L'Union fait la force-Tome 1

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Jack est un canidé âgé de huit ans lorsque son père disparaît sans laisser de trace...

Il est alors confié à ses grands-parents. Malgré une relation compliquée avec son grand-père, il trouve chez eux de la stabilité et grandit.

Cependant la perte de sa grand-mère va mettre à mal sa quiétude, et malgré lui, il va se retrouver dans une base de secours où son instructeur ne sera malheureusement pas tendre. Il aura des épreuves à surmonter, des choix à faire. Et heureusement, il peut compter sur ses meilleurs amis pour l'aider à atteindre ses objectifs et accomplir sa destinée.


Publié le : mardi 15 mars 2016
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EAN13 : 9782334104210
Nombre de pages : 208
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ISBN numérique : 978-2-334-10419-7
© Edilivre, 2016
Je voudrais dédier ce livre aux fans de la première heure. Ma famille, mon mari et mes enfants A Calou pour sa précieuse aide, ses remarques plus qu’utiles et son intérêt.
Prologue
Il existe des mondes parallèles au nôtre. Une évolution différente, une histoire différente, des décors différents. Ce récit se passe dans l’un d’eux. Sur Jupiter, planète au climat particulier, savant mélange de climat désertique, tropical et froid. Une grande ville, Kouanchma. Elle est située à la limite d’une vaste zone tropicale et du désert le plus chaud. Le tout surmonté par un énorme glacier. Les habitants sont un peu particuliers, mélange entre chien et humain. Cependant, un seul de ces habitants se nomme Jack Junior. C’est un petit garçon au pelage blanc avec quelques plaques de couleur brune. Il a de grands yeux bleu-verts et des cheveux noirs. Il joue au football avec les autres enfants dans le plus grand parc que compte la ville. – Allez, passe ! Lui crie Adam. Jack shoote dans le ballon et l’envoie en plein dans les pieds de son équipier. Adam arrive devant le but et sans que le gardien puisse faire quoi que ce soit, le ballon se retrouve dans le fond des filets. Jack arrive près d’Adam, ce dernier lui frappe dans la main. – Génial ! Dirent les autres joueurs. Le regard de Jack se posa sur les côtés du terrain, deux hommes se tenaient debout et le regardait. – Qui c’est ceux là ? Pensa le petit garçon, tout en continuant à jouer. Le match toucha à sa fin, les deux hommes habillés de noir avec des lunettes de soleil s’approchèrent de Jack. – Tu es Jack Junior, le fils de Henry Junior ? Demanda le plus grand. – Oui. – Ça va ? Demanda Adam en s’approchant visiblement inquiet. – Ne t’inquiète pas, à demain. Dit Jack en souriant. Adam s’éloigna, le plus petit des deux hommes s’accroupi devant le petit garçon. – Ecoute mon bonhomme, je suis l’inspecteur Orson, et lui c’est mon collègue Mattew dit-il, nous sommes venus t’annoncer une mauvaise nouvelle. Jack regarda l’homme dans les yeux. – Qu’est ce qui se passe ? C’est mon Papa qui a des ennuis ? – Nous sommes désolés, ton Papa a disparu. La base de secours est sans nouvelles de lui depuis hier, son vaisseau a été retrouvé vide près de l’océan. Dit Mattew. Jack recula de deux pas, il se mit à courir le plus vite possible vers sa maison, les deux hommes sur ses talons. – Pourquoi court-il comme ça ? Demanda Orson. – A mon avis, il veut vérifier ce qu’on lui dit. Répondit Mattew presque à bout de souffle. Après dix minutes de course, Jack entra en trombe dans le hall d’entrée de sa maison, elle n’était pas fermée à clé. – Papa ! Cria-t-il. Il alla dans toutes les pièces, mais son père ne se trouvait dans aucune. Quand il revint dans le hall, les deux hommes étaient là, le souffle court. – Tu va quitter cette maison, le temps que ton Papa soit retrouvé. Tu veux