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La mosaïque brisée

De
160 pages
Voici une invitation à découvrir que l'économie n'est pas une construction abstraite fondée sur des statistiques et des données rébarbatives ; mais qu'elle procède de la compréhension de l'évolution vivante des sociétés humaines. Au centre de notre étrange aventure humaine il y a les valeurs, notre fragilité ou notre générosité, notre capacité ou notre impuissance à organiser une société qui fonctionne. En croisant des récits qui vont du Nicaragua à la Mongolie, de la Pologne à l'Afrique du Sud, du Canada au Brésil, ce livre plein de fougue est un message d'optimisme tranquille, et surtout d'une ténacité humaniste.
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La mosaïque brisée
ou l'économie au-delà des équations

1re et 2e éditions en langue brésilienne,
o mosaico Pal1ido. A eCOIZOJJ1ia aléJJl das equaçiJes

(Q2000 et 2002, Editora \Tozes Ltda. Rua Frei Lu_s, 100 25689-900 Petr6polis, RJ - Brasil
ISBN: 85.326.2420-0

1re édition en langue française, (Q 2004, Chantal Tiberghien et Editions L'Harmattan,

ISBN: 2-7475-6868-7 EAN : 9782747568685

Ladislau Dowbor

LA MOSAÏQUE BRISÉE ou l'économie au-delà des équations

Traduit du brésilien par Chantal Tiberghien et Maria Aparecida Santos

Université

Préface de PierreJudet Professeur émérite, Pierre Mendès France, Grenoble

2

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Poly1ec1ulique 75005 Paris FRANCE

L'Harmattan Hongrie Hargita u. 3 1026 Budapest

HONGRIE

L'Harmattan ltalia Via Degli Artisti, 15 10124 Torino ITALIE

La Librairie des Humanités Dirigée par Alain Pessin, \Tice-président chargé de la Culture et de la Documentation, et Pierre Croce, responsable de la Cellule d' .L-\ideà la publication à l'Université Pierre NIendès France, Grenoble 2

La Librairie des HUJnanités est une collection co-éditée par les Editions L'Harmattan et par l'Université Pierre ?\lendès France de Grenoble. Destinée à recevoir, dans ses diverses séries, des textes couvrant tout le champ des sciences sociales et humaines, son caractère universitaire lui fai t devoir et privilège de promouvoir des travaux de jeunes auteurs autant que de chercheurs chevronnés. l\1embres du Conseil scientifique de la collection: Fanny Coulomb, Economie Jérôme Ferrand, Droit Pierre Kukawka, Politique et Tenitoire Thierry l\lénissier, S den ces de l'HOIJ1JJ1e Alain Spalanzani, Gestioll

Dans

la même

collection:

J. Ferrand
L'Or/lssée

et I-I. Petit (Dir.)
des Droits de l'boJJIJne (2003)

T. l - FOlldatiolls et Ilaissantes des Droits de j'hoJJlme T. II J\1ises ell œuvres des Droits de l'hoJJJJne T. III - E,!jetlx et perspe{1ÙJes des Droits de l'hoJJJJne

-<

\. Blanc et \. Pessin (Dir.)
-<

L~11 dll ten'aill J\1é/allges oJfel1Sà HOlvard Becker, 2003 Ch. -L\mourous (Dir.) Qlle faire de l'hÔpital? (2004) Y. Chalas (Dir.)

L'IJJlagillaire aJIJéllagetlrell JIllltatioll (2004) J .-L. Chabot et C. T ournu (Dir.) L 'hé1itage religiellx et spÙitllel de lïdelltité européellJ1e(2004)

E wa Bogalska

IVlartin

El1tre JltéJltoire et oubli Le destill croisé des héros et des lJidilJtes (2004)

~Amézian Ferguène GOtllJerllalltelocale et délJeloppeJJteJlt tenitOlial Le cas despCl)fsdu SNd (2004) Ladislau Do\vbor Préface de Pierre Judet La lnosaïqNe brisée
otll'écOIlOIJJie aN-delà des éqtlatiolls (2004)

