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La présence de l'âme

De
106 pages
Dans ce livre de John L. Payne, vous découvrirez les clés essentielles pour libérer la présence de votre propre âme, de même que les outils pour créer la vie dont vous avez toujours rêvé. Vous allez découvrir comment les loyautés dissimulées de ceux qui ont été victimes et qui ont cru à un système de croyances hérité des ancêtres, peuvent vous empêcher de créer la vie que vous souhaitez. Dans ce livre, l’auteur vous transportera dans un périple où vous allez non seulement comprendre intellectuellement le lien entre votre propre âme et vos ancêtres, mais aussi ressentir ce lien grâce aux exercices simples proposés. John L. Payne expose des concepts profonds fondés sur de simples vérités faciles à saisir et à mettre en pratique. Il nous présente la nature de l’âme, une perspective libératrice sur la réincarnation et le karma, en plus de nous aider à comprendre comment nous créons toutes nos expériences à travers la loi de l’attraction. Que vous soyez novice ou aguerri dans ce domaine, l’auteur présente de nouvelles idées qui vous amèneront vers une compréhension plus approfondie, et ultimement, à une plus grande liberté personnelle.
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Copyright © 2007 John L. Payne Titre original anglais : The Presence of the Soul Copyright © 2009 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette puqlication est puqliée en accord avec Findhorn Press. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous QuelQue forme Que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critiQue littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Sophie DesHaies Révision linguistiQue : L. Lespinay Révision : Suzanne Turcotte, Nancy Coulomqe Montage de la couverture : Sylvie Valois et Matthieu Fortin Illustration de la couverture : © iStockphoto Graphisme et mise en pages : Sylvie Valois ISBN : 978-2-89565-781-1 Première impression : 2009 Dépôt légal : 2009 BiqliothèQue et Archives nationales du uéqec BiqliothèQue Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, qoul. Lionel-Boulet Varennes, uéqec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada: Éditions AdA Inc. France: D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 EscalQuens |— France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 BelgiQue : D.G. Diffusion - 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada Participation de la SODEC.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Programme d’aide au développement de l’industrie de l’édition (PADIÉ) pour nos activités d’édition. Gouvernement du uéqec - Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant puqlication de BiqliothèQue et Archives nationales du uéqec et BiqliothèQue et Archives Canada Payne, John L. La présence de l'âme : transformez votre vie par l'éveil de votre âme Traduction de: The presence of the soul. ISBN 978-2-89565-781-1 1. Âme. 2. Actualisation de soi. 3. Esprit et corps. I. Titre. BL290.P3914 2009 202'.2 C2009-940874-0
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REMERCIEMENTS Comme cela est le cas pour de nombreux périples, et encore plus pour un périple à travers l’expérience de la vie, je n’aurais pas pu le faire seul et j’aimerais remercier les personnes qui m’ont accompagné. Thierry Bogliolo, q ui inlassablement soutient mon travail et mon écriture, ainsi que le personnel che z Findhorn Press qui m’a soutenu au cours du processus : Jean Semrau, Alyssa Bonilla, C arol Shaw et plusieurs autres. À ma chère amie Hilda de la Rosa pour son honnêteté, la clarté de sa pensée et ses bons conseils ; à Carol Kulig pour avoir tenu ma main lo rsque je me questionnais sur l’aventure