gérard le père de Marie, était plombier de métier et Thérèse sa mère, prenait soin des enfants tout en étant bonne ménagère, elle fabriquait tout de ses mains, de la courte manche à la couverture ainsi que le tricot.

Trois frères dont l’ainé Jacques, suivi de Marc et Luc le plus jeune et bien sûr Marie qui va naître en 1938. La technologie ne fait que laisser un soupçon d’elle même durant ces années.

Marie va venir au monde sous un soleil d’été tout comme les fleurs qui sont de leurs plus beaux éclats durant cette période estivale. Marie imposera rapidement son petit sourire tout autour d’elle, à sa manière ce qui emmènera les gens à se trouver bien en sa compagnie.

Tout au long de son grand parcours, Marie va semer dans son entourage un sourire plus que gracieux même dans des situations ou nul ne pourrait sourire, mais jusqu’ou ira cette denrée rare dont elle essaie de transmettre même dans ses peines.

Mais pour Marie, il existe un seul moyen de communiquer, elle est comme la petite fille aux allumettes qui recherche cette chaleur humaine tout autour d’elle sans que personne ne sache quand elle souffre. Elle transportera ce fardeau toute sa vie mais sans ne jamais le faire vivre à qui que ce soit et surtout pas à ceux qui sont de son sang.

Il y a derrière chaque sourire, un sous rire qui cache cette façade difficile à percer et qui dévie du réel à l’irréel. Personne sur cette terre ne veut ou ne peut faire de mal sans engendrer le mal, on à tous un seuil de difficulté un jour ou l’autre et il faut juste savoir de quelle façon on doit le traverser et Marie, a su comment faire.

Je suis persuadé que chaque lecteur pourra d’une page à l’autre, se voir vivre dans certains évènements ou se retrouve parfois Marie et qui sera similaire à sa propre situation. Ne soyez pas offusqué, ni désolé de ce que vous lirez, soyez juste à l’écoute de votre cœur et du sien.

Ce que va vivre Marie, il faut s’en servir à tous les jours comme exemple de courage et de joie de vivre car la vie est une étape que notre âme doit absorber pour trouver la tranquillité éternelle.

Bonne lecture

Jean-Paul Roy

L’effet sous rire

Nous sommes le 19 juin 1938, par un bel après midi ou le soleil frappe de ses rayons puissant faisant flotter un bon 31 degré de chaleur. A l’hôpital Général d’Ottawa, dans une petite chambre de la salle de préparation à l’accouchement, se trouve un petit lit de métal avec un matelas recouvert d’un simple petit drap de coton.

Thérèse se prépare a donner naissance à son bébé, elle est accompagnée d’une sage femme et d’un médecin prêt à intervenir en tout temps s’il y a complication. La chaleur est très accablante, mais malgré tout, Thérèse a hâte de voir le bébé arrivé. Sueur sur le front, elle est sur ces dernières poussées quand soudain la sage femme lui dit,

– Poussez encore un peu plus fort Mme Gauvin, on peut voir la tête ! Après un ultime effort de celle-ci, le bébé se présente et la sage femme le prend pour couper le cordon et lui nettoyer les entrées d’air.

Le médecin dit – Hey bien Mme Gauvin, vous venez d’accoucher d’une très belle petite fille et elle a l’air d’être en très grande forme ! Puis il met la petite tout près de sa mère et celle-ci dit, Voilà ma petite Marie que j’attendais depuis si longtemps ! Gérard se trouvait dans la salle d’attente à coté quand le médecin l’avise que sa femme vient de donner naissance à une jolie petite fille et celui-ci l’invite a allé retrouver sa femme et sa petite ce dont il s’empressa de faire.

Dans la chambre Gérard retrouve Thérèse et la petite et dit, -Ah ! Ce qu’elle est belle, elle a mes yeux et ta bouche et surtout c’est notre petite fille enfin ! Et Thérèse le regarde en souriant malgré la douleur et dit – Voici notre petite Marie mon homme et elle est si calme.

