La question du plan Marshall et l'Afrique

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EAN13 : 9782296178489
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LA QUESTION

DU PLAN MARSHALL ET L'AFRIQUE

Collection

«

Points de vue»

SEKOUTR;AORE,Les intellectuels africains face au lnarxisme, 1983. J.-P. BIYITIhi ESSA~1,Canleroun : c01nplots et bruits,de bottes, 1984. P. KOFFITEYA, Côte-il' Ivoire: le roi est nu" 1985. MlJTUEBA..TsHITENGE, afre : cOfnbat pour la deuxièlne dépendance, 1985. Z G. A:OJETEKoUASSIGAN, Afrique: révolution ou diversité des possibles, 1985. Sidiki DIAKITÉ, Violence technologique et développenlent, 1985, 155 pages. A. KOUASSIGAN, Afrique révolution ou diversité des possibles, 1985, 155 pages. J. MFOULOU,L'()UA, triomphe de l'unité ou des nationalités (essai d'une sociologie politique de l'Organisation de l'unité africaine), 1986, 30 pages. J.-B. N'TANDOU, L"Afrique lnystifiée, 1986, 172 pages. Paulette SONGUÉ, La prostitution en Afrique noire, 1986, 155 pages. A. SAWADOGO,Un plan Marshall pour l'Afrique, 1987, 120 pages. M. CAHEN, Mozalnbique. La révolution ilnplosée, 1987, 175 pages. Paulin BAMOuNI,Burkina-Faso. Processus de la révolution, 1986, 190 pages. P.ENGLEBERT, La révolution burkinabé" 1986, 270 pages. BassekBa KOBHIO, Cameroun, la fin du 1naquis ? « Presse, livre et ouverture démocratique », 1986, 180 pages. Ndebi BIYA, £tre, pouvoir et génération. Le système Mbok chez les Basa du Sud Cameroun, 1987, 135 pages. Eteki OTABELAM.L., Misère et grandeur de la démocratie au Cameroun, 1987, 145 pages. Victor KAMGA, Duel camerounais: délnocratie ou barbarie, 1985, 20 pages. KENGNE POKAM, Les églises chrétiennes face à la montée du nationalisme, 1987, 202 pages; La problématique de ['unité nationale au Cameroun, 1985, 165 pages. Wongly MASSAGA,Où va le Cameroun? 1984, 192 pages. V. OMBE NDZANA,Agriculture, pétrole et politique au Cameroun. Sortir de la crise? 1987, 167 pages. Front Populaire Ivoirien, Propositions pour gouverner la Côte-d'Ivoire (préface deL. Gbagbo), 1987, 204 pages. Cheikh O. DIARRAH, Le Mali de Modibo Keita, 1986, 187 pages. Mar FALL, Sénégal: l'État Abdou Diouf ou le temps des incertitudes, 1986, 90 pages. Eloi,MESSI METOGO, Théologie africaine et ethnophilosophie, 1985, 124 pages. Wafik RAOUF, lran-Irak. Des vérités inavouées, 1985, 100 pages. Guy NUMA, A venir des Antilles-Guyane. Des solutions existent" projets économiques et politiques, 1986, 185 pages.
(Suite page 4)

Têtêvi G.TÉTÉ..ADJALOGO

LA QUESTION DU PLAN MARSHALL ET L'AFRIQUE

Éditions L'Harmattan 5-7, rue de l'Ecole-Polytechnique 75005Paris

FerdinandDELERIS, Ratsiraka: Socialisrne et fnisère à Madagascar, 1986, 140 pages. P. ELUNGU, Tradition africaine et rationalité moderne, 186 pages. MarceIAMONDJI, Côte-d'Ivoire. Le PDCI et la vie politique de 1944 à 1985, 208 pages. Lumor SEITH, L.e Ghana de Rawlings, 1986, 92 pages. Lucile R.RAMANANDRAIBE, Le livre vert de l'espérance lnalgache, 1988, 140 pages. A. DADI, Tchad: l'État retrouvé, 1988,222 pages. J. NGANDJEU(Prêf. deL. S. Senghor), [-J'Afrique contre son indépendance économique. Diagnostic de la crise actuelle, 1988, 320 pages. A. T.HAZ()UME etE. G.HAZOUME (Prêf. de J. Ziegler), Afrique, un aveniren sursis, 1988, 210 pages. J. NGANDJElJ(Préf. de Ph. Hugon), l.JeCan1eroun et la crise. Renaissance ou blocage, 1988, 170 pages.