bien être sage et venir avec nous ? Nous allons te conduire chez tes Grands Parents. Dit Orson. – Mes Grands Parents ?! Se demanda le petit garçon perplexe. – Tu as des Grands Parents, ce sont les parents de ton Papa. Dit Mattew. – Tu veux un coup de main pour faire ta valise ? Demanda Orson. – Non, merci. Je vais m’en occuper. Jack baissa les oreilles, et monta l’escalier, il revint quelques minutes plus tard dans le hall, une valise à la main. Il acquiesça tristement. – Je crois que je n’ai pas le choix. Vous allez retrouver mon Papa ? – Nous sommes désolé, dit Mattew en s’accroupissant, nous allons tout faire pour que ton
Papa revienne le plus vite possible. Tes Grands Parents t’attendent avec impatience. – Je ne les ai jamais vus, mon Papa m’a toujours dit de ne pas suivre des inconnus. Répondit Jack. – Et il a raison de t’avoir appris cela, mais tu ne peux pas rester seul, tu es un petit bonhomme courageux. Tu as besoin de quelqu’un pour veiller sur toi. Allez, on y va ? Jack se gratta le cuir chevelu, perplexe. Il sortit de la maison, les deux hommes sur ses talons. – On t’emmène dans notre vaisseau. Dit Orson en fermant la porte derrière lui. Jack se retourna vers sa maison, les yeux pleins de larmes. Les voisins sortirent de leur maison. – Pauvre petit. Dit une voisine à son époux. – Que va-t-il devenir, il est seul maintenant. Dit un voisin en secouant la tête. – Courage Jack, tout va bien se passer. Dit une vieille dame. Mais le petit garçon ne s’occupait pas de ce que les voisins disaient, il monta à l’arrière du vaisseau et cacha son visage derrière sa valise. L’appareil décolla, après une demi-heure de vol, arriva devant une maison immense dans les beaux quartiers.
Chapitre 1
Le vaisseau se posa devant la maison, un homme d’une soixantaine d’années en sortit. Il avait une chemise blanche et un jeans, le pelage blanc et des lunettes. – Bonjour messieurs. Ainsi c’est lui ? Demanda-t-il en regardant Jack d’un air perplexe. – Oui en effet, répondit Orson, il s’appelle Jack. – Ok, dit l’homme, je m’appelle William et je vais te présenter ma femme, Solène. Merci messieurs. – Bonne journée. Dit Orson. Mattew fit un signe de la main à Jack, ce dernier soupira. Les agents tournèrent les talons et remontèrent dans leur vaisseau. – Allez, viens, entrons tu veux. Dit William en mettant sa main sur l’épaule de Jack. Sans rechigner, le petit garçon le suivit et regarda autour de lui. Le hall d’entrée était immense, des tableaux de grands peintres étaient accrochés au mur. Solène était assise sur le canapé dans un salon tout aussi grand et aussi richement décoré. – Bonjour Jack, soit le bienvenu. Dit-elle en le prenant dans ses bras. Elle relâcha son étreinte et se rassit sur le canapé. Le petit garçon regarda autour de lui et posa son regard sur cette dame d’une soixantaine d’année, au pelage gris, une longue tresse tombait dans son dos, une robe à fleur la mettait en valeur. – Merci. Répondit Jack timidement. William s’assit à côté de son épouse. – Bien, dit-il, tout d’abord je voudrais te dire comme les choses vont de dérouler. Le temps que dureront les recherches pour retrouver ton Père, tu resteras avec nous. Ta chambre est prête et sera ton principal lieu de repos, étude et jeux. Je ne souhaite pas voir un enfant courir partout. Tu iras à l’école, tu pourras faire un sport si tu le souhaites. Tu as des questions ? – Heu, non. Répondit Jack en baissant les oreilles. Solène se leva, s’approcha et se mit accroupi devant son petit fils. – Tu as faim ? Jack leva les yeux et sourit. – Je prends ça pour un oui, allez, viens avec moi dans la cuisine. William prit un journal et se mit à lire. Solène sortit une poêle, du beurre et des œufs. – Mon p’tit, nous allons faire… ? – Des crêpes ? Répondit Jack avec un large sourire. Solène, sourit à son tour et ils se mirent à l’ouvrage. – Tu sais, Bill, c’est son surnom, n’est pas méchant. Disons que là, la disparition de ton Papa l’inquiète. Moi aussi, bien entendu, mais il faut bien que quelqu’un soit à tes côtés. Tu es en sécurité ici, nous veillerons sur toi. Jack sourit en mettant les ingrédients dans un plat. – Comment dois-je t’appeler ? Demanda-t-il. – Granny, ça te plaît ? – Oh oui, je peux te poser une question ? Solène leva les sourcils. – Bien sûr. – Pourquoi est-ce que je ne suis jamais venu ici ? – C’est compliqué… En fait, Henry, est devenu pilote contre la volonté de Bill, il voulait lui léguer son entreprise. Il est à la tête d’une entreprise d’import-export. Mais quand Henry est sorti de l’université, il est tout de suite entré dans l’école de pilotage et du coup, ça à créer des tensions. Le mariage avec Sarah, ta Maman, vu son apparence humaine, n’a pas aidé. Jack fronça les sourcils. Solène sourit. – Tu sais, nous sommes des canidés, les humains n’ont pas toujours été très gentil avec
nous. Du coup, un mariage entre une humaine et un canidé n’était pas bien vu. Solène mit une louche de pâte dans une poêle. Jack se tut et regarda Solène faire les crêpes sans poser de questions supplémentaires. – Je peux t’en poser une à mon tour ? Demanda Solène en faisant sauter sa crêpe. – Bien sûr. Répondit Jack en posant son menton sur ses mains. – Comment te sens-tu ? Ta Maman et ta sœur Jackie sont loin, Lucas n’est plus là non plus et maintenant Henry… Jack se mordit l’intérieur de la joue. – Et bien, là, je me sens perdu. Maman et Jackie me manquent énormément, je n’ai plus de contact avec elles, la Terre c’est loin. Lucas, c’est une partie de mon cœur qui est vide, il a été malade subitement, puis il est mort… et Papa… je ne sais pas, je suis un peu perdu. Solène posa la crêpe dans l’assiette et la mit devant Jack. Elle saupoudra du sucre. – Ok, on va tout faire pour t’aider, tu es ici chez toi. Dit-elle en embrassant la tignasse de son petit fils. Dix ans passèrent. Jack était maintenant un adolescent. Sa relation avec William était devenue moins tendue, les deux hommes allaient courir ensemble tous les jours dès que le jeune homme était rentré de l’école. C’était un moment parfait pour les grandes discussions importantes ou non. Ce jour là, les propos de William allaient être on ne peut plus sérieux. – Stop ! Dit William en posant ses mains sur ses genoux. Jack fit demi-tour, et revint en trottinant auprès de son Grand-père. – Tu fatigues ? Demanda-t-il inquiet. – Je ne suis plus aussi fringant, répondit William en se redressant, il faudrait que l’on parle. – Oh, je n’aime pas ce ton. Dit Jack en faisant la moue. William s’approcha d’un banc, sortit une bouteille de son sac. – C’est au sujet de Solène. Jack resta debout fronça les sourcils et croisa les bras. – Oui, tu ne vas pas aimer ce que je vais te dire, mais, il faudra bien que tu écoutes, et que tu acceptes. – Vas-y, balance l’info. Je ne suis plus un enfant, pas besoin de paquet cadeau. – Bien, dit William en rassemblant son courage, il y a trois mois, elle a passé des tests sanguins. Il s’avère qu’elle a un cancer, qui commence à se généraliser. Jack avala sa salive et s’assit à son tour. – Quel stade ? – Avancé. Le temps lui est compté. – Nous avons pourtant des médecins à la hauteur dans ce domaine. – Oui, mais pas quand c’est à ce stade. Répondit William les oreilles basses. Jack baissa la tête. – Pourquoi est-ce que le sort s’acharne comme ça ? Pensa-t-il. Il leva la tête et regarda son Grand-père, ce dernier se sentant observé, regarda Jack à son tour. – On va gérer, on va être forts… pour elle. Ok ? Dit William. – D’accord, pour Granny ! Dit