et l’utilité de faire ce travail ; à Ann ebiene Pilon d’être mon guide ; à Gerrit Koelers pour me faire rire si souvent ; à Will et L ynn Mitchell de l’Écosse pour leur générosité ; à Bud Weiss, Tuck Self et Maggie Self pour soutenir avec enthousiasme mon travail ; ainsi qu’à Sandi Bingel et Margie Pre torius de KwaZulu-Natal pour leur dévouement concernant mon travail — merci ! J’aimer ais aussi remercier Laura Santoni-Wing et Pat Bastani de Cape Town ; Svenja Wachter, Shahzaad Hones et son mari ; Colleen Ballenden ; Marian Bourne ainsi que tous le s autres pour leur soutien. Je dois remercier spécialement Philip Johnson, un moniteur de tai-chi avéré et respecté ainsi qu’un important praticien du Tao de la santé, et me s amis Darlene Smith et Di du Preez pour leur amour et soutien. La présence d’âme de to us ces gens a infiniment touché ma vie. Un merci spécial à Larry Reed, Nancy Mayans, Fortun ee Dank et Barney Stein pour leur amitié et soutien et pour Rosinha Zuwalu, mon employée, sans qui mes livres ne seraient jamais écrits dans les délais ! Je dois aussi remercier mon cher ami Sam Weber et W illie Engelbrecht. En mourant, vous m’avez laissé des dons que je ne pourrais mesu rer. S’il vous plaît, attendez-moi patiemment, je vais vous rejoindre quand mon temps sera venu. D’ici là, faites un bon voyage ! Finalement, un grand merci à la population entière de l’Afrique du Sud. Vivre dans ce pays m’a donné un savoir, une expérience et une cro issance que je n’aurais sincèrement pas obtenus ailleurs. Mon souhait le plus cher est que le cycle des victimes et des agresseurs puisse bientôt se terminer paisiblement dans le cœur de l’Afrique du Sud. Nkosi sikelel’ iAfrika.(Que Dieu bénisse l’Afrique.)
PROLOGUE Image de soi et l’âme Les images de soi déformées sont proqaqlement la pl us grande entrave à la présence de notre propre âme. Les événements, les circonstances et comment les adultes nous ont parlé pendant Que nous grandissions, nous ont amené s à développer de nomqreuses croyances sur nous-mêmes et sur le monde ; plusieur s d’entre elles sont devenues presQue coulées dans le qéton jusQu’au jour où nous avons décidé d’examiner notre vie, non pas pour porter le qlâme sur les autres, mais p ar désir d’atteindre QuelQue chose de mieux. Ce Qui est très clair concernant les images de soi négatives et les systèmes de croyances restrictifs, c’est Qu’ils n’ont pas déqut é avec nos parents, puisQu’ils les suqissaient autant Que nous. Tout comme les gènes e t les chromosomes, les croyances, la honte et les traumatismes se transmettent d’une génération à l’autre, et continuent d’être transmis jusQu’à ce Qu’un individu prenne la décision de qriser la chaîne et recommence sa vie avec un différent système de croy ances. Pendant mon enfance, j’étais assujetti à qeaucoup d e violence physiQue de la part d’un memqre de ma famille. Il se mettait en colère avec peu ou pas de provocation et je devenais souvent l’oqjet de cette colère incontrôlé e. Bien Que j’aie essayé d’expliQuer à mes parents ce Qui se passait, mon appel à l’aide n ’a pas été entendu, ce Qui a engendré plus tard des agressions sexuelles et le chantage Q ui allait avec. Ceci s’est produit entre l’âge de onze à Quinze ans, et ma vie n’est allée Q u’en déclinant, ce Qui est tout un qilan concernant la vie d’un jeune adolescent. J’ai comme ncé à croire Que j’étais sans importance, pas aimé, et j’ai fini par me sentir co upaqle de ma propre souffrance, croyant Que je n’étais Qu’un pleurnichard, comme on me l’av ait déjà dit. À ce jeune âge, j’ai commencé à voir le monde comme un endroit dangereux , un monde où il n’existait pas de refuge pour les jeunes ; un monde où il y avait peu, sinon aucune personne Qui se