La continuité discontinue en placement familial

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Chez les praticiens du placement familial, le développement de l'approche interdisciplinaire des problématiques, s'appuyant sur les complémentarités des intervenants et sur la cohérence du cadre institutionnel, a permis de mieux appréhender la complexité de l'accompagnement des enfants placés et de leurs parents, de mieux en repérer le sens (continuité - interdépendance et lien - entre les diverses interventions, et continuité temporelle).
Publié le : mercredi 1 octobre 2008
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EAN13 : 9782336274454
Nombre de pages : 151
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La continuité discontinue

en placement familial

ASSOCIATION NATIONALE DES PLACEMENTS FAMILIAUX
Paris

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La continuité discontinue en placement familial
Continue, tu m'intéresses... !

Actes des 16ejournées d'étude

- Bordeaux

L'HARMATTAN

<9 L'HARMATTAN, 2008 5-7, rue de l'École-Polytechnique; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan l@wanadoo.fr ISBN: 978-2-296-06613-7 EAN : 9782296066137

ALLOCUTION D'OUVERTURE Véronique BAYON
Présidente de l' ANPF (Paris)

Monsieur le président, Monsieur le maire, Mesdames, Messieurs, permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue. C'est un grand plaisir de vous accueillir, et d'ouvrir ces 16ejournées nationales d'étude de l'ANPF. Je voudrais remercier nos partenaires locaux, plus particulièrement Philippe Madrelle, président du conseil général, ainsi que la ville de Bordeaux, pour l'accueil fait à cette manifestation. C'est bien sûr l'occasion de remercier chaleureusement les membres du comité de pilotage et d'organisation, animé par les régions Sud-Ouest et Centre-Ouest, ainsi que leurs associations et services qui ont leur ont permis de libérer du temps pour préparer ces journées. Ceux qui connaissent le fonctionnement de l'ANPF savent que leur réussite repose essentiellement sur la mobilisation des membres des délégations régionales. Le Crédit agricole et la mutuelle Intégrance sont également associés à ces remerciements. Mais c'est avant tout l'occasion de vous remercier, vous intervenants en placement familial, pour être aussi nombreux à participer à nos journées. Votre présence témoigne de l'intérêt toujours renouvelé que vous portez à nos réflexions et à nos travaux. En quoi consiste un nouveau colloque? Toutes nouvelles journées d'étude représentent une proposition, un pari ambitieux. Deux jours sérieux, mais pas solennels, durant lesquels plus de cinq cents personnes vont confronter leur point de vue sur le thème, paradoxal cette année, de «La continuité discontinue en placement familial »... Ça vous intéresse? Nous sommes aujourd'hui cinq cent trente personnes qui représentons la diversité des professions de nos services: - 36 % d'assistants familiaux; - 34 % de travailleurs sociaux; - 21 % de personnels d'encadrement, chefs de service ou directeurs ; - 9 % de psychologues et médecins psychiatres. 5