PRÉFACE
Par Pierre Jt/det

Le livre de Laruslau Dowbor est une invitation à découvrir que l'économie n'est pas une construction abstraite fondée sur des statistiques, des équations et des dogmes rébarbatifs, mais qu'elle procède de la compréhension de l'évolution vivante des sociétés humaines. L'auteur invite en effet le lecteur, à travers la longue exploration d'une Vie, à la perception de la fragilité des théories et des systèmes aussi bien socialistes que libéraux, ainsi qu'à la découverte, chelnin faisant, des alternatives offertes. C'est une extraordinaire aventure que celle de Ladislau Dowbor, né en France de parents Polonais, passant sa jeunesse au Brésil, journaliste à Recife dans le Nord-Est brésilien, ouvrier agricole en Israël, étudiant en économie en Suisse à Lausanne, voyageant à travers l'Europe comme employé des wagons-lits, séjournant à Paris en mai 1968 ! Lorsqu'il retourne au Brésil, c'est pour lutter contre la dictature militaire. Il est arrêté, relâché puis arrêté de nouveau. Bénéficiant d'un échange à l'occasion de l'enlèvement d'un ambassadeur occidental par la guérilla, il est accueilli en Algérie où il intègre une communauté d'exilés en lutte pour la liberté, «Black Panthers », Sud-Africains, Angolais, Guinéens, Portugais. Il rejoint ensuite sa mère en Pologne, son pays d'origine, où, à l'école de Planification de Varsovie, il fréquente Oskar Lange et IZalecki, parmi les plus ouverts des économistes du monde socialiste. Après la Révolution des œillets d'avril 1974, il gagne le Portugal où il enseigne à Lisbonne et à Coïmbra avant de passer quatre ans à Bissau en Guinée comme conseiller du

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Ministre du Plan, Vasco Cabral. En 1988, il revient au Brésil à Sao Paulo où il devient professeur d'économie à l'Université Pontificale. Il s'échappera encore du Brésil pour conseiller le gouvernement sandiniste du Nicaragua de 1986 à 1988. À Sao Paulo, il ne s'est pas replié sur sa chaire professorale, mais il a pris la direction de l'équipe d'animation des relations internationales de l'immense métropole de Sao Paulo. C'est par suite du refus répété des États-Unis de l'admettre sur leur territoire qu'il n'a pu occuper le poste d'économiste auprès du Ssecrétaire général des NationsU nies qui lui avait été proposé. Depuis lors, comme il l'écrit, il s'efforce de tirer les « petites leçons» de ce parcours si riche dont il fait bénéficier le lecteur. Ses expériences multiples, à l'Est et à l'Ouest, lui ont appris une chose, à savoir: « Le temps des solutions simplistes est révolu; les oppositions capitalisme/ socialisme, privatisations/ étatisation, État maximum/État minimum n'ont pas de sens », Les simplifications idéologiques ne fonctionnent plus: simplification idéologique libérale aussi bien que simplification proposée par les gauches étatiques. Il faut « sortir des bunkers inexpugnables de référence d'une vision étatiste traditionnelle comme de l'absurde héritage néolibéral ». Car « être contrôlé par des monopoles publics ou par des cartels privés est un choix absurde ». La propriété des moyens de production n'est pas le problème central et chercher à « socialiser l'économie pour démocratiser la politique est un contresens qui ne peut conduire qu'au capitalisme d'État ». Ladislau Dowbor constate que les choses ont cessé d'être claires; toutes les prévisions sont désormais fragiles et il faut accepter que « la silhouette d'un nouveau monde se dessine à travers un horizon brumeux ». L'économiste se découvre « bien démuni pour résoudre les problèmes économiques réels ». Car « c'est le temps du questionnement, de

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l'ouverture, de la tolérance, de la compréhension, de l'humilité », d'autant plus que « gérer l'économie n'est que partiellement un exercice économique », que «les racines émotionnelles et passionnelles de l'économie sont profondes et que nos positions politiques sont influencées par la manière dont nous nous insérons dans le monde ». Il s'agit, en conséquence, de « comprendre l'économie et de comprendre la société à travers le prisme du citoyen ordinaire et de sa vie quotidienne» de telle façon que «la dynamique principale de l'économie soit interne et orientée vers les intérêts directs de la population ». En Pologne, par exemple, où il s'est heurté au « gigantesque carcan du socialisme », l'auteur a également constaté, ici et là, des réussites telles que certains développements de type coopératif à la campagne. Ensuite, à Sao Paulo, il a fait l'expérience de la gestion quotidienne de la sphère locale. Il en a conclu d'ailleurs qu'aujourd'hui, ce n'est plus l'usine mais la ville qui est au centre, qui est devenue « la cellule de base de la structure institutionnelle et de la vie en société ». Car la ville a une fonction d'intégration de diverses initiatives, qu'elles soient d'État, privées ou d'organisation de la société civile. « C'est au contraire le manque d'ancrage dans les pouvoirs locaux qui laisse les structures centrales de gouvernement exposées aux pressions et à la corruption ». Grâce aux fonctions exercées à Sao Paulo, Ladislau Dowbor a pu situer l'importance, pour une ville, des relations internationales, dans la mesure où, pouvoir local et niveau municipal ont un rôle fondamental à jouer. C'est grâce à ces relations directes entre villes que se tissent les réseaux d'échanges de type horizontal qui caractérisent l'évolution graduelle depuis des réseaux verticaux autoritaires, vers des systèmes de réseaux horizontaux interactifs. Apparaît alors un des maîtres mots de l'ouvrage: l'articulation! Nous sommes en effet « condamnés à l'articulation entre pouvoir d'État/entreprises privées/organisations

