L'essentiel des relations internationales et de la géopolitique contemporaines 2015

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Ce livre présente en 6 chapitres les « clés » de lecture pour mieux comprendre les relations internationales et la géopolitique contemporaines.

La problématique de l’ouvrage s’organise autour de plusieurs questionnements : Comment se construit la société internationale ? Quelles sont les caractéristiques du système international ? Quels sont les grands défis géopolitiques actuels ? Qui gouvernera le monde de demain ?

Au total, une présentation synthétique des relations internationales et de la géopolitique contemporaines.


– Étudiants des instituts d’études politiques

– Étudiants en licence de droit, de sciences économiques et d'AES

– Candidats aux concours des grandes écoles de commerce et de gestion

– Candidats aux concours de la fonction publique


Philippe Mocellin, docteur en science politique, est maître de conférences associé et membre de l’Institut de Droit Public au sein de l’Université de Poitiers. Il exerce les fonctions de délégué général à la stratégie et au management territorial auprès de Xavier Bonnefont, maire d’Angoulême.
Publié le : mercredi 1 octobre 2014
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EAN13 : 9782297045926
Nombre de pages : 116
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Définition du champ
et approches détude
Les relations internationales renvoient non seulement à une pluralité de définitions mais aussi à la géopolitique : à la fois discipline scientifique et pratique politique, ellesmêmes traversées par des doctrines historiquement repérées. Cest à partir de ce détour théorique que peuvent être appréhendés les facteurs essentiels de la vie internationale.
CHAPITRE 1
La définition de cet important champ détude varie, en effet, en fonction des théories utilisées, attestant de lexistence dune multiplicité dapproches souvent controversées, voire opposées. Ainsi, lascène mondiale englobe des principes, à première vue,contradictoires: dune part,la coopérationsur la dimensionglobalisation », insistant, dans le contexte de la « transnationale ; et, dautre part,la conflictualité, résultat des contraintes engendrées par linterdépendance.
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Définitions
Il savère alors nécessaire de sentendre sur le vocabulaire, à lrigoureux », des relaorigine peu « tions internationales et, du reste, enrichi, au fil du temps, par des apports scientifiques divers, au delà des études classiques relevant de lhistoire et du droit. Nous proposons de retenir six définitions majeures : Relations internationales, transnationales et interétatiques Si le philosophe anglais Jeremy Bentham (17481832) est le premier à avoir utilisé, à la fin du e XVIIIsiècle, le terme « international », les relations internationales (désignant les rapports et flux transfrontaliers, matériels ou immatériels, qui peuvent sétablir entre deux ou plusieurs individus,
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groupes ou collectivités) seront étudiées depuis lantiquité grecque, puis par de grands auteurs à différentes époques : Machiavel, Hobbes, Rousseau ou Marx... Les relations internationales ne se limitent pas alors aux relations entre les États (interétatiques) mais aussi aux relations transnationales et donc, par le biais dentreprises, de sociétés savantes ou dorganisations non gouvernementales (ONG), aux échanges de biens et dinformations « extra étatiques ». Institutions internationales La notion d«institutions internationales» a été utilisée, à lorigine, par les juristes, souhaitant démontrer que les relations internationales sont aussi régies par une société « institutionnelle », au travers, notamment, de lorganisation internationale. Aussi, les ouvrages traitant de ce sujet abordent : la question des traditions et des règles de droit qui fondent cette société « institutionnelle » ; et, audelà de la souveraineté des États, ltransnationales », étude des forces « investissant les domaines économiques, politiques, environnementaux ou scientifiques, appelées à « agir », directement ou indirectement, sur les institutions internationales. Politique internationale Dans son acceptation courante,politique internationale»politique étrangère se confond avec « ou « politique extérieure » dun État ; cestàdire la conduite extérieure des États, entendue comme une démarche politique qui tend à sadapter aux circonstances et à lenvironnement international. Chez les spécialistes de la science politique, « politique internationale » équivaut à « relations inter nationales », analysées sous un angle « politique » : à savoir, au travers des méthodes et des concepts de cette discipline, comprendre les effets « politiques » des relations internationales et plus encore, cerner lensemble des caractéristiques de cellesci et les « grands problèmes interna tionaux du monde contemporain » (en faisant, du reste, appel à dautres points de vue et notam ment celui de léconomie politique internationale). Société internationale Lexpression, plutôt utilisée par des juristes, se rapporte, le plus souvent, à la « société universelle » (certains auteurs évoquent la « société mondiale ») : cestàdire une situation, non anarchique, organisée autour de relations entre des États et, plus encore, au travers de lexistence dintérêts
