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Extrait de la publication
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Éthique et culture religieuseen question réflexions critiQues et prospectives
Presses de l’Université du Québec Le Delta I, 2875, boulevard Laurier, bureau 450, Québec (Québec) G1V 2M2 Téléphone : 418 657-4399 − Télécopieur : 418 657-2096 Courriel : puq@puq.ca − Internet : www.puq.ca
Diffusion / Distribution : Canada et autres pays: Prologue inc.,1650, boulevard Lionel-Bertrand, Boisbriand (Québec) J7H 1N7 – Tél. : 450 434-0306 / 1 800 363-2864 France: Sodis,128, av. du Maréchal de Lattre de Tassigny, 77403 Lagny, France Tél. : 01 60 07 82 99 Afrique: Action pédagogique pour l’éducation et la formation,Angle des rues Jilali Taj Eddine et El Ghadfa, Maârif 20100, Casablanca, Maroc – Tél. : 212 (0) 22-23-12-22 Belgique: 02 7366847: Patrimoine SPRL, 168, rue du Noyer, 1030 Bruxelles, Belgique – Tél. Suisse: 022 960.95.32: Servidis SA, Chemin des Chalets, 1279 Chavannes-de-Bogis, Suisse – Tél.
La Loi sur le droit d’auteur interdit la reproduction des œuvres sans autorisation des titulaires de droits. Or, la photocopie non autorisée – le « photocopillage » – s’est généralisée, provoquant une baisse des ventes de livres et compromettant la rédaction et la production de nouveaux ouvrages par des professionnels. L’objet du logo apparaissant ci-contre est d’alerter le lecteur sur la menace que représente pour l’avenir de l’écrit le développement massif du « photocopillage ».
Extrait de la publication
Sous la direction denaNCy BOUChaRdetMaThIEU GagNON
Éthique et culture religieuseen question réflexions critiQues et prospectives
Préface dethOmaS DE KONINCk
Extrait de la publication
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Vedette principale au titre :  L’Éthique et culture religieuse en question : réflexions critiques et prospectives  Comprend des réf. bibliogr.  ISBN 978-2-7605-3398-1  1. Éducation morale - Québec (Province). 2. Éducation religieuse - Québec (Province). 3. Religion et culture - Québec (Province). 4. Enseignants - Québec (Province) - Attitudes. 5. Enseignement - Pratique - Québec (Province). I. Bouchard, Nancy, 1961- . II. Gagnon, Mathieu, 1977- .
LC312.E84 2012
370.11’409714
C2012-940182-X
Les Presses de l’Université du Québec reconnaissent l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada et du Conseil des Arts du Canada pour leurs activités d’édition.
Elles remercient également la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) pour son soutien financier.
Mise en pages: InterscrIpt Couverture – Conception :MIchèleBlondeau
2012-1.1 –Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés © 2012 Presses de l’Université du Québec
e Dépôt légal – 2 trimestre 2012 Bibliothèque et Archives nationales du Québec / Bibliothèque et Archives Canada Imprimé au Canada
Préface
L’aventure de l’éducation est la plus difficile qui soit, mais aussi la plus fascinante, car c’est notre avenir à son niveau le plus profond, et celui des générations futures, qui sont alors en jeu. Aussi mérite-t-elle au plus haut point des efforts et des réajustements comme ceux dont témoigne le présent ouvrage. Il faut savoir gré à toutes celles et tous ceux qui en ont signé les textes d’avoir su ainsi relever de tels défis. Au cœur de la condition humaine se découvrent les questions ultimes, le plus souvent appelées ici les « questions existentielles », celles qui gravitent autour du sens de la vie et de la mort, du bonheur, de la vie bonne, de la liberté, de la souffrance et du mal, voire la question ultime par excellence, Dieu. Implicites en chaque vie humaine, de manière avouée ou occultée, elles demeurent inéluctables, puisque leur refus autant que leur accueil déterminent en dernière instance tous nos choix. Or il est remarquable que ces questions n’aient pas de cesse, une fois soulevées de façon authentique. Qui, l’humour excepté, pourrait jamais prétendre avoir trouvé une réponse complète et irrévocable à la question du sens, par exemple ? Ces questions nous poursuivent plutôt toute la vie durant. Sur ces questions, « la