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de la société civile ». C'est la seule voie démocratique qui permet de prendre ses distances aussi bien par rapport au « carcan communiste qu'aux tragédies sociales du libéralisme ». Car « rester vissé aux solutions politiques centrées sur la privatisation ou sur l'étatisme n'est plus viable: il faut abandonner la quête de l'utopie réalisée clé en main au profit de la construction et reconstruction permanente des objectifs sociaux: tel est le choix en faveur de la voie démocratique ». Il est nécessaire, toutefois, de ne pas confondre ces articulations bénéfiques avec « les articulations qui se nouent entre grandes entreprises de travaux publics, politiciens corrompus, spéculateurs immobiliers, médias... sans oublier le système judiciaire, sous peine de tomber dans le drame dont souffrent tant de pays ». Ainsi le petit livre de Ladislau Dowbor marque une étape de sa longue marche, à la recherche d'une « alternative de civilisation» poussée par un « énorme besoin de solidarité », animée par la certitude que les hommes n'ont pas besoin de «produits sans cesse plus nombreux, mais plutôt d'initiatives d'organisation et d'intelligence ». L'auteur est persuadé que la construction d'un monde d'humanité se fait autour « d'un certain nombre de valeurs: amour, amitié, affectivité, travail créatif ». Lui-même, raconte-t-il « entre fromage frais, amour et tra\rail, j'ai trouvé la paix. .. et la vie elle-même... cette chose que nous avons complètement perdue de vue » ! Son espérance a été fortifiée lorsqu'il a retrouvé son père de plus de 80 ans, retiré dans le Nord-Est au milieu des paysans «sans réfrigérateur ni télévision », éveillant ces pauvres à leurs droits et suscitant leurs initiatives: «j'ai pensé alors que rien de tout cela n'apparaissait dans les journaux et que pourtant ce travail de fourmi parlant des Droits de l'homme et de la dignité, construisait la base d'une conscience qui, plus tard, servira de terreau à des changements plus profonds ».

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Ainsi se poursuit cette démarche faite de lucidité, d'humilité, d'espoir, mais aussi d'une ironie décapante. L'auteur reconnaît qu'il ne déteste pas « semer un peu de désordre et d'irrévérence sur le terrain d'objectivité de la science. .. ça ne m'est pas déplaisant d'irriter quelque industriel ». On pourrait ajouter ni quelque politique, ni quelque économiste! En tout cas, c'est un texte attachant pour le lecteur qui découvrira dans ces pages une étonnante aventure ainsi que les « petites leçons» à l'évidence bien utiles, que l'on peut en tirer.

PREMIÈRE PARTIE MOSAÏQUES DU PASSÉ

Et j'homme d'université pense qu'il faut réprzlner l'émotion pour produire. . .

Milton Santos

L'économie donne une forme à notre vision du monde, mais elle ne peut la constituer. Les dimensions économiques ne représentent qu'une partie de ce que nous sommes. Mais, comme le pouvoir et la dynamique de transformation de la société se structurent autour d'intérêts économiques leur compréhension est essentielle. Si l'on ne comprend pas les mécanismes économiques, on ne peut comprendre: pourquoi sommes-nous capables d'exploits extraordinaires tels que les voyages dans l'espace, alors que nous sommes incapables d'empêcher que tous les ans, 10 lnillions d'enfants meurent de faim ou de maladies évitables, ou encore de contenir le rythme de destruction de l'environnement sur la planète? La façon dont nous comprenons l'économie en soi n'est que partiellement liée à la compréhension de mécanismes techniques. Notre vision se construit à partir de nos

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émotions, des expériences vécues, du milieu social, et at/J'si de théories et d'instruments techniques. Les processus d'élaboration intellectuelle ne sont pas isolés, ils ne flottent pas dans l'air. Ce qui compte en fait n'est pas le parcours scientifique en soi, mais la façon dont ce cheminement croise les dilemmes simples rencontrés par chaque être humain. Che Guevara a écrit quelque part qu'un homme politique qui ne sait pas s'arrêter pour nouer le lacet de chaussure d'un enfant, n'a pas compris grand chose. Au cœur même de notre étrange aventure humaine, il y a les valeurs, et il y a notre fragilité ou notre générosité individuelle, notre capacité ou notre impuissance à organiser une société qui fonctionne. La vision de l'économie que nous allons présenter ici, est en quelque sorte la reconstruction d'une biographie. Il s'agit, pourrions-nous dire, de la vie de quelqu'un qui n'a pas choisi d'être économiste par goût particulier pour l'économie, mais qui sans l'aide de cette science ne pouvait comprendre les autres choses, le monde non économique. Débuts Je suis né en France en 1941, de parents polonais, dans une maison de jeux sur la frontière espagnole. Il est certainement difficile pour un Brésilien de se faire une idée de ce que signifie naître en Europe en 1941, dans le contexte d'une guerre qui a fait 60 millions de victimes. On naissait là où on pouvait. De l'Espagne moraliste du régime franquiste, affluaient des gens riches venant s'amuser en France, et les Pyrénées se truffaient ainsi de casinos. Mes parents, qui avaient participé à la Première Guerre Mondiale, ne sentirent aucun enthousiasme patriotique pour la Seconde et fuirent les Allemands par le Sud de la Pologne, se retrouvant en France et continuant à fuir vers le Sud au fur et à mesure que