Et c'est passionnant de se retrouver au milieu de professionnels qui semblent vraiment intéressés par l'idée qu'il se joue quelque chose de jamais abouti en placement familial, toujours en recherche. Vous avez vous aussi votre place à tenir durant ces journées. Alors j'attends beaucoup de spontanéité de votre part. Les ateliers sont des opportunités à saisir. Vous pourrez y préciser vos idées et les renforcer. C'est enrichissant, même quand il y a des désaccords, et cela redonne confiance dans la capacité de penser notre pratique. La réforme de la formation obligatoire des assistants familiaux est aujourd'hui à l'œuvre. L'ANPF suit de près les expériences des uns et des autres sur le stage de 60 heures préparatoire à l'accueil du premier enfant et sur la mise en place de la formation des 240 heures. Elle sera à même de faire des propositions au ministère pour mettre en adéquation de façon plus satisfaisante avec la réalité de terrain le protocole des 60 heures et des 240 heures de formation obligatoires. L'enfance est au cœur du débat public. Dans une année chargée autour de deux lois concernant la protection de l'enfance et la prévention de la délinquance, l'ANPF a souhaité mettre à l'honneur et entendre les jeunes que nous accueillons. Ne sont-ils pas les mieux placés pour nous apprendre quelque chose sur la façon dont ils envisagent, comprennent, donnent du sens à ce que nous mettons en place pour eux et avec eux ? Les écouter nous expliquer ce que signifie pour eux «continuité », « confiance », «stabilité », «méfiance », «danger », «rejet », c'est s'engager dans une autre manière de faire de la théorie, en renonçant à chercher et à défmir des fondamentaux uniquement dans les livres. C'est peut-être l'occasion de découvrir des domaines auxquels nous, intervenants, devrons porter attention quand il s'agira d'évaluer le sentiment de continuité dans le vécu et la construction identitaire des jeunes dont nous avons la responsabilité. La loi sur la délinquance soulève bien des questions. L'argument selon lequel les adolescents d'aujourd'hui ne sont plus les mêmes qu'hier n'a que l'apparence du bon sens. Derrière le masque de la provocation, l'adolescent cache souvent sa vulnérabilité et ses échecs. 6

Tous ces jeunes adolescents ou jeunes adultes nous emportent parfois dans leur désespoir. Ils sont «graves», ils ont envie de ce qui se passe la nuit, ils aiment frôler le danger, la drogue, la prostitution parfois, ils n'ont peur de rien. On dirait qu'ils aiment s'approcher du monde obscur de leurs démons. Ils croient à leur étoile aussi, visent l'absolu, ont un besoin vital de se faire une opinion par eux-mêmes, quitte à en payer le prix. En même temps, ils s'en tirent souvent bien. Mais on le sait bien, hors de son groupe de pairs, lorsque le jeune est confronté à ses actes, le masque tombe souvent. L'ANPF affmne qu'il est possible d'aider ces jeunes à une intelligence de leur propre action, au lieu de s'en tenir à démasquer, impuissants, la domination qu'ils subissent ou qu'ils exercent. A-t-on vraiment pris conscience qu'avec la législation actuelle, un enfant de 13 ans peut être condamné, en tenant compte de l'atténuation de sa responsabilité pénale, jusqu'à une peine de 20 ans de réclusion criminelle? 13 ans... A-t-on vraiment pris conscience que, dans les conditions prévues par le projet, un adolescent de 16 ans, fut-il multirécidiviste, peut encourir les mêmes peines qu'un adulte, y compris donc la réclusion criminelle à perpétuité? A-t-on vraiment pris conscience qu'un jour peut-être aurons-nous à nous poser la question de savoir comment nous pouvons continuer d'accueillir et d'accompagner un enfant dans ces conditions? Quel savoir-faire nous faudra-t-il alors développer? S'il convient de responsabiliser et sanctionner si nécessaire ceux qui enfreignent la loi, il faut toujours avoir à l'esprit que tout homme est amendable et, afortiori, tout enfant éducable. La sanction doit faire partie du projet éducatif que l'on doit mener auprès des jeunes mineurs. Au lieu d'augmenter des peines déjà lourdes, il faudrait leur donner sens et retrouver les principes d'une réponse ferme mais juste et adaptée à des enfants qui sont, quelles que soient leurs transgressions, notre avenir. L'ANPF a pour vocation de définir des orientations politiques, portées par ses adhérents, et de les soumettre à débat. Une véritable lutte contre la récidive implique que soient mis en place les moyens humains et matériels nécessaires pour que les différentes mesures éducatives, en milieu ouvert ou de placement, jouent un rôle essentiel de prévention de la récidive en incluant l'intéressé dans un projet personnel motivant afin de mettre fin à sa «carrière 7

