L'Europe enseignée: patrimoine(s), identité(s), citoyenneté(s)

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Enseigner l’Europe est un impératif des programmes scolaires, mais surtout un impératif pour former les citoyens de demain. Si les enseignants sont conscients de cette nécessité, ils manquent par trop souvent de guides et d’outils. C’est ce rôle qu’entend jouer cet ouvrage en présentant une lecture ouverte des programmes de géographie, d’histoire et d’éducation civique du primaire au lycée. S’adressant aux enseignants, formateurs et futurs professeurs, il propose des pistes de travail et de réflexion sur l’éducation à la citoyenneté européenne mettant en évidence les liens entre plusieurs champs disciplinaires. Se soucier de l’identité européenne en 2005, c’est pour nous retrouver l’importance primordiale des données culturelles.
Publié le : lundi 10 octobre 2005
Lecture(s) : 125
EAN13 : 9782748160246
Nombre de pages : 293
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L’Europe enseignée : patrimoine(s), identité(s), citoyenneté(s)
Sous la direction de Vincent Marie et Nicole Lucas
L’Europe enseignée : patrimoine(s), identité(s), citoyenneté(s)
Actes des séminaires de l’IUFM de Bretagne (Institut universitaire de formation des maîtres) 2004-2005
Le Manuscrit www.manuscrit.com
© Éditions Le Manuscrit, 2005 20, rue des Petits Champs 75002 Paris Téléphone : 08 90 71 10 18 Télécopie : 01 48 07 50 10 www.manuscrit.com communication@manuscrit.com © Couverture : Lucie BLANCHIN, élève au lycée J.F.Millet de Cherbourg-Octeville. ISBN : 2-7481-6025-8 (fichier numérique) ISBN : 2-7481-6024-X (livre imprimé)
Préface
Préface
« Faire l’Europe, c’est d’abord faire des Européens. Or, on ne fera pas de vrais Européens sans choisir des moyens convenables à cette fin : c’est dire une méthode d’éducation qui soit, elle-même, européenne. Ainsi s’exprimait, en 1956, Denis de Rougement dans les premières lignes d’une chronique du Bulletin du Centre Européen de la Culture qu’il avait intitulée « Pour une éducation européenne ». Comme en écho, Jean Monnet confessait alors : « Si c’était à refaire, je bâtirais l’Europe sur la culture. » Un demi-siècle est passé et on a l’impression que le vœu du premier est resté lettre morte et que la leçon du second n’a guère été entendue. Il n’est pourtant pas trop tard pour leur donner raison ; pour faire en sorte que les jeunes Européens ne soient plus définis en termes géographiques – comme ceux qui vivent en Europe – mais en référence à la civilisation à laquelle ils appartiennent sans en avoir conscience – par ignorance. Le verbe être est un verbe exigeant ; il est beaucoup plus qu’un auxiliaire de conjugaison. Il a pour ambition de dire l’essence de ce qu’il nomme : on « est » Européen par l’esprit et le cœur. Est Européen ou, plutôt, dans la perspective qui est celle d’une éducation européenne, sera Européen, l’élève, le collégien, le lycéen, dont la conscience aura été éveillée par la connaissance ; par la connaissance d’un passé commun dont les innombrables traces les
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interrogent et constituent leur patrimoine ; par la connaissance d’une Histoire qui se fait sous ses yeux celle d’une Union lentement élargie, difficilement et incomplètement approfondie, dont ils seront les citoyens ; par la connaissance des voies à explorer pour marcher, librement et volontairement, vers un avenir désiré. Les auteurs de cet ouvrage apportent une contribution de qualité au grand défi que ce début de millénaire offre et impose à la fois aux enseignants européens : enseigner l’Europe. CHARLES-OLIVIERCARBONELL
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