Marie, sera la quatrième de la famille car avant elle il y avait trois garçons et tous savent déjà ce que ce petit bout de vie va apporter autour d’eux qui connaissent déjà la sérénité et l’amour dans leur foyer. Gérard à hâte d’annoncer la nouvelle aux garçons ce qu’il fera dès son retour à la maison.

Avant de quitter l’hôpital, Gérard prend bien soin de cajoler la petite sans oublier d’embrasser sa tendre Thérèse. Arrivé à la maison, les garçons sont déjà sur le perron attendant impatiemment la bonne nouvelle et aussitôt le pied hors de sa voiture, Gérard crie aux garçons, c’est une petite fille et elle portera le nom de Marie ! Les garçons sont fous de joie et les questions surgissent de tous les cotés. Jacques est l’ainé de la famille âgé de six ans, suivi de Marc qui lui en a quatre et celui qui jusqu’ici était le bébé Luc qui a deux ans et maintenant la petite dernière qui est Marie.

Habitant déjà dans une petite maison, Gérard avait bien pris soin de construire le petit nid de Marie dans une pièce qui jadis servait de place de rangement. Jacques et Marc partagent la même chambre tandis que Luc, lui a une petite chambre adjacente à celle de ses deux frères. Au fond du couloir se trouvait la chambre de Gérard et Thérèse et juste sur la droite la nouvelle chambre de Marie.

La famille grandissait mais la maison avait toujours la même dimension et avec six personnes vivant à l’intérieur on avait l’impression qu’elle rétrécissait.

La maison était bâtit sur un salage et avait un sous-sol qui était sur de l’argile. Au centre de la cave, une grosse fournaise a bois pour les journées froides de l’hiver, dans un coin, un enclos ou on y mettait les pommes de terre et tout près, une étagère pour y entreposer les pots de confiture et de ketchup fait par Thérèse après les récoltes. Une petite porte toujours fermé qui conduit au sous-sol vers un escalier très étroit et avec une pente très abrupte et au centre, un fanal suspendu qui servait d’éclairage en cas de besoin. Deux petite fenêtres apportaient une lueur durant le jour et aussi laissaient entré la chaleur pour pouvoir y couper un peu l’humidité durant les chaleurs d’été.

En haut, la cuisine de couleur jaune fait face à la porte menant au sous-sol, la cuisinette était toute petite mais assez de place pour asseoir tous le monde pour les repas quotidien, une horloge accrochée au mur de la cuisinette et aussi un crucifix qui est recouvert d’une branche de rameau pour protégé la maison contre les malheurs. Un poêle à bois dans la cuisine pour faire à manger et aussi faire chauffer l’eau pour la toilette de tout le monde à la fin de la journée, il est situé tout près de la pompe à eau et de la grande cuvette qui servait aussi au lavage du linge.

Une grande fenêtre surplombe le salon qui est petit mais modeste,

On y retrouve un gramophone pour la musique et un grand buffet pour y ranger les papiers et les souvenirs. Les murs du salon sont recouverts d’une tapisserie de fleurs blanches sur un fond jaunâtre. Les quatre chambres sont très petites mais pour y dormir on y est bien. Pour les besoins de tous c’est à l’extérieur et la nuit c’est le petit pot.

La modeste demeure est située à la campagne, à deux kilomètres du petit village de Kanata en Ontario. Gérard possède aussi une petite écurie ou l’on y retrouve ses deux chevaux et sa charrette ainsi que le traîneau pour l’hiver. Il est l’un des rares qui possède une voiture à essence qu’il se sert pour aller au village une fois par semaine ou pour les occasions spéciaux.

Les garçons ont tous leurs tâches à accomplir selon leur âge et savent déjà qu’ils devront aider maman un peu plus avec l’arrivée d’un nouveau petit bébé.