délinquante» même si, pendant un temps, il peut être nécessaire de contenir un mineur difficile pour l'empêcher de nuire aux autres, et finalement à lui-même. Je vous invite dans vos services, vos régions, à participer activement à cette période de réflexion que nous croyons importante dans l'évolution de la protection de l'enfance pour que nos politiques aient un peu moins ces représentations déformées de l'action sociale. Plus que jamais, seule la dimension institutionnelle permettra au placement familial de faire face aux évolutions sociales, aux évolutions des situations rencontrées. Seule une réflexion soutenue nous permettra d'évoluer et de proposer des alternatives cohérentes aux jeunes que nous accueillons. Notre culture nous a appris à être des acteurs responsables, à démontrer notre capacité à réfléchir, choisir et décider. Votre présence aujourd'hui est le premier témoignage du sens aigu de nos responsabilités et de l'engagement que nous souhaiterions promouvoir au sein de l'ANPF. Relever le défi de l'avenir et s'engager, c'est une ambition forte qui nécessite la participation de tous. Pour y parvenir, il est urgent de décloisonner les champs de compétence. En d'autres termes, mobiliser les efforts, mutualiser les moyens et coordonner tous les acteurs du secteur. L'ANPF participe activement aux travaux de la Coordination nationale des associations de protection de l'enfance (Cnape), qui se veut un lieu démocratique de rencontre, de réflexion commune et d'expression politique entre le niveau de gouvemance associative et celui d'expertise professionnelle des secteurs d'activité. Ces travaux menés tout au long de l'année apportent la preuve que la parole d'un champ associatif rassemblé et uni est naturellement entendue et appréciée. L'ANPF s'illustre par la qualité de ses recherches et ses réflexions. Elle s'inscrit dans une tradition de compétences reconnues. Se rencontrer pour s'enrichir de la voix des autres, écouter, échanger et s'apercevoir que le monde est plus grand que ce que l'on croit. Un nouveau colloque devrait servir à faire vaciller le sens habituel de notre pratique, à ébranler nos certitudes, à révoquer l'institution établie de nos pratiques, à inciter à la découverte.

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Je vous invite à profiter pleinement de l'existence de cette escale, au cours de laquelle rien n'interdit que s'ouvrent de nouvelles fenêtres sur de nouveaux concepts, de nouvelles pratiques. Dire comment et pourquoi serait hasardeux et illusoire. Mais quand même, voilà qui est sans doute optimiste et naïf; se dire qu'il y a encore quelque chose à réfléchir... et à faire évoluer dans le placement familiat Les journées d'étude de l'ANPF sont en somme une bourse aux idées. Puissions-nous retourner chez nous la tête pleine de projets! Je souhaite à toutes et à tous que la réflexion, les analyses et les échanges respectueux de ces deux journées y contribuent largement. Merci.

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OUVERTURE DES TRAVAUX Jean-François ROCHE
Pédopsychiatre à l' Alsea (Limoges) et fil rouge des journées

Dans la marine royale anglaise - dit-on -, les cordages étaient tressés avec à l'intérieur un fil rouge afin que nul ne dérobe à Sa Majesté le moindre filin. Fil rouge de ces journées, mon souhait, et je peux aussi dire le souhait de toute l'équipe de préparation du congrès, est bien au contraire que vous vous empariez de tous les filins qui vous plairont et que vous les fassiez vôtres arm qu'ils deviennent liens de vos pensées et de votre travail. Ce qui nous réunit ici - praticiens du placement familial de professions différentes - est le fait que nous nous occupons d'enfants que la société nous a confiés car, dans ses représentations, elle estime qu'ils relèvent de notre action (mais de quelle action d'ailleurs ?), avec comme objectif de leur permettre de se développer, d'échapper à un destin aussi inéluctable qu'imprécis (car au fond, qu'est-ce que protéger un enfant ?). Bien sûr, nous avons des réponses mais chacun d'entre nous dans un registre différent; parfois, nous partageons les mêmes mots mais nous les rattachons à un sens différent. Il importe de préciser donc au plus près la multiplicité des acceptions possibles des termes que nous employons afin d'éviter autant que faire se peut les malentendus. Le thème des présentes journées est celui de la continuité et de la discontinuité. Bien sûr tout le monde est d'accord sur un point: la continuité est nécessaire et fondamentale; mais si nous essayons de définir la notion même de continuité ou les fonctions possibles de la discontinuité, ce consensus de façade est très vite mis à mal. Quelques remarques semblent donc devoir être formulées en préalable à nos travaux. 1) L'idée de continuité dans son sens premier - ainsi que nous le proposent les dictionnaires - touche essentiellement le temps et l'espace avec une notion d'ininterrompu, d'absence de hiatus ou de séparation. Il s'applique à l'espace de la géographie ou à celui des temps géologiques, Il

