La France de la Renaissance

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Si l’on vous dit XVIe siècle, vous pensez immédiatement à la Renaissance, à Chambord, et à Catherine de Médicis. Peut-être aussi à Rabelais, aux guerres de Religion et à la Saint-Barthélemy. Mais, que savons-nous des origines de la fraise et de l’invention de la braguette qu’arbore si fièrement François Ier sur ses portraits ? Du langage peu châtié et fort imagé qu’on pouvait entendre de la cour à la rue ? Des origines de la cédille et des différents traitements inventés pour combattre une nouvelle maladie, la syphilis. Enfin, comment un animal aussi ridicule que le coq a-t-il été choisi comme faire-valoir à une nation ?
En abordant le XVIe siècle par des entrées aussi variées qu’inattendues, mêlant le culturel, le militaire, le politique et le religieux, dosant savamment l’anecdote croustillante, les événements majeurs et la recherche historiographique la plus pointue, ce Dictionnaire de curiosités nous offre un kaléidoscope haut en couleur, qui restitue la complexité et la richesse d’une époque majeure de l’histoire de France.
Publié le : vendredi 12 septembre 2014
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EAN13 : 9791021001848
Nombre de pages : 264
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LA FRANCE DE LA RENAISSANCE Didier le Fur
LA FRANCE DE LA RENAISSANCE
DU MÊME AUTEUR
Anne de Bretagne. Miroir d'une reine, historiographie d'un mythe, Paris, Guénégaud, 2000. Louis XII. Un autre césarTempus »,, Paris, Perrin, 2001, « 2010. Marignan, 1314 septembre 1515, Paris, Perrin, 2004. Charles VIII, Paris, Perrin, 2006. Henri II, Paris, Tallandier, 2009. Le Royaume de France en 1500, Paris, RMN, 2010.
DANS LA MÊME COLLECTION « DICTIONNAIRE DE CURIOSITÉS»
Antoine de Baecque,La France de la Révolution, 2011.
À paraître : JeanPaul Desprat,La France du Grand Siècle, 2012. Jacqueline Lalouette,La France de la BelleÉpoque, 2012. Éric Anceau,La France du Second Empire, 2012.
Didier Le Fur
LA FRANCE DE LA RENAISSANCE
Dictionnaire de curiosités
TALLANDIER
Collection dirigée par Didier Le Fur
© Éditions Tallandier, 2011. Éditions Tallandier, 2 rue Rotrou, 75006 Paris www.tallandier.com
Pour CharlesHenri de Boissieu
INTRODUCTION
C'est par une image éclatante que l'on nous présente volontiers la Renaissance en France. Il s'agirait d'un moment historique majeur qui annoncerait, par ses inno vations, le temps glorieux des Lumières. Une conception qui en ferait l'aube de l'époque moderne, le brouillon de notre modernité. Évidemment, il y eut des guerres, évi demment, l'on s'était battu au nom de Dieu entre Fran çais. Mais tout cela est vite oublié, tant les nouveautés apportées à notre civilisation seraient décisives et fonda trices. Suivant la définition de Pétrarque, on nous affirme que la Renaissance serait le début de la reconquête sur l'obscurantisme, temps de ténèbres dominé par un imagi naire chrétien rétrograde, par des croyances et des super stitions absurdes, un isolement intellectuel mesquin. Première remise en question d'un système injuste et obsolète, elle serait à l'origine d'une nouvelle sagesse, essentiellement laïque et humaine, caractérisée par l'indi vidualisme. Depuis quelques années, contexte internatio nal oblige, on prétend même qu'elle serait, du fait de la découverte du continent américain et de son exploitation, la première mondialisation. En somme, la Renaissance serait une véritable révolution. Pour illustrer ce point de vue, sont évoqués les grands voyages à travers le monde, l'imprimerie, le génie de certains artistes, tels que Léonard de Vinci, les travaux d'intellectuels, comme ceux de Budé et d'Érasme. Un ensemble de talents pas toujours français, mais qui aurait été accueilli et soutenu en France
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er par un prince, François I , devenu l'incarnation de cette époque si magnifique. À ce souvenir radieux, d'autres ont émis de sérieuses e réserves. La Renaissance duXVIsiècle aurait été un crime. L'imitation italienne de l'exemple antique aurait abouti à une oppression du génie national et à la fabrica tion d'œuvres artificielles. En outre, certains historiens du Moyen Âge, depuis quelques années, soutiennent que la e e Renaissance ne serait pas née auXVIsiècle, mais auXII, e voire auIX, sous Charlemagne. Le renouveau de la France serait le temps de l'empereur à la barbe fleurie ou celui des cathédrales, mais certainement pas celui des châ teaux de la Loire qui, loin d'être novateur, n'aurait été que la manifestation d'un déclin. Les plus modérés se contentant de dire : dans la Renaissance, ce qui est nou veau est mauvais et ce qui est bon n'est pas nouveau. Au péché d'éblouissement, il n'est pas forcément utile d'opposer le péché de myopie, d'autant que ce débat n'est e pas vraiment récent. AuXVIsiècle, le mot de renaissance n'était attaché qu'à la notion de restauration de disciplines. Celle des arts, suivant l'Italien Giorgio Vasari, et celle des lettres, conception authentiquement française. D'autre part, les hommes qui, en France, voulurent justifier cette e renaissance auXVIsiècle furent souvent proches de la foi protestante. Le réveil des lettres, le retour aux textes pri mitifs auraient, selon eux, amorcé celui de la pure religion. Imprégnés de l'idéologie du temps qui prônait la restaura tion impériale et qu'ils servirent par leurs écrits, ces hommes affirmaient que, souvent depuis la chute de l'Empire romain, le monde politique, intellectuel et reli gieux s'était engagé dans une décadence continue qui aurait duré mille ans. Mille ans de nuit d'un Occident livré à la barbarie, jusqu'à ce que Pétrarque et ses acolytes viennent en sonner le glas. Puisque tous s'étaient per
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