Thérèse sera de retour dans deux jours explique Gérard aux garçons tout en disant, – Les gars votre petite sœur d’amour s’en vient, il faut se préparer à l’accueillir. Les yeux grands comme des fonds de tasses et excités en même temps, ils vont allés se coucher avec un esprit ouvert à ce beau cadeau du ciel pour eux.

Gérard va border les garçons pour après retrouver sa bonne vieille chaise berçante installée dans un coin du salon tout en se bourrant une bonne pipe de tabac frais que celui-ci garde pour les grands évènements spéciaux. Gérard n’est pas un grand fumeur mais lorsque l’occasion se présente, il n’hésite pas à se remplir les poumons tout en pensant que ces deux jours vont passés très rapidement et surtout que toute sa petite famille va être réunie sous le même toit.

S’apprêtant a éteindre le fanal avant d’aller au lit, Gérard fait le tour des chambres pour voir si les garçons sont bien partis pour le pays des rêves et en passant près de la future chambre de la petite Marie, il entend déjà dans son imagination des cacassements, et la lueur du fanal s’éteint pour laisser place à une bonne nuit de repos bien mérité.

Le jour vient a peine de se lever que Gérard a déjà mis pied parterre et se prépare à aller au travail tout en étant sur que les enfants sont prêt eux aussi. Mme Bergeron, la voisine va prendre la relève avec les garçons car Gérard ne peut se permettre de perdre une journée de travail car il sait bien que chaque seconde comptait à cette période de l’année.

Au retour du père au bercail, Jacques, Marc et Luc sont sur le seuil de la porte attendant leur père avec impatience. Dés son arrivé Jacques s’écrie – Papa plus qu’une journée avant l’arrivée de notre petite sœur Marie et nous avons très hâte car elle sera plus qu’une petite sœur pour nous, ce sera le bébé de la maison maintenant et elle va prendre la place de Luc qui reste bien indifférent à la situation.

Gérard serrant ses fils dans ses bras avait hâte lui aussi, que Thérèse et Marie rentre à la maison. Puis une autre journée s’éteignait dans l’attente qui semblait interminable pour tous.

Le jour tant attendu est arrivé et Gérard prépare les garçons et il en profite pour leur faire porter leurs petits habits de conséquence et il dit,

– En route les garçons nous allons chercher votre maman et votre petite sœur Marie !

Pour eux c’était d’une pierre deux coups, maman qui revient et notre nouvelle petite sœur. Gérard met sa Ford 1933 en route et place les enfants dans la voiture pour ensuite se rendre à Ottawa. Un silence complet plane dans la voiture, les garçons ont les yeux grand ouvert et scrute l’horizon tout en s’approchant de la grande ville.

Ça y est dit Gérard, nous y sommes, je vous demande d’être très gentil et ne parler pas trop fort car il y a beaucoup de gens dans l’hôpital !

Rendu tout près de la chambre ou se trouve Thérèse et Marie, les garçons avancent d’un pas de mouche suivant leur père de très près.

Et la porte qui n’est qu’entrouverte laisse voir la silhouette de Thérèse et le petit berceau tout près de son lit. Les garçons parlent tout bas car ils ne veulent pas faire peur à la petite Marie qui dort profondément. Gérard donne un doux baiser à sa femme et les garçons eux suivent de très près car eux aussi veulent être proches de maman. On aurait dit qu’on venait tout juste de leurs offrir tout l’or du monde, milles mots voulaient sortir de leur bouche, mais la joie était palpable et chacun y allait de ses commentaires tous farfelus par instant. Avançant vers leur mère, celle-ci s’aperçue à quel point ils étaient heureux de la voir et de faire le premier contacte avec leur petite sœur.

Gérard était la debout de ses six pieds deux pouces avec un sourire aussi reluisant que l’eau pure d’une rivière. Thérèse se préparait pour le retour à la maison et une fois rendue dans la voiture, les garçons posaient sans cesse des questions qui parfois ne trouvaient pas réponse et ce de même tout le long du retour au bercail.

