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La nouvelle société du coût marginal zéro

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510 pages

Après le succès de La troisième révolution industrielle (plus de 40 000 exemplaires vendus), Jeremy Rifkin présente ici ce que sera la société collaborative de demain. Le prospectiviste de génie y dessine un nouveau paradigme favorisé par l’essor des nouvelles technologies : les communaux collaboratifs. 


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La nouvelle société du coût marginal zéro
Les règles du grand jeu de l’économie mondiale sont en train decanger. Le capitalisme se meurt et un nouveau paradigme qui vatout bousculer s’installe : les communaux collaboratifs. C’est une nouvelle économie qui se développe, où la valeurd’usage prime sur la propriété, où la durabilité supplante le consu-mérisme et où la coopération casse la concurrence. Ces communaux collaboratifs sont en plein essor : autopartage, lecrowfunding,lecoucH-surfing, les producteurs contributifs d’énergie verte ou mêmed’objets avec les imprimantes 3D. Ils offrent un espace fait demillions d’organisations autogérées qui créent le capital social dela société. Ce nouveau paradigme est favorisé par l’émergence des réseauxsociaux et de l’Internet des objets, qui sera bientôt omniprésentdans notre quotidien. Il se matérialisera par ces milliards de cap-teurs disposés sur les ressources naturelles, les caînes de production, implantés dans les maisons, les bureaux et même les êtresumains, alimentant en Big Data un réseau mondial intégré, sortede système nerveux planétaire. En parallèle, le capitalisme, miné par sa logique interne deproductivité extrême, rend le coût marginal – qui est le coût deproduction d’une unité supplémentaire d’un bien ou d’un service – quasi nul. Si réaliser cacune de ces unités supplémentaires necoûte rien, le produit devient donc presque gratuit et le profit, lasève qui fait vivre le capitalisme, se tarit. Avec le développementd’une vaste classe de prosommateurs – consommateurs devenusdes producteurs contributifs – c’est, pour Jeremy Rifkin, le signeque l’ère capitaliste dans laquelle nous vivons arrive à sa fin… Jeremy Rifkin dessine ici remarquablement ce nouveau para-digme collaboratif qui mènera à une société plus intelligente etdurable…
Jeremy Rifkin
Jeremy Rifkin est l’un des penseurs de la société les plus populaires de notre temps, et l’auteur d’une vingtaine de bestsellers, dontUne nouvelle conscience pour un monde en crise,L’Âge de l’accès,La Fin du travailetRévolution industrielleLa Troisième . Ses livres ont été traduits en plus de trentecinq langues. Rifkin conseille l’Union européenne et des cefs d’État du monde entier.
Titre original : THe zero marginal cost society © Jeremy Rifkin, 204
ISBN : 979-0-209-076-7 © Les Liens qui Libèrent pour la traduction française, 204
Jeremy Rifkin
La nouvelle sociétédu coût marginal zéro L’internet des objets, l’émergence des communaux collaboratifs et l’éclipse du capitalisme
Traduit de l’anglais par Françoise et Paul Cemla
ÉDITIONS LES LIENS QUI LIBÈRENT
Remerciements
Je tiens à remercier de leur travail extraordinaire Lisa Mankowsky et Sawn Mooread, qui ont supervisé la mise au point et la publi-cation deLa nouvelle société du coût marginal zéro. Un livre est presque toujours un effort collaboratif. L’efficacité d’un auteur dépend dans une large mesure des personnes qui travaillent avec lui à préparer le manuscrit. M. Mooread et Mme Mankowsky consti-tuent une équipe de rêve. M. Mooread a été particulièrement attentif à l’adéquation parfaite des tèmes et des détails concep-tuels tout au long de l’ouvrage. Mme Mankowsky s’est concentrée sur la lisibilité du texte d’un bout à l’autre et sur la coérence de sa présentation. Leur engagement dans le projet, leurs remarques éditoriales pertinentes et leurs conseils avisés ont été cruciaux pour déterminer le contenu final. Leur contribution est présente à caque page du texte définitif. J’aimerais aussi remercier Cristian Pollard de son aide à la préparation éditoriale du livre, mais aussi de l’élégante campagne de marketing et de relations publiques qu’il a organisée pour sa publication. Au fil des deux ans de préparation deLa nouvelle société du coût marginal zéro, nous avons eu la cance de travailler avec certains stagiaires très talentueux. Leurs contributions ont sensiblement accru la valeur de l’ouvrage final. Merci à Dan Micell, Alexandra Martin, Jared Madden, Elizabet Ortega, James Partlow, Suyang « Cerry » Yu, James Najarian, Daniel McGowan, Gannon McHenry, Kevin Gardner, Justin Green et Stan Kozlowski.
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LA NOUVELLE SOCIÉTÉ DU COÛT MARGINAL ZÉRO
