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L'illogisme dans notre société

De
148 pages
Scientifiquement, chaque cause induit un effet. Mais quand l'effet ne correspond plus à la cause, on est dans l'illogisme. La société privée qui réclame des aides de l'Etat est dans l'illogisme de sa raison sociale. Les femmes qui réclament l'égalité et qui veulent encore les privilèges de leur sexe sont dans l'illogisme. Nous qui traitons la pluie de mauvais temps alors que sans elle il nous est impossible de vivre ne sommes pas logiques. Tous les textes mettent en évidence notre incohérence ou celle de nos sociétés...
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L'illogisme dans notre société

Gilles MARIE

L'illogisme dans notre société

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique; 75005 Paris

FRANCE
L'Bannattan Hongrie Konyvesbolt Kossuth L. u. 14-16 1053 Budapest
Espace Fac..des L'Harmattan Sc. Sociales, BP243, Université Kinshasa Pol. et Adm. ;

L'Harmattan UaUa Via Degli Artisti, 15 JO124 Torino ITALIE

KIN XI

de Kinshasa

- ROC

L'Harmattan Burkina Faso 1200 logements villa 96 1282260 Ouagadougou 12

Ouvrages du même auteur:

La solution passe par l'erreur La mécanique sur le chemin de la propreté La disparition du travail manuel Rapport stœchiométrique

http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan 1@wanadoo.fr
@ L'Harmattan, 2006 ISBN: 2-296-00569-1 EAN : 9782296005693

Sommaire

In

t140 d 11 C t ion.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. 9

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Il

L'évolution des espèces Le pOlIvoir. La démocratie ou la démagogie La démocratie et la royauté. Les deux sexes. L'égalité et les privilèges. Le gain et l'impôt La fabrication à bon marché. Le privé ou le public. L'ordre et le désordre
L' égoïsme.

15 18 20 24 27 30 33 35 37 39 44 49 52 55 6I 64 67 70 72 74 77 80 83 85

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42

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I3

Le don du sang La fou le. Le fanatisme. La confiance en soi. Les religions et la liberté. Les sciences divinatoires. Les médicaments. La propreté Les tags et les graffitis Le sport et la compétition La pluie et le beau temps L'amour et la guerre. L'exception La politesse et la nature
Le s ha b i tu des.

L' ex ac ti tu de. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46

14 15 I6 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26
27

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. 8 8

28 Les feux de circulation. 91 29 Les stops 93 30 Les indications routières 95 31 La vitesse de nos véhicules. 97 32 La vitesse sur la route. 99 33 Le changell1ent d'unité 111onétaire. 100 34 Les nOI11Se lieux. d 103 35 L'orthographe et la gral11maire 104 36 L'écrit et la vérité 107 37 Les signes cabalistiques 109 38 Le téléphone portable 112 39 Les lumières de la ville 114 40 La chasse. 116 41 La nourriture 119 42 Les OGM principe d'irresponsabilité. 121 43 Le GPL et leG Ne. I25 44 Les inondations. 127 45 La vitesse de la lulllière 129 46 Le temps qui passe 131 47 L'expansion, croissez et l11ultipliez 133 48 La communication avec des extra-terrestres. ... 136 Cone IllSion .... ........... .. 139
Po s t - Seri p t11 m . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. 1 43.

Introduction.

La logique, c'est d'abord un 1110de raisonnenlent de dans la recherche de causalité. C'est la base de toutes les sciences. Parce qu'une efficacité redoutable est reconnue à cette notion dans la découverte de vérité, elle est devenue un élément essentiel pour analyser comprendre progresser dans notre vie en société. Sans logique, il n'y a pas de possibilité de déterminer une relation entre une cause et un effet. Il n'y a pas de construction hiérarchique autorisée ou possible dans la connaissance, pas d'organisation cohérente, pas de démonstration acceptable. Toutes nos lois, nos institutions, nos relations, nos actions sont bâties avec ce principe en toile de fond. La logique fait partie de l'éducation et de l'apprentissage de tout un chacun. Nos institutions nous instnlisent et nous forment à cette pratique, comme M Jourdain, sans que nous en ayons conscience. Pour une grande majorité d'entre nous, elle nous a appris sans le décrire ni l'expliquer le système aristotélicien et analytique, propositions majeure, proposition mineure, déduction. Pour quelques autres privilégiés qui ont fréquenté l'université, elle démonte point à point le système et ses i111plicationspour chaque type de proposition. A défaut d'un enseigne111ent, pour ceux que cette souche des sciences passionne, je conseillerais le traité de logique formelle de J. Tricot, à la librairie philosophique. Ouvrage épuisé, certainement, mais je n'en connais pas de plus récent. Pour le commun des mortels, privé d'explications et astreint à une pratique usuelle, voire banale, il y a la certitude que la mise en 9