Une fois arrivée, Thérèse se sentait déjà beaucoup mieux, tout était en ordre comme si Cendrillon y avait fait le ménage durant son absence, et le rythme coutumier se mit en marche pour une nouvelle facette de vie dans la petite maison. Thérèse apporte la petite Marie dans son berceau suivi des garçons qui ne font aucun bruit car elle avait sombrée dans un sommeil profond et paisible. Luc le plus petit colle sa maman et lui demande avec sa petite voix aigue.

– Maman, est-ce qu’elle parle Marie ?

Et sa mère lui répond.

– Non mais elle sourit déjà quand on lui parle et demain, tu vas pouvoir lui parler et lui dire que tu l’aime.

Déjà Marie avait fait sa marque de commerce et celle-ci va la suivre pendant toute son existence.

Et les jours passent et de plus en plus la petite famille bouge et grandit. On se prépare, Jacques pour sa première année d’école qui commence en septembre et quelle fierté pour les parents de voir leur ainé prendre le chemin de l’éducation. Acharné par son travail, Gérard doit mettre les bouchées doubles car l’hiver va bientôt frapper à la porte.

Il y aura le bois de chauffage a entrer dans la cave pour l’hiver et aussi les patates a cueillir et a entreposer dans l’enclos au sous-sol et aussi faire de la place sur les tablettes pour les pots de confiture que Thérèse fait à la maison avec les fruits des champs.

Marie qui change à vue d’œil, laisse toujours planer ce petit sourire sur son visage et chaque fois que ses parents ou ses frères lui parle, elle les fixe d’un regard émerveillé et d’un petit sourire qui les ensorcellent tous.

Thérèse et Gérard se demande pourquoi elle ne pleure presque jamais, pourtant ils ont un bébé en très bonne santé et pour eux, il n’y a rien d’inquiétant.

L’hiver vient d’installer son grand manteau blanc et Jacques qui a entrepris son grand départ à l’école ce qui fait son grand bonheur, sait comment déjà rapporter de bonnes notes à ses parents. Jacques est un petit rouquin avec les joues toujours bien rouge, plutôt songeur et bien à sa place, ses parents fondent de grands espoirs pour son avenir. Puis, il y a Marc qui suit toujours son grand frère et qui a hâte de faire exactement comme lui, mais il devra attendre encore deux ans avant de prendre le même chemin que lui.

Luc lui, il est toujours parterre avec sa petite sœur Marie lui faisant mille et un visages que pour la distraire et la faire sourire.

Cette année, ce sera le premier Noel de Marie dans la petite famille et déjà les trois frères préparent de leur coté un présent que sera fait de leurs propres mains et surtout de leur grande imagination.

Comme à tous les Dimanche, la petite famille se rend à l’église et même si dame nature s’affole, rien ne ferait manquer l’aumône du curé. Gérard et Thérèse sont très croyant et aime bien partager cette coutume avec les enfants. Ce Dimanche sera très spécial car on va baptiser la petite Marie qui sera élevée devant tout le monde pour qu’ils puissent tous tomber en admiration devant elle.

Quand fut venu le temps de verser l’eau sur le front de la petite, un sourire gigantesque surgit entre ses deux petites joues rosées et de la, le curé dit.

– Alors je te baptise au nom du père et du fils et du Saint esprit et tu porteras le nom de Marie Gauvin fille de Gérard et Thérèse Gauvin !

Après la messe, sur le perron de l’église, tous se rassemble autour des parents pour voir la petite et admirer son grand sourire et surtout ses grands yeux pairs.

Les parents sont très fier de leur petite fille et surtout de leurs trois fils et n’hésitent aucunement a leurs donner des éloges. On ne dit que du bien de ce beau bébé rose enveloppé d’un joli petit manteau de mouton rosée.

