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L'évaluation externe : un levier de management

De
138 pages
S'interrogeant sur les pratiques d'évaluation en termes de management, ce livre analyse deux expertises -interne et externe- effectuées par un cabinet de conseil au sein d'un institut médico-éducatif. L'auteur y a effectué un stage ayant consisté à retransmettre les préconisations du cabinet extérieur, afin que les différents protagonistes s'approprient les préconisations des experts. Dans le cadre d'un management participatif, la place centrale et le rôle de facilitateur du chef de service sont déterminants pour la compréhension des processus manageriaux. L'accompagnement de l'équipe induira une meilleure qualité de service aux usagers
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Yaya SickouDIANKA
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L’évaluation externe : un levier de management
Yaya Sickou DIANKA
L’évaluation externe : un levier de management
Établissements sociaux et médico-sociaux Préface de Jean-Marie Poujol
En hommage à Abdoulaye, mon frère regretté.
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-08889-1 EAN : 9782343088891
PRÉFACE
Ce livre, aboutissement d’un mémoire de diplôme de chef de service – CAFERUIS – est aussi l’histoire d’une aventure partagée et de la construction d’une amitié.
Yaya, que je connaissais par ailleurs, m’a demandé de l’accompagner dans la présentation d’un premier mémoire qu’il avait déjà écrit. J’ai accepté, mais force m’a été de constater que cette première production qui mettait en valeur ses talents de conteur ne correspondait pas aux exigences attendues d’un mémoire de ce niveau… Notre relation a donc commencé par un échec, malgré mon soutien à l’entraînement oral. Fallait-il abandonner ? Ce serait mal connaître Yaya. Il a tout repris à zéro à partir d’une autre expérience et d’une autre thématique. Je l’ai suivi dans cette aventure. Au fil de nos rencontres et de nos échanges, une relation amicale s’est nouée et confortée.
Au fil de cet accompagnement, il avait, nous avions une obligation de résultat. Son aventure devenait un peu la mienne, diminuant d’autant la distance exigée entre un étudiant et le professionnel chargé du suivi du mémoire. Ce livre est celui d’une réussite. Au-delà de la préparation d’un diplôme, la réussite de la volonté d’un homme s’appuyant sur ses engagements et ses valeurs. C’est la traduction de la valorisation des acquis de l’expérience
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bénévole, associative, professionnelle, non liée directe-ment au cœur de l’activité de l’organisation qui a servi de base au travail de mémoire.
La thématique de la transmission qu’il a choisie est très significative : transmettre les résultats d’une évaluation externe, c’est permettre à un collectif de travail d’amélio-rer la qualité du service rendu aux personnes accompa-gnées, c’est aussi un acte de formation qui enrichit la compétence individuelle et collective. Je suis convaincu que les origines et les racines sénégalaises de mon ami ne sont pas étrangères à cette préoccupation de transmission qui permet de « faire société » comme l’on dit aujour-d’hui. Transmettre est un acte pédagogique essentiel pour les responsables et les dirigeants qui doivent exercer cette fonction de passeur.
Dans les débats et les défis qui agitent notre société aujourd’hui, devant les comportements d’exclusion et d’intolérances, le devoir de transmission des valeurs fon-damentales de notre république est impératif. Cela com-mence au quotidien, au niveau de chaque organisation. Pour cela, les méthodes et processus décrits par Yaya Dianka dans son mémoire sont transposables pour nous aider à mieux vivre ensemble et à mettre en acte une éthique de l’action telle que nous le propose Paul Ricoeur : « La visée de la vie bonne, avec et pour autrui dans des institutions justes. » Merci à Yaya d’avoir permis de rendre l’institution plus « juste » par la transmission de l’évaluation et de m’avoir permis de partager son aventure. En toute amitié, Jean-Marie Poujol
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INTRODUCTION
1.PRÉSENTATION DE LA MISSION ET DU MÉMOIREActuellement éducateur-animateur dans un Foyer de Jeunes Travailleurs (Yvelines), je termine la formation en vue de l’obtention du Certificat d’Aptitude aux Fonctions d’Encadrant et de Responsable d’Unité d’InterventionSociale (CAFERUIS). Dans ce cadre, j’ai effectué un stage de chef de service d’une durée de trois mois dans un Institut Médico-Educatif – Section d’Initiation aux Premières Formations Professionnelles (IME-SIPFP). Ma formation universitaire ainsi que mes origines cultu-relles et sociales m’ont amené à occuper différentes fon-ctions dans le secteur social et médico-social. Les compé-tences acquises depuis plus de vingt ans dans l’enseigne-ment et mes engagements dans la vie associative m’ont permis de mener à bien plusieurs expériences réussies dans la prise en charge et l’accompagnement de personnes en situation de vulnérabilité. Ainsi, j’ai toujours conduit des équipes pluridisciplinaires en vue d’améliorer la qualité du service rendu aux personnes accueillies dans les institutions. La mission de l’IME-SIPFP relève des Etablissements Sociaux et Médico-Sociaux (ESMS). Cette structure accueille des adolescents et jeunes adultes en situation de
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