L'expérience du groupe

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Depuis plus de quarante ans, René Kaës construit une oeuvre majeure au travers de ses nombreuses publications. A partir de ses recherches sur les pratiques groupale, il propose une théorisation psychanalytique des petits groupes qui développe les concepts d'appareil psychique groupal, d'alliances inconscientes et de sujet du groupe. Seize psychanalystes présentent et discutent sa pensée et ses recherches et démontrent que les voies dégagées par René Kaës sont autant de contributions essentielles au développement de la psychanalyse. L'ouvrage comporte en outre de nombreuses interventions de R.Kaës.
Publié le : mercredi 12 mai 2010
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EAN13 : 9782100554690
Nombre de pages : 296
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OUVERTURE
F. Duparc
E SUIS HEUREUX, au nom du Cercle d’Études Psychanalytiques des J Savoie, de vous accueillir nombreux aujourd’hui, pour écouter René Kaës et parler d’une œuvre qui le mérite amplement, du fait de sa qualité et de sa diversité. Tous ceux qui s’intéressent aux groupes, aux institutions, aux familles et au transgénérationnel, à la culture, aux violences identitaires ou collectives, y trouveront de quoi enrichir leur réflexion et leur expérience. Ceux qui connaissent déjà son travail pourront approfondir des domaines qu’ils ignoraient et ceux qui le connaissent insuffisamment le découvriront, je l’espère. En ce qui me concerne, et bien que je me passionne déjà depuis une quinzaine d’années pour la compréhension des problèmes familiaux, des cultures différentes et des idéologies, j’ai eu beaucoup de plaisir, depuis deux ans que nous préparons cette journée, à approfondir des travaux dont je me suis aperçu que je ne connaissais qu’une petite partie ; parmi les écrits de R. Kaës qui m’étaient familiers, je cite volontiers sa contribution au problème du transgénérationnel, une des originalités de la psychanalyse française. Avec Nicolas Abraham, Micheline Enriquez, Alain de Mijolla et JeanJosé Baranés, il a participé à cette spécialité française, qui ouvre un large champ pour la psychanalyse, et prend de plus en plus d’importance. Je connaissais déjà son livre sur les différences culturelles et surtout, son livre fondateur sur les groupes, écrit avec André Missenard (présent parmi nous aujourd’hui), que sa collaboration avec D. Anzieu a fait connaître. Mais il a écrit des livres moins connus ou épuisés, que j’ai découverts pour notre rencontre, où il traite de la résonance de l’intertransfert et de la manière dont on théorise la question de la topique interpsychique. Parmi ceux que j’ai trouvés remarquables, il y a encore so travail sur le travail de la mémoire après une catastrophe Dunod – La photocopienon autorisée est un délit collective, chapitre d’un ouvrage sur laViolence d’État et psychanalyse,
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(1989), auquel beaucoup d’Argentins ont collaboré (dont certains sont parmi nous aujourd’hui). Comme j’ai récemment travaillé avec des amis argentins sur la crise économique qui a secoué l’Argentine, je me suis replongé dans ces textes avec beaucoup de plaisir, car ils constituent une mine de réflexions sur l’histoire dramatique de ce pays et de ses disparus. C’est aussi un de ceux où il exprime de la façon la plus claire ses conceptions théoriques sur les formations intersubjectives, au carrefour entre l’individu et le groupe. Pour vous les rappeler rapidement, et sans vouloir en faire un exposé complet, ces formations intersubjectives sont : les liens, les contrats narcissiques, culturels et transgénérationnels, c’estàdire tous les idéaux qui donnent un étayage à l’identité du sujet. Ainsi, le contrat avec la communauté permet le renoncement pulsionnel, et constitue l’étayage collectif du Surmoi. Quant aux différents pactes dénégatifs, ils posent les conditions d’appartenance au groupe par des refoulements ou par des dénis, en cas de violence collective notamment. En cas de traumatisme collectif, de violence identitaire ou de violence d’État, la fonction étayante du groupe et le soutien qu’il offre, normalement, à