Jack en tendant la main. William la serra et posa de nouveau son regard sur le lac. Les deux hommes restèrent de longues minutes sur ce banc au bord du lac. Les oiseaux chantaient gaiement, une douce brise faisait onduler l’eau, quelle belle journée. Et pourtant c’était l’une des pires pour la famille Junior. Ils rentrèrent à la maison, le soleil se couchait sur la ville débordante de vie. Solène était assise dans son fauteuil, elle lisait son roman préféré,Un été sous la neige. Jack s’approcha d’elle et s’accroupit devant. Solène leva le nez de son livre et lui sourit. – Il t’a dit ?
Oui, répondit Jack, je suis désolé. – Je sais, dit Solène en passant la main sur la joue humide de son petit fils, ne t’inquiètes pas, tout va bien se passer. La vie ne s’arrête pas, je continuerais à vivre d’une manière ou d’une autre. Notre âme ne meurt pas, il reste toujours un petit quelque chose de nous. Jack soupira et sourit. – Tu es toujours si positive, tu peux compter sur moi pour tout ce dont tu auras besoin. Je serais là ! – Je sais mon chéri, merci. William entra à son tour dans le salon. – Jack, j’aimerais que tu viennes avec moi dans la bibliothèque. – Heu, d’accord. Tu permets, le grand chef désire me voir. Dit Jack en souriant. – Il ne faut surtout pas le faire attendre. A plus tard mon chéri. Dit Solène en se replongeant dans sa lecture. Jack l’embrassa tendrement sur la joue, elle sourit. Les deux hommes entrèrent dans la bibliothèque, William sortit un livre des larges rayonnages. Il le tendit à Jack. – Ceci est l’histoire de notre civilisation. Nos origines, notre évolution. C’est important de savoir d’où l’on vient. – Pourquoi tu insistes sur la fin de ta phrase ? William secoua la tête. – Oh, pour rien. Tiens, prends-le. Il est à toi. – Merci. – Il est l’heure de manger, allez, hop en cuisine, on va faire un bon souper à ta Grand-Mère. – Avec plaisir ! Répondit Jack en prenant William par les épaules. Ils entrèrent dans la cuisine, Jack posa le livre aux abris d’éventuelles éclaboussures. Solène leva le museau de son livre et regarda les hommes de loin. – Qui aurait cru que vous seriez devenus si proches. Pensa-t-elle. William sortit les ingrédients du frigo, Jack se mit à couper les légumes. Après presque deux heures, ils prirent place à table. Jack prit la main de Solène dans la sienne. – J’espère que ça te plaira. Dit-il. – Oh mon chéri, si tu savais le plaisir que ça m’a fait de vous voir travailler ensemble comme ça. Peu importe si ce repas n’est pas le meilleur de Jupiter ! Jack regarda William, ce dernier sourit. – Allez, à l’attaque ! Dit Solène en se servant. Une heure plus tard, les plats étaient vides. – C’était juste une merveille. Dit Solène. Jack et William lui sourirent. – Merci. Dirent-ils en chœur. Solène se leva. – Je vais aller un peu me reposer, encore merci pour ce repas. – Je vais t’aider. Dit William en la prenant par le bras. Jack se leva et débarrassa. Il s’assit dans son fauteuil dans le salon et ouvrit le livre que William avait choisi de lui donner. Jupiter, les origines, lu-t-il,l’origine de la civilisation des Canidés et issue du croisement entre de l’ADN humain et de l’ADN canin. Le Professeur Margetic, imminent généticien Américain a passé cinquante années de sa vie avant que ces recherches ne soient couronnées de succès. Jupiter a été choisie pour « implanter » les premiers Canidés. L’expérience restant sous le contrôle humain. Au bout de mille ans d’évolution, les Canidés ont largement dépassés les capacités technologiques et la longévité humaine. Les humains intéressés par cette technologie pour leurs propres « besoins », cherchèrent à s’emparer des inventions, mais aussi intéressés par la durée de vie des Canidés (presque deux cent ans).