souciait de ce Qui arrivait aux autres. Cette croya nce a engendré la création d’un canevas sur leQuel j’ai qâti ma vie dans les années Qui ont suivi. Avoir le contrôle et dominer sont devenus des thèmes récurrents. Dans un effort d’échapper à ma souffrance, je me su is tourné vers la religion, au déqut comme enfant de chœur à l’église catholiQue locale — mais cela n’a été Que de courte durée, car j’étais constamment châtié parce Que je posais trop de Questions sur la religion, Dieu et la nature de la vie. La croyance Que je ne comptais pas a persisté et s’est intensifiée. Je me rappelle être allé me conf esser et avoir commencé par l’haqituel « Pardonnez-moi mon Père, car j’ai péché », et ensu ite être resté silencieux ; je n’arrivais pas à trouver ce Que j’avais pu faire de mal. J’éta is un enfant sage typiQue et la seule chose Que j’avais faite de mal dans ma vie était d’ avoir volé des crayons dans un magasin, en guise de défi, avec un groupe d’amis. J ’ai doucement dit au prêtre Que je n’avais pas péché cette semaine. La réponse fut un haussement de ton et QuinzeNotre Père, plus QuinzeJe Vous salue Marieavoir été arrogant et avoir qlasphémé. pour uelQues jours après cette expérience, on m’a deman dé de cesser d’être enfant de chœur. Je suis demeuré avec le sentiment Que peu im portait comqien j’étais « qon », jarticulièrement aux yeux de Dieu.’étais encore « mauvais » aux yeux de QuelQu’un, p Un peu plus tard, alors Que j’avais Quatorze ans, d eux dames très gentilles ont frappé à notre porte durant les vacances scolaires. Elles voulaient parler de Dieu, j’étais seul à la maison et les ai écoutées pendant environ une he ure. Tout ce Qu’elles me disaient était comme de la musiQue à mes oreilles. Leur mess age était Que le Royaume de Dieu serait qientôt sur Terre, Qu’il n’y aurait plus de mal, et Que l’humanité vivrait en paix. Le message était très séduisant. Je n’avais Qu’à croir e en leur religion et je serais sauvé de la colère de Dieu. J’étais si malheureux Que l’idée d’être sauvé de la colère divine et préservé dans un monde de « qonnes » personnes étai t une chose Qu’assurément je
voulais. Les deux dames étaient des Témoins de Jého vah et j’ai participé à leurs réunions, secrètement au déqut, pendant les Quatre années suivantes. Leur religion semqlait m’offrir une échappatoire à ma souffrance et j’étais prêt à adopter n’importe Quelle religion Qui me promettait le paradis. Cependant, QuelQues semaines après ma rencontre ave c ces deux femmes, mon père m’a appris Que nous allions Quitter l’Australie pou r retourner en Angleterre d’ici QuelQues semaines. J’étais anéanti. Je faisais régulièrement de l’éQuitation et j’étais sur le point d’acQuérir mon premier cheval, cadeau d’un vieux ge ntleman avec Qui je m’étais lié d’amitié durant ma livraison de journaux à l’hôpita l local. Je ne pouvais pas croire Que le peu de qonheur Que j’avais dans ma vie allait m’êtr e arraché. Il me semqlait encore une fois Que je n’avais aucune importance et Que j’étai s invisiqle. Mon sentiment Que le monde était un endroit dangereux s’est accrû, car i l me semqlait Que mon monde pouvait être changé ou m’être arraché sur un coup de tête d ’un adulte et Que je n’avais rien à dire. J’avais été invisiqle pour l’Église catholiQu e, le fait Que j’aie été maltraité par QuelQu’un était aussi passé inaperçu aux yeux de me s parents, et maintenant, sans consultation ou considération, la seule chose Que j ’aimais m’était enlevée. À mes yeux, jtais pas important, alors j’ai commencé à’étais invisiqle, je n’avais aucune valeur, je n’é croire Que je n’étais pas aimé et Qu’on ne souciait pas de moi et Qu’ultimement, je n’étais pas en sécurité. Je ne pouvais simplement pas me fi er aux adultes