la mémoire, disparaissent au profit d’une occultation de la pensée et de la mémoire, tant collective qu’individuelle. Les dons de la mémoire sont alors délégués à d’autres qui auront pour tâche infinie de les restituer, souvent aux dépens de leur propre vie psychique personnelle. Le travail de R. Kaës est donc, à ce niveau, d’une grande richesse et susceptible de multiples applications : l’histoire de la Shoah, des dictatures et des génocides, des disparus d’Argentine, etc. Et puisqu’au jourd’hui, nous vivons une massification de la culture, nous ne sommes pas à l’abri de phénomènes comme ceuxci. Il faudrait aussi évoquer sa réflexion sur les différents niveaux des groupes, à quoi j’ai également travaillé pour ma recherche sur les groupes familiaux et les idéologies... Un dernier point intéressant de sa théorie, est la notion de groupes intermédiaires, ces groupes entre famille et masse, qui permettent de prolonger les réflexions de Bion et d’Anzieu. Malheureusement, nous n’avons jamais pu inviter D. Anzieu ici avant sa disparition, et c’est un de nos grands regrets. Mais je vais laisser la parole aux intervenants, dont le nombre est imposant ; je ne sais si c’est lié au fait qu’il s’agit d’un travail sur les groupes. L’avantage est qu’ils vont faire ressortir, chacun, une des caractéristiques de l’œuvre de R. Kaës. Il aura le temps de réagir et je le remercie beaucoup d’être parmi nous et de nous fournir cette occasion de penser avec lui.
PRÉSENTATION
M. Pichon
ES QUELQUES MOTSpour présenter notre invité de ce jour : René C Kaës est professeur émérite de psychologie et psychopathologie cliniques de l’Université Lumière Lyon 2. Il est psychanalyste, psy chodramatiste, membre duCEFFRAP, dont il a été plusieurs années le président. Il a longuement contribué et continue de contribuer à la transmission de la psychologie clinique, de la psychanalyse et de l’approche psychanalytique des groupes. Et il est également directeur de la collection « Inconscient et culture » chez Dunod. Présenter René Kaës m’amène à évoquer ses importants travaux sur les groupes. Ses théorisations s’inscrivent dans un large mouvement d’intérêt pour le groupe où convergent plusieurs courants d’idées, de pensées, de pratiques. Pour lui, tombé dans le « chaudron groupaliste » dès l’origine, dès son enfance, comme tout un chacun certes mais avec cette particularité d’avoir été l’aîné d’une famille nombreuse dans la Lorraine d’aprèsguerre, pour lui donc le point de départ a été la psychologie sociale. Après des études de psychologie à Strasbourg, où il bénéficie (entre autres) de l’enseignement de D. Anzieu et de son approche de ce qui s’énonçait alors comme « les phénomènes de groupe », R. Kaës com mence très tôt sa propre carrière universitaire, d’abord en psychologie sociale à Strasbourg puis à AixenProvence. En 1966, il soutient sa e thèse de doctorat de 3 cycle sur les représentations de la culture chez les ouvriers français. Son propre cheminement analytique et son cheminement théorico clinique l’amènent à interroger la pertinence des seuls modèles psychoso ciologiques – en particulier pour la question des représentations sociales, de la représentation des groupes, de ce qui organise cette représentation et de ce qu’ llemêm organise du groupe – et à s’intéresser de plus en Dunod – La photocopienon autoriséeest un délit plus aux questions psychanaly iques suscitées par l’expérience psychique
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du groupe. Sa thèse de doctorat d’État, dirigée par D. Anzieu et soutenue en 1974, porte sur ce thème : les représentations du groupe et leurs effets sur le processus groupal. Il y introduit le modèle de l’appareil psychique groupal et ce dans une perspective structurale : structure groupale de la psyché, structuration groupale de l’inconscient. Mutation donc entre la première inscription, la psychologie sociale, et la référence rigoureuse à la psychanalyse, à la métapsychologie freudienne. Je le cite :
« J’ai commencé mes travaux sur les représentations de groupe en étant encore psychosociologue : j’ai pensé le modèle de l’appareil psychique groupal en devenant psychanalyste. »