Noel arrive à grand pas et pour Gérard et Thérèse cela veut dire que le temps est compté. Il y a beaucoup de préparatifs et surtout le traditionnel sapin de Noel qui va être coupé en forêt avec toute la petite famille. Pour eux, c’est ça la magie de Noel et pour Jacques surtout, lui qui dit que son père est le meilleur chercheur de sapin du monde car il le choisi avec tout son cœur et passion.

Sous une petite neige flottante, une température idéale pour une sortie en traîneau et voilà la petite famille qui se dirige vers la forêt. Gérard à la hache à deux tranchants sur l’épaule prête à couper l’élu de ce Noel.

Thérèse dit à Gérard et aux enfants.

– Celui-ci sera le plus beau que nous n’ayons jamais coupé car cette année, il représentera tout l’amour de notre petite famille.

Marie elle, regarde tout autour et les yeux grand ouvert comme si elle savait ce qui se passait, assise dans le traîneau bien camoufler contre la neige et le froid. Puis on reprend le chemin du retour pour pouvoir entrer le sapin à l’intérieur pour qu’il dégèle et laisse ses branches se déployer à sa grandeur.

Tout le monde mit la main au sapin, sauf Marie, car elle est encore trop petite. Thérèse s’empressa de prendre une belle boule de Noel et prendre Marie dans ses bras pour aller la déposer sur une branche du sapin et dit, regarder tout le monde, c’est la boule magique de votre petite sœur et on la surnommera la boule du bonheur, car dans mes bras se trouve notre plus beau cadeau de Noel à tous cette année !

Le soir de Noel arrive et tous font déjà dodo depuis longtemps car à 23 : 00 tous devront être prêt pour partir à la messe de minuit.

Gérard fait les préparatifs, il attelle ses chevaux et prépare le grand traîneau que l’on surnomme bobsleigh pour se rendre au village. Vers 22 : 00, Thérèse commence à préparer les enfants de leurs plus beaux vêtements et les placés sous la couverture dans le grand traîneau tandis que dehors la température est de toute beauté pour ce soir de Noel. La neige tombe et on peut entendre de loin le traîneau venir avec ses grelots qui carillonnent dans le silence de la nuit.

La famille est là au complet et les garçons qui chantent déjà des chansons de Noel tout le long du trajet ayant les yeux tout le tour de la tête pour ne rien manquer de cette belle veillée. On dirait que le traîneau flotte sur la neige folle faisant place à un merveilleux spectacle de la nature en cette belle nuit.

Durant la messe de minuit, on entend les cantiques de Noel et le sermon du curé qui rappelle à tous, l’importance de la naissance du Christ. Après la messe tous se souhaitent de très joyeuses fêtes sur le perron de l’église. Les enfants ont hâtes de reprendre le chemin du retour car ils savent qu’après le dételage des chevaux c’est le déballage des cadeaux.

Thérèse déshabille les enfants et attend l’arrivée de Gérard. Celui-ci n’est pas aussitôt entré que tous sont prêt a déballer les cadeaux. Comme se veut la coutume, les bas des enfants sont suspendus tout près du poêle à bois et sont remplis de friandises de toutes sortes et sous le sapin se trouve un cadeau de plus cette année qui est très différents de tous les autres.

Jacques reçu un bâton de hockey et Marc un traîne pour glisser sur les pentes, Luc lui avait de tout petits chevaux de bois et des soldats que Gérard avait pris soin de sculpter à la main. Marie elle avait reçue sa première poupée qui deviendra sa nounou ainsi que quelques petits présents fabriqués par ses frères.

Jacques avait fabriqué un petit coffre en bois avec l’aide de son père et Marc lui avec l’aide de sa mère avait fait un collier de nouilles colorés et le petit Luc lui avait colorié un dessin digne de son âge, tous à leur façon venait de transmettre beaucoup d’amour à leur petite sœur.

