L'Invisible, cet inconnu

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Notre réalité est liée à notre perception visuelle du monde. En vérité, la perception est une énigme. Quelle est la nature de ce qui est vu ? Comment peut-on être sûr que ce que l'on voit, est ce qui est ? Comme Platon, le célèbre philosophe grec, l'a montré dans le mythe de la caverne : « Le monde est un théâtre d'ombres, et les hommes vivent dans l'illusion en prenant ces ombres pour les objets réels. »
S'appuyant sur la physique quantique et sur les théories de grands scientifiques et penseurs contemporains, l'auteur démontre que tout ce que nous voyons et touchons, n'est qu'une projection d'une réalité invisible mais présente dans tout l'univers et en communication avec la conscience de l'homme.


Publié le : vendredi 18 décembre 2015
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EAN13 : 9782334053358
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ISBN numérique : 978-2-334-05333-4

 

© Edilivre, 2016

Du même auteur

Du même auteur :

 

La Vérité sur la Vie éternelle, 1997, Editions des Ecrivains associés

Les Mondes de l’Esprit, 2012, Editions Amalthée

Introduction

D’un point de vue scientifique, la Vie est un long cycle d’évolution depuis le règne minéral jusqu’à l’Homme : c’est l’ensemble des phénomènes biologiques communs aux êtres organisés et qui constituent leur mode d’activité propre, de la naissance à la mort.

Plus précisément, la Vie est le déroulement de l’existence des êtres organisés que sont les minéraux, les végétaux, les animaux et les hommes, dans un monde fait de matière et d’énergie que nous appelons la Terre. Cette définition de la vie est l’expression d’un concept et le résultat d’une longue observation des hommes qui se sont succédé sur notre planète, depuis des millénaires.

La vie telle que nous la voyons, semble suivre une évolution continue et sans fin. L’Histoire enregistre le passage des êtres humains dans cette longue existence et constitue en quelque sorte une « Mémoire » du monde auquel nous appartenons.

Sur un plan général, l’évolution est compréhensible puisque répondant à une certaine logique, mais pour un être humain dont l’existence a une durée de quelques dizaines d’années, une telle définition de la vie, n’est pas satisfaisante.

L’évolution serait-elle juste et équitable s’il fallait sacrifier des milliards d’êtres humains pour réserver la perfection à d’ultimes générations ? Pourquoi les êtres humains, pourvus de la pensée, de l’intelligence et de la conscience, meurent-ils sur cette Terre, après une vie aussi brève ?

Qu’est-ce que la Mort ? Pourquoi la durée de vie est-elle différente d’un individu à un autre ? La vie que nous connaissons sur la Terre existe-t-elle sur d’autres planètes de notre système solaire ou de notre galaxie ? Y-a-t-il d’autres formes de vie dans l’Univers ?

Que savons-nous de ce qui nous entoure et que nous ne voyons pas ? Nous est-il arrivé de nous demander ce que serait la vie humaine si nous étions privés de la vue comme les aveugles le sont. Notre vision du monde serait sûrement très différente de celle que nous en avons présentement. Ce monde serait pour nous invisible et pourtant il existerait dans sa matérialité et sa nature serait identique. Reconnaissons que notre vision des choses est limitée.

L’homme conçoit, définit et explique le Monde en fonction de ses facultés matérielles et intellectuelles. Ainsi, lorsqu’il parle de naissance, de vie et de mort, il exprime l’évolution des êtres telle qu’il la voit et la comprend. Le monde que nous connaissons n’est sans doute que la partie visible de l’iceberg qu’est l’Univers dans lequel nous vivons.

Qu’est-ce que l’Univers et qui l’a créé ? S’il y a un Créateur, quelle a été sa volonté en donnant la vie aux créatures ? Qui sommes-nous, pourquoi vivons-nous et que devenons-nous après ce que l’on appelle la Mort ?

Toutes ces questions semblent dépasser la compréhension humaine et restent généralement sans réponses ou ne reçoivent que des explications partielles aussi bien de la part des théologiens, des scientifiques ou des philosophes. C’est pourtant la réflexion fondamentale qui s’impose à tout homme. Pour trouver les réponses à ces questions, nous devons dépasser notre compréhension matérielle et nous élever à un niveau supérieur à la raison cartésienne : au niveau de la Métaphysique. Il faut ainsi admettre le principe que tout peut exister en dehors de nos connaissances et de nos perceptions.