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communs et dorganes institutionnels, en charge de faire appliquer un ensemble de normes partagées. e Il est convenu, en référence à la théorie développée à la fin duXIXsiècle, par le sociologue alle mand, Ferdinand Tonnies (et réutilisée par la suite par Max Weber), de distinguer dans le langage scientifique : la «société internationale» qui suppose des liens dintérêts (pouvant être dailleurs divergents à certains moments) entre les membres ; de la «communauté internationale» impliquant des relations affectives et harmonieuses. Or, force est de constater que notre monde oscille, en permanence, entre harmonie et conflit (entre anarchie et communauté) ; celuici se trouverait, selon ce raisonnement, dans un « entre deux » : ni « chacun pour soi » mais pas encore « tous pour un », au sens de la « communauté ». Communauté internationale Évoquer la « communauté internationale » permet, dans le droit fil des constats précédents, de caractériser un stade dévolution plus élevé dans l; enorganisation des relations internationales clair, dépasser la simple juxtaposition des États pour atteindre un mode relationnel élaboré, cons truit à partir de règles et dinstitutions de type « Ainsi, nous utilisons lcommunautaire ». expres sion de « communautés européennes ». La Cour internationale de justice emploie également ce terme, tout comme les ONG indiquant que la vraie « communauté internationale » nexisterait quau travers de la société civile internationale et non au sein des institutions internationales (exemple des Nations unies). Système international Cette notion renvoie à une approche dite « systémique ». Il sagit dappliquer à létude des rela tions internationales lanalyse des systèmes et dapprécier lobjet (en référence aux méthodes scientifiques) comme un ensemble. Cet angle dobservation privilégie lanalyse des rapports de forces et de la répartition du pouvoir entre les acteurs de la vie internationale. Lapproche systémique, bien quutile et séduisante sur le plan scientifique, tendrait, cependant, à être dépassée... En effet, place est faite aujourdhui auxthéories de la gouvernance, du déclin de lÉtat, de léconomie politique internationale mais aussi à la géopolitique.
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Géopolitique : les contours dune discipline
À ce jour, tout semble relever de la géopolitique ; tout devient, au travers des publications et des médias, géopolitique... Il est ainsi traité pêlemêle sous ce même vocable (expression employée pour la première fois en 1905 par le politiste suédois Johan Rudolf Kjellen) : les rivalités entre les grandes puissances ; la question des matières premières ; la place des nouvelles technologies dinformation et de communication ; la place des compétitions sportives mondialisées ou encore la lutte contre la faim dans le monde. Signalons que la géopolitique, en référence à Friedrich Ratzel (18441904), universitaire allemand (ayant inspiré les théories de Johan Rudolf Kjellen), fondateur de « lidée de la géographie poli tique » et défenseur dune conception héritée du darwinisme social, a longtemps été jugée une notion en trop grande proximité avec le nazisme (au travers de la théorie de « l»).espace vital Elle a pourtant, aujourdhui, vocation à apporter un véritable éclairage pour la lecture des événe ments de la vie quotidienne internationale (privilégiant létude des rapports entre la puissance et lespace). Yves Lacoste, spécialiste contemporain de la discipline, considère, de manière opérationnelle et dans le cadre dune vision plus large que le fondateur Kjellen, que la géopolitique est « létude des différents types de rivalités de pouvoir sur les territoires (...) ». En ce sens, nous pouvons diffé rencier la géopolitique et la géographie politique. Si celleci a pour but de donner une interpréta tion politique aux phénomènes géographiques, la géopolitique consacre son analyse sur la poli tique pour en dégager des explications géographiques. Géopolitique peut alors aussi se confondre avec géostratégie.
Les écoles de géopolitique École allemande: Karl Haushofer, penseur de la géopolitique nazie et récupérateur de la « pensée ratzelienne », développant llidée, après « Versailles, ddu Traité de humiliation » un grand Reich qui puisse rassembler, dans un espace européen, tous les peuples de langue germanique.                                                                                               
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Au travers de la géopolitique, nous combinons donc « schématisation géographique » des rela tions diplomatiques et « analyse géoéconomique » des ressources. Il ne sagit pas pour autant daffirmer que la politique dépend, de façon déterministe, de la géographie. Si les invariants géographiques existent, ceuxci nempêchent nullement les responsables politiques de mener des actions diplomatiques volontaristes, sur la base de critères stratégiques influençant les choix géopolitiques. La géopolitique trouve, par ailleursdu fait de la pacification des relations interna tionales, un prolongement par le biais de la géoéconomie, censée scruter les stratégies dordre économique, devenues prioritaires dans la politique étrangère des États, soucieux de protéger leurs propres intérêts. Des spécialistes des relations internationales ont renouvelé, dans ce contexte, les approches géopolitiques en prise avec lanalyse de lactualité et les possibles évolutions politiques et écono miques de la scène mondiale (citons, pour mémoire, Joseph Nye ayant développé la théorie du «soft power» ; Francis Fukuyama auteur de « la fin de lHistoire » ; ou encore Samuel Huntington, porteur de la thèse du « choc des civilisations »).
