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La peinture des femmes marocaines

De
212 pages
Ce livre propose un dialogue avec quinze peintres, femmes marocaines de la jeune génération. Une manière d'approcher leur profonde singularité. L'ouvrage nous entraîne dans une série de dialogues lumineux qui laissent surgir des expériences riches et passionnantes. Au-delà des techniques des unes et des autres, ce que ces nouvelles tendances nous apprennent, c'est l'émergence d'individualités qui mettent en exergue dans un double mouvement l'accomplissement d'une forme et d'un sujet. Découvrons ces multiples voix en laissant loin derrière les grandes réflexions sur l'art.
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LA PEINTURE DES FEMMES MAROCAINES
© L’HARMATTAN, 2015 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris
www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-06839-8 EAN : 9782343068398
Lahsen BOUGDAL
La peinture des femmes marocaines
Entretiens
L’HARMATTAN
Autres ouvrages publiés par l’auteur de ce livre :
Au Bourgdes âmesperdues, recueil de nouvelles, société des écrivains, Paris, 2005 Lapetite bonne de Casablanca, roman, l’Harmattan, Paris, 2010 Voix et Plumes du Maghreb, essai, l’Harmattan, 2010 Salves,poésie, Aracne éditrice, Rome, 2015
Photo de la couverture : sans titre, 1m80×1m80 Leïla Cherkaoui, artiste marocaine
A toutes les femmes dont la voix est encore étouffée par le babillage phallocentrique.
Préface La volonté, voire le désir des femmes d’agir dans le milieu artistique surgit de l’impact du féminisme dans les consciences. Cependant, il reste encore beaucoup à faire pour que de nombreuses femmes se reconnaissent enfin comme des artistes à part entière, et pour qu’elles acquièrent aussi sur la scène culturelle, sociale et politique, une véritable reconnaissance de leur art. Ces femmes sont aussi, de toute évidence, productrices d’une culture universelle et singulière.  Force est de constater aussi bien en Europe, par exemple, qu’au Maroc, mais au Maroc d’une manière plus criante compte tenu de son histoire, qu’il existe un véritable problème de reconnaissance des artistes femmes.  Pourquoi nous est-il difficile de donner plus de quinze noms de femmes plasticiennes, écrivaines, comédiennes, chorégraphes, cinéastes, vidéastes, photographes, danseuses etc… ? Pourquoi constatons-nous bien trop souvent qu’il existe beaucoup moins d’œuvres de femmes que d’hommes exposées dans les musées, ou autres institutions culturelles, ou encore dans les livres d’histoire de l’art ? Quelles sont les raisons de cette invisibilité des femmes dans le milieu de l’art ? Est-ce qu’il y a moins d’artistes du sexe féminin ? Pourquoi ? Les femmes font-elles un travail moins fort et moins intéressant que les hommes ? Font-elles de l’anecdotique, du joli, du délicat, du décoratif, un art mineur en somme ? Ou bien imagine-t-on, par exemple, que celles qui sont mariées et qui ont des enfants ne sont pas des artistes sérieuses ?  Toutes ces questions soulignent implicitement des inégalités insupportables. Il ne suffit pas pour autant de les souligner et ensuite de les « corriger » en rajoutant quelques œuvres de femmes aux grandes expositions ou aux ouvrages. Il faut s’interroger sur la discipline de l’histoire de l’art elle-même. Comment les œuvres sont-elles vues et interprétées ? Quels sont les critères utilisés pour évaluer et pour mesurer les talents des artistes ?  Ces propos de l’historienne britannique Griselda Pollock apporteraient probablement une réponse à la question de la quasi-invisibilité des femmes dans le milieu de l’art. Selon elle : «L’histoire de l’art est un discours masculin, fait par les hommes et pour les
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