Le but de ce livre est de faire le point sur une certaine connaissance de notre monde matériel et d’entrouvrir la porte sur une autre Réalité échappant pour le moment à des démonstrations rationnelles, car sortant du cadre des lois connues de la physique. Il a pour ambition de faire découvrir au lecteur que, derrière la façade du monde matérialiste, se cache la Réalité d’un univers invisible mais lumineux. Loin d’être inaccessible, cet Invisible inconnu se trouve à la portée de chacun et ne demande qu’à être découvert, à la condition que l’homme dépasse sa vision matérialiste limitée et se laisse guider par la raison métaphysique.

Comme Platon (427-347 av JC) l’a montré dans le Mythe de la Caverne « Le Monde est un théâtre d’ombres, et les hommes vivent dans l’illusion en prenant ces ombres pour les objets réels »

Si ce monde n’est qu’illusion, cela suppose qu’il existe un autre monde bien réel, un « arrière-monde invisible » qui serait la vérité du premier.

Chers lecteurs, je vous invite à la découverte de l’Invisible où règnent les causes premières de l’Univers, de la Pensée et de la Vie. Vous verrez que le monde visible n’est vraiment qu’une illusion.

Chapitre 1
Le mystère de l’existence

La curiosité qui est le propre de l’homme, nous pousse à sans cesse nous interroger, en quête permanente de réponses aux questions fondamentales de l’existence :

D’où vient-on ?

Vraie question ? Fausse question ?

A priori, a-t-on envie de répondre fausse question ? Car qui sommes-nous pour répondre ?

Le monde nous englobe. Nous ne l’englobons pas. Comment, dans ces conditions, pouvoir prétendre en saisir l’origine ? Celle-ci ne nous échappe-t-elle pas ? En outre, admettons que l’Univers ait une origine, cette origine quelle est son origine ? N’est-ce pas reculer le problème que de donner au monde une origine, elle-même sans origine ? Peut-on vraiment se satisfaire de l’idée que le monde est né d’un accident ? Avouons-le, si c’était le cas, un hasard capable de produire un aussi beau résultat ! Quel hasard ! Quel miracle !

Des savants très sérieux ont avancé qu’il était improbable que Dieu existe, mais encore plus improbable qu’il n’existe pas. Aristote (384-322 av JC) a rappelé qu’il n’est pas irrationnel de supposer une cause première intelligente. Car admettons que derrière toute cause il y ait une cause et ceci à l’infini, le monde serait sans cause à force d’avoir une cause infinie. Et dans ce cas, on ne serait pas en mesure de s’expliquer pourquoi il y a des causes, de l’ordre, et donc de l’intelligence dans le monde. Quand on pense à notre origine, impossible de ne pas être pris de vertige, comme quand on contemple la voûte céleste un soir d’été. Mais au lieu d’avoir peur on devrait se réjouir.

N’est-ce pas là le signe qu’il y a une cause extraordinaire à l’origine du monde et non une absence de cause ? Et le fait que ce soit notre conscience qui découvre cette cause extraordinaire n’est-il pas le signe que cette cause est intelligente ?

Où va-t-on ?

Où allons-nous ? Que savons-nous des plans cachés de la Nature et de l’Histoire ?

Comme l’a dit Karl Jaspers (1883-1969), la vie parle à chacun de nous de l’intérieur, pour nous guider et nous conduire vers la vie et la liberté, et ce afin de faire des choses nécessaires, utiles et essentielles et non des choses superficielles, vaines et hasardeuses. La vie a comme plan de ne pas tout planifier, afin que l’homme puisse apprendre à marcher seul et ainsi à devenir libre.

La Vie a-t-elle un sens ?