Malgré les négociations qui durèrent presque un an, aucun terrain d’entente ne fut trouvé. Une guerre éclata. Les humains vivant sur Jupiter furent sommés de quitter la planète sur le champ. Jupiter au bout de longs et douloureux combats, gagna son indépendance et la promesse de la Terre de laisser la population de Jupiter tranquille. Jack ferma le livre, le posa sur la table du salon. – Nous ne sommes qu’une expérience pour ces gens ? C’est hallucinant. Nous avons fait mieux qu’eux en beaucoup moins de temps et du coup, ils veulent mettre la main sur notre technologie, sans oublier un genre d’élixir de jouvence ?! – Je vois que tu as lu. Dit William en entrant. Jack sursauta. – Oui, enfin, une partie. C’est à cause de ça que Maman et Jackie sont parties si vite ? Sans contact possible ? Pourquoi Papa ne m’en a-t-il pas parlé avant ? William se gratta le front. – C’est un peu compliqué à expliquer à un enfant de huit ans, tu ne penses pas ? – Si, effectivement. Merci de m’avoir donné les explications, même si tu as attendu dix ans. – Pas de quoi fiston. Allez, laissons cette histoire là où elle est tu veux ? Chaque chose en son temps, il y a un moment pour savoir ce qui doit être su. – J’ai encore quelque chose à apprendre ? Demanda Jack perplexe. William haussa les épaules. – Il y a un match de hockey ce soir, tu le regardes avec moi ou tu travailles au resto route ? – Je travaille, d’ailleurs, je vais devoir y aller. A demain matin Bill ! Dit Jack en souriant. William le regarda sortir. – Chaque chose en son temps, tu sauras ce que tu dois savoir. Pensa-t-il en s’asseyant devant le visualiseur. Jack prit son vélo et se mit en route, Bill ne voulait pas qu’il prenne le vaisseau de son père pour se déplacer. Le soir commençait à tomber, Jack arriva dans une rue mal éclairée. Un vaisseau qui volait à raz du sol passa en trombe devant lui, le souffle de la machine lui fit perdre l’équilibre, il heurta des panneaux et glissa le long d’une paroi de béton. Il atterri dix mètres plus bas sur le sol d’un immeuble en construction, et s’évanouit lorsque sa tête heurta le sol. – Hey, tu m’entends ? Jack ouvrit les yeux avec peine. Il vit une silhouette floue, une voix d’homme se fit entendre. – Ah, tu es vivant, ne bouge surtout pas ! Les secours arrivent. Jack avala sa salive, elle avait un drôle de goût. – Ce n’est pas de la salive, pensa-t-il, bordenis que mon dos me fait mal ! – Voilà les secours, cria l’homme, ils vont te sortir de là ! Un vaisseau se posa près de l’homme, deux personnes descendirent de l’appareil. – Bonsoir, c’est vous qui avez appelé les secours ? Demanda un secouriste. – Oui, je suis Romuald Alby, j’ai vu un vélo par terre et les panneaux cassés. Il est vivant, dix mètres plus bas. – Merci Mr Alby, nous allons prendre le relais. Dit le plus jeune des secouristes. Romuald sourit et s’en alla. Les deux secouristes regardèrent dans le fond du trou. – Bonsoir, nous allons venir vous chercher. Je suis Taylor, le Lieutenant Talmès est là aussi. Jack essaya de parler, mais rien ne sortit. – C’est pas joli, dit Talmès, tu y arriveras ? – Pas vraiment le choix, dit Taylor, ça fait partie de ma formation de Lieutenant. Talmès posa sa main sur l’épaule du jeune homme. – Allez, ramènes le. Taylor enfila son équipement et descendit en rappel. Il arriva près de Jack. – Salut, tu peux parler ?
