La course au bonheur

De
Publié par

1967. J'ai tout juste quinze ans. Le mec, il traverse la rue, ni une ni deux il me saisit au col. Qu'est-ce que t'as à m'reluquer, espèce de pédé ! Et un coup de boule, un, pour arranger les choses. Ça commence fort. 2015. Tant d'images me reviennent. De Medhi, le tapin de la rue Saint-Anne, à Jean-Luc, coeur battant de ma vie, emporté par le sida ; leur histoire et la mienne s'entrechoquent. Avec en fil rouge une histoire gay. Histoire d'une émancipation, et de mille batailles. Je reviens de loin.
Publié le : lundi 15 février 2016
Lecture(s) : 18
EAN13 : 9782140001390
Nombre de pages : 280
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Benoît Lapouge
La courseau bonheur Histoire d’une vie, gay
La course au bonheur
Benoît Lapouge La courseau bonheur Histoire d’une vie, gay *
Du même auteur
Benoit Lapouge et Jean-Luc Pinard-LegryL’Enfant et le Pédéraste,Éditions du Seuil, collection « Interventions », 1980. Beulah Roth,Sanford Roth, 1989 Albin Michel 1989. La Cuisine Créativepour le Reader’s Digest France, 1989. Jay Winter,La Première Guerre Mondiale, pour le Reader’s Digest France.
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris
http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-07925-7 EAN : 9782343079257
Pour Philippe, Mon Compagnon
Note liminaire
Sans me contraindre le moins du monde, j’ai parfois appliqué la règle dite de proximité, de voisinage ou de contigüité, qui accorde en genre et en nombre, l’adjectif, le participe passé et le verbe avec le nom qui les précède ou les suit immédiatement. e Cette règle courante jusqu’au XVI siècle, fut surtout attaquée e au siècle suivant par Malherbe et fut réitérée au XIX siècle sous l’argument que «le genre masculin est réputé plus noble que le féminin, à cause de la supériorité du mâle sur la femelle ».
AvertissementOn peut lire leRécitdans sa continuité pour une lecture plus savante, si tant est ! Sans aucune exclusive, bien au contraire. C’est la rue pd qui m’a formé. C’est, sur le bitume et le trottoir désirant, délirant parfois, que je me suis formé. Mais différence, et elle est de taille ! Nous,nous, embrassions ! J’ai lu, bien sûr, Proust, Gide, Martin du Gard : immenses e génies littéraires du XX siècle, tout autant que Julien Green : mais tous ces romanciers, aussi immenses sont-ils, ont baigné leurs écrits dans une misogynie assez étonnante, un platonisme magnifique certes, mais avec l’horreur et la détestation de l’efféminement, et plus encore de l’inversion tout cela parcouru par des propos parfois tout aussi homophobes que ceux contre lesquels ils disaient s’insurger et se révolter. Du coup, aujourd’hui, je les ai oubliés, beaucoup. Pour reprendre un mot de Didier Éribon, je n’ai jamais renoncé à apprendre : j’ai lu,Réflexions sur la question gaie. Je les ai trouvées extraordinaires pour la subtilité, la finesse de leurs aperçus. Tout autant que j’ai fait, jeune, mon miel des textes du premier Guy Hocquenghem, ses réflexions, incursions, intrusions socio-politiques. La Recherche- magnifique, oui - mais les personnages de Jupien et quelques autres : quel mal-être. La coupure est, à mes yeux, tout à la fois épistémologique, sociale et politique, d’abord.
ͻ
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.