Et il est intéressant ici de relever que les concepts qu’il propose visent justement à dépasser l’opposition sujet/groupe et à développer une conception novatrice de l’articulation entre les processus psychiques propres au sujet et les processus psychiques qui concernent le groupe. Pour ce faire, il va s’ancrer dans une étude et une reprise rigoureuses de l’œuvre freudienne, de S. Freud qui s’intéresse aux relations du sujet et de la «Kultur», de S. Freud qui, après 1920, se centre sur les liens individugroupe, mais aussi de S. Freud des premiers temps de l’édification du corpus psychanalytique, et encore de S. Freud, qui écrit en 1914, dansPour introduire le narcissisme:
« L’individu effectivement mène une double existence : en tant qu’il est à luimême sa propre fin, et en tant que maillon d’une chaîne à laquelle il est assujetti contre sa volonté ou du moins sans l’intervention de celleci. »
Étude et reprise de l’œuvre freudienne mais aussi enrichissement et réactualisation des concepts psychanalytiques. La modélisation proposée par R. Kaës reprend une question fondatrice qui pourrait se formuler ainsi : qu’estce que le groupe a à voir avec la psyché ? Question qu’il n’a cessé de mettre en travail, en s’étayant sur de nombreux travaux et sur sa collaboration avec D. Anzieu, collaboration commencée dès 1965 à l’Université d’AixenProvence, où il restera jusqu’en 1981 (date de son élection comme professeur à Lyon 2), et où il fondera le Laboratoire de Psychologie clinique et psychopathologique. Il organise alors avec D. Anzieu une première expérience de groupe conduite selon les règles analytiques. C’est cette première expérience qui sera publiée sous le titreChronique d’un groupe. Il rejoint ensuite le CEFFRAPque D. Anzieu avait fondé en 1962 avec quelquesuns uns de ses collègues, dont A. Missenard.
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Àce propos, il convient de noter que leCEFFRAPqui s’est intitulé pendant quarante ans « Cercle d’études françaises pour la formation et la recherche active en psychologie », s’appelle maintenant : « Cercle d’études françaises pour la formation et la recherche : approche psycha nalytique du groupe, du psychodrame, de l’institution ». On retrouve dans ce changement d’intitulé le même mouvement de la psychologie sociale à la psychanalyse que celui relevé dans le parcours de R. Kaës. LeCEFFRAP, groupe « élaboratoire » – la formule est de René – a été conçu par D. Anzieu pour penser le groupe, pour explorer avec les moyens de la psychanalyse l’espace psychique du groupe. Il est une association de recherche et de formation où la clinique est prépondérante et, dans cette clinique, le psychodrame psychanalytique de groupe occupe une place centrale. Ce groupe est aussi pour ses membres le lieu d’un travail d’élaboration des positions singulières et groupales dans la triple dimension de l’espace psychanalytique en situation de groupe : transferts et contretransferts saisis dans leur articulation avec l’intertransfert – c’estàdire la réalité psychique produite sous l’effet du champ transférocontretransférentiel par les psychanalystes, dans leur lien, en situation de groupe – concept fondamental introduit, là encore, par R. Kaës. Pour terminer, j’ajouterais que ce cheminement que je viens de retracer très brièvement et qui sera repris dans les différentes présentations qui vont suivre, ce cheminement dans la polyphonie des recherches et des étayages, a été et continue d’être la matrice de nombreux concepts théoricocliniques : « l’appareil psychique groupal », « l’intertransfert », déjà cité, mais encore « les groupes internes », « les alliances incons cientes », « le pacte dénégatif », « la position idéologique », « le proces sus associatif groupal » et « les fonctions phoriques », autant de concepts qui vont être développés au cours de cette journée par nos différents intervenants et par les échanges avec notre invité. Je voudrais remercier R. Kaës d’être ici avec nous pour cette journée. Cela me donne l’occasion de te remercier, René, pour ce que ton enseignement, tes écrits, ta présence, m’apportent, nous apportent, pour pouvoir se penser en groupe, pour pouvoir penser les groupes et nos groupes.