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Géopolitique et guerre froide... Henry Kissinger et Zbigniew Brzezinski, de la réflexion théorique à la pratique de deux géo politistes américains Henry Kissinger a été responsable du Conseil de Sécurité nationale américain sous la prési dence de Richard Nixon avant dêtre secrétaire dÉtat. Il sera lartisan dune politique de détente et d» des combats idéologiques. Cependant, lamise en sourdine une « realpolitik conduira à la mise enœuvre dactions jugées immorales et contraires aux droits des peuples : organisation des bombardements de populations civiles au Laos et au Cambodge ou encore le soutien apporté au coup dÉtat du général Pinochet au Chili. Zbigniew Brzezinski, polonais dorigine, a été conseiller à la sécurité nationale auprès du Prési dent Jimmy Carter de 1977 à 1981. Fortement opposé à lUnion Soviétique, il concentra son combat sur la défense de la démocratie et des libertés publiques et individuelles. Pour conserver son leadership, en tant quempire global, lAmérique du Nord a lobligation, selon lui, de faire accepter cette position de supériorité, non pas par la force mais au travers dententes et de coalitions : une façon de mettre enœuvre une stratégie fondée sur le multilatéralisme.
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Courants et doctrines
Nous ne pouvons que confirmer, après cette première approche centrée sur la géopolitique et ses théories, tout lintérêt de clarifier le sens des termes, tels quutilisés dans les ouvrages traitant de relations internationales : une obligation, en référence au spécialiste JeanFrançois Guilhaudis (2010), pour ordonner, voire pour faire progresser, les connaissances en ce domaine. Il nen demeure pas moins que le vocabulaire de la discipline et ses évolutions dans le temps dépendent aussi des doctrines traversant ce champ détude, incarnées dans de véritables courants de pensée. Lidéalisme Les idéalistes, en partie liés avec le pacifisme, défendent une conception reposant sur la construc tion dune Société Internationale organisée autour de règles de droit. Lenjeu est de privilégier la coopération entre les États, soucieux dconfédération ». unifier le monde dans une grande « Les e auteurs « fédéralistes », appartenant à ce courant, ont défendu, tout au long duXIXsiècle, lidée
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dune organisation internationale, dotée de pouvoirs de police et de justice dépassant la souverai neté étatique. Au nom de la recherche dune paix durable, cest en 1919, sous limpulsion du Président Wilson, que ces conceptions idéalistes trouvent leur aboutissement par la création de la Société des Nations (SDN) : une organisation qui a pour objectif, au travers de la « réunion » des États du monde, de promouvoir le règlement pacifique des conflits et de faire respecter les accords internationaux. Le réalisme Ce courant de pensée, en référence à des auteurs comme Thucydide ou Aristote et à des philoso e phes occidentaux est le plus ancien. LeXXsiècle permettra à cette doctrine de triompher, en opposition aux idéaux inscrits dans le cadre du pacte de la SDN et en réaction aux désillusions de laprès Première Guerre mondiale. La politique étrangère des États se doit, en effet, selon ce courant de pensée, de tenir compte de la nature humaine et de légoïsme des intérêts nationaux et donc, de dépasser un idéal totalement théorique. À la différence des idéalistes, le courant réaliste insiste, en effet, sur la place primor diale des États et notamment dans le cas de situations conflictuelles nécessitant un recours à la force. Cette approche sest imposée comme le courant majoritaire chez les praticiens des relations internationales. Le structuralisme Karl Marx, théoricien de la « lutte des classes », en a appelé à la révolution internationale au travers du slogan célèbre : « Prolétaires de tous pays, unissezvous » ; un appel censé aboutir au renversement des classes dominantes et au triomphe du prolétariat, à même de construire, par étapes, la société communiste idéale sans classe et de faire naître un homme nouveau. Le para digme structuraliste, fortement marqué par la conception marxiste des relations internationales, analyse la scène mondiale par une critique du système capitaliste. À ce titre, les structuralistes indi quent que les rapports internationaux traduisent aussi des antagonismes de classes et ne peuvent être appréhendés quà partir des structures socioéconomiques et du poids que représentent les détenteurs du capital dans le cadre dun rapport de forces permanent. Cette « grille de lecture » semble connaître, après une période de reflux, un certain renouveau au travers des multiples conséquences de la crise financière mondiale ayant éclaté en 2008 et des critiques qui se font jour visàvis de la mondialisation. La place conquise progressivement par les pays émergents dans notre monde globalisé, atténuant, par là même, la portée de la théorie de la