plus difficilement à une dimension humaine dont le temps est bref et clos dont le déplacement est minime. Par contre, mais un peu métaphoriquement, elle peut s'utiliser pour caractériser des temps de vie humaine marqués par l'absence de scansion, par exemple la chronicité de l'asile, la chronicité de vie de certaines familles, l'immuable répétition de certaines constellations symptomatiques, c'est-à-dire des réalités bien éloignées de ce que nous souhaitons proposer aux enfants qui nous sont confiés. 2) Par contre, l'observation du déroulement de la vie ordinaire nous montre bien l'existence et la nécessité de crises, de ruptures successives tant physiologiques - la puberté par exemple - que psychologiques -l'adolescence, l'accession au statut de parent par exemple - qui viennent scander et soutenir l'espace de notre vie de mortels conscients de l'être. 3) Pour nous proposer une sortie possible de ces apparentes contradictions, j'emprunterai deux notions développées par le psychanalyste toulousain Rémy Puyuelo. L'une est celle de l'inadaptation au monde - il n'y a aucune adéquation parfaite entre le monde qui nous entoure et ce que nous sommes réellement et l'une des tâches de l'enfant est de réussir son inadaptation au monde; l'autre est celle du sentiment continu d'existence -, réalité intra psychique née de l'intégration des expériences précoces de vie et venant soutenir la capacité de pensée et de survie psychique même dans des circonstances défavorables. Il n'y a donc continuité que dans la pensée, et dans ce qu'elle a de non quantifiable et non visualisable. La difficulté originelle de notre travail quotidien vis-à-vis de ces enfants que la société nous a confiés est que de nombreux avatars de la réalité seront venus les fragiliser et que nous allons rencontrer une contradiction majeure. D'une part, notre mission est de leur donner les meilleures chances d'une vie ordinaire, c'est-à-dire la capacité à traverser des crises et des ruptures de manière structurante et utile à leur développement. D'autre part, la fragilité personnelle de ces enfants née de leurs expériences de vie, ainsi que la fonction défensive et de protection institutionnelle pour la famille et pour les intervenants d'une forme pervertie de la continuité - la chronicité et la routine dont il ne faut pas négliger l'intérêt quand elle est utilisée en connaissance de cause (elle peut tout simplement permettre de survivre physiquement et 12