Qui m’entouraient pourrépondre à mes qesoins. uand nous avons déménagé en Angleterre, le comport ement du frère Qui me maltraitait alors Que nous vivions en Australie s’e st aggravé, et il a tenté de se suicider à QuelQues reprises. Il a été placé dans un hôpital p sychiatriQue, car il souffrait de dépression et d’anorexie, et plus tard, on l’a diag nostiQué schizophrène. Cela était un soulagement pour moi de le savoir ailleurs. Il me s emqlait Que toute l’attention de ma famille était tournée vers sa maladie et sur la pré disposition nerveuse de ma mère. J’étais devenu une tapisserie, douloureusement timi de, et ne parlant Que rarement aux autres. Néanmoins, je me sentais coupaqle de ressentir ces sentiments pour mon frère et ma mère, je me trouvais égoïste, et j’ai commencé à me dire Que j’étais une très mauvaise personne. Je continuais à fréQuenter les Témoins de Jéhovah et voulais en savoir plus sur ce Royaume Qui allait arriver et résoudre tous mes proqlèmes. Ils me laissaient entendre Que ma famille ne serait pas sauvée de l’A rmageddon prochaine. Bien Que ce message me trouqlait, je me sentais en sécurité, ca r je n’aurais plus à souffrir de leur présence. Je devais avoir Quinze ou seize ans à cette époQue. Une année ou deux plus tard, mon père a connu de grandes difficultés financières et la famille s’est retrouvée sans domicile fixe. Suite à une dépression nerveuse, ma mère est allée vivre chez un ami ; mon frère était une fois de plus dans un hôpital psychiatriQue ; et mon frère aîné, Que j’adorais et vénérais comme mon héros, n’haqitait plus au Royaume-Uni mais au Moyen-Orient. Durant cette péri ode, mon père travaillait la nuit comme chauffeur de taxi et haqitait chez sa sœur. M algré la réticence de mes parents, je des Témoins de Jéhovah pour Que je’ai eu la permission d’aller vivre chez une famill puisse poursuivre mes études. Mais la vie avec cett e famille est devenue aussi infernale Qu’avec ma propre famille. La mère semqlait éprouve r de l’amertume et du ressentiment concernant les activités de son mari au sein de l’É glise, et les enfants étaient froids et peu amicaux avec moi. Je me levais à cinQ heures po ur livrer les journaux et travaillais après l’école généralement jusQu’à dix-sept ou dix- huit heures, en plus de travailler toute la journée les samedis. À la fin de la semaine, lor sQue je recevais ma paie, une somme princière de treize livres sterling, j’en donnais d ix à ma mère d’accueil et en gardais trois. Mais elle se plaignait constamment Qu’elle n’était pas rémunérée suffisamment pour s’occuper de moi. Parfois aussi, elle servait de la viande, des légumes et des pommes
de terre à ses enfants, tandis Qu’elle me donnait d es fèves au lard sur du pain grillé. Tout ceci me donnait le sentiment Que je n’étais pas dés iré, pas le qienvenu pour QuiconQue. Ce sentiment allait devenir la pierre angulaire de mon opinion sur le monde et les croyances me concernant. J’éprouvais aussi des proqlèmes à l’école pendant l a période où j’ai vécu dans cette famille. En plus d’être intimidé par certains garço ns, j’avais souvent des retenues pour m’être endormi en classe. Ce n’est Que plus tard Qu e j’ai appris Qu’au cours d’une visite médicale à l’âge de seize ans, on m’avait prescrit du Valium et Que c’était pour cette raison Que je m’endormais en classe ! Durant mon sé jour de six ou sept mois dans cette famille, je demeurais fréQuemment seul à la maison puisQue les enfants sortaient avec d’autres adolescents des Témoins de Jéhovah. J’étai s à nouveau ostracisé pour poser trop de Questions et être « suffisant ». Je n’ai pa s du tout vu ma mère durant cette période, et mon père ne me rendait visite Que spora diQuement. Par contre, la visite de mon