œuvre de ce savoir soit simpliste, que sa technique soit sobre au point de frôler le laconisme. Qu'il n'y a là pas grand-chose à apprendre? Ce en quoi il n'a pas tort! Nous n'argumenterons pas nos réflexions sous la forllle d'une logique formelle avec proposition majeure, Illineure et déduction. Cela rebuterait le lecteur ou ne perlllettrait pas de Illettre en exergue les contradictions auxquelles nous faisons allusion. Dans cet ouvrage, nous ne voulons souligner que des faits, mettre en lumière des réalités connues de tous et bien comprises. Quoi qu'il en soit, la délllonstration de validité d'un résultat issue de la logique n'est pas évidente. Elle peut dans beaucoup de cas, prêter à confusion. Elle dépend de la forme du syllogisme, relation entre la partie majeure et mineure d'une proposition. C'est en cela que la construction de chaque proposition doit être soignée pour ne pas retrouver dans la déduction de sorites, de dilelllmes, de sophismes, de fallacias et autres formes illégitiIlles provoquant la confusion de l'auditeur et la nullité de la démonstration. Sans entrer dans une logique formelle et pour expliquer plus clairelllent notre propos, disons que le système d'inférence (déduction faite à partir de l'action de la mineure sur la majeure) enseigné avec l'algèbre est très bien compris par tout le genre humain avec des signes (plus, moins, égal, etc...) et des chiffres. Dans cette science, nous avons clairelllent conscience qu'il Y a des règles d'écritures et de transferts des valeurs dans les égalités. Les transgresser, ne nous viendrait pas à l'idée. Mais si elles sont utilisables avec des chiffres, ces notions ne sont évidemment pas suffisalllment explicites pour manipuler du texte et en sortir des vérités.

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Paradoxalement, dans notre société pourtant construite sur cette base, beaucoup de faits manquent de la notion la plus élémentaire de notre logique. Ces contradictions sont souvent connues ou mises en évidence par d'autres faits plus fondamentaux que nous avons oublié ou remisé dans un grenier de notre mémoire. En entrant dans les habitudes, dans notre mode de vie, certains antagonismes arrivent à ne plus choquer personne. L'habitude efface tous les défauts. Les faits relatés ici ne sont pas uniquement des poncifs caricaturaux choisis à dessein. Dans les évocations qui vont suivre, nous avons toujours été profondél11ent l11arquéspar le fait que l'on laisse exister des incohérences qui demain serviront d'exemples et de bases de démonstration à des esprits malveillants. Comment peuton vivre avec deux poids et deux mesures? Coml11ent peut-on dire oui à une chose pour un motif et non le lendel11ain à la même chose pour un autre motif? Si les l110tifsne sont pas cohérents entre eux, ce n'est donc pas la peine de les évoquer l'et on ne doit pas argumenter avec cela. Nous sommes un seul et unique personnage. Le l11ensonge, la fourberie, I'hypocrisie ne perl11ettent pas de construire, de bâtir une connaissance. Ils doivent être bannis des propos visant à cet objectif. Notre vérité simple, franche et unique, doit être une synthèse de notre moi. Un choix doit être fait entre toutes nos aspirations. Il ne peut pas et ne doit pas y avoir deux façons de répondre suivant I'hul11eur. Toutes les ambiguïtés sont sujettes à des dissensions ultérieures, à des conflits à venir. Alors pourquoi les créer? Ce ne peut être que, parce que nous ne voulons ou ne savons pas, aller au bout de nos raisonnements. Je ne prends pas en compte dans cet idéal, la volonté de générer Il

des conflits pour des desseins de pouvoir. Mais le fait que certains ne savent pas capitaliser leurs connaissances, pas utiliser leurs compétences, pas 'similariser' leurs expériences. C'est dommageable pour eux-mêmes d'abord et pour nos sociétés ensuite. Par esprit frondeur peut-être, mais plus par esprit de justice et pour mieux faire cOlnprendre le sens du 1110t logique dans les textes, nous avons mis des faits en exergue. Ce recueil les cite à titre d'exemples, non exhaustifs, bien entendu. Ces textes sont très divers, Inais courts et synthétiques pour ne pas aller plus loin que l'évidence du paradoxe. Ils n'ont pas ou très peu de relations entre eux. Il n'y a pas de fil conducteur. C'est plus une réflexion sur des faits pris au hasard dans notre façon de vivre, qu'un réquisitoire contre une société pervertie (dans le sens où elle admet ces contradictions). Ce sont des grands mots, mais sans grande portée, car les 1110tS n'ont que la valeur que nous leur accordons. Ils ne traduisent que notre sentitnent d'un fait, pas sa réalité, c'est pourtant, elle seule qui compte. Nous espérons seulement, qu'en lisant ces quelques lignes vous vous posiez des questions. Et peu il11porte que ce soient les bonnes ou non. L'important est d'abord d'en formuler pour que la pensée fonctionne sur des choses concrètes et intéressantes. C'est le sens de cet ouvrage. N'oublions pas que la présence de l'homme dans l'univers n'a qu'un but, le modeler pour le mettre à notre service. C'est ce qui définit le sens de notre vie. La finalité de tout cela, c'est l'épanouissement de l'individu et rien d'autre. COlnprendre sa vie et ses relations avec les autres est donc dans cet esprit et à cette fin, essentiel à l'existence des hOlnl11es.C'est ce que découvriront peut-être tardivelnent des générations qui par incurie, égoïslne, orgueil, 12

étourderie, désinvolture, négligence, laxisme, auront agi de façon inconséquente sur la nature qui nous supporte, dilapidant le monde et laissant à leurs enfants le soin de réparer leurs méfaits.

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