H. Vermorel Je tiens à dire le plaisir que nous avons d’accueillir ici R. Kaës et de reconnaître, par cette journée, l’importance que son œuvre mérite dans le paysage psychanalytique français, où elle a été trop souvent méconnue Dunod – La photocopie non autorisée est undélit et incomprise ; et aussi lui ire l’amitié que je lui porte.
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Sa contribution n’est pas seulement un apport à l’analyse des groupes mais essentiellement un apport à la psychanalyse, dont elle élargit le champ. Je remercie les collègues de Paris et de Lyon qui vont présenter des travaux ou participer à la table ronde ; parmi eux, Raymond Cahn, dont l’œuvre était l’objet du dernier colloque ici même, il y a un an, sur le thème de la subjectivation. Je salue aussi les collègues de Suisse et d’Italie ; ce sont des pays où R. Kaës a souvent travaillé, ce qui illustre le rayonnement international de son œuvre. Nous avons aussi le plaisir d’accueillir notre collègue Carolina Becerill, de Mexico et, tout spécialement, notre amie Janine Puget, de Buenos Aires. Beaucoup d’entre vous ont lu son important travailViolence d’État et psychanalyse, qu’elle a codirigé avec R. Kaës ; nous l’avons d’ailleurs étudié dans nos séminaires. C’est une réflexion sur la violence à l’occasion de la dictature en Argentine, avec ses conséquences sur les individus. Mais ces travaux s’inscrivent dans la suite de ceux des grands noms de la psychanalyse argentine : PichonRivière, Madeleine et Willy Baranger, José Bleger, auteurs qui sont insuffisamment connus en France.
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J. Puget
A PRÉSENCEici n’est pas seulement ma propre présence, ma M propre représentation, mais je me sens aussi représentante des collègues d’Amérique du Sud, auxquels René a tant apporté et chez qui il a laissé une forte impression. Cela concerne non seulement l’aspect scientifique, mais aussi le fait qu’il ait su se faire de vrais amis grâce à sa chaleureuse et attentive présence. Il a réalisé làbas un travail fécond qui a ouvert des possibilités de discussion importantes, de confrontation et a toujours su être une écoute extrêmement valorisée. Au surplus, comme cela vient déjà d’être dit, il s’est engagé avec nous pour nous aider à penser des questions qui ont eu à voir avec le terrorisme d’État, la violation des droits de l’homme, ce qui nous a permis de mettre en marche le projet dont vous avez entendu parler, qui ne pouvait pas être, à l’époque, publié en Argentine. Et il a ajouté à cette collaboration un très beau chapitre sur la mémoire. Des questions sans réponses, avec le bagage théorique que nous possédons, sont le moteur de la recherche de R. Kaës. Au cours de son travail, il s’est en effet posé beaucoup de questions et nous en connaissons quelquesunes. Dans son livreLa parole et le lien– entre parenthèses, une brillante élaboration de beaucoup d’années de travail – il se demande si le problème de la polydétermination et la polysignification du discours associatif peut amener à ce qu’un groupe construise un discours consistant. Quel est le sujet singulier, ou pluriel, et quel est le destinataire singulier, ou pluriel, d’un discours ? Comment se constitue la fonction interprétante ? L’appareil psychique groupal, connu depuis fort longtemps, puis tous les développements ultérieurs qui continuent à se produire, sont proba blement la preuve de ce que va exposer Claudine Vacheret concernant la place qu’occupe Ren dans la communauté scientifique psychanalytique. Dunod – La photocopie nonautorisée est un délit Estce que son ppareil psychique marque l’apparition d’un nouveau
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INTRODUCTION