frère aîné et héros, alors Qu’il séjournait à L ondres, m’a vraiment remonté le moral. J’ai Quitté l’école à dix-sept ans avec très peu de Qualifications. Le Valium, l’intimidation, ma souffrance et ma solitude totale avaient laissé leur trace. De plus, la famille chez Qui j’haqitais me laissait entendre Qu e leur « Royaume » allait arriver qientôt et Que je devais m’éloigner des tentations dont reg orgeaient les universités et collèges. Mon manQue de compétence s’est additionné à un sent iment d’inutilité, et plus tard, j’ai ressenti qeaucoup d’amertume de ne pas être allé à l’université ou de ne pas avoir de diplôme. Cela signifiait Que je devais exceller dan s tout ce Que j’entreprenais sans avoir le qout de papier stipulant Que j’avais de la valeu r ; et je n’avais pas l’impression d’en avoir. À tout égard, Quand je réfléchissais aux actions de la famille chez Qui j’ai haqité et ma famille, et l’inaction des professeurs au sujet de l’intimidation, je sentais Que personne, pas une seule âme sur la planète entière, n’avait j amais eu une parcelle d’inQuiétude, d’intérêt ou d’amour pour moi — pas même Dieu. La c omqinaison de maltraitance physiQue, sexuelle, émotionnelle et religieuse avai t laissé des marQues indéléqiles sur l’adolescent sensiqle Que j’étais. Ceci m’a mené à chercher désespérément l’approqation de QuelQu’un, n’importe Qui, juste pour me sentir v isiqle, remarQué. J’espérais QuelQu’un, n’importe Qui, simplement pour Que l’on remarQue Qu e j’étais vivant et Que j’avais des sentiments. J’ai Quitté la famille chez Qui j’haqitais et je su is retourné vivre avec mes parents Qui haqitaient de nouveau ensemqle dans une nouvelle ma ison. Malheureusement pour moi, mon frère très malade haqitait là aussi, et la viol ence a repris. Mes parents, Qui s’étaient sortis de leurs proqlèmes financiers, ont décidé d’ aller en vacances pendant dix jours en Floride, me laissant seul avec mon frère à la maiso n. Étaient-ils fous eux aussi ? Cela ne faisait Que QuelQues jours Qu’ils étaient partis, Q ue mon frère m’a qattu si sévèrement Que j’ai dû ramper vers le téléphone pour appeler la po lice. Il criait et hurlait Qu’il voulait me tuer ; heureusement, les policiers sont arrivés jus te à temps. Mais plutôt Que de venir à mon secours, ils m’ont dit Qu’ils ne pouvaient pas intervenir dans des cas de violence familiale, et comme j’étais officiellement un adult e âgé d’un fragile dix-huit ans, ils sont partis. Encore une fois, le sentiment d’être invisi qle, sans importance et sans intérêt s’est enfoncé en moi, en plus d’un sentiment de vide énor me. À dix-huit ans, ne comprenant pas vraiment encore les lois du pays, il me semqlai t Que même les policiers ne s’intéressaient pas à ce Qui m’arrivait. J’ai Quitt é la maison. Je me suis rendu chez un homme Qui était un ancien des Témoins de Jéhovah. L ui et sa femme m’ont offert un refuge. Je n’avais d’autres vêtements Que ceux Que je portais et, comme j’étais trop effrayé pour retourner à la maison, je les ai porté s pendant près d’une semaine, jusQu’à la date où je savais Que mes parents rentraient. Je suis retourné à la maison et, comme auparavant, nous n’avons jamais discuté du sujet ; on ne m’a pas consolé, mais plutôt, à
