La maternité en souffrance

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Devenir mère en Pendjari, au Bénin, est une épreuve que traduisent les normes culturelles de socialisation sur la grossesse et l'accouchement. Ce livre présente un tableau critique des services publics de santé maternelle au Bénin, avec l'exemple de l'initiative prise par la zone sanitaire de Tanguiéta pour réduire la mortalité maternelle.
Publié le : mardi 15 mars 2016
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EAN13 : 9782140004025
Nombre de pages : 370
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Emmanuel N’koué SAMBIÉNI LAMATERNITÉENSOUFFRANCESOCIALISATIONETMÉDICALISATIONDELENFANTEMENTAUNORDOUESTDUBÉNIN
ESSAI
La maternité en souffrance
Emmanuel N’koué SAMBIÉNI
La maternité en souffrance
Socialisation et médicalisation de l’enfantement au nord-ouest du Bénin Essai
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-07392-7 EAN : 9782343073927
A Adjara Condé et Nékima Florence Bati
Remerciements Je crois fermement que la recherche en vue du doctorat est une formation à la fois académique et sociale, comme de nombreux autres types d’initiation, d’ailleurs. La thèse ne démarrerait peut-être pas, et surtout n’aboutirait pas, si son auteur se livrait à unone man show. C’est un travail collectif, suis-je tenté de dire, car bien de personnes y participent, parfois très activement, sans le savoir, et peut-être même sans le vouloir. Le Professeur Marc Poncelet, qui m’a pris sous aile et que j’ai fini par consi-dérer plus comme un père que comme un encadreur, est le principal accou-cheur de cette thèse, sa disponibilité pour m’encadrer ayant été instantanée, dès l’idée de conception de la thèse, au sens physiologique même du terme. Jean-Jacques Mongbo, ancien étudiant en master de l’Université de Liège, un soir de nos amicales conversations, m’avait demandé si je connaissais le Pr Poncelet. Ma réponse étant négative, il m’avait alors donné l’adresse électronique de ce dernier. La suite du processus de mise en relation a été une succession de bon-nes surprises. Nous avons échangé deux ou trois courriels timides, jusqu’au jour où j’ai lu, dans la presse écrite béninoise, que la coopération belge offrait des bourses, avec, comme conditionsine qua non,l’accord d’un encadreur d’une uni-versité belge et d’un co-encadreur d’une université locale. Sans m’avoir vu au-paravant, le professeur Poncelet n’a pas hésité à écrire à la coopération belge pour garantir l’encadrement et s’engager à la bonne issue de la recherche qui allait commencer. C’est encore lui qui m’a orienté vers le Pr Roch Mongbo, de l’Université d’Abomey-Calavi, pour négocier la co-promotion, alors que mes premières tentatives dans la quête de cet encadrement local s’étaient révélées in-fructueuses. Au-delà de cet engagement, qui a grandement facilité l’obtention du financement, les Professeurs Poncelet et Mongbo m’ont réservé un encadre-ment on ne peut plus franc, proche et convivial. Je me souviens de notre pas-sage, à bord de ma voiture, à Tanguiéta, Cobly et Matéri, dans les maternités ur-baines et rurales. Je n’oublie pas les contacts directs que nous avons eus avec des populations enchantées dans les débits de «tchoukoutou», la bière de mil, et avec des agents de santé à l’œuvre dans les maternités. Je me souviendrai toute ma vie de tous ces échanges très réconfortants que nous avons eus lors demon accident, en Belgique comme au Bénin. Je ne dirai pas tout, comme je n’écrirai pas tout, car je suis trop ému. Chers mentors, je ne veux pas vous dire merci, car j’estime que dire ce petit mot courant et familier des rapports sociaux ordi-naires n’est pas à votre mesure. Sachez que j’ai pris bonne note de votre gran-
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