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L'Harmattan, 1989 ISBN: 2-7384-0377-8

Je dédie cette modeste besogne: aux simples paysans et autres humbles travailleurs manuels d'Afrique; à toutes les victimes de l'Ordre économique international classique; . à tous les laissés pour compte du « Nouvel ordre économique international ».

. .

A VANT-PRO.POS

Ici comme ailleurs, notre but majeur qui sous-tend la présente étude est de mettre à la disposition des jeunes et des travailleurs africains intéressés un outil d'information, de recherches personnelles, de réflexion, d'analyse. Un outil aussi léger que possible, sans sacrifier pour autant l'essentiel. Ici comme ailleurs, cette besogne reflète les circonstances, les moyens et la durée impartie (plutôt brève... )de son accomplissement. Que le lecteur accepte donc bien de souffrir les imperfections du texte qui se veut non point une thèse académique mais, une fois encore, un simple instrument entre les mains des Africains désireux de cOlnprendre..., d'y voir quelque peu clair... Notre conviction des assertions avancées ci-après est profondément intime; car ces assertions découlent de nos propres observations sur le terrain, de nos nombreuses lectures, de nos conversations avec des connaisseurs de tous horizons géographique, économique et politique, de notre participation à de multiples. rencontres internationales, de nos réflexions et analyses personnelles. Il nous a cependant paru judicieux, pour étayer nos points de vue, de citer de larges extraits d'auteurs dont le poids scientifique et l'audience morale n'ont jamais été contestés en la matière. Car notre unique objectif ici n'est nul-

lement de faire

«

œuvre originale» à tout prix; notre

unique mais double objectif fondamental est de : conscientiser... la jeunesse africaine, alerter nos vrais amis non-africains quant à la nouvelle illusion qui nous guette 7

sous le couvert du concept de «plan Marshall pour l'Afrique ». Au demeurant, y a-t-il d'œuvre dont« l'originalité » ne doive rien à une ou à des œuvres qui l'a ou l'ont précédée? Assurément non. Par ailleurs, conscientiser... la jet.lnesse africaine, porter à l'attention de nos amis du Nord qu'avec un hypothé-

tique

«

plan Marshall pour l'Afrique» nous courons le

risque de déboucher encore sur une. impasse, commandent une critique systématique, implacable, sans complaisance... de ce concept. C'est cette ingrate besogne que nous nous sommes assignée dans cet ouvrage. On peut, à la rigueur, mentir à autrui; on ne doit pas mentir à soi-même. Enfin, l'Afrique n'a que trop souffert des voies incertaines, fallacieuses, douloureuses, de son histoire. L'heure nous semble donc venue de liqt.lider intégralement tous les mythes, toutes les mystifications auxquels l'on nous a habitués ;de rejeter tous les saupoudrages qui nous empêchent de voler de nos propres ailes enfin débarrassées des plombs dont on les a affublées. Au reste, ce ne sont pas seulement les hommes de bonne

volonté qui parlent d'un

«

plan Marshall pour l'Afri-

que» ; des « hommes d'affaires» et des « hommes aux affaires» aussi en parlent. Cela suffit à justifier la rigueur de notre critique. Nous avons jugé utile de sortir des tiroirs poussiéreux. OM ils sont enfouis et d'exhiber les documents où figurant en annexe, et que seuls peu de spécialistes connaissent. Nous aimons à penser qu'ils fourniront un éclairage supplémentaire à notre essai. Nous remercions très sincèrement tous les chercheurs et penseurs dont les travaux ont illuminé le sentier aride

qui mène au sanctuaire du

«

nouvel ordre économique

international ». Nous remercions plus particulièrement le professeur Mwayila Tshiyembé dont les conseils méthodologiques nous ont été d'un inestimable concours. Nous remercions les amis qui ont accepté de relire notre rédaction, pour y déceler les inadvertances.