Les enfants s’amusèrent avec leurs présents et il était temps pour Gérard et Thérèse d’ouvrir leur cadeau. Gérard reçu un beau chandail de laine et Thérèse un ensemble de tricot et de broderie ce qui fit leur grand bonheur.

Après le dépouillement et quelques instants de plaisir, il était temps de prendre le traditionnel repas de minuit. Des petits gâteaux et des beignes accompagnés d’un chocolat chaud pour les enfants et d’un bon café pour les parents. Peu de temps après tous devront retourner au dodo car demain les festivités commenceront dans toutes les familles car c’est la tradition.

Les rencontres durent six jours sans arrêt allant d’un oncle à l’autre sans oublier les grands-parents. Tous, vont croiser le regard de la petite Marie qui se fait un plaisir de leur offrir son petit sourire et tous sont unanimes à dire qu’elle est belle comme un ange. C’est le temps de retrouver cousins, cousines et de changer quelques commentaires sur leurs cadeaux reçus à Noel.

Certaines tantes de Marie vont émettent certains opinions face à la tranquillité que Marie dégage.

Ils disent, que ce n’est pas normal d’être aussi tranquille et croient même que la petite est malade mais Thérèse les rassurent en leur disant.

– Mais non ! Elle est comme ça depuis sa naissance, elle pleure parfois comme tous les enfants mais pas aussi souvent.

Et cela vient mettre un terme à la discutions. Durant cette période de festivités, tous mettent la main à la pâte et d’une maison à l’autre les repas sont tous différents et bons.

Après ses six longues journées à festoyer, il est temps de retourner à la vie normale et de se remettre au boulot. Thérèse demande à Gérard, si il serait possible de prendre un rendez-vous avec la petite pour un examen de routine car elle a un doute de semer dans sa tête depuis les discutions avec les tantes.

Peu de temps après, Gérard et Thérèse se rendre chez le médecin avec la petite Marie. Après un examen de routine et une petite prise de sang, le médecin rassure les parents en leur disant que la petite est en pleine santé. Le DR Rhéaume qui est le médecin attitré au dossier de Marie dit à Thérèse et Gérard.

– Dès que j’ai les résultats de son test sanguin je vous appelle pour vous tenir au courant.

Les trois entrent à la maison et les parents se sentent déjà beaucoup mieux et prêt à continuer leur petite routine journalière. Le temps passe et on doit se préparer à recevoir le printemps car il y a beaucoup à faire à la maison et aussi à la semence.

Le printemps est sur le bord de frapper à la porte du petit village et on ressent déjà la fonte des neiges. Jacques est un petit garçon modèle à l’école et il rapporte un très beau bulletin de note à ses parents qui en sont très fier. Gérard sait que la période du printemps va lui apporter beaucoup de travail et d’heure en dehors du foyer et Thérèse le sait très bien et aide plus que jamais son homme lors de ces circonstances.

N’ayant pas de nouvelles du médecin Thérèse et Gérard ne se sont jamais préoccupés des résultats des examens se fiant à l’opinion du Dr. Rhéaume. La petite Marie est de plus en plus éveillée et se traine déjà de pièce en pièce en s’amusant avec Luc qui est devenu son sens d’attention principal. Toujours aussi tranquille qu’une mer paisible, Marie fait son petit bout de chemin toujours avec ce sourire accroché entre ses deux petites joues.

Ça y est, c’est la fonte des neige, la venue des pissenlits et ça sent le printemps à plein nez dans l’air. Thérèse qui prépare toujours son mangé en début de semaine pour les repas du soir qu’elle congèle à l’aide d’une glacière placée au sous-sol, reçoit un appel téléphonique de l’hôpital, c’est la secrétaire du Docteur Rhéaume qui demande aux parents de Marie de venir le rencontrer concernant les examens passés a la petite antécédemment.