Dans la vie, il y a la vie. Il y a les hommes. L’homme est la capacité extraordinaire de la vie, car il est capable de faire vivre la vie autrement. Par sa conscience, par son cœur, par son humanité. C’est l’homme qui confère un sens à la vie et non la vie qui confère un sens à l’homme. La vie humaine n’a pas de sens sans l’homme. Elle n’a de sens que par l’homme. Elle est donc pleine de sens pour peu qu’on lui fasse face. « On peut vivre sans philosophie » disait Vladimir Jankelevitch, mais on vit moins bien. Comment mieux définir la philosophie ? En effet, être philosophe et faire de la philosophie, qu’est-ce sinon vivre avec la pensée ? Et vivant ainsi avec la pensée, qu’est-ce sinon découvrir qu’il y a dans la vie une autre vie que nous ne soupçonnons pas ? Une vie invisible à côté de la vie visible ! Une vie de l’esprit, et dans l’esprit, à côté de la vie purement matérielle souvent harcelée par l’urgence du quotidien ! La vie avec la pensée est une vie riche qui donne à l’humanité toute sa grandeur et toute son originalité, en lui permettant de se dépasser et de s’élargir vers un horizon inépuisable ; celui de l’esprit.

Pourtant, il ne va pas de soi de s’ouvrir à cet autre plan de l’existence. Habitués à vivre de façon terre à terre, il arrive que l’esprit nous paraisse abstrait voire illusoire. De plus, il n’est pas rare que l’on se mette à douter de la valeur de la pensée : c’est la raison pour laquelle nous nous interrogeons en nous demandant si ce monde de l’esprit décrit par la pensée est un monde bien réel.

Y-a-t-il un Au-delà invisible ?

Cette éternelle question que les êtres humains se posent depuis toujours doit être formulée par chacun de nous, individuellement, car l’orientation de notre vie dépend de ce questionnement fondamental. La mort est-elle une fin ? Pourquoi vivons-nous ? Y-a-t-il une finalité à la vie ? La vie biologique telle qu’elle existe sur Terre est-elle une singularité ou une constante universelle ?

Existe-t-il une vie après la vie ? Existe-t-il un monde invisible à nos yeux mais qui existerait parallèlement à notre monde physique ?

L’exploration de ces questions indissociables de notre condition humaine, permet de nous situer dans l’Univers et de comprendre à quoi sert notre fabuleuse intelligence et notre humanité. Serait-ce seulement pour perpétuer notre espèce humaine qui le vaudrait malgré la barbarie constante dont elle a fait preuve à travers les âges ? Ou y-a-t-il un dessein qui nous dépasse et dont nous serions les acteurs ? Ce questionnement est primordial pour une bonne orientation de la vie, d’un point de vue psychique et spirituel.

La majorité des occidentaux vit dans l’illusion matérialiste que seul le monde physique existe… car selon eux, tout ce qui n’est pas visible et démontrable relève du domaine de l’imaginaire. Or, l’organisation quantique du monde démontre le contraire : la matière atomique ordinaire ne représente que 5 % de la masse de l’univers et l’astrophysique démontre la présence abondante de matière invisible : matière noire 26 % et énergie noire 69 %.

La physique quantique constate l’action fondamentale de l’énergie noire dans les particules de nos atomes et de nos ondes mentales, ainsi que dans l’accélération de l’expansion de l’univers. Elle met en lumière l’obligation de la multidimensionnalité, donc l’existence de mondes parallèles et invisibles. Les scientifiques ont observé la première manifestation de la gravitation dans la toute première seconde après le Big Bang, ce qui induit que l’Univers était déjà cohérent dès le départ…

S’il existe une vie après la vie et un monde invisible, il y aurait alors, une volonté créatrice de l’Univers. Une force directrice qui a agencé l’univers, la matière et l’énergie, les lois physiques et spirituelles, et qui existe d’une manière intemporelle.

Quand on accepte le constat scientifique de la multidimensionnalité et de l’organisation cohérente de l’univers, on se trouve confronté à cette réalité en toute chose avec des références constantes à un arrière-monde invisible suggérant que notre réalité matérielle n’est qu’un niveau de conscience parmi d’autres.

Notre difficulté à percevoir les plans subtils constitués de matière mentale ou de matière noire ou d’énergie noire, provient du fait que nous n’y sommes pas préparés. Notre éducation, notre formatage intellectuel nous persuade que dans notre monde tout est séparé et nous séparons également les plans d’existence. Nous nous créons de fait une perception fragmentée de la réalité.

Or la Réalité, selon la physique quantique, n’est pas parcellaire mais cohérente et unitaire.

Chapitre 2
Notre réalité est-elle réelle ?