psychiquement) - viennent faire redouter et éviter ces temps critiques. Par ailleurs, des difficultés non négligeables persistent: celle de nos «maladies infantiles» et de nos utopies, comme l'illusion sur la capacité de la prévention et des traitements précoces à donner des restitutions ad integrum; celles de la permanente tentation de la réification des concepts (quel traceur externe du sentiment continu d'existence? Quelle durée de visite pour instaurer un lien maternel ?, etc.) qu'augmente le partage de concept dans un travail partenarial; celle de la pénétration permanente de notre vocabulaire et, partant de notre pratique, par le discours ambiant celui des usagers (mais quelle est la liberté d'un parent d'enfant placé?) ou des gestionnaires (quelle connaissance ont-ils de nos outils et de leur utilisation ?). Il semble important de bien repréciser que notre travail est un travail humain, que ces outils de mesure sont l'individuel et l'humain et que si la société qui nous confie une mission a légitimité à contrôler notre travail, elle peut le faire au niveau des objectifs et des résultats (résultats quant à notre mission et non à des éléments gestionnaires bien sûr) mais certainement pas au niveau de nos méthodes (dont elle peut toutefois avoir l'exigence qu'ils soient fondés sur une recherche et une adéquation aux connaissances scientifiques). Dans cette perspective, nos journées vont interroger nos pratiques à travers ce thème complexe et ambigu de continuité en faisant un va-etvient permanent entre théorie et pratique, et en laissant une large place à la recherche action. Nous entendrons successivement ce matin le point de vue de la sociologue Irène Théry, à partir de ses recherches sur la parenté, et celui du pédopsychiatre François Bridier sur le concept de troubles de l'attachement dans l'historique de son écriture psychopathologique. Cet après-midi sera plus centré sur la pratique à travers la présentation d'une articulation théorico-pratique par l'équipe du Centre familial d'accueil thérapeutique de Soisy, puis à travers un travail en atelier sur des thèmes préparés par les régions, des échanges sur nos propres pratiques, donc. Le travail de demain commencera par le retour des ateliers que nous essaierons de rendre brefs et informatifs; puis nous aurons un temps de table ronde entre les acteurs du placement - décideurs, praticiens - introduit par la présentation d'une recherche clinique effectuée dans la perspective de ces journées par Laure Ysos, psychologue clinicienne, sur le vécu par les enfants et adolescents 13

placés de la continuité et du sentiment de continuité, ce qui est une manière d'inviter leur parole parmi nous. Nous conclurons demain après-midi par une ouverture proposée par Michel Amar, psychanalyste et pédopsychiatre, autour d'autres continuité/discontinuité et d'autres liens dans le cadre de l'adoption.

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SÉPARATIONS ATTACHEMENT

PRÉCOCES RÉSILIENCE

François BRIDIER Pédopsychiatre (Bordeaux)

Prévenir, protéger, accompagner, soigner, voilà des objectifs qui nous réunissent. S'il y a des situations qui nous confrontent à ces objectifs, ce sont bien celles de troubles graves de la parentalité, de maltraitance à l'égard des enfants. La séparation de l'enfant d'avec son milieu familial est alors l'un des moyens susceptibles d'être envisagé et réalisé. Moyen qui soulève de nombreuses questions, dont celles concernant les modalités de maintien des liens entre l'enfant et ses parents. Quelles que soient les différentes conceptions/théorisations du développement de l'enfant, il y a un réel consensus concernant ce dont un enfant a besoin sur le plan affectif et émotionnel pour se développer aussi harmonieusement que possible. «Parmi ces besoins psychologiques fondamentaux, le besoin d'une relation affective stable et sécurisante à côté du besoin de communiquer et de partager ses expériences affectives avec quelqu'un de disponible, celui de se sentir compris, ou encore de se sentir actif au cours de ces échanges, représente une des bases qui doit guider notre action. »1 Séparation Les séparations au cours de la petite enfance posent des questions essentielles parce qu'elles touchent à un processus de base du développement premier de l'être humain, à savoir le processus de séparation-individuation, au cours duquel chaque bébé, en interaction avec sa mère, son père, constitue deux instances fondamentales dans son appareil psychique le soi et la « capacité à nouer une relation objectale »?
MAZET Philippe, « Avant Propos », in Maltraitance : maintien des liens? ; Editions Fleurus; 1995. 2 DAVID Myriam, Parents et bébé séparés, Syros, 1996. Objet: dans les écrits psychanalytiques, objet est pris dans un sens comparable à celui que lui donnait la langue classique: « Objet de ma flamme, de mon ressentiment, objet aimé» . Voir Vocabulaire de psychanalyse, Laplanche et Pontalis. 15
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