La fin d’après-midi venue, Gérard entre du travail exténué par sa journée et a surtout faim et sait qu’un bon repas chaud l’attend sur la table fait avec amour par sa tendre Thérèse. Durant le repas, Thérèse lui dit que la secrétaire du docteur Rhéaume a appelée et que celui-ci aimerais les rencontrés et Gérard dit a Thérèse,

– On va descendre Vendredi et je vais reprendre cette journée de travail Samedi.

Le Vendredi matin Thérèse prépare la petite Marie en attendant la gardienne et Gérard part sa Ford pour se rendre à l’hôpital et c’est quand même une bonne distance à parcourir avant d’arriver. Rendu dans le bureau du médecin celui leur dit.

– Nous avons les résultats des examens de sang de la petite Marie et qu’il n’y a rien de trop inquiétant pour l’instant, mais de surveiller tout changement car les testes montrent une augmentation accrue des globules blanches prenant le dessus sur les rouges pouvant amenées une diminution de son système immunitaire et cela pourrait causer des étourdissements et plus dans certains cas, il faudra être très alerte aux comportements qui pourraient survenir et qui sont anormales.

La petite Marie qui est là et qui ne cesse de fixer le médecin et de lui sourire comme si elle comprenait tout ce qu’il disait et celui-ci lui renvoi un beau sourire à son tour, tout en rassurant les parent pour le moment car la petite est quand même en bonne forme physique. Thérèse s’assure de bien comprendre quels seraient les signes qui pourraient l’avertir au cas où quelque chose se produisait. Après avoir bien expliqué au parent, ceux-ci quittent le bureau du médecin.

Sur le chemin du retour, Gérard rassure Thérèse et lui dit.

– Nous allons la surveiller et en prendre bien soin et de toute façon, elle n’est jamais seule.

Mais dans la tête de Gérard, ça tourne et déjà de petites prières prennent place pour protéger sa petite ange ainsi que sa petite famille sans oublié sa douce Thérèse. Ce voyage prit beaucoup d’énergie car la peur et l’inquiétude s’installe toujours dans la tête des parents inconsciemment.

A la maison tout s’était bien dérouler durant l’absence des parents et tous sont bien heureux du retour de la petite au bercail. Et la routine reprend car il y a beaucoup à faire durant la période estivale. Jacques est sur le point de terminer sa première année scolaire et il va être prêt à temps pour la semence et la cueillette des fruits sauvage.

Marie qui va avoir un an, son grand frère Jacques qui va terminer sa première année et tant de belles situations de ce genre qui alimente bien le milieu familial de tous. L’été commence par les semences, Gérard va préparer le champ de patate tandis que Thérèse va voir à ce que le jardin soit bien fourni et tout cela terminé ce sera la cueillette des fraises. Sac au dos, pour y installer la petite Marie, Thérèse et les garçons font la cueillette des fraises par une chaleur assez frappante mais cela fait parti de la réalité et pour la famille cela devient primordiale à la survie des rudes hivers. Gérard, qui lui en plus des tâches aux champs doit quand même travailler sans ne rien négliger à la maison.

En soirée Thérèse en profite pour faire de la courtepointe et aussi des linges à vaisselles qu’elle vendait au marché. Elle est aussi très bonne couturière et parfois elle effectue du travail pour les gens de son village, ce qui apporte un revenu de plus pour la famille.

Après les fraises, les framboises, les bleuets, ce sera la confection de la confiture pour l’hiver et aussi un peu pour revendre au magasin général car les clients sont tous d’accord pour dire que Thérèse fait la meilleure confiture de la région.

Tous mettent la main à la besogne quotidienne. Un soir que Gérard revient du travail, quel fut sa surprise de voir la petite faire ses premiers pas, un peu maladroite mais juste assez pour tenir en équilibre. Ses frères sont bien heureux car pour eux c’est un signe que celle-ci bougera dans tous les sens très bientôt et ils pourront profiter de ces moments uniques dans les activités extérieurs. Dans cette univers d’enfants on retrouvait, les châteaux de sable, les balançoires, et beaucoup plus qui traversaient la pensée des enfants eux qui ne demandaient rien de plus que l’air pure de la campagne.