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INTRODUCTION

GÉNÉRALE

Le tiers-monde ne réclame pas une stratégie européenne pour le développement du tiers-monde. Il réclame une stratégie internationale à l'élaboration de laquelle il serait associé sur un pied d'égalité (...). U ne Europe unifiée (...) pourraitelle montrer la voie à une « perestroïka» planétaire, une restructuration des rapports entre le Nord et le Sud, entre riches et pauvres?

Julius K. Nyerere
" (in L'Evénement européen n° 3-4, Paris, 1988)

Sur demande d'amis, nous avions à rédiger un article sur l'idée d'un éventuel'« plan Marshall (européen) pour l'Afrique» ; nous avions par ailleurs, sur requête d'autres amis, à donner une conférence sur le thème « Développement et nouvel ordre économique international ». Chemin faisant, alors que nous collections les documentations respectives et réfléchissions sur ces deux sujets, il nous était apparu clairement que le premier n'est qu'une facette du second. Nous avons donc jugé plus judicieux de préparer un seul texte sous le titre du présent essai mais embrassant les deux concepts. Car l'idée d'un plan Marshall européen pour notre continent se situe bel et bien dans le cadre et comme l'une des for-

mes imaginables du « nouvel ordre économique international ». En d'autres mots, pour mieux saisir la genèse de 9

celle-là et mieux comprendre ce que nous en pensons personnellement, il convient de se référer à celui-ci dont elle n'est, à la vérité, que le dernier en date des avatars imaginés. Nous avonsflccepté leprésentpensunz d'abord pour ne pas décevoir les amis intéressés. Mais, essentiellement, nous écrivons ces lignes-ci pour nous conformer à notre propre et intime conviction selon laquelle aucun aspect de la problématique globaleactllellede l'Afrique ne.~ devrait être laissé aux sellls experts hautement qllalifiés. Selon laquelle tout volet de cetteproblématiqtle devrait plutôt concerner, au premier chef, tous les Africains, qllelque soit le niveau académique des uns et des autres. Il devrait être l'affaire de tous les Africains,d'u plus humble paysan au technocrate le plus haut hissé dans la hiérarchie rouages de l'État. Car, en effet, chaque thème de notre ljuestiol111ementdevrait donner lieu à des débats gé'néraux dans tous les secteurs et à tous les niveaux de la vie politique, éconolnique et sociale de notre continent. Plus particulièrement en cette année 1988 du vingtcinquiènle anniversaire de la naissance de l'Organisation de l'unité africaine. Si nous visons notre relèvement véritable et viable... travail-ci nous fournit aussi l'occasion d'élucider tant soitpellles interrogations qui, de nos jours, hantent notre propre esprit. Au demeurant, à dellx ans du trentième anniversaire de nos« indépendances», le moment n'est-il pas venu d'envisager, à défaut d'un bilan quantitatif systématiqlle, véridique et exhaustif, du moins le point qualitatif et empirique de aide reçue ». H par l'Afrique depuis 1960 ?
* *

l..es raisons qui nous ont amené à entreprendre cet ainsi exposées, nous verrons d'abord ce que

signifient « développement

» et «nouvel ordre économi-

que international ». Nous analyserons ensllÎte, de manière critique, à la llunièrede, la réalité, ce dernier concept qui a accouché de ridée du plan enquestion~'Puisnolls