Mon dos… Gémit Jack. – Ok, on va te sortir de là, tu t’appelles comment ? Demanda Taylor en injectant un anti douleur au blessé. – Jack… Jack Junior… mes Grands-Parents… – On les appellera de l’hôpital, dit Taylor en souriant, je vais te mettre une minerve, pour ne pas que ton cou bouge. Le secouriste s’affaira, Talmès positionna le vaisseau au dessus de la scène et envoya la civière. Des badauds s’étaient agglutinés, une équipe de télévision qui passait par là s’arrêta. William regardait le match de hockey, tout à coup, le programme fut interrompu par un flash spécial. Nous sommes en direct de la Rue Gormak, un jeune homme est tombé dans un trou de dix mètres de profondeur, les secouristes sont sur place. Le Lieutenant Talmès est aux commandes de son vaisseau, il a fait descendre une civière. Ah, tiens, voilà qu’elle remonte. On vit la civière passer en gros plan. – Bordenis, Jack ! William laissa tomber la télécommande sur le sol, sortit en courant, sauta dans son vaisseau et décolla vers l’hôpital. Il arriva en même temps que le vaisseau de secours. Taylor et Talmès sortirent le blessé. William arriva en courant. – Désolé Monsieur, dit Taylor, vous ne pouvez pas approcher. – Jack ! Jack ! Tu m’entends ! Je suis là ! Tiens le coup, je t’en prie. Son Petit Fils ne répondit pas, il était inconscient. Taylor poussa le brancard vers les urgences. L’équipe était prête. – Jeune homme de à peu prêt vingt ans, sérieuses blessures au dos suite à une chute de dix mètres, il est conscient par moment, il sait bouger ses mains et ses pieds. Je pense pour des lacérations dans le dos. Il a eu 2 Milligrammes de Antidolis, il est stable. – Ok, merci Taylor, on prend le relais ! Dit le médecin urgentiste. Taylor laissa partir l’équipe avec le brancard. William était assit dans la salle d’attente, Talmès s’approcha. – Bonsoir Lieutenant, dit William, c’est mon Petit-fils, Jack. – Le fils d’Henry ? – Oui. Que s’est-il passé ? Demanda William inquiet. – Il est tombé dans un trou, il a certainement des lacérations importantes dans le dos, il n’est pas paralysé. William respira. – Merci. C’est déjà une bonne nouvelle. Taylor s’approcha à son tour. – Bonsoir Monsieur, dit-il, tout va bien se passer. Ses blessures sont sérieuses, mais il va s’en sortir. William se leva et se planta devant la fenêtre, Taylor et le Lieutenant se regardèrent. Talmès secoua la tête. – Allez, viens, on y va. Dit-il à Taylor. Ce dernier baissa les oreilles et secoua la tête. Une infirmière apporta le brancard. – Salut Molly. Comment va-t-il ? Demanda Taylor. – Ils s’en occupent, ne t’inquiète pas, il va s’en sortir. Bonne fin de garde. – A toi aussi. Tu me tiens au courant ? Demanda Taylor. Molly sourit. – Comme à chaque fois. Tu es parfois un peu trop impliqué. Il faut prendre de la distance. – Je sais, mais bon, je suis comme ça. Dit Taylor en s’éloignant en souriant. Les heures passèrent, William tomba endormi dans la salle d’attente. Un docteur s’approcha. – Monsieur Junior ? Dit-il doucement.
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