Marie a 1 an et on se prépare à la fêter en invitant bien sur la gardienne qui est toujours la en cas de besoin, Cécile de son nom aimait bien la petite famille et surtout la petite dernière, quelques amis(es) de ses frères qui aiment bien le gâteau et aussi taquiner la petite de temps en temps.

Pour son premier anniversaire, Thérèse lui avait confectionné par les soirs à la lueur du fanal, une petite robe de couleur jaune comme le soleil. La journée du 19 juin 1939 se termine dans la joie et la fatigue pour toute la petite famille, aussi chaude que la précédente mais cette fois-ci pas dans un hôpital. Parfois, il est facile de lire la joie dans les yeux des parents quand ils voient leurs enfants en bonne santé et partager tout cet amour entre eux.

Puis le temps avance tellement rapidement que l’on se prépare déjà à recevoir l’automne, ce qui veut dire que c’est le retour à l’école pour Jacques et aussi les préparatifs pour son petit frère Marc qui va le suivre de très près et faire ses premiers pas vers le monde de l’éducation.

Bientôt, Gérard et les enfants vont faire la cueillette des pommes de terre et Thérèse de son coté, elle, va cueillir les légumes du jardin. Tous participent aux corvées même le petit Luc qui suit son père de proche et ramasse les plus petites patates. Marie se traine dans le jardin avec maman à ses cotés et elle s’amuse surtout à gouter tout ce qui lui tombe sur la main parfois en grimaçant.

Gérard prépare le foin et la petite écurie pour tenir ses chevaux au chaud pendant le rude froid d’hiver. Il s’affaire aussi à réparer la charrette et aussi le traîneau pour que tout soit prêt en cas de besoin.

Déjà, on sent les fraîches soirées d’automne sans compter que les journées raccourcissent rapidement. Il ne reste que le bois de chauffage à fendre et entrer dans la cave ce que les garçons aiment faire avec leur père et cela pendant toute une fin de semaine. Tout est a recommencé chaque année mais pour la famille cela devient presque un plaisir car ils sont tous réunies et surtout prêt à affronter les durs hivers sans ne rien manquer.

Marie se déplace à la vitesse d’un lièvre, elle commence aussi a utiliser le langage des grands mot par mot, parfois déchiffrable et parfois difficile a comprendre mais toujours accompagné de ce petit sourire attirant qui fait plaisir a croiser.

Par un beau matin frais d’automne, tandis que Thérèse s’acharne à mettre les confitures en pot, l’un d’entre eux tombent et se fracasse en éclats parterre et sur le choc de l’impact, un morceau de verre vient frapper Marie à la main et lui créé une coupure profonde sur le dessus de celle-ci. Thérèse s’empresse de prendre la petite et lui envelopper la main d’un linge pour éviter une hémorragie et lâche un crie à Gérard qui n’était pas loin. Celui-ci retentît rapidement et aida Thérèse à appliquer les premiers soins à la petite qui est calme et sans aucune larmes coulants de ses yeux. Thérèse applique un désinfectant et aussi un onguent pour la douleur suivie d’un bandage de coton pour que la plaie ait de l’air pour une guérison plus rapide.

Ce fut le premier incident que Marie ait eu et ses frères la trouvaient bien brave pour une petite fille de son âge. Le lendemain matin à la table, Marie semblait préoccupée, sans aucun son sortant de sa bouche et les yeux bas, alors Thérèse lui demande,

– Ça va mon bébé ! Tu es toute rouge et brulante de fièvre, viens voir maman et on va regarder ton pansement.

À la surprise de Thérèse, l’infection...

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