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essaierons de répondre à la question de savoir ce qu'il faudrait faire afin que l'aide à l'Afrique devietlne efficace etbé'néfique à une coopération internationale quine soit plus viciée au départ. Enfin, après que nous aurons élevé quelque peu le débat, notre conclusion complètera cette vision d'une coopération autre..., à l'échelle planétaire, appelée à assurer le bien-être matériel, culturel, spirituel, et la dignité des peuples, ainsi que la sécurité et la paix dans le rn()I1 entier. de .Plus précisément, nous entendons, dans une première

partie, prouver l'échec global du

«

nouvel ordre écono-

mique international », et, dans une deuxième partie, démontrer l'inadéquation d'un «_plan Marshall pour l'Afrique» tant que l'alinéation socio-politiq'ue intérieure et extérieure actuelle de ce continent prévaudra.

Il

PREMIÈRE

PARTIE

L'ÉCHEC DU « NOUVEL ORDRE ÉCONOMIQUE INTERNATIONAL »

INTRODUCTION

[.. ]Ainsi parle-t-on, depuis 1974, d'un «nouvel ordre économique international». Comment l'ordre éconolnique pourrait-il être nouveau, sans transformation de l'ordre socio-politique (1) ? François Partant (...) Toute tentative de résoudre les problèmes économiques passe par la protnotion d'une nouvelle solidarité mondiale, de cette façon, des solutions adéquates peuvent être trouvées aux conflits entre le Nord et le Sud, entre l'Est et l'Ouest (2). Pape Jean-Paul II

Quelles sont les sources conceptuelles des notions de
«

développement socio-économiqu,e» et de «nouvelor-

dre éconolniqtle international»? Comment apparaît concrètement le N()EIlorsqu'on le cerne sous l'éclairage de la réalité quotidienne des masses laborieuses du tiers monde en général, de l'Afrique en particulier? Pourquoi et comment le N()Ela-t-il, de facto, globalement éehoué ? Telles sont les interrogations que nous aborder()ns l'une après l'autre dans la première partie de l'examen de notre thème.
(1) François Partant, La fin du dé~Jeloppement,éd. Maspero, Paris, 1982, p.16. (2) Déclaration faite à la Cité du Vatican le 4 janvier 1988.Cf. Le quotidien togolais La Nouvelle Marche, n° 2476 du 5 janvier 1988. 15

CHAPITRE PREMIER

«DÉVELOPPEMENT»
,

ÉCONOMIQUE INTERNATIONAL » (1)

ET « NOUVEL ORDRE

BREF RAPPEL DES SOURCES CONCEPTUELLES

Soucieux de suivre dans notre étude une démarche épistémologique rationnelle et pédagogique, il nous semble utile de rappeler, en raccourcis synthétiques, les sources conceptuelles des notions de «développement», d'une part, et de « nouvel ordre économique international », d'autre part.

1. Le concept de

« développement

»

Les sources de la' pensée économique «officielle» remontent aux spéculations philosophico--sociologiques de l'Antiquité gréco-r<]maine. Cette pensée passe par la scolastique du Moyen Age. Elle devient plus systématique avec l'avènement de la« modernité », avec la découverte du Nouveau Monde et le trafic triangulaire (EuropeAfrique- Amérique- Europe). Ici, le mercantilisme centre sa « science» sur l'acquisition de l'Of et de l'argent (au sens monétaire de l'expression) considérés comme principales ressources des Etats, des nations et des individus. Ici, la théorie de la balance commerciale accapare le cer17