paradigme ? C’est ce que va développer Claudine. J’aurais tendance à le penser car, comme tout nouveau paradigme, il est le fruit de la stérilité de certaines hypothèsesad hoc, moyennant lesquelles les psychanalystes essaient et continuent quelquefois à essayer de comprendre le fonction nement des individus dans les groupes. Il reste encore un grand chapitre, un peu orphelin d’hypothèses, qui dépasse probablement le groupe et qui est celui de la subjectivité sociale.Àun certain moment, j’ai considéré que la quatrième blessure narcissique dont nous avons souffert est la découverte que nous ne pouvons pas éviter la présence de l’autre et que le réel de l’autre, son altérité, tient une place dans la constitution subjective qui ne peut pas être traduite en termes de relation d’objet. Là nous avons peutêtre, avec René, quelques points d’accord et quelques points de désaccord ou de discussion, ce qui est toujours utile pour le progrès des idées.
Puis, dans l’exposé d’André Carel, nous allons pouvoir suivre les idées de R. Kaës, au cours de la présentation d’un travail en équipe, où le groupement de quatre groupes de grande complexité lui a permis de traiter depuis vingtcinq ans des situations extrêmement difficiles avec les enfants et leurs parents.
En regardant le programme qui nous réunit aujourd’hui, il est intéres sant d’observer ce que les différents participants ont considéré comme représentant le mieux la pensée de R. Kaës. En priorité je dirais, nous avons un appareil psychique groupal : c’est normal. Comment intervenir sans prioriser le psychodrame analytique, l’espace onirique – qui est quand même je crois, sa dernière découverte – la transsubjectivité, l’idéologie ? Il est toujours difficile de faire des synthèses, mais je pense que c’est intéressant de voir comment les idées travaillent et ce que les autres en font.
Je lisais, il y a quelques jours, la préface que Sartre a écrite pourLes Troyennesoù il fait remarquer qu’au fur et à mesure que le temps passe, on ne peut pas représenter ce qui a été écrit, il y a X années, dans le même cadre et le même esprit. On ne pourra jamais savoir ce qu’étaitL’appareil psychique groupalquand René l’a écrit. Je crois queLa parole et le lienest une excellente traduction faite par lui de son premierAppareil psychique groupal. Quelles sont les nouvelles idées qui apparaissent en le lisant et en le relisant ? En ce qui me concerne, j’aurais tendance à penser que nous n’insisterons jamais assez sur le besoin de faire travailler les différences ; pas seulement les différences par opposition, mais aussi les différences hétérologues, celles qui ne peuvent se réconcilier mais qui créent un espace de pensée, une interface. AprèsL’appareil psychique groupal, il me reste l’idée qu’il faut aujourd’hui insister sur sa figure
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hétérologue, sur ce qui ne se complète pas, sur ce qui est dysharmonique. Et peutêtre, il y aurait là quelque chose à voir concernant la polyphonie du rêve. René ajoute à ses talents le fait d’être musicien. Et il me semble qu’il est intéressant de confirmer une fois de plus que chacun de nous met en activité dans ses réalisations scientifiques plusieurs aspects de sa per sonnalité. Engagé scientifique, engagé politique, engagé affectivement, engagé artistique et, je ne sais pas comment intégrer le René marcheur, celui des longues marches, à moins de penser que, lorsqu’il déambule dans le monde pour donner ses cours, faire des conférences et se faire de nouveaux amis, il entreprend aussi de longues marches. Qu’estce que René va écrire après cette rencontre ? Il est difficile de le prévoir, mais j’espère que les débats ouvriront de nouvelles portes et feront apparaître de nouveaux obstacles.
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