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Extrait
Nous avons eu l’honneur de présenter au Forum Diplomatique de l'IRIC, Université de Yaoundé II, le 22 novembre 1995 une conférence intitulée « Considérations sur le Processus de Paix au Moyen-Orient ». Nous en reprenons ici quelques éléments.

Les racines de l’État moderne d’Israël remontent au plus profond de l’histoire du peuple juif. Le territoire de la « Palestine » n’a connu l’indépendance que sous la forme d’un État juif. D’abord à l’époque biblique jusqu’à sa conquête par les Romains dans l’an 70 de l’ère actuelle. Ensuite, depuis la renaissance d’Israël en 1948.

Entre ces deux dates, le territoire fit partie de l’Empire romain, de l’Empire perse, du Califat arabe, de l’Empire mamelouk et de l’Empire ottoman. Avant sa fondation, Israël était sous mandat de la Société des Nations - qui fut confié au Gouvernement britannique avec pour mission l’établissement d’un « Foyer National » pour le peuple juif.

En dehors de l’élément politique qui a affecté son évolution récente, la Terre d’Israël a toujours revêtu une signification particulière pour le peuple juif. À l’encontre d’autres peuples antiques, les juifs ont maintenu leur identité pendant 2000 ans d’exil. Ils ont continué à considérer la « Terre d’Israël » comme la patrie vers laquelle ils retourneraient un jour pour y reconstruire leur indépendance.

Le litige entre Israël et les États arabes, un des nombreux conflits du Moyen-Orient, n’a pas commencé avec la proclamation de l’État d’Israël en 1948, ni avec la guerre de 1967. Il remonte à l’époque qui précède l’État, au cours de laquelle la reconstruction du pays par le peuple juif faisait l’objet d’une opposition absolue et souvent violente de la part des Arabes.

En 1947, les Arabes rejetèrent la résolution de l’Assemblée Générale des Nations-Unies visant à trouver une solution au conflit et recommandant le partage du pays en deux États : l’un arabe et l’autre juif. Entre 1948 et 1967, la Judée-Samarie et la bande de Gaza se trouvaient respectivement sous contrôle jordanien et égyptien. La guerre a alors été déclenchée trois fois contre Israël, sans qu’un État arabe indépendant soit établi.

L’aspect le plus saillant du conflit arabo-israélien est son asymétrie. Israël n’a jamais nié ou contesté le droit à l’existence d’un État arabe quelconque. Dès la création de l’État d’Israël, les États arabes aspirèrent à le détruire et lui firent la guerre afin d’atteindre cet objectif. Il a fallu trois décennies et cinq guerres pour que le premier des États arabes, l’Égypte, le plus grand, le plus peuplé, le leader du monde arabe, signe un accord de paix avec Israël. Il a fallu 45 ans, 7 guerres et l’Intifada pour que les Palestiniens signent un accord de reconnaissance mutuelle avec Israël. Il a fallu un an de plus pour que la Jordanie signe le Traité de Paix avec Israël.

La superficie totale de l’État d’Israël, y Inclus les territoires occupés - Judée et Samarie (la Cisjordanie), la bande de Gaza, les hauteurs du Golan, atteint 27 400 km2. La population d’Israël est aujourd’hui de 6 millions d’âmes, dont 1 million qui ne sont pas juifs. Israël, qui constitue 50 % du conflit, du Moyen-Orient, occupe une partie infime du territoire de la région et sa population représente moins de 2 % de la population arabe du Moyen-Orient.

C’est une des données fondamentales du différend; l’asymétrie. Quelques éléments du problème du Moyen Orient, vus du côté israélien.
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