veau des économistes.. ,Le mercantilisme fleurit aux XVIe et XVIIesiècles, puis dépérit avec l'indépendance des États américains et le déclin du commerce triangulaire. L'Europe, se voyant ainsi obligée de se replier (plus ou moins) sur elle.même, les physiocrates, dans le sillon de François Quesnay , Anne Robert et Jacques T'urgot, élèvent la terre et l'agriculture au rang de données primordiales de l'économie nationale et de }'éconon1Îe politique. Nous somnles au XVIIIeiècle. Mais, finxvlue début s XIXe si~cle, la révolution industrielle capitaliste est chose faîte en Europe occidentale.. Elle appelait sa théorisation « scientifique ». Cette superstructtlre idéologico-scientifiqtle va s'élaborer au travers d'illustres noms tels que Adam Smith, Thomas Robert Malthus, David Ricardo, John Stuart Mill, William Stanley Jevons, Karl Menger, Léon-Marie Walras, Jean-Baptiste Say, Frédéric Bastiat, etc., (atl XIXesiècle) ; et, plus proche de nous, Alfred Marshall, John Maynard Keynes et leurs disciples. Cette économie politique classique et/ou néo-classique (que l'on pourrait encore appeler le libéralisme classiqueetlou néo-classique), qui se ve'ut universelle, se révèle, en dernière analyse, une justification, mieux, une sacralisation de l'ordre capitaliste né en EtlrOpe et qui a, depuis lors, triomphalement envahi le monde8A la faveur du canon des magIlats de l'industrie, des ruses machiavéliques de diplolnates occidentaux, de la sueur, des larmes, du sang

des masses déshéritées.

«

U:nesociété d'action, à fOIlda-

tion matérialiste,productiviste et consommatrice devient par la force des choses l'essence de l'humanité! C'est le point oméga d'une "évolution " jugée irréversible et înévitableprel1ant la tonalité d'universalisme (2) »8Dès ses origines, l'économie politique classique prétend, notan1ment par le biais de sa théorie charnière des
« avantages comparatifs » due à

Rîcardo, assurer le

bien-être de toutes les nations, de tous les peuples et de tous les individ'us. Mais l'on ne sait que trop bien la dénonciation radicale et définitive que les humanistes Jean Charles Léonard Sismondi, Pierre Joseph Proudhon,Karl Marx et Friedrich ,Engels et leurs émules (Vladimir 11itchOulianov dit Lénine, Rosa Luxemburg, Karl Kautsky, Rudolf Hilferding, etc~),ont établie, de la 18

mystification foncière du soi-disant bonheur universel du capitalisme, ainsi que de l'exploitation de l'homme par l'homme qu'il recèle intrinsèquement. A la vérité, le « libre échange» à l'état pur n'a nullement accouché du « développement» du Portugal qui vendait son vin à l'Angleterre à laquelle il achetait des produits manufacturés, des tissus surtout. Bien au contraire, ce commerce inégal contribua précisément à entretenir l'arriération du pays de Vasco de Gama au profit de celui de William Shakespeare (3). Alors, pour favoriser la cçnsolidation économico-politique de la Fédération des Etats-Unis d'Amérique et de l'Unité allemande respectivement, Alexander Hamilton et Friedrich List fondèrent ce qu'il convient de considé-

rer comme les embryons des théories du

«

développe-

ment». Théories basées essentiellement sur la nécessité du protectionnisme (4). Mais alors, que veut dire au juste « développement» (5). ? Ce concept nous renvoie, tout naturellement, à son

pendant, mieux, à son soubassement: au « non-développement » dont la définition devrait, en bonne logique, précéder celle du « développement ». Car, si l'on s'était
donné la peine de scruter préalablement à fond ce que l'on tient pour le « non-développement» (ou le « sousdéveloppement »), si l'on s'était demandé comment l'on pouvait changer des modes de vie communautaires, ancestraux mais non aliénants, sans désagréger d'immenses sociétés entières, l'on aurait pu se rendre à l'évidence que le « développement» tel que le proposent même des esprits les plus subjectivement généreux, n'est autre chose qu'une gigantesque et douloureuse acculturation économique, politique, et avant tout ethnocide. Un véritable viol socio-culture}. Mieux, une déculturation imposée par

le

«

système technicien» (Jacques Ellul) (6) dont l'âme
>

humaniste s'avère insaisissable...« Un problème bien posé est à moitié résolu» (Francis Bacon). Mais l'on a préféré placer la charrue devant les bœufs. Et pour cause !... Nous autres Africains nous commençons à dessiller nos yeux à cet égard. * * *
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