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dépendance économique, a, par ailleurs, incité les structuralistes à concentrer leurs analyses sur lendettement des pays les plus faibles et sur linégalité de répartition des richesses.
La conception « islamiste » des relations internationales De linstallation de la première République islamique en Iran en 1979 jusquau développement de mouvements fondamentalistes, lidéologie de lintégrisme musulman fait partie intégrante de la scène mondiale. La vision internationale de lIslam radical sorganise, en dépit des conflits opposant partisans du Sunnisme et du Chiisme, autour des éléments suivants : dune part, là où le «dar alislam» sapplique (la demeure de lIslam) et, dautre part, le «dar alharb», cestàdire lautre partie de la planète quil sera nécessaire de convertir à la loi de Dieu ; le principe de lunicité de la communauté musulmane formant la «Umma» ; la légitimation du recours à la force contre les « non croyants » faisant écho à la notion de «djihadismeà savoir, l» : » en direction des infidèles en vue de leurguerre sainte appel à la « conversion.
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Les principaux facteurs de la vie internationale
En écho aux variables clés de la vie internationale, nous pouvons, classiquement, identifier deux types de facteurs influençant les interactions sur la scène mondiale : dune part, les ressources matérielles et, dautre part, limmatériel renvoyant à lhumain (autant déléments complémentaires mobilisables dans la conduite, par les États, de stratégies internationales). Les ressources matérielles Les relations internationales dépendent, pour partie, de la situation matérielle des États, à savoir : la géographie cernant la configuration de lespace (le relief, le climat, la végétation et létendue du territoire, laccès à la mer, la position insulaire...) et le critère de possession de matières premières (pétrole, gaz...) ; la démographie permettant dobserver la répartition de la population sur la planète (mais aussi les questions de surpopulation à forte implication sur les besoins alimentaires et lenvironne ment) et à analyser, par ailleurs, la pyramide des âges au sein des États ainsi que les flux migra toires internationaux (sans omettre, à cet égard, le cas spécifique des réfugiés climatiques) ;
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les inégalités de développement entre les États mesurées par le Produit National Brut (PNB) ou encore par lDéveloppement Humain (IDH) au travers, par exemple, de lIndice de espérance de vie et du niveau déducation ; les dépenses consacrées à la recherche scientifique, la maîtrise des avancées technologiques et des moyens de communication constituant des facteurs discriminants ; la prise en compte, dans la vie internationale, de la course aux armements tant conventionnels que nucléaires et de laccroissement constaté, ces dernières années, des budgets militaires et notamment américains, russes et chinois. Les facteurs humains La vie internationale est aussi influencée par limplication des acteurs euxmêmes et ceci sur diffé rents registres. À ce titre, citons, bien audelà du droit (production de normes internationales) et de l:action exceptionnelle conduite par certains responsables politiques en matière diplomatique le poids, nous lavons souligné, des idéologies et du débat dtravers des revendicationsidées : au nationalistes ou encore des messages véhiculés par les religions ; limportance de l: diverses expressions politiques et civiles relayées et légitiopinion publique mées par les grands médias (presse écrite et outils audiovisuels : télévision, internet, réseaux sociaux...) contribuant ainsi à consolider le caractère transnationale de la société mondiale. À ce sujet, retenons divers aspects significatifs : la couverture des conflits armés par les chaînes dinformation, donnant lieu, en référence aux événements du Moyen Orient, à une véritable « guerre médiatique » ; lémergence dune société civile internationale, porteuse dopinions, certes hétérogènes, pesant dans le débat public ; la pression médiatique exercée sur la vie mondiale entraînant, face à des situations de crise, une mobilisation populaire que ce soit en faveur dune aide humanitaire (dans le cas de catastrophes naturelles) ou encore des droits de lhomme (visàvis de régimes politiques violant les principes démocratiques). Si ces facteurs, ainsi mis en évidence, nous aident à décrypter la vie internationale contemporaine, noublions pas, pour autant, nos héritages historiques et politiques. La description des grandes étapes de construction de la mondialisation économique, de lavant 1914 à nos jours, nous permet, parmi dautres aspects, de repérer comment, au fil du temps, un petit nombre de nations sont parvenues à dominer le monde, en concentrant lessentiel des attributs de la puissance.
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