science n’a rien à nous dire », déclarait avec raison Husserl, et elles échappent d’autant plus à n’importe quelle expertise qu’elles nécessitent une prise en considéra-tion du tout. Mais non moins remarquable est le fait que ces questions relèvent à la fois de la philosophie et de cette liberté fondamentale entre toutes qu’est la liberté religieuse. Toute éthique les présuppose, mais elles sont également au centre des religions et ne préoccupent pas moins, en principe, celles et ceux qui privilégient une approche purement laïque. Quelles que soient dès lors les réserves qu’on puisse avoir relativement au cours d’éthique et de culture religieuse, quelles que puissent être ses faiblesses et ses déficiences, sa difficile mise en œuvre ici et là, ses rares exigences pour tout enseignant responsable, force est de reconnaître que ce livre répond au départ à une indéniable nécessité, tout spécialement dans le monde pluriel où nous sommes. Rien d’étonnant, par conséquent, à ce que le thème du ques-tionnement soit récurrent dans les textes de ce collectif, en même temps que celui du dialogue et de la recherche en commun. Un dialogue mal compris, une joute « dialectique et vide » (Aristote), génèrerait un
VII
L’éthique et culture religieuseen question
relativismeparesseux,laconfusionoulesyncrétisme,auméprisdelatâche d’éduquer (educere), de conduire hors de soi pour éveiller à la réalité. Seul un questionnement fait sien, de part et d’autre, peut porter fruit en présence de questions aussi graves, dans un souci partagé de vérité, jamais de domination. Peut-on vraiment assurer pareil ensei-gnement sans aucun engagement personnel face au bien ou au mal ? Ce serait faire fi du concret. Socrate en offre d’emblée un modèle, la passion du bien et de la vérité l’ayant inspiré à poser mieux que per-sonne de semblables questions, au sein de dialogues où les positions opposées trouvent toute leur place. Quoi qu’il en soit, la tâche des enseignants concernés est, on le voit, considérable, d’autant qu’ils doivent faire preuve d’« impartialité », être éminemment pédagogues et, de surcroît, cultivés. La tentation de préférer banaliser sera, à proportion,dautantplusforte. D’autres difficultés toutefois, non moins redoutables, se posent à nous aujourd’hui. Le texte lumineux de Georges Leroux qui ouvre ce recueil le dit avec beaucoup plus de ménagement et de finesse que je pourrai le faire dans les quelques lignes qui suivent. Dans son grand dictionnaire, Littré précisait, sous le mot « éducation », qu’il s’agissait d’un « mot récent : autrefois on disait nourriture ». On sait que Platon déjà, dans lePhédon (107 d), associaitpaideia(éducation) ettrophê (nourriture). Et pour cause, faut-il ajouter. Or on est bien obligé de constater un vide quelque peu effarant sous ce rapport dans le contexte culturel et scolaire où sont appelés à œuvrer chez nous les enseignants du cours ECR, en ce qui a trait à l’histoire, notamment, et à la littérature. L’esprit n’est pas mieux nourri par de la malbouffe, voire par rien du tout, que le corps. On a beau savoir mastiquer ou manier avec compé-tence sa fourchette, il faut avant tout, pour vivre, des aliments sub-stantiels. S’agissant d’éthique et de culture religieuse, seuls des modèles authentiques de vie bonne, près de soi d’abord, mais également dans la culture, de préférence à ses sommets, peuvent alimenter l’esprit et le cœur. Même s’ils visent plus immédiatement l’« apprendre par cœur », les mots suivants de George Steiner décrivent avec bonheur le dyna-misme de pareils repères en nous : « Ce que nous savons par cœur devient une force active au sein de notre conscience, un “stimulateur” dans la croissance et la complexification vitale de notre identité. […]. L’antique croyance des Grecs, qui faisait de la mémoire la mère des Muses, traduit une intuition fondamentale quant à la nature des arts 1 et de l’esprit . » Le succès fulgurant duCertificat sur les œuvres mar-quantes de la culture occidentale, de création récente, en témoigne du
1.Réelles présences. Les arts du sens, trad. Michel R. de Pauw, Paris, Gallimard, 1991, p. 28-29.
VIII