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les Allemands avançaient. Et c'est ainsi que je suis né dans les Pyrénées, dans une maison de jeux. Il y a une raison à tout. Naître à l'étranger laisse des traces: cela signifie naître hors de chez soi. L'enfant est obligé d'en prendre conscience car toute différence chez l'étranger, qu'elle soit 'Testimentaire, culturelle ou simplement d'accent, provoque d'intenses réactions de la part des autres enfants. Ainsi, dès les premières années on vit un affrontement de cultures: rien n'est réellement spontané, naturel, évident, car chaque chose est vue d'une certaine manière à la maison et d'une autre manière hors de chez soi. À la maison, il y avait le père, la mère, la Pologne, la religion, les valeurs. Dehors et à l'école, c'était une autre culture, d'autres valeurs. Il n'y avait pas un système « naturel» de valeurs, mais plutôt la possibilité de valorisations diverses pour chaque chose. Tout petit, il fallut choisir. Ce n'est pas facile, mais c'est enrichissant. Nous croulons tous sous un fatras de visions simplifiées, que nous acceptons parce que tout le monde les accepte, mais qui au premier examen critique lnontrent leur absurdité. Nous y reviendrons. La guerre est un autre facteur. Tout Européen en porte les marques. Marques de la conviction profonde que tout homme, riche ou pauvre, avec ou sans instruction, peut devenir un héros dans certaines circonstances, mais pourra parfaitement devenir une bête méchante dans d'autres. Devant les aberrations dont est capable l'être humain en certaines circonstances, on perd la notion « d'homme bon» et « d'holnme mauvais» comme déterminants du comportement. Nous pouvons - et c'est normalement plus facile ou plus confortable - simplifier les choses. Nous pouvons nous dire que les Israéliens sont bons et les Arabes méchants dans le conflit palestinien. Ou alors prendre partie pour ou contre les Serbes dans l'ex-Yougoslavie. De cette façon, et même si nous essayons d'utiliser des arguments scientifiques, nous

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réduisons le monde à une version un peu plus sophistiquée des fùms qui opposent les bons et les méchants. En fait, l'homme est ce que font de lui les circonstances. Plutôt que de glorifier le bon ou de poursuivre le méchant il vaut mieux penser aux circonstances, au contexte qui construit ou détruit les relations sociales. Vivre, dès l'enfance, le contexte de la guerre, marque profondément. En 1951, nous arrivons au Brésil: mon père, ingénieur métallurgique, avait obtenu un contrat auprès de la compagnie Belgo-Minière, dans la ville de Joào Monlevade, dans la région centrale du Brésil. Nous habitions la Cité des Ingénieurs. Et ce fut un choc pour moi, le premier au Brésil, de découvrir l'univers profondément divisé entre ceux d'en haut et ceux d'en bas de la société, entre la Cité des ingénieurs et la Vila Tanque, cité des ouvriers. Quand on arrive d'Europe, la première impression est que la situation décrite dans MazIres et Esclavesl, est restée intacte en dépit de toute la technologie moderne présente. D'une certaine façon, va aussi se décanter l'idée, qui ne deviendra consciente que plus tard, que la modernité consiste en une forme de relations humaines dignes et non pas en l'abondance de machines ou d'automobiles. Les habitants d'Alfaville, ensemble résidentiel chic et soigneusement clôturé des environs de Sào Paulo, croient être arrivés dans la vie. Ceux qui vivent autour, parlent de leur « Alfavela ». Où mène ce genre de modernisation ? Mon père n'a jamais aimé l'autoritarisme des Luxembourgeois, propriétaires de l'immense usine sidérurgique de Monlevade. Un jour il m'exposa une solution simple pour améliorer la productivité des laminoirs en corrigeant une erreur structurelle de l'usine, je lui demandai

1 En référence à l'ouvrage de Gilberto traduit en français par Maîtres et Esclaves.

Freyre,

Casa Grande e Sellzala