Je voudrais également remercier Emily Carleton, mon éditrice cez Palgrave Macmillan, de son entousiasme pour le projet et de ses suggestions éditoriales nombreuses et perspicaces, qui ont aidé, en cemin, à parfaire le manuscrit. Merci à Karen Wolny, directrice éditoriale, de son soutien indéfectible tout au long du processus. Enfin, comme toujours, je tiens à remercier mon épouse, Carol Grunewald, de tant de conversations fructueuses au cours de la préparation du livre : elles ont contribué à la mise en forme de ma pensée et à la rigueur logique du texte. Très francement, Carol est la meilleure éditrice et styliste que j’aie jamais connue. Rédiger ce livre a été une joie, un vrai travail d’amour. J’espère que les lecteurs prendront autant de plaisir à le lire que j’en ai eu à l’écrire.
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Le grand cangement de paradigme : du capitalisme de marcé aux communaux collaboratifs
Un nouveau système économique entre sur la scène mondiale : a les communaux collaboratifs . C’est le premier paradigme éco-nomique à prendre racine depuis l’avènement du capitalisme et e du socialisme au début du  siècle. Les communaux collabo-ratifs transforment notre façon d’organiser la vie économique : ils permettent de réduire considérablement l’écart des revenus, de démocratiser l’économie mondiale et de créer une société écologi-quement durable. Nous voyons déjà émerger une économie ybride, mi-marcé mi-communal. Les deux systèmes travaillent souvent en tandem
a. En appelant ce nouveau systèmeCollaborative Commons, Jeremy Rifkin désigne les pratiques collaboratives actuelles du cyberespace en reprenant le nom traditionnel des terres gérées collectivement, dont l’appropriation privée, lors du mouvement des enclosures, a donné le coup d’envoi de l’essor de l’économie de marcé en Angleterre. En raison de l’importance de ce rapprocement dans la démarce générale du livre, nous procéderons de la même façon : plutôt que par « biens communs » ou « communs » (autres traductions possibles et pratiquées), nous traduironscommons(souvent employé au singulier,a commonsou « communaux », ) par « communal » etcommonerspar « com-muniers » (terme encore en usage en Savoie ou en Suisse romande pour désigner les usagers et gestionnaires d’un communal). Pourcommons managementougovernance, nous parlerons de gestion ou de gouvernance « communaliste » [Les notes de bas de page sont des traducteurs].
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LA NOUVELLE SOCIÉTÉ DU COÛT MARGINAL ZÉRO
et parfois se concurrencent. Ils découvrent à leurs frontières des synergies dont cacun tire avantage tout en ajoutant de la valeur à l’autre. Il leur arrive aussi de s’affronter durement : cacun s’efforce alors d’absorber l’autre ou de prendre sa place. Entre ces deux paradigmes rivaux, la lutte va être longue et implacable. Le capitalisme a donné une interprétation forte de la nature umaine et construit le cadre général où s’inscrit notre vie économique, sociale et politique depuis plus de dix générations. Cependant, même à ce tout premier stade de l’affrontement, on voit clairement qu’il a passé son pic et amorcé son lent déclin. J’imagine qu’il restera présent pour longtemps dans la structure de la société, mais je ne crois pas qu’il sera le paradigme économique e dominant dans la seconde moitié du  siècle. Les indices du grand basculement dans un nouveau système éco-nomique sont encore flous, souvent anecdotiques, mais les com-munaux collaboratifs sont en plein essor. En 2050, ils se seront probablement imposés en tant qu’arbitres suprêmes de la vie éco-nomique sur l’essentiel de la planète. Un capitalisme de plus en plus mince, efficace et astucieux restera prospère, car il trouvera suffisamment de points faibles à exploiter, surtout en proposant des agrégats de services et de solutions réseaux. Il sera donc un par-tenaire puissant et florissant dans la nouvelle ère économique, mais il ne régnera plus. Nous entrons dans un monde partiellement au-delà des marcés, où nous apprenons à vivre ensemble, toujours plus interdépendants, sur un communal collaboratif mondial. Je sais bien que cela paraît totalement incroyable à la plupart des gens : on nous a tant conditionnés à croire le capitalisme aussi indispensable à notre bien-être que l’air que nous respirons ! Plus généralement, au fil des siècles, pilosopes et économistes ont tout fait pour nous convaincre que leurs postulats opératoires dérivaient des lois qui régissent la nature. Mais en réalité les para-digmes économiques ne sont pas des pénomènes naturels ; ce sont de simples constructions umaines. Parmi ces paradigmes, le capitalisme a fait une belle carrière. Son existence aura été relativement courte comparée à d’autres systèmes dans l’istoire, mais il faut reconnaître qu’il a eu sur le parcours
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