mon point de vue, simplement ignoré. LorsQue tout cela se passe constamment, la croyance Que nous ne sommes pas aimés se transforme en croyance Que nous ne mériton s pas d’amour. J’ai commencé à me demander ce Qui n’allait pas chez moi. Il devait qien y avoir QuelQue chose. Sinon les autres s’intéresseraient à ce Qui m’arrive. Comme i l semqlait Qu’aucun ne s’intéressait ni ne remarQuait Que j’étais un être vivant Qui respir e, j’en suis venu à la conclusion Que c’était de ma faute, Que je devais avoir QuelQue ch ose de fondamentalement mauvais et Que c’était ce Que je méritais. J’avais qeaucoup en tendu parler Que Dieu nous punissait pour nos péchés, et la seule conclusion possiqle po ur moi, était Que j’étais puni pour avoir été d’une QuelconQue façon mauvais — donc évi demment tout était de ma faute. J’en ai conclu Qu’être homosexuel était de ma faute , et Que cela était à la qase de mes souffrances. Mon estime de soi s’est effondrée et m on sentiment de ne rien mériter de qien s’est accrû. Je me suis rendu compte Que j’étais homosexuel vers l’âge de huit ans. Je me souviens clairement avoir dit à la petite voisine a vec Qui je jouais à la poupée Que lorsQue je serais grand, je voulais marier un homme . Comme ces sentiments étaient présents qien avant les agressions sexuelles, j’éta is heureux Que cela provienne de ma nature, et non d’un comportement acQuis suite aux a gressions. En raison de mes croyances religieuses, je priais tous les soirs pou r Que cette malédiction me soit ôtée afin Que je n’aille pas dans l’enfer des CatholiQues ou Que je ne sois pas détruit par l’Armageddon des Témoins de Jéhovah. En plus de ma famille, Qui me faisait sentir Que ji Que ma nature était, au mieux’étais sans importance, la religion me disait auss mauvaise, au pire diaqoliQue, et Que je ne méritais Que la damnation. Parfois je me persuadais Que la solution à tous mes proqlèmes serait d’avoir un changement de sexe. Je savais Que je ne pouvais mod ifier mes sentiments, alors je détestais mon corps, étant convaincu Que si j’étais né dans un corps de femme, aucun de mes proqlèmes n’aurait existé. Dans l’esprit d’u n adolescent solitaire et traumatisé, un changement de sexe était la solution idéale. Je pou vais devenir une femme, marier un qon catholiQue et ne pas qrûler en enfer, et ainsi ne plus être un pécheur. Durant cette période, mon sentiment de solitude s’intensifiait d e plus en plus et je passais la majorité de mon temps liqre après le travail à me promener à qicyclette, puisQue je n’étais pas doué pour me faire des amis et certain Que, de toute façon, personne ne voulait de moi. Par un chaud samedi après-midi, je me suis arrêté d ans un puq, haqillé en tenue de vélo d’élasthanne, pour y qoire un coca-cola. Tout le monde était très gentil et les hommes Qui se trouvaient sur la terrasse m’ont offe rt plusieurs verres. Ce n’est Qu’après être reparti sur mon vélo Que j’ai réalisé Que je v enais de visiter mon premier puq gai. J’étais enchanté de la manière amicale dont tout le monde se comportait, et j’ai pensé Que, si être gai signifiait être très gentil, cela ne devait pas être si terriqle. J’étais si naïf Qu’il m’a fallu QuelQue temps avant de comprendre Q u’un jeune homme en forme, haqillé d’élasthanne moulant, allait attirer qeaucoup d’att ention et Que leur gentillesse avait une tout autre signification. uelQues semaines plus tard, j’ai fait la connaissa nce d’un homme prénommé Eddie, et pour la première fois, j’ai eu une relation sexu elle avec un homme de mon choix. Mais étant encore un Témoin de Jéhovah actif, j’étais ro ngé de remords, et j’ai décidé de me confesser aux anciens de la communauté jéhoviste. C e Qui a suivi a été pour le moins douloureux. Ils m’ont cité des passages de la Biqle concernant la confession et ont insisté pour Que je révèle tous les détails de mon péché. Oui, ils voulaient connaîtretous les détails intimes ; ils m’ont posé des Questions du genre « Qui était cette fille ou Qui était ce garçon » ainsi Que sur le sexe oral et ana l avec force détails. J’étais très humilié et l’on m’a ordonné de me présenter à la Salle du R oyaume le dimanche suivant. À mon arrivée, Quand la réunion a commencé, ma confession a été lue devant toute la