Perception et Réalité

Notre réalité est liée à notre perception visuelle du monde. Ce que je vois est ma réalité, ce que vous voyez est votre réalité. Si pour vivre notre existence il nous faut accepter de croire en la réalité des choses, cette réalité n’est pas forcément aussi réelle que ce que l’on croit. Dans un premier temps, la réalité est ce qui s’offre de façon tangible à notre expérience. Le monde tel qu’il se déroule, ce que l’on sent et ce que l’on en sait, fait notre réalité. Nous mangeons, marchons, travaillons, prenons du plaisir à l’existence en nous contentant la plupart du temps de considérer cela comme la seule évidence. Dans son œuvre L’esprit et la Matière, Erwin Schrödinger, célèbre physicien, a écrit : « La conception que tout individu a du monde est et reste toujours une construction de son esprit, et on ne peut jamais prouver qu’elle ait une quelconque autre existence ».

Bien que la plupart des représentations du monde, philosophiques, scientifiques, sociales, idéologiques ou individuelles, soient très différentes les unes des autres, elles ont cependant un point commun, c’est l’hypothèse de base qu’une réalité réelle existe, et que certaines théories idéologies ou convictions personnelles, la reflètent, lui correspondent, plus justement que d’autres.

D’Aristote à Descartes et jusque dans un passé très récent, les constructions scientifiques et sociales de la réalité ont été entièrement fondées sur les conceptions d’un espace à trois dimensions et d’un temps défini par une progression continue et linéaire.

En vérité, la perception est une énigme. Quelle est la nature de ce qui est vu ? Comment peut-on être sûr que ce que l’on voit est ce qui est ? Ce genre de questions, prétexte à d’interminables discussions dans les cercles philosophiques, peut apparaître surprenant tant il semble évident au commun des mortels, que nous voyons directement les choses comme elles sont.

Aucune conscience de soi n’est possible sans une conscience du monde extérieur.

La perception est justement ce phénomène de conscience qui par l’intermédiaire de nos sens nous met en relation avec le monde extérieur.

La perception est une synthèse des différentes sensations pour parvenir à la représentation de la réalité. Comme telle, elle fait intervenir la conscience et concerne le sujet tout entier et son pouvoir de compréhension du monde.

Sur ce point, deux théories philosophiques s’affrontent :

La thèse empiriste défendue par Berkeley, soutient que la perception se réduit à une somme de sensations associées entre elles qui finissent par rendre un objet reconnaissable. Par exemple, je vois une traînée dans le ciel, puis j’entends le son caractéristique d’un réacteur, donc je finis par reconnaître un avion.

La thèse intellectualiste défendue par Descartes ou Malebranche, assimile au contraire la perception à une pensée et même à un jugement. C’est mon œil qui voit la traînée dans le ciel, mais c’est ma raison qui me dit qu’il s’agit d’un avion.

Qui a raison ? La thèse empiriste rabat trop la perception sur la sensation et oublie que la perception est un phénomène global, un fait de conscience, mais la thèse adverse sous-estime le rôle de la sensation dans la connaissance.

Toute perception est la perception d’un ensemble. Par exemple, à notre naissance, la première chose que nous reconnaissons est une forme : le visage de notre mère, forme signifiante en soi bien que nous n’en percevions pas bien les détails, car à ce stade la vue est limitée.

Une perception n’est pas une simple contemplation, elle s’intègre dans une action et à l’intérieur d’un espace. On ne perçoit que ce qui nous intéresse dans le cadre de l’action présente : ce qui explique que nous ne percevons qu’une infime partie de la réalité, bien en deça même de nos capacités sensorielles.

Perception et action présupposent un cadre spatio-temporel. « La perception dispose de l’espace dans l’exacte proportion où l’action dispose du temps » écrit Bergson, à la suite de Kant qui définit ces termes « L’espace et le temps sont les conditions à priori de toute expérience possible ».

Lespace et le temps définissent tout simplement ce qu’on appelle un « monde ».

Nos perceptions nous aident à constituer un monde et pas seulement à accumuler des connaissances.

Lorsque nous percevons un objet, celui-ci se détache en quelque sorte d’un horizon, qui est le monde mais que nous percevons aussi et en même temps.

Ainsi il semble que la perception nous donne le seul monde réel !

Comment une perception aussi ancrée dans l’action pourrait-elle nous tromper ?

Comment le monde perçu par notre corps ne serait-il pas réel ? On entend par « réel » ce qui existe vraiment, sans aucun doute, objectivement. Mais on oppose aussi l’apparence et la réalité, c’est-à-dire une fausse et une vraie réalité. On dit que l’apparence est trompeuse, comme lorsqu’un visage sévère cache une âme tendre et délicate. Dans ce cas, l’apparence est physique, tandis que la réalité est spirituelle et invisible.

C’est exactement la thèse de Platon, le célèbre philosophe grec. Celui-ci pense que le monde physique et matériel n’est qu’une apparence, une sorte de copie du monde réel qui est celui des idées.

Seules les idées sont réelles car elles sont éternelles, tandis que la matière est provisoire et corruptible.

Platon donne une version imagée de cette théorie dans la célèbre allégorie de la Caverne (La République). Enfermés dans une caverne, ignorant tout du monde extérieur, les hommes sont condamnés à prendre les ombres pour la réalité. Selon Platon, la perception sensible d’un objet restera à jamais imparfaite, déformante, tandis que l’intellect rend compte de tous les aspects d’un phénomène et donc permet d’approcher l’idée, l’Ëtre et la chose.

Descartes, lui aussi, ne se lasse pas d’affirmer la supériorité de la raison et de l’intellect sur la perception sensorielle. Pour lui, les sens ne nous apportent aucune certitude. Ce n’est pas, comme pour Platon, la réalité matérielle en soi qu’il faut mettre en cause, mais l’étendue de nos facultés sensorielles. En effet, nos facultés sensorielles impliquent de nombreuses illusions.

Elles sont d’abord relatives aux conditions spatio-temporelles de notre perception ordinaire.

Par exemple, l’espace sidéral génère ses propres illusions, faute d’atteindre la courbure de l’horizon, notre vue transmet à notre conscience que la terre est plate comme une feuille ; certaines étoiles brillent encore dans le ciel alors qu’elles ont réellement disparu depuis des milliards d’années.

Est ce que nos sens nous trompent ? Pas vraiment car nous voyons bien cette lumière, mais nous ne savons pas que les objets correspondants n’existent peut-être plus. C’est donc une erreur de la raison, beaucoup plus qu’une illusion sensorielle. Ces erreurs d’interprétation s’expliquent à leur tour par un mécanisme psychologique exploitant nos désirs les plus profonds, ce sont des croyances.

Pourquoi ne voyons nous et ne vivons nous que par la matérialité des choses apparentes, alors qu’elles ne sont finalement qu’une illusion ?

Sans doute parce que la vision que nous apportent les sciences est complétement liée à l’échelle de nos observations et repose exclusivement sur la matière.

La Science classique repose sur la croyance qu’il existe un monde extérieur réel dont les propriétés sont clairement établies et indépendantes de l’observateur qui l’étudie.

Les recherches et les découvertes de la physique ont toujours cherché à nous convaincre de la réalité objective de tout ce que nos sens nous permettent de percevoir et en particulier du monde matériel.

La plupart des phénomènes observés ont été décrits à l’aide de lois expliquant leurs mécanismes intimes. Pour nos sens, la Réalité de notre monde matériel ne fait aucun doute. Il constitue pour la majorité des individus, une référence bien visible et palpable.

Les objets existent et se caractérisent par des propriétés physiques comme la vitesse et la masse qui ont des valeurs bien définies. C’est à ces valeurs que s’attachent les théories, les mesures et nos perceptions lorsque nous tentons de rendre compte de ces objets et de leurs propriétés.

L’observateur et l’objet observé appartiennent tous deux au monde qui existe de façon objective et que la philosophie appelle le Réalisme.

Une autre Réalité

Le fonctionnement de l’Univers relève, selon la physique classique, d’une mécanique plus ou moins bien huilée où seule domine la réalité matérielle. Mais ce bel édifice construit au fil des siècles par des esprits rationalistes, a été ébranlé par les découvertes de la physique quantique.

Les limites de ce que nous nommons Réalité deviennent floues et empiètent de plus en plus dans le domaine de la métaphysique.

En effet, depuis le développement de la physique quantique, de nombreuses interrogations ont surgi et les anciennes certitudes sont remises en question.

Il ne s’agit pas de nier la matière en tant que telle, mais de comprendre que cette dernière cache autre chose, qu’elle ne représente qu’une façade derrière laquelle se dissimulent d’autres